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1 Utilisateur(s) anonymes
Tout un programme |
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Maître Onirien
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08/06/2013 21:10 Groupe :
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Je réitère ici mes remerciements à l’équipe pour la publication de En petits desseins.
Merci Curwwod pour votre commentaire. Vous pouvez compter sur mon indulgence, et même plus. Vous m’offrez une interprétation à laquelle je ne souscris pas entièrement, bien qu’elle se tienne tout à fait à mon avis. C’est le destin de l’écriture quand elle est sibylline, ce qui est le cas, je l’admets volontiers, pour ce poème et sans doute pour une bonne part de mes écrits. Merci pour vos louanges sur la forme, j’y reviendrai. Merci Passant pour votre ressenti. Il est vrai que la production d’une sensation par « des mots rares » et « des métaphores complexe », du moins tel que cela vous semble, fait partie de ma recherche. Vous n’êtes « pas rentré dedans », je ne m’étonne pas de cette réaction, et la respecte. Ma poésie n’a pas vocation à plaire à tous, ni au plus grand nombre, c’est un constat que je suis obligé de faire et n’en retire ni orgueil ni ressentiment. Merci Don pour ton commentaire. J’ai bien ri à l’évocation des Einstürzende Neubauten : les Nouvelles Constructions Croulantes. Je découvre cette musique de ouf, si mon poème à l’architecture construite/déconstruite te les évoque, j’en suis ravi. Je serais ravi d’avoir des nouvelles de ta métamorphose en octopode ![]() Merci Boutet pour votre commentaire. Comme dit plus haut, plaire à tous n’est pas dans mon programme. Vous avez vu un exercice de style sur un fond quasi absent. Le poème en effet, je ne peux que le constater, « ne [dit] rien ou peut-être pas grand chose » à certains dont vous êtes. Je me demande en quoi les distiques seraient en corrélation avec cette absence de sens, mais vous en avez peut-être déjà rencontré qui possèdent cette caractéristique. Merci LeChevalier pour votre commentaire. Puisque vous vous attachez beaucoup à la forme, je vais vous faire une confidence qui n’en est pas vraiment une : j’adore ces longs vers de 16 syllabes, je les ai quelquefois utilisés, et je m’attache à les faire sonner à leur césure pour faire tenir l’architecture, un peu à la manière de croisées d’ogives. Je n’ai à aucun moment désiré qu’ils soient des octosyllabe et si je tente l’expérience elle ne me paraît pas concluante. Un détail : dans mon propre référentiel, -té et -lé sont des rimes différentes. Vous estimez vous aussi que le texte « manque de lisibilité », mais l’interprétation que vous en faites rejoint dans une certaine mesure mon intention : « l’auteur propose de la sueur salée ». Effectivement, ce qui pourrait contredire ma recherche de dépouillement, mais ce dépouillement ne concerne que le superflu, je « jeu théâtral ». @ Zeste : merci infiniment pour votre commentaire qui apporte beaucoup à ma réflexion. J’ai l’impression en vous lisant de redécouvrir la « virginité d’une page » bafouée par le doute et l’ « encre aux mille périls identitaires ». « J’aime les textes dits obscurs, car comme pour l’âme, seule la lumière y est soluble » : comme c’est beau ! En plus de ça vous me consolez d’avoir été parfois peu compris. Merci Myndie pour ton commentaire. Je suis également heureux de tout ce qu’il apporte de richesse à ma petite tentative. Je n’avais pas fait attention à l’aspect viscéral, et suintant, visqueux, que tu soulignes. Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu exprimes ici « un malaise existentiel, fait de doutes et d’un sentiment de vacuité face à la compromission et à l’hypocrisie ». La « douleur intime », et « L’absence de sens » dont elle naît, il s’agit bien de cela, de cette « comédie humaine » qui ne satisfait pas et dans laquelle on peut perdre son âme. Merci Provencao pour votre sincérité. Vous avez été rebutée par l’impression de noirceur que vous laisse ce poème, sans doute lié à l’obscurité de sens que vous avez ressenti. Vous n’avez pas à vous en sentir désolée, je respecte tout à fait cette émotion. @ Lari : je te découvre en Leeuwenhoek au dessus de son microscope, j’aime beaucoup l’image et je dois dire qu’elle te correspond tout à fait en tant qu’auteur scrutant le minuscule et le grossissant et l’enrichissant. Je suis heureux aussi que tu exprimes l’importance de ressentir la poésie avant de la ‘comprendre’, si tant est qu’elle soit complètement compréhensible. « tordre le cou aux idées toutes faites et à la bienpensance, à la parole lissée et aux mots gominés, à la mascarade des âmes... », voilà bien mon programme, bien que le terme soit en fait choisi par dérision pour exprimer plutôt une ambition intime. @ Fram, merci pour ton enthousiasme et tes éloges, je suis heureux de t’avoir fait passer ce « bon moment de lecture neurmusical » par ce « cocktail tout droit sorti de l’alambic ». J’ai copié la recette dans ‘L’écume des jours’ de notre cher Boris ![]() Je suis flatté de ce que tu ressens comme « [m]a différence et [m]es fulgurances ». @ tous : Au plaisir de vous lire, dans vos œuvres. ![]()
Contribution du : Aujourd'hui 11:53:25
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Maître et Talons |
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Re : Tout un programme |
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Chevalier d'Oniris
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26/12/2025 17:32 Groupe :
Évaluateurs Groupe de Lecture Auteurs Membres Oniris Post(s):
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Bonjour, Cyrill, et merci pour ce retour qui a été promis depuis quelques jours et qui arrive finalement.
S'il est vrai que j'ai, personnellement, un fort intérêt pour la forme, que je considère (et je ne suis pas le seul !) comme une composante indispensable de la poésie, il n'est pas moins vrai que votre texte appelait à une analyse minutieuse de cette fameuse forme. Je ne suis pas surpris d'avoir vu juste, ç'aurait été assez triste si je n'avais pas compris la forme ! Je suis très curieux de toute expérimentation et je crois que c'est un grand moteur de l'inspiration poétique. Tous les grands poètes ont laissé des traces dans la métrique (Ronsard, qui a popularisé l'alexandrin, Malherbe, qui l'a rigidifié, Hugo, qui l'a « disloqué », Rimbaud, qui l'a détruit etc.). Alors, bravo pour avoir essayé ces hexadécasyllabes ! Auriez-vous la gentillesse de me pointer, ici ou en MP, vos autre expérimentations avec ce vers très long ? Si je comprends vos scrupules quant à « faire sonner » les césures, je trouve que le procédé coupe, justement, le vers longs en deux vers courts. Je pense qu'il aurait suffi de nous signaler dans la présentation que vous avez visé autant de syllabes, distribuées de manière équilibrée. Quand Ronsard faisait ses alexandrins (vers presque inconnus en son temps), il n'y mettait pas de rimes à l'hémistiche. Je suis conscient que je deviens ennuyeux, mais cela m'importe : -té et -lé sont, bien évidemment, des rimes différentes mais elles forment une assonance et je pense que vous auriez gagné à éviter leur proximité. Alors, à bientôt pour d'autres expérimentations ! !
Contribution du : Aujourd'hui 14:00:59
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Re : Tout un programme |
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Maître Onirien
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08/06/2013 21:10 Groupe :
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Bonjour LeChevalier,
Citation : Si je comprends vos scrupules quant à « faire sonner » les césures, je trouve que le procédé coupe, justement, le vers longs en deux vers courts. Je me suis sans doute mal exprimé, je n'ai au contraire pas de ces scrupules, j'attends de cette rime interne qu'elle soutienne la lecture d'un vers long de façon moins abrupte que s'il était coupé en deux octosyllabes. Surtout dans la mesure où le vers constitue bien souvent une proposition entière. Il me semble avoir vu quelque part qu'Aragon avait utilisé ce mètre mais mes recherches n'ont rien donné. Il me semble aussi que la forme n'est pas dissociable de l'écriture poétique, forme ne signifiant pas, évidemment, forme régulière. Une forme libre est une forme, comme un calligramme en est une... Ennuyeux, vous ? Meuh non, juste un peu tatillon ![]()
Contribution du : Aujourd'hui 14:35:41
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Maître et Talons |
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Re : Tout un programme |
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Maître Onirien
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31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
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Salut Cyrill!
Merci pour ton retour, son ouverture et sa générosité. Je suis comme toi, chaque fois ravie et fascinée de voir comment un de mes texte peut résonner différemment chez celui qui le lit. Si tu trouves un écho, même inconscient, dans mon interprétation et surtout ce qui touche au « viscéral, au suintant, au visqueux » - à l'organique disons - j'en suis heureuse. Et surtout, ne va pas parler d'une « petite tentative » : c'est au contraire une très grande force de ta plume, celle qui pousse à l'introspection. En tout cas, pour moi, c'est toujours un vrai plaisir d'échanger sur tes écrits.
Contribution du : Aujourd'hui 16:31:58
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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