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Un rappel pour Martha
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
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Bonjour à tous,

avant toute chose, mes remerciements au CE pour avoir accepté la publication de mon poème et aux lecteurs de s'y être arrêtés.
A vous commentateurs, il m'importe de dire toute l'émotion que j'ai pu ressentir à vous lire.
Les explications sont sans doute superflues car l'incipit a tout résumé.
Simplement, l'inspiration m'est venue de l'écoute en boucle de cette vidéo Martha Argerich plays Chopin "Polonaise n° 6 - Héroïque" dont je suis tombée amoureuse tant l'interprétation et la personnalité même de Martha Argerich sont fascinantes (interprétation que je juge bien supérieure à celle, trop académique de Rubinstein par exemple mais ceci est un autre débat.)
Je vous dois également une autre révélation, ce poème j'en ai deux versions. La première, rédigée en alexandrins bien disciplinés ne me satisfaisait pas. Trop rigide, trop contrainte, elle m'empêchait de libérer l'exaltation, l'émotion, l'admiration véritablement ressenties ; elle m'empêchait d'exprimer le feu de Martha et le souffle épique de cette Polonaise. Et moi, cette amplitude, cette souveraineté, c'est dans dans l'écriture libre de la poésie que je la puise.
Pour en terminer avec le morceau musical, je voudrais citer Larivière : « J'ai trouvé la réalisation de la deuxième strophe assez singulière en ce sens que le rythme et le tempo est assez nerveux »
Oui c'est vrai, elle correspond au deuxième passage de la Polonaise, ce mouvement où la main gauche répète sans fin les mêmes notes, rendant le rythme obsessionnel et évoquant (enfin pour moi), le martèlement des sabots.

Passant75 : « Au final, c’est un poème audacieux et vibrant, réussi dans sa volonté de transmettre la force et l’émotion de l’interprétation musicale. Il impressionne par son ambition et sa richesse imagée, même si la densité stylistique peut parfois submerger le lecteur. » Merci pour le compliment, autant que pour la remarque sur ce qui est susceptible de nuire à la clarté et à la fluidité. C'est une piste de réflexion.
LeChevalier : connaissant la rigueur et l'exigence que l'on sent chez vous, aussi bien dans vos commentaires qu'en forum, je peux vous dire que j'espérais autant que j'appréhendais votre avis. Et je suis pour le coup, extrêmement flattée par cette appréciation. Et je vous dois une confidence : je n'ai pas plus d'éducation poussée que vous en matière de musique classique. Je fonctionne au coup de foudre :D.
BlaseSaintLuc : merci pour la vidéo ! Je la trouve quand même un peu figée ^^. Avoue que la mienne à côté a plus de caractère tout de même ! Merci d'avoir aimé mon « envolée mélomane » (plus pour la musique et le jeu de la pianiste que pour la « belle brune » !)
Cyrill : je suis profondément touchée par la finesse de ta lecture. Tu as reçu ce portrait de Martha, tu as su mettre des mots sur ce « vertige martial », entendu les galops au travers des allitérations et tu parles de « scène intérieure » et de « perte de contrôle » avec acuité : tout cela me touche particulièrement, sois en sûr.
Papipoete : merci infiniment pour avoir reçu ces images avec tant de ferveur. Savoir que tu as "vu" et "entendu" le spectacle à travers mes mots me donne le sentiment d'avoir réussi ce partage. Je suis particulièrement heureuse que le final t'ait « subjugué ».
Polza : Quel plaisir de lire un commentaire riche et éclairé ! Déjà merci à vous d'avoir pris le temps de découvrir Martha Argerich pour entrer dans mon poème ; ainsi que pour le parallèle avec Keith Jarrett, cette idée de fusion, d'alchimie me plaît vraiment beaucoup. Je réfléchis à cette idée de mise en page pour isoler le prénom de Martha ; c'est une piste de respiration effectivement. Quant à la gare, bah non, je ne me suis pas fait trop mal, je me suis plutôt bien amusée mais c'est gentil de pe(a)nser à mes blessures !
marcolev : je vous suis reconnaissante pour ce retour simple mais qui dit l'essentiel ; et surtout pour votre généreuse appréciation.
Cristale : merci à toi chère Cristale, d'avoir été sensible à la dimension organique et spirituelle du poème. C'est un bonheur de partager avec toi cet amour pour Chopin et l'aura de cette immense interprète qu'est Martha. Merci pour ta lecture si lumineuse.
Provencao : Merci pour ces mots délicats. Vous avez parfaitement saisi l'ambition de ce poème : capter un moment de grâce qui dépasse le simple cadre de la musique pour toucher à l'universel. Votre sensibilité me touche beaucoup.
Larivière : Un immense merci pour ce retour si détaillé ! Je suis ravie d’avoir pu te faire découvrir Martha Argerich. Ton analyse sur le contraste entre la froideur de l’instrument et le feu de l’interprétation est très juste : c'est précisément cette étincelle que j'ai voulu capturer. Comme je disais, je suis aussi très sensible au fait que tu aies remarqué le rythme plus nerveux de la deuxième strophe. Mon but était de mettre des mots sur ce que je voyais et entendais ou l'inverse si on veut, arriver à transformer le silence des mots en musique. En tout cas, faire vivre la musique par des mots, aussi poétiques soient-ils est un vrai défi et tu me confirmes que l'alchimie a fonctionné.

Tous vos commentaires ont été pour moi passionnants, émouvants et extrêmement gratifiants

Contribution du : Aujourd'hui 15:26:56
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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