Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes





Remerciements pour vos offrandes :)
Expert Onirien
Inscrit:
10/08/2021 11:47
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 7304
Hors Ligne
Merci au CE d’avoir donné à ce texte la chance d’être lu ; merci aux 72 lecteurs et lectrices qui l’ont parcouru à ce jour ; merci à vous sept qui m’avez offert un retour très positif dans l’ensemble : Myndie, Passant75, Cyrill, Larivère, Polza, Eskisse et Provencao.

Vos commentaires me sont d’autant plus précieux que je ne suis "qu’étrangement" l’auteur de ce récit, proposé d’abord en poésie en prose, avec hésitation : peut être la catégorie Laboniris lui convenait-elle mieux car c’est là ce que j’ai commis de plus expérimental.

Quelques mots sur ce terme de « Télescollage », et donc sur la genèse. Ce texte est né brusquement du télescopage sur mon bureau entre la couverture du catalogue de l’exposition Le Douanier Rousseau – Jungles à Paris (2006) et un récit « de voyage » en Uruguay contenu dans la biographie que François Caradec a consacré en 1975 à Isidore Ducasse, comte de Lautréamont.

Ce télescopage a, comme une étincelle, mené au collage de bribes de textes d’une façon qui m’a totalement échappé au départ : c’est en effet dans une espèce d’état second, automatique, comme une « ivresse sèche », que « je » suis allé pioché dans des ouvrages de ma bibliothèque, selon ce que j'ai perçu d'abord comme un hasard mais dont il m’a fallu très vite admettre qu’il avait une « logique ». Le plus difficile a été de ne pas chercher à « prendre le contrôle » - à demeurer consciemment dans cet état un peu somnambulique.

Ce que vous avez lu est donc à la base un assemblage de pièces et morceaux composés par des auteurs illustres : Borges (et donc en effet l’Argentine, Eskisse), Chateaubriand, Apollinaire, Pierre Louÿs, et en effet, Larivière, un tout petit extrait des Eloges de St John Perse ; d’autres moins connus (Guy Goffette), d’autres enfin inconnus (les frères Guillot-Muñoz, L. Briffaud ou les anonymes auteurs de la fiche Wikipedia consacrée aux échassiers…).

Il a fallu ensuite travailler cette trame pour en polir les aspérités et les incohérences selon une méthode à la Raymond Roussel d’attraction des mots : ainsi, pour reprendre SJP : l'original « L’ardoise couvre leurs toitures, ou bien la tuile où végètent les mousses » est devenu « Le bardeau moussu couvre sa charpente ».

Et c’est là que, pan sur le bec Polza, certaines « fautes » m’ont échappé : un sujet singulier pour un verbe au pluriel, aïe. Pardon. Pourrez-vous lire désormais : « Mais je fus enfant devant des hommes aux dents étincelantes, qui tiraient des liasses de billets de leurs ceinturons en cuir brodés de métal, où brillaient les étuis de poignards ciselés avec art. » ?

Au final, j'étais face à « quelque chose » qui est à la fois très étrange et très intime : aussi incongru que ça puisse paraître, cela me « parle » tout au fond, je sens que ça « respire ». J’avoue le côté trop exotique (Passant75) dès la première phrase – et je suis bien conscient que cela est statique, « atmosphérique » : ça ne narre rien…

Mais je pouvais aussi avoir été victime d’une auto-intoxication, d’où très vite la décision de le proposer en EL « pour voir »… Et il semble donc que cela puisse « dire », « chuchoter » peut-être (merci Myndie pour le « passionnément++ » en EL), à d’autres yeux et d’autres oreilles :)

J’espère que ce détour par les cuisines n’aura incommodé personne :). A nouveau merci pour vos précieux commentaires, qui m’ont rassuré sur ma « santé mentale » :).

Belle journée de soleil à tou.te.s.

Contribution du : Hier 12:09:10
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Remerciements pour vos offrandes :)
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 4492
Hors Ligne
Citation :

EtienneNorvins a écrit :


Et c’est là que, pan sur le bec Polza, certaines « fautes » m’ont échappé : un sujet singulier pour un verbe au pluriel, aïe. Pardon. Pourrez-vous lire désormais : « Mais je fus enfant devant des hommes aux dents étincelantes, qui tiraient des liasses de billets de leurs ceinturons en cuir brodés de métal, où brillaient les étuis de poignards ciselés avec art. » ?

J’espère que ce détour par les cuisines n’aura incommodé personne :). A nouveau merci pour vos précieux commentaires, qui m’ont rassuré sur ma « santé mentale » :).
.


Je peux bien évidemment lire ce que vous proposez là, mais bien que peu diffèrent de la version originale, j’ai comme une sensation soit de surcharge, soit de pas assez, c’est assez étrange à expliquer !

Personnellement et contrairement au Star Princess, je n’ai pas été malade dans votre cantine, je reprendrai même bien du rab…

Contribution du : Hier 13:57:49
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Remerciements pour vos offrandes :)
Expert Onirien
Inscrit:
10/08/2021 11:47
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 7304
Hors Ligne
Merci Polza ! Comme quoi l’imperfection est peut-être nécessaire à ce texte … qui ne risque donc pas de devenir viral ! :)

Et à nouveau, comment vous remercier Louis pour ce « coup de grâce » ?

Comme indiqué plus haut, je n’avais pas « d’intention » lorsque l’écriture a commencé, vous ne pouvez donc pas vous en être éloigné !

J’ai suivi voire subi une impulsion sans savoir où elle allait me mener ni même si elle pouvait me mener quelque part, avec la crainte que tout cela ne soit finalement que trop « gratuit » (c’est ce que je ressens à la lecture de Roussel, raison pour laquelle il me tombe des mains…).

Et non seulement votre entrée inattendue par la porte Rimbaud donne à ce texte une colonne vertébrale mais en plus vous m’offrez d’en relire la composition à nouveaux frais !

Quelques éléments de coulisse vous donnent en effet raison sur bien des points :

- je n’aime pas trop le « poète voyant », mais c’est bien un dérèglement complet de mes habitudes de composition, très voire trop « intellectualisantes », qui a présidé à la composition du texte - donc un dérèglement de mes « sens » qui a débouché en effet sur une errance et le côté « roi mage » en perdition me semble très juste…

- j’ai été obnubilé par les aspects « techniques » de la composition (le côté : c’est beau « comme la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre … »). Rimbaud / Ducasse – les deux enfants terribles… Mais contrairement aux œuvres complètes d’Isidore, « je » ne pouvais pas « piocher » dans celles d’Arthur, qui ne sont plus à disposition dans ma bibliothèque depuis que ma fille me les as « volées » :)…

- le texte a sur le fond fait son chemin dans mon dos : aux emprunts conscients, vous en mettez un autre à jour – inconscient celui-là, et pourtant assuré : car « comme un lys » est bien de « ma main », au sens où ce fut ajouté durant la phase « d’ajointement » ou de « synchronisation » (merci pour la « synthèse connective » que je ne connaissais pas, mais qui me semble bien décrire la « structure » sans cesse « adjacente » du texte…) - je me souviens que « lit » a appelé « lys » et que du coup « blanc » s’est imposé entre eux… Mais sans que je fasse le lien évident avec Ophélie … qui fut pourtant, au détour d’un manuel scolaire, ma porte d’entrée dans l’univers de Rimbaud – illustrée inévitablement de la peinture de John Everett Millais … Et ce qui me surprend en effet dans ce texte, c’est l’importance du végétal !

- le vers central provient en fait de Clotilde d’Apollinaire … encore un prénom féminin et le distique appuie votre analyse si on le replace dans la strophe :
« Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux »

- le texte fut bien composé dans la foulée de La présence, et il y a dans L’offrande aussi « quelque chose » qui se refuse à advenir par la parole, une « montagne » de silence auquel on ne peut répondre que par une confidence « en creux ». Ce même silence qui force mon respect chez Rimbaud, qui contrairement à ce que serait sans doute devenu Ducasse, s’est tu dès lors que la poésie ne répondait plus à ses exigences.

A tout cela s’ajoute le fait que vos analyses ouvrent sur une profondeur qui m’effraie un peu… Vous tapez juste et … force m’est d’admettre que « ça » n’a emprunté les mots d’autres auteurs que parce les miens « s’y » refusaient, pour « me » court-circuiter en quelque sorte… Il y a bien là un visage « mort » auquel je ne parviens pas à faire face – et un autre « vivant » envers lequel je me sens coupable. Mais cela est trop étroitement biographique pour valoir la peine d’être développé davantage.

De tout cœur, merci encore ! Vous avez permis à ce texte de me bousculer encore plus avant… Je ne sais pas ce qu’il en sortira, peut être pas grand-chose, nous verrons !

Très bonne fin de journée

(en cherchant pour relire Ophélie en ligne, je suis tombé sur ça : joli bleu granit, "mort en bleu de la pierre funéraire, mais ... pierre faite eau bleue du fleuve ... et azur du ciel...", "eau fait lit")

Open in new window

(Odilon Redon)

Contribution du : Aujourd'hui 17:41:01
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant





Oniris Copyright © 2007-2025