Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 ... 265 266 267 (268)


Re : Bouts rimés
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Responsables Edition
Membres Oniris
Primé concours
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Post(s): 32107
Hors Ligne
Voilà ma copie :

Avoir pour seul horizon
Et pour unique saison
Le frimas d’un pâle hiver,
Sans un murmure de mer,
Ni qu’un amour vous accueille,
À sa branche moindre feuille.

Toujours ce même sentier,
Même ouvrage sur métier.
N’avoir pas once de miel
Ni perspective en son ciel.
Les tourments d’une âme heureuse
Ne sont à l’homme qui creuse

Son dam par tous les chemins
Et sa tombe pour demain
Que fleurette parfumée
D’une inaccessible aimée.

Contribution du : 20/10 06:38:00
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Expert Onirien
Inscrit:
15/01/2017 16:43
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 8404
Hors Ligne
Un brin ténébreux :

De même qu'est immuable et changeant l'horizon,
L'ancêtre est éternel et surtout de saison !
Pour nous, vivant le siècle, il n'est d'été qu'hiver ;
Persiflant nos répons au mottet de la mer...
Symphonie concertante du meilleur accueille -
Qui fut bon sans raison tomba comme une feuille !
Opportuns et fugueurs balisèrent un sentier ;
Peuples purs ou bâtards : la mort seule a métier !...

Sagesse - ô doux nectar - est noyée dans le miel
D'une espèce suiveuse qui a perdu le ciel.
Si nos comptes déloyaux cherchent une fin heureuse
Tel un conte cruel sur une chute creuse,
C'est bien que déboussole l'appât des droits chemins
Et non que nos natures aient changé dès demain.
La misère est partout, divine, parfumée,
À l'envie de nos maîtres et de leur bien aimée.

Contribution du : 20/10 21:12:40
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Maître Onirien
Inscrit:
28/12/2008 14:27
De Toulouse
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 12637
Hors Ligne
Merci Blase, Cyrill, jeanphi, super vos poèmes !
J'attends encore un peu avant de donner l'original.
Nous sommes peu nombreux à aimer ce jeu, c'est dommage..

Contribution du : 21/10 10:28:42
_________________
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.
Colette
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Maître Onirien
Inscrit:
28/12/2008 14:27
De Toulouse
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 12637
Hors Ligne
Voici l’original puisqu'il n'y a aucune autre participation :

Le bonheur

Sois heureuse ! Qu’importe à tes yeux l’horizon
Et l’aurore et la nuit et l’heure et la saison,
Que ta fenêtre tremble aux souffles de l’hiver
Ou que, l’été, le vent du val ou de la mer
Semble quelqu’un qui veut entrer et qu’on accueille.
Sois heureuse. La source murmure. Une feuille
Déjà jaunie un peu tombe sur le sentier ;
Une abeille s’est prise au fil de son métier,
Car le lin qu’elle emploie est roux comme du miel ;
Un nuage charmant est seul dans tout le ciel ;
La pluie est douce ; l’ombre est moite. Sois heureuse.
Le chemin est boueux et l’ornière creuse,
Que t’importe la terre où mènent les chemins !
Sois heureuse d’hier et sûre de demain ;
N’as-tu pas, par ta chair divine et parfumée,
L’ineffable pouvoir de pouvoir être aimée ?

Henri de Régnier 1864 - 1936

Contribution du : 22/10 19:50:34
_________________
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.
Colette
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Expert Onirien
Inscrit:
15/01/2017 16:43
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 8404
Hors Ligne
Je fais une proposition dans la foulée, il s'agit d'un extrait :

bras bas force écorce
voleur valeur détresses Déesses
bocagers légers crinière lumière
adossé percé houlette Janette
voix bois remue charrue effroi toi

Contribution du : 22/10 21:46:59
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Maître Onirien
Inscrit:
28/12/2008 14:27
De Toulouse
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 12637
Hors Ligne
Je tente un essai :

Il tient l’outil à bout de bras
Commence toujours par le bas
Appuie sur ses jambes avec force
Et parvient à ôter l’écorce.

Ne croyez pas qu’il soit voleur
Car tout travail a sa valeur
Celle de combler les détresses
Plus que de prier les Déesses.

Œuvrant en ces lieux bocagers
Il se déplace à pas légers
Regard fixé sur la crinière
De son cheval dans la lumière.

Au loin, contre un arbre adossé
A travers le brouillard percé,
Un personnage et sa houlette
Lui font reconnaître Janette.

Elle chante, il entend sa voix,
L’écho résonne jusqu’au bois.
Dans le cœur de l’homme remue
Un charivari de charrue,
Et il murmure avec effroi
Pourquoi faut-il que ce soit toi !

Contribution du : Hier 12:19:14
_________________
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.
Colette
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Bouts rimés
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Responsables Edition
Membres Oniris
Primé concours
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Post(s): 32107
Hors Ligne
Eh bé c'était pas de la tarte ! Merci jeanphi pour la proposition. Voici donc mon bout d'essai :

Elle le saisit et soulève à bras
Le corps et puis l’abat. De haut en bas,
La cognée fond sur l’homme à bout de force,
Poursuit encor son œuvre sur l’écorce.
Est-il sicaire ou seulement voleur 
De grand chemin, va-nu-pieds sans valeur ?
Rien en son cœur, que d’immenses détresses,
Que n’ont jamais apaisées les Déesses,
Ni le doux chant des oiseaux bocagers,
Ni d’un amour les présages légers.
Est-il cheval dont l’hirsute crinière
Ne réfléchit qu’une sombre lumière ?
Il se souvient, contre un mur adossé :
« Tu n’es que misère et panier percé »,
Accusaient Suzon, Margot ou Janette.
Le voilà reclus, pris sous leur houlette.
Leur chœur vigoureux de milliers de voix,
Sonne à travers champs, souffle à travers bois.
Éternel refrain que le vent remue,
Que pétrit le temps, roule la charrue.
Lecteur, garde-toi d’un trop grand effroi,
Ce diable indigent n’est pas encor toi.

Contribution du : Aujourd'hui 8:10:09
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 ... 265 266 267 (268)





Oniris Copyright © 2007-2025