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Soupir de fin du jour, merci !
Maître Onirien
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Je viens remercier les lecteurs et commentateurs, et c’est chaque fois un plaisir que de venir vers vous tous qui vous êtes impliqués. C’est aussi l’occasion de remercier tous ceux qui, par leur travail silencieux, font que le site tourne.

Comme je pense que le texte a été bien perçu, je passe directement aux remerciements individuels des commentaires.

Moktar : Voyager, c’est se fondre. Je suis Ô combien d’accord ! Mais j’ajouterais, de manière utopique sans doute, que vivre, c’est aussi se fondre. Dans son environnement, en ne bougeant que le moins possible l’ordre des choses qui nous dépassent.
Cette nouvelle se passe au Japon (les yens) mais elle aurait pu se dérouler dans n’importe quel coin reculé et encore préservé.

Plumette : Merci de souligner que la notion de consommation, voire de surconsommation, n’est pas liée à ce que nous faisons, mais à la façon dont nous le faisons.
Moi aussi, j’aime bien ce « Hello » et ce « Ahem » impatient… face au calme de Miduri !

Maria : j’aime bien écrire en « mode japonais » justement parce que le raffiné vient de lui-même. L’épure, que j’aime en toute chose, a toujours sa place au Japon, dans tous les arts.

Louison : un instant de poésie. Oui, c’est tout à fait la recherche de Miduri. L’aquarelle a cet aspect à la fois si léger et si exigeant dans sa réalisation qu’elle allie oubli de soi et grande maîtrise. Et cela me plaît beaucoup. Et c’est comme en poésie : le résultat n’est pas forcément l’essentiel, le chemin qui nous mènera à une autre œuvre est certainement le plus important. Pour que la création ne s’arrête jamais !

Don : tu es un des rares à souligner que la situation de Miduri n’est peut-être pas si simple que ça, en tout cas pas opulente. Elle travaille dur, ses mains en gardent les traces, mais cependant reste sensible à la beauté qui l’entoure, sans convoiter plus. Tant qu’un aquarelliste peut se payer ses pigments de qualité, il est le plus heureux des paysans, je crois:)) On peut aussi inverser la phrase : tant qu’un paysan peut se payer ses godets d’aquarelle, il est le plus heureux des aquarellistes.

Babefon : tu mets le doigt sur un point important : on peut battre la semelle sur tous les GR, aller sur les trecks les plus fabuleux, tant qu’on ne sait pas s’arrêter sur un détail, alors on n’a rien vu.
Comme beaucoup disent : j’ai « fait » tel pays, telle région, telle randonnée. Oui, mais qu’ont-ils vu ?

Dugenou : Oui, la terre et l’eau (parfois le feu pour certaines couleurs) pour s’impliquer dans un art qui demande fort peu de matériel, mais une grande écoute de son environnement. Miduri peint comme beaucoup font de la poésie, en attendant, surveillant, LE moment. La poésie se retrouve naturellement dans tous les Arts.
Japon → le yen.

Ours : je connais les Gorges du Dadès, et comme je l’ai dit plus haut, cette nouvelle peut être située dans beaucoup d’endroits, je pense que la transposition n’est pas difficile. Le Dadès aurait pu sans problème prêter son décor, (là, du coup, je me serais éclatée sur une aquarelle dans les ocres) et j’aime comment ton hôte a trouvé le bon mot : les toutristes.
Ton bémol sur ton scepticisme en ce qui concerne des voyageurs exigeants : hélas, j’ai de l’expérience dans ce domaine et ce que je dis est vrai, même si naturellement ça ne s’applique pas à tout le monde. Et heureusement !
Un plus pour la communication : apprendre quelques mots ne relève pas d’un effort surhumain, et dit beaucoup plus le respect.

Alfin : Tu dis : « Japonais jusqu’à la dernière virgule ». Bon, tu te doutes que je le prends comme un compliment phénoménal, paarce que comme tu dis, le dépouillement est un art au Japon (ce qui n’empêche pas les Japonais d’être aussi consuméristes qu’ailleurs) et c’est ce dépouillement qui permet à l’esprit de s’élever.
Sais-tu que depuis peu, les élèves japonais sont obligés de choisir un art traditionnel en tant que matière ? Car on s’est rendu compte que la vie moderne absorbe tout, que c’est une machine à l’oblivion. Et cette décision est une façon de perpétuer des arts qui sinon disparaîtraient, mais c’est aussi une façon d’en apprendre les bases traditionnelles tout en les mêlant, en les faisant évoluer, au monde actuel.
Oui, Miduri n’est pas dupe, mais ne juge pas, elle inclut la situation imprévue de cette fin de jour dans son aquarelle. J’aime que dans l’idée, il n’y ait rien de figé, qu’elle peint « avec son temps ». Sans compter que cela l’incite à prendre une décision de quelque chose qui, sans doute, lui pesait déjà. Les randonneurs, arrivant à ce moment précis, ont été un catalyseur.

Papipoète : si tu t’apprêtes à écrire un poème sur une amis qui suit le même cheminement que Miduri, alors transcende, Papipoète, ne raconte pas, mais fait sentir au lecteur toute l’importance qu’elle a, non pas par ce qu’elle fait, mais comment elle le fait !
Un détail : tu as compris naturellement que Miduri a menti pour se débarrasser de ces intrus, elle a bien internet puisqu’un peu plus tôt, elle parlait à sa fille et sa petite fille par Skype.
J’aime son mensonge. :)))

Luz : Oui, il y a dans la manière de peindre de Miduri l’esprit du haïku : ne retenir que l’essentiel.
Le plus dur, en fait. Tu en sais quelque chose, toi maître onirien du haïku !

Herline : je réponds aux deux points qui te chagrinent : pourquoi met-elle son bungalow à louer . Eh, bien, pour gagner un peu d’argent, tout simplement. Elle devra faire un peu de chemin dans cette démarche avant de comprendre ce qui a le plus d’importance pour elle.
Y aurait-il stigmatisation du touriste ? Ici, tu remarqueras que nous ne connaissons pas la nationalité des randonneurs. Tous les touristes ne sont pas ainsi ? Sans doute, mais nulle part je ne fais une généralité. Il se trouve qu’à cet instant précis sont arrivés des voyageurs qui n’ont eu aucune sensibilité de l’endroit. Et que ça a gonflé Miduri qui s’en est sorti haut la main, je trouve:))) Ne sois pas triste pour eux, ils ont certainement trouvé un autre endroit… avec internet.
Sinon, dans la deuxième partie de ton com, je me perds un peu, je ne reconnais même plus mon texte, moi qui l’aie écrit : Miduri une hippie ? Je suis en flottement…
Il est vrai qu’elle est « perchée »… sur sa montagne ! Et qu’elle vit ainsi, travaillant la terre et se contentant de peu.

Corto : que voudrais-tu que j’ajoute ?
Ah si : que j’aime beaucoup comment tu exprimes la force créatrice.
Oui, écarte, écarte… :))

Emju : merci d’avoir envie de rester un peu chez Miduri.
Il y a quelquefois des rencontres rares, il faut savoir les apprécier.

Plumedeplomb : l’éloge de la frugalité, oui. Mais la frugalité qui rend riche de bien autre chose !

Un grand merci à tous pour votre temps passé en ma compagnie.
Je vous fais plein de bisous, ceux-là on peut, j’en profite !

Le fil reste ouvert à tous si vous avez envie de vous poser cinq minutes chez Miduri...



ps perle-Hingaud : je lis en ce moment "Le peintre d'éventail", que tu m'avais conseillé après avoir lu ma nouvelle. je comprends tout à fait que ça puisse y faire penser. Et merci de m'avoir fait découvrir cet auteur tunisien !
D'ailleurs, ce roman court ne serait-il pas un haïbun ? Car il est parsemé de haïku. MissNode, ça devrait t'intéresser !

Contribution du : 11/03 15:38:28
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
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Donc, l'eau, la terre, et le feu... mais l'air ? L'air bougon du couple qui se rend compte qu'il ne rendra pas son culte au dieu internet et à la déesse e-mail ?

Contribution du : 11/03 16:13:06
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
Maître Onirien
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Bien vu, Dugenou !

Contribution du : 11/03 16:35:42
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
Maître Onirien
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vraiment ! il faut que je sois plus attentif ; j'ai vu ce passage de " Skype ", mais complétement oublié quand les visiteurs posèrent la fameuse question !
je m'appliquerai davantage !

Contribution du : 11/03 17:59:54
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
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Je n'avais pas fait le rapprochement non plus... Bravo Dugenou !

Contribution du : 11/03 18:18:47
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
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Et moi j"avais complètement oublié ce passage sur Skype... ^^

Contribution du : 11/03 19:58:30
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
Maître Onirien
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Ben les gars, vous avez sauté des paragraphes ?

Contribution du : 11/03 20:31:11
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
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De deux choses l'une : soit tes textes sont trop longs (!), hersen, soit j'ai la faculté de concentration d'un poisson rouge...

Contribution du : 11/03 21:20:48
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
Onirien Confirmé
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Salut Hersen

Merci pour tes retours sur commentaires toujours sincères et personnalisés !

J'en profite pour aborder un point que je n'ai pas mis dans mon commentaire initiale, parce que je ne l'ai pas jugé pertinent ou plutôt mal défini après ma lecture. Tant pis je me lance.

Voilà, la fin de ta nouvelle m'a laissé sur une incertitude, une sorte d'équivoque sur le fond du message, comme si je ressentais que l'auteur en avait plus après ces touristes que son personnage principal. D'un point de vue littéraire, tu nous brosses un tableau tellement nuancé, il n'y a pas de colère, pas d'émotion fâcheuse, même l'intervention n'est pas particulièrement déplacée au regard de la situation, une dame pose une annonce, des gens y répondent quoi de plus "naturel". Je trouve le procédé très subtil et très bien vu pour dénoncer une attitude supposée indélicate ou grossière des touristes. Mais à la fin c'est ce que je me suis dit. Pourquoi devrais-je considérer ces touristes comme des rustres ? Si tu avais décidé de leur faire profiter de l'instant avec Miduri en leur accordant une attitude plus amicale, en leur prêtant quelques mots Japonais, et Miduri de les inviter à venir contempler la fin du jour avec elle, j'ai le sentiment que le message aurait été le même, plus en accord avec le fond de la pensée que tu nous exposes ici. (je sais c'est indélicat de ré-écrire l'histoire, tu m'excuseras hein :)

En prenant du recul sur tout ça, j'ai cherché un terme qui pourrait évoquer pour moi ce que j'ai ressenti, c'est un terme mathématique qui m'est venue en tête : la congruence ! mais qui signifie aussi : "Concordance entre l'attitude d'un sujet envers un autre et l'attitude similaire qu'il en attend en réponse" Voilà c'est ça qui m'a manqué ! Quelqu'un qui fait de sa maison un gîte a le sens de l'accueil, aime recevoir et aime les rencontres, ça ne peut pas être qu'une source de revenue, enfin j'ose espérer.

Comme d'autres commentateurs l'ont fait remarquer, personnellement je me serais bien assis avec Miduri pour contempler cet instant fragile :)

En tout cas, cela ne gâche en rien le plaisir que j'ai eu à te lire, tu as un talent hors pair pour nous faire voyager, et dépeindre l'instant !

Une belle soirée !

Contribution du : 11/03 21:29:31
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Re : Soupir de fin du jour, merci !
Maître Onirien
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@Pouet,

Non, mon but n'était pas réellement d'opposer modernité et tradition, même si c'est l'impression qu'on peut en avoir.
C'est plutôt montrer une prise de décision de ne plus se plier à certaines contraintes, de choisir de gagner moins d'argent pour vivre plus en harmonie avec le lieu et un art dans lequel le personnage se réalise.
Je le redis, puisque qu'il semble que beaucoup l'aient zappé, Miduri a internet. Elle a dit non (ou plutôt a "exhalé un sorry) parce qu'elle a compris que ces personnes ne feraient aucun effort, aucune démarche, pour se mettre en harmonie avec le lieu.

Je dis plus haut dans ce fil que cette histoire peut avoir lieu dans n'importe quel endroit reculé. J'ai choisi le Japon parce que j'aime bien, mais je peux te refaire la même dans la Creuse, au Tibet, ou par chez moi. Les Japonais n'ont rien à nous envier côté consumérisme, mais partout dans le monde il y a des personnes qui choisissent autrement.
Mais aller faire du shopping au Japon, que veux-tu que je te dise ? En plus, tu ne me donnes même pas le nom des boutiques où je devrais aller. J'espère au moins qu'elles sont à Tokyo, pas dans un endroit pourri comme dans l'histoire !

Merci Pouet de ton passage, c'est toujours un plaisir de discuter avec toi, qui sait si bien marier la dérision... à la dérision. Un recul qui manque de plus en plus, à mon avis.


@Dugenou : si hersen écrit trop long...
Tu m'as carrément fait rire ! Surtout que quelquefois je me dis que oui, il faudrait que j'écrive plus long, mais à quoi bon quand j'ai tout dit de ce que je voulais dire... et que tu vas zapper...
T'inquiète, mon post était une blague, mais je me souviens qu'en écrivant ce passage, je le voulais fugace, pas pesant. J'ai réussi, on dirait.


@Ours,

Oui, on peut réécrire l'histoire, je peux en faire plusieurs versions... dont aucune ne collerait avec l'idée que tu t'en ferais !
Tu n'es pas obligé de considérer ces randonneurs comme des rustres, tu peux penser qu'ils ont été roulés par une annonce trompeuse, que de toute façon le prix de la nuit était trop élevé et qu'en plus, Miduri ne proposait pas le petit-déjeuner. Tout cela serait pertinent.
Mais la nouvelle se place ailleurs.
Offrir son chez-soi n'est pas forcément une sinécure, tu dois te plier à certaines règles qui, même si tu es d'accord avec celles-ci, peuvent aussi te déranger.
Disons que dans l'histoire, Miduri en prend conscience et qu'elle fait un choix, ne plus gagner d'argent en recevant des touristes mais se consacrer à l'aquarelle, elle qui, dans sa vie, a beaucoup travaillé.
Il y a là une notion du temps qui passe, qui ne reviendra pas. Nous sommes ici dans le choix.

De plus, si on parle plus spécifiquement de sa recherche créatrice, nous voyons qu'elle a la faculté, dans son art, de rebondir. Si elle n'a pas été honnête en mentant aux randonneurs, elle a en tout cas été honnête pinceau en main : elle laisse sur son aquarelle une trace de ces randonneurs, elle n'en a aucune rancoeur, puisque finalement elle est capable de retranscrire l'événement. Elle écrit l'histoire...

Bien sûr qu'elle aurait pu avoir une autre attitude. Mais pourquoi elle et pas les visiteurs ? Pourquoi n'ont-ils pas appris à dire konichiwa et pourquoi ne se sont-ils pas courbés légèrement pour saluer Miduri ?
Ce n'est quand même pas si compliqué, si ?
Et comme ils sont randonneurs, on peut penser qu'ils ont déjà parcouru du chemin, qu'ils ont rencontré beaucoup d'autochtones... toujours en disant Hello et en tendant la main ?

J'écrirai peut-être une autre nouvelle sur le sujet, en déplaçant les pions...
C'est un sujet que je connais bien.

Un grand merci pour ton partage, Ours. c'est toujours un plaisir de discuter !

Contribution du : 12/03 08:26:40
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