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Souvenir de voyage, merci !
Maître Onirien
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bonjour à tous,

Je ne peux qu’être heureuse de la façon dont ce récit poétique a été accueilli. Soyez-en tous remerciés.
Vous l’aurez compris, ce récit est une mosaïque de souvenirs, parfois fugaces, parfois prégnants.
J’ai voulu ici donner, par l’incertitude du lieu, l’univers du voyage, de la découverte à chaque heure qui passe, dans surtout des détails, des impressions qui restent, si longtemps après.

Je suis de plus assez inconditionnelle de littérature sud américaine, quelque chose de très fort souvent s’en dégage. Le fait de voyager sur ce continent pendant plusieurs mois m’a indéniablement incrusté ce goût.
Car à la fois tout est pareil, puisque l’Homme est l’Homme et qu’il le sera toujours, mais en même temps parce qu’on se retrouve dans des endroits, parfois improbables pour un Européen, et on est déstabilisé par la façon de faire, de réagir, d’accueillir, des habitants.

Cyrill : oui, c’est exactement ce que j’ai voulu faire, mélanger tout ça, tant nous sommes peu sûrs de ce qu’il nous reste des souvenirs. Je pense qu’avec le temps, on les recompose, on en garde l’essentiel… un peu comme en poésie !

Socque : Je comprends ton rejet de parler de littérature, d’écrivain, dans une œuvre car c’est déjà vu cent fois. Cependant, sans cette rencontre fugace, presque évanescente, de la rencontre de cet homme en train d’écrire et de moi marchant au petit matin, je n’aurais sans doute pas écrit ce texte. J’ai comme ça, de mes voyages, des détails infimes qui, au fil du temps, prennent de plus en plus d’importance. Ecrire à leur sujet est une manière de remercier ces personnes, des inconnus, qui m’ont fait participer à des beaux instants.
Mais tu me pardonnes, comme quoi, quelque part, il fallait que ce souvenir ressurgisse !

Papipoète : une atmosphère bien étrange, dis-tu.
Oui, et c’est pour ça qu’il est justement important d’aller vers les autres, sans idée préconçue. C’est souvent dans les situations simples que je trouve le plus de poésie ;

Corto : d’accord pour la phrase que tu cites, trop longue. J’ai dû me laisser embarquer à mon insu !
Par contre, « la ville se concrétisait » est l’idée que parfois, dans certains lieux, on ne sait pas trop où ça commence, ou ça finit. La concrétisation, c’est la matérialisation, d’être soudain en butte avec un ordonnancement das constructions, ici, je pensais beaucoup à Cuzco, dont les énormes cailloux sont les bases des murs des maison, ou un appui. Dans les petites villes, les champs sont très proches. Il y a une réelle relation entre la communauté et ce qu’elle mange. Certaines choses ont peut-être changé en quelques décennies, mais peut-être seulement dans les grosses villes et les sites hyper touristiques, comme Macchu-Picchu et ses alentours, par exemple.

Vincente : Oui, l’heure était « énorme ». merci pour les passages que tu cites.
Je pense que ce qu’il reste d’un voyage, c’est justement ce qui était « énorme » dans un cadre de dénuement. Dans ce qui reste un contraste dans la perception de ce que nous avons l’habitude de vivre. D’ailleurs, j’ai la conviction que ce sont ces voyages, dans des contrées moins « voyantes » qui m’ont prédisposée à dire non à beaucoup de » choses au final inutiles, et qui même empêche de voir des instants « énormes ».

Luz : Je me devais de joindre les peaux de serpent, véritable objet touristique vendu aux touristes, tout comme le gros, très gros papillon bleu épinglé sur une planchette, ou bien une migale. J’ai voulu comparé ces splendeurs passées, des périodes riches (d’argent) qui se sont écroulée quand le produit a été remplacé par du chimique, ou bien produit ailleurs au meuilleur prix, et quand les cours s’écroule, la ville se retrouve désséchée, comme ces serpents que l’on tue juste pour produire un souvenir au voyageur. Ici, ça concerne Iquitos, qui a été laminée par ces cours désastreux du caoutchouc en très peu de temps.

Myo : un grnad merci pour ça, parce que oui, je reste moi aussi accrochée, suspendue à mon clavier pour remettre en place un puzzle, et j’ai l’immense liberté de réagencer…

Bellini : Oui, on s’en fout un peu, de où c’était et quand et tout ça. Ce qui compte, qui reste, c’est la poésie qui imprègne toujours mon cerveau de ces souvenirs. Mais ils ont été très indociles. J’ai mis un temps fou à pouvoir imaginer cette mosaïque. Mais je ne leur en veut pas. Ce qui se livre trop facilement mais souvent de racines profondes.
Une olivetti ? C’était pas en Europe qu’on trouvait ça ? Moi, j’avais une Brother.
Remington, c’est juste bien, c’est aussi une référence au gringo, j’aime bien ces rappels. Être interpellée « Eh, la Gringa » m’a toujours fait sourire.
La Remington, parce qu’aussi je reste dans cette idée de littérature sud-américaine, et que dans la logique, c’est cette marque qu’ils utilisaient ? Je n’en sais rien. Mais le « sweeeeep » est aussi authentique que ma mémoire veut bien me le restituer.

Eclaircie : Oui, «  à la terrasse vivante d’un occupant », j’ai hésité à le laisser, je comprends ton trébuchement. Mais justement, la ville était encore endormie, c’était un peu comme être seule avec lui, pour quelques secondes.
Oui, j’aime beaucoup ce format. Et le fait que l’on ait ajouté cette catégorie « Récit poétique » sur Oniris m’incite à aller dans ce sens.

Emilia : la passante n’est passée qu’une seule fois. C’est l’auteur qui l’a fait vivre autrement, inspiré par l’instant peut-être et qu’il s’est mis à pianoter comme un malade. C’est juste l’iamagination de la narratrice qui en fait une histoire écrite, en se disant que peut-être, il restera quelque chose de son passage à cette heure magique.
Pour la langue employée, j’aurais pu tout aussi bien utiliser l’espagnol, j’ai été au plus simple pour moi.
Mais en fait, c’était à La Paz:)

Don : cela m’aurait chagrinée que tu penses à un endroit exact, vu que c’est un vrai méli-mélo d’impressions ! Et tu n’es pas sans savoir que l’Amérique centrale est le berceau du cacao… ainsi que certains champignons…
Non, je ne me formalise pas, il faudrait être complètement à côté de la plaque !

À tous, donc, un « énorme » merci pour avoir partagé ces impressions patinées par le temps d’un voyage.
En quelque sorte, vos commentaires me font refaire le voyage, et croyez-le ou non, me reviennent des détails, infimes, de ces pérégrinations. Un vrai trésor pour moi !

Un merci aussi à tous les lecteurs qui sont passés de bonne heure, sans s’arrêter spécialement, et à toute l’équipe qui permet « tout ça ».

Je pense que les chocolat s'imposent. Imaginez ce que vous voulez à l'intérieur;


Contribution du : 20/05 14:58:19
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Expert Onirien
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N'ayant pas les clés pour commenter les récits poétiques, les poésies en proses… Je ne me suis pas permis de laisser un commentaire, mais cela ne veut pas dire que je n'ai pas lu et pas apprécié… Bien au contraire et je voulais te féliciter pour ce très beau travail.

Amicalement

Contribution du : 20/05 15:47:05
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Chevalier d'Oniris
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hersen a écrit :
Bellini : Oui, on s’en fout un peu, de où c’était et quand et tout ça. Ce qui compte, qui reste, c’est la poésie qui imprègne toujours mon cerveau de ces souvenirs. Mais ils ont été très indociles. J’ai mis un temps fou à pouvoir imaginer cette mosaïque. Mais je ne leur en veut pas. Ce qui se livre trop facilement mais souvent de racines profondes.
Une olivetti ? C’était pas en Europe qu’on trouvait ça ? Moi, j’avais une Brother.
Remington, c’est juste bien, c’est aussi une référence au gringo, j’aime bien ces rappels. Être interpellée « Eh, la Gringa » m’a toujours fait sourire.
La Remington, parce qu’aussi je reste dans cette idée de littérature sud-américaine, et que dans la logique, c’est cette marque qu’ils utilisaient ? Je n’en sais rien. Mais le « sweeeeep » est aussi authentique que ma mémoire veut bien me le restituer.


Hersen,

Les onomatopées des objets du quotidien m’ont toujours fait sourire. « Elles restent un phénomène subjectif, même s’il est souvent collectif » (Maurice Grammond). Ainsi, le clic clic clic de mon Olivetti toute pourrie était une boutade pour distinguer les onomatopées d’une machine à écrire selon sa marque. Le clic clic clic figure plus volontiers sur la liste des onomatopées comme celle du déclic d’un appareil photo ou d’une souris d’ordinateur. Pour un clavier on trouve plutôt tac tac tac. Alors je me suis dit que t’avais peut-être remplacé le pot d’échappement de la Jeep d’origine par celui d’une Fiat 500. Les pièces détachées, au bout du monde, c’est parfois galère.
Tu rejoins en cela la poétique de l’Homme à la tête de chou, dans son Comic Strip :

Viens, petite fille, dans mon comic strip,
Viens faire des bulles, viens faire des wip, des clip crap,
Des bang, des vlop et des zip
Shebam, pow, blop, wizz !


Ce souvenir de voyage était donc réel ? Il faut un bel esprit poétique ou romanesque pour s’imaginer devenir la muse de passage d’un écrivain… Si t’as eu de la chance, je vois bien un Gabriel Garcia Marquez t’ayant écrit un poème merveilleux et mythique, et si c’était pas ton jour, un Guillaume Musso démarrant son prochain best-seller dans les effluves magnétiques et matinaux de ton passage....

Je n’aime pas la surcharge poétique dans la prose. Ici j’ai lu une micronouvelle qui devient poésie davantage par l’imaginaire qu’elle laisse en suspens que par la forme, assez retenue. Et c’est tant mieux. Bravo encore pour cette belle inspiration.

Bellini

Contribution du : 20/05 19:21:27
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Mais qu'est-ce que la poésie, sinon un torchon humide sur le rebord d'un évier ? (Charles Bukowski)
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Maître Onirien
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Inconnu1, merci de ton passage, ici ou là-bas, ça me fait autant plaisir !

Bellini, les onomatopées, oui, c'est vrai, ce que tu dis. mais une olivetti en Amérique du sud à l'époque...
Sinon, oui, tu as raison, je cherche encore. c'et pour ça que je lis inlassablement la littérature sud-américaine, jusqu'à ce que je trouve une phrase qui commencerait par Hoje de manhã...

Ce souvenir de voyage était donc réel ? demandes-tu.
Oui pour l'épisode fugace de la machine à écrire et du salut réciproque.

Le pôvre, s'il savait ce que j'en fais aujourd'hui, j'usurpe carrément son oeuvre !!!

merci de ton passage.

Contribution du : 21/05 14:02:43
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Maître Onirien
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Merci de ton passage, Cat !

Contribution du : 22/05 19:39:14
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Maître Onirien
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Pouet et Davide

Un grand merci pour votre passage sur "Souvenir de voyage", et surtout merci de vos coms.
Je réponds un peu tard mais j'ai été fort occupée ces temps-ci, mais je vous avais lus, soyez sans crainte !

Vos mots me font très plaisir, !

Recife ? hum, jesépas, c'est au bord de la mer, ça colle pas tout à fait...
mais va savoir, Pouet, va savoir ce qu'il reste d'un voyage...


Contribution du : 29/05 19:15:59
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Re : Souvenir de voyage, merci !
Maître Onirien
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Citation :

hersen a écrit :

mais va savoir, Pouet, va savoir ce qu'il reste d'un voyage...



Hmmm... C'est ben vrai...

Me souvenais plus du nom du volcan guatémaltèque où j'avais traîné mes semelles il y a bientôt 20 piges... En lisant "Le petit quotidien" avec mon fils, je tombe dessus : Pacaya... L'était pas en éruption à l'époque, mais du coup ça a fait comme une éruption de souvenirs...

Mais parait qu'on modèle en permanence ses souvenirs, que la mémoire c'est de la pâte à modeler; la lave ça forme une forme et puis ça sèche.

Contribution du : 31/05 11:46:06
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Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

Mohammad Al-Maghout
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