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Yvette vous remercie
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
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Bonjour à tous,

Merci au C.E pour avoir accepté de me publier, aux lecteurs de passage et aux commentateurs. J'ai été sans aucun doute aussi émue à la lecture de vos commentaires que j'ai pu l'être en  écrivant ce poème. Vous l'aurez sans doute constaté, ce n'est pas le premier que je dédie à ma mère et sans doute y en aura t-il d'autres car il c'est cyclique : j'ai parfois besoin de confier à la poésie mes vers les plus intimes, en exutoire, pour lui rendre hommage. Un jour, vous verrez, vous en aurez assez!

Passant75 :
Merci pour cette première lecture attentive et pour votre sensibilité au travail du rythme. En fait, ce que j'aime avant tout dans le vers libre, c'est cette impulsion musicale, presque instinctive qu'il permet, sans la contrainte de la rime. Je suis très touchée que vous ayez perçu cette recherche de pudeur dans l'expression du deuil et de l'absence.

AMitizix : « L’exergue me plaît aussi, issu d’un poème (et d’un poète) que je ne connaissais pas, et qui me rappelle Lamartine : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme… ». » Le rapprochement avec le vers de Lamartine est bien vu ; il est pourtant bien connu mais je n'y avais pas pensé. Je suis ravie d'avoir pu vous faire découvrir un peu Eichendorff. Merci pour votre retour bienveillant.

Ramana :
Venant de quelqu'un qui n'est pas adepte de la poésie libre à la base, votre commentaire me touche d'autant plus. J'aime beaucoup votre image du Y comme un « chromosome arraché à son double », c'est une interprétation très forte et très poétique de ce signe. Merci pour votre écoute et votre sensibilité à la métrique.

Provencao :
Vous m'avez gratifiée d'un commentaire très élogieux; je suis très sensible à l'intérêt que vous avez porté à l'atmosphère de ce texte et à vos mots délicats. Au plaisir d'échanger à nouveau.

Polza : Que dire ? Je suis soufflée par tant d'éloges et profondément émue par tant de sensibilité. Je suis vraiment impressionnée par le temps et le soin consacrés à chercher les racines des vers. Tu m'as même fait découvrir des interprétations auxquelles je n'avais pas pensé. La baguette de sourcier, bon sang mais c'est bien sûr ! «  Je pense que chaque mot a été réfléchi pour qu’il ait sa juste place dans ce poème » : ça c'est vrai, je suis une « besogneuse » qui met un temps fou à écrire et qui a besoin de se faire violence pour arrêter de remanier ses textes. Pour la « Petite pousse d'if », tu as bien vu : l'étymologie, l'iwa des germains et des celtes et la signification littérale du prénom Yvette. Tu as su décoder avec une finesse inouïe les subtilités du poème et rien n'aurait pu me faire plus plaisir.

Rendu : Merci beaucoup pour votre passage et votre retour ! C'est vrai, une seule voyelle peut parfois contenir toute la mémoire d'un être. Je suis ravie que le passage sur le regard et la « fêlure des choses » ait résonné en vous.

Pussicat :
Chère Pussicat, tes mots me touchent au plus haut point. Il est des silences qui en disent bien plus long que n'importe quelle analyse technique. Savoir que ce poème a pu t'accompagner un moment et trouver une écho intime en toi me bouleverse. Merci pour ta retenue, ta présence et toute ta délicatesse.

Cristale 
: Chère Cristale, quel magnifique retour, plein de chaleur et d'émotion brute ! J'espère que ton petit cœur tient le coup quand même ! Tu m'as fait sourire avec ton « jeté de tablier ». Savoir que ces images simples ont su créer une telle émotion chez toi est la plus belle des récompenses.. Merci mille fois pour ton enthousiasme et tes mots si réconfortants !

Mokhtar : Je suis flattée par cette appréciation. Ton analyse est d'une grande justesse et j'y suis sensible. « le texte va au-delà du personnel pour atteindre une émotion plus universelle. Sûr que chaque lecteur ici « raccrochera » une petit bout de sa propre histoire. »  Je me doutais bien que mes vers dépasseraient le cadre purement personnel car il y a quelque chose d'universel qui nous lie dans le manque et la mémoire. Merci pour la justesse de ton regard et ta générosité. « Bravo Myndie…et encore ! » Bah, comme on dit au Tour, « j'essaierai de faire mieux la prochaine fois » Mais, comme je l'ai déjà dit, un jour j'ai un aussi peu peur de vous saturer avec ça...

Cyrill : « il exerce moult résonances en moi. » C'est moi qui suis bouleversée par ton commentaire. Ton évocation d'une « offrande pudique » et d'un « apaisement » touche juste, c'est exactement dont j'avais besoin et ce que j'ai ressenti en écrivant, comme je l'expliquais plus haut. Je suis heureuse que la mémoire et la persistance de l'amour soient ce qui ressort de cette lecture. Cette phrase « le même écrin la douleur et l’amour jamais abolis par le temps. » est tout simplement magnifique. Merci d'avoir partagé ton émotion avec tant d'élégance.

Gil :
Bonjour Gil. Votre message me touche particulièrement. Il n'y a pas de retard qui tienne : savoir que ce texte a pu susciter chez vous une telle émotion, tant sur le fond que sur la forme, est le plus beau des retours. Merci infiniment d'avoir pris le temps d'écrire ces mots si bienveillants.

A tous

Contribution du : Aujourd'hui 11:08:13
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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