Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



(1) 2 3 »


Les oiseaux
Apprenti Onirien
Inscrit:
27/08 09:43:25
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Post(s): 167
Hors Ligne
Merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire mon poème Les oiseaux et de donner leur avis, et en particulier à ceux qui ont cherché à le bien comprendre : vous savez combien est intime la voix poétique, qui vient du fond de l’âme.

J’admets que je n’avais pas accordé suffisamment d’attention à la ponctuation, comme me l’a fait remarquer avec justesse LeChevalier, et indirectement aussi ceux qui ont eu du mal à lire le poème ou lui ont reproché un manque de fluidité.

J’ai donc reponctué mon texte de façon un peu plus serrée pour aider la pensée à naviguer dans ce texte, il est vrai assez dense. Voici ce que ça donne :


La sagesse des oiseaux

Lorsque tombe le soir sur nos cieux solitaires,
Nous contemplons de haut vos villes de fourmis
Dont les hôtes, jamais ne semblant endormis,
Allument en leurs murs d’étranges luminaires.

Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires,
La nature à vous seuls, hommes, les a permis ;
Pour nous, aucun flambeau – ceux des astres hormis –
N’éclaire après le jour nos cimes et nos aires.

Car nous oiseaux savons que c’est l’obscurité
Qui donne à voir le monde en son immensité ;
D’étoiles il n’est point qui brillent sans nuits sombres.

Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint,
Et le mystère meurt que la lumière atteint :
L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres.


Comme vous pouvez le voir, j’ai aussi changé le titre du poème (à l’origine : Les oiseaux) qui a rappelé à plusieurs d’entre vous le film d’Hitchcock, ce qui n’était pas du tout le but.

Et justement, Cyrill, ce changement d’épigraphe que j’ai demandé aux correcteurs, de « La sagesse des oiseaux » à l’ironique « Sentencieux volatiles », je l’ai regretté presque aussitôt… Sûrement un petit manque de confiance passager dans la voix de mes oiseaux… On ne m’y prendra plus.

Sinon, pour expliciter en une phrase le poème : il s’agit en réalité d’une méditation sur la nécessité de l’obscurité – au sens physique comme symbolique – pour percevoir l’immensité, le mystère, et tout ce que la lumière de notre connaissance rationnelle ne peut atteindre.

En fait, le thème moderne de la pollution lumineuse n’y apparaît que par accident, et les oiseaux sont plus ici des figures de sagesse et d’humilité que de véritables volatiles.

En tout cas, ce ne sont pas des oiseaux des villes, mais des oiseaux des hauteurs, qui nous regardent avec commisération « le soir », depuis leurs « cieux solitaires ».

En deux mots, ils nous parlent de la folie humaine d’essayer de tout voir, comprendre et maîtriser, contre la sagesse de celui qui sait contempler le mystère.

Il me semble que c’est un thème très actuel, mais aussi très ancien…

Mais le poème laisse volontairement la liberté à chacun de dire ce que sont pour lui ces « feux aveuglants », « l’abîme » et « les ombres », et à cet égard j’ai été fort touché par l’interprétation personnelle que Ramana a faite de mon poème.

Encore merci à tous.

Au revoir.

Contribution du : 19/09 16:50:36
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 5608
Hors Ligne
Citation :

Carolus a écrit :


Au revoir.


Giscard sort de ce corps

Merci pour vos remerciements et vos explications Carolus, au plaisir d'une prochaine de vos compositions...

Contribution du : 19/09 17:10:32
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
26/12/2025 17:32
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3490
Hors Ligne
Merci pour ce retour, Carolus. La ponctuation est assez importante en effet et on ne peut pas compter seulement sur les correcteurs du site qui n'ont pas toujours toute l'information nécessaire pour remettre les choses en ordre. Il faut donc soigner cet aspect avant de proposer son texte.

Vous ne dites rien de certaines formulations syntaxiques qui vous ont été reprochées mais je suis sûr que vous avez été sensible à ces remarques et y avez vu quelque chose d'utile.

À bientôt.

Contribution du : 19/09 22:47:45
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Apprenti Onirien
Inscrit:
27/08 09:43:25
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Post(s): 167
Hors Ligne
LeChevalier, pour tout vous avouer, le seul vers que je trouve vraiment médiocre dans le poème et que je n’ai pas réussi a améliorer est « dont les hôtes jamais ne semblant endormis ».

Et je l’aime encore moins avec la ponctuation que j’ai ajoutée pour tenter de le rendre plus clair, car la mise entre virgules décentre en plus la césure…

Le verbe sembler en participe présent n’est pas idéal, on sent comme un flottement.

Pas facile il faut dire de faire ici un beau vers avec « endormis » à la rime. Et pourtant c’est je crois le mot le plus naturel pour garder la rime visuelle et sonore en -rmis qui a été choisie.

Je suis passé à d’autres poèmes, mais je retravaillerai sûrement un jour ce vers !

Allez, pour vraiment continuer l’auto-critique jusqu’au bout : la « ville de fourmis » n’est pas non plus une expression bien neuve…

En revanche, j’aime bien tout le deuxième quatrain, et particulièrement les incises « hommes », et « ceux des astres hormis », où l’on entend la voix sentencieuse des oiseaux, je trouve.
Et même peut-être leurs coups de becs dans « vous dites tutélaires ».

Les tercets aussi portent élégamment l’idée philosophique, il me semble.

Donc pour vous répondre, oui oui j’ai bien lu les reproches, et je les trouve justifiés, au moins sur le 3eme vers.

Après, c’est une question de goût… Et le style soutenu et philosophique peut ne pas plaire à certains, mais là je je peux rien faire, car c’est celui que j’ai choisi ici.

Bonne nuit.

Contribution du : 20/09 00:16:18
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
26/12/2025 17:32
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3490
Hors Ligne
Bonjour, Carolus.

J'espère que vous avez bien dormi. Je ne crois pas trop qu'on puisse trop modifié un poème déjà achevé, du moins mon expérience personnelle va plutôt dans ce sens. Il y a des critiques qu'on a tendance à ne pas vouloir entendre, on s'entête, on se raidit... Mais au fond, in comprend qu'on n'a pas vraiment raison et que mettre une préposition après son nom n'est pas très français.

Contribution du : 20/09 07:36:27
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Maître Onirien
Inscrit:
02/10/2012 20:34
De Là-bas
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Primé concours
Post(s): 31057
Hors Ligne
Bonjour,

Si je puis me permettre, je pense que certaines critiques formulées dans un ou des commentaires n’ont pas nécessairement pour vocation première de corriger le poème en question.

Il faut plutôt envisager de les voir comme un éclairage permettant à l’auteur de mieux comprendre ce qui, dans son écriture, produit tel ou tel effet, leur véritable intérêt résidant surtout dans ce qu’elles peuvent apporter aux textes à venir.

Bien poétiquement.

Contribution du : 20/09 09:46:53
_________________
"Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense"
Charles Baudelaire
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Apprenti Onirien
Inscrit:
27/08 09:43:25
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Post(s): 167
Hors Ligne
Moi, c'est l'inverse, LeChevalier : je passe mon temps à polir les vers que j'ai déjà écrits, et même souvent à les réécrire…

Vous savez comme j'estime le travail et le temps.

D'ailleurs, à la faveur de la nuit, j'ai trouvé ceci pour le premier quatrain, et je crois que c'est mieux, en évitant la relative en « dont », grammaticalement possible, mais trop flottante ici avec « sembler » :

Lorsque tombe le soir sur nos cieux solitaires,
Nous contemplons de haut vos villes de fourmis :
Leurs méandres ombreux, mais jamais endormis,
Se constellent alors d’étranges luminaires.

D'ailleurs, de quelle préposition et de quel nom parlez-vous, LeChevalier ? Et de quelle faute de français ? Parliez-vous de mon texte ?

À qui s’adressent vos remarques psychologisantes sur le fait de « s’entêter » et de « se raidir » ? Si c’est à moi, elles me semblent injustifiées, puisque j’ai précisément reconnu la faiblesse du vers que plusieurs avaient pointée et dit honnêtement ce que j’aimais moins dans mon poème comme ce que j’y trouvais réussi.

Merci Cristale, je suis bien d’accord avec vous.
Une critique peut porter ses fruits bien après le texte qui l’a suscitée, et parfois d’une manière assez différente de celle qu’imaginait son auteur.
C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ces échanges.

Contribution du : 20/09 10:34:10
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 5608
Hors Ligne
Citation :

Cristale a écrit :

Des broutilles sonores : "alimentent en" (qui s'entend "alimanteutan")


Si je puis me permettre également, chère Cristale, je vous conseille de chausser vos lunettes pour lire les poèmes, et ne me dites pas que votre chat s'était assis dessus

Allument en leurs murs...

Contribution du : 20/09 11:05:50
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 5608
Hors Ligne
Citation :

Carolus a écrit :


Lorsque tombe le soir sur nos cieux solitaires,
Nous contemplons de haut vos villes de fourmis :
Leurs méandres ombreux, mais jamais endormis,
Se constellent alors d’étranges luminaires.



Personnellement, je trouve que « Leurs méandres ombreux, mais jamais endormis, » ne vont pas très bien ensemble, je trouve le sens étrange…

La formule « Dont les hôtes » m’allait mieux, ou « Dont leurs âmes » à la limite (mais ça, c’est mon obsessionnelle propension à coller des âmes dans tous presque tous mes poèmes !)

Contribution du : 20/09 11:20:38
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Les oiseaux
Maître Onirien
Inscrit:
02/10/2012 20:34
De Là-bas
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Primé concours
Post(s): 31057
Hors Ligne
Citation :

Polza a écrit :
Citation :

Cristale a écrit :

Des broutilles sonores : "alimentent en" (qui s'entend "alimanteutan")


Si je puis me permettre également, chère Cristale, je vous conseille de chausser vos lunettes pour lire les poèmes, et ne me dites pas que votre chat s'était assis dessus

Allument en leurs murs...


Justement cher Polza, on vient de me crever l'oeil droit pour y insérer un cristallin tout neuf ! L'autre attend la même sentence la semaine prochaine. Imaginez : deux cristallins pour une Cristale, c'est dire si je vais mieux voir non seulement mes fautes, mais aussi votre présence au-dessus de mon épaule lorsque j'écris
Entre nous, je pense que mon chat a pattouné sur mon clavier avant que j'envoie mon commentaire. (Comment ça, je suis de mauvaise foi ?)

Désolée pour la digression, Carolus,
et mea culpa pour cette méprise visuelle. 🙏

Contribution du : 20/09 12:36:05
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
(1) 2 3 »





Oniris Copyright © 2007-2025