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Les silences de Colombe
Maëlle : Les silences de Colombe  -  IX - Défense
 Publié le 13/08/10  -  8 commentaires  -  2224 caractères  -  133 lectures    Autres publications du même auteur

- Pourquoi tu n’y vas pas ?


Même si elle n’en dit rien, ma mère voit ce qui se passe. Et là, elle ne parle ni de la fête du club, ni de la soirée Playstation chez Pedro.

On a tous besoin de décompresser.


Pourquoi je n’y vais pas ? Je sais où elle habite. Je n’y suis jamais allé.

Je repense à Colombe. Le portable ouvert, sa mère au téléphone. Je me souviens m’être dit que Colombe parlait peu, parce que dans sa famille les mots étaient déjà pris.

Elle ne m’a pas invité. Jamais. Même la ramener jusqu'à sa rue, je ne l’ai pas fait. Pas qu’elle me l’ait interdit : elle ne semblait pas l’attendre. Même quand il pleuvait à verse et que ma mère proposait de la déposer. Colombe répondait en montrant son parapluie.

Quand son père l’amenait au lycée, elle attendait qu’il ait tourné au coin pour marcher vers moi.


Ma mère a raison : je peux faire quoi d’autre, à part y aller ?


+++


Après seulement j’avais pensé aux préservatifs. Neufs, achetés à la pharmacie de la place, la plus loin, celle où on ne me connaissait pas. J’ai dit :


- Je crois que c’est mieux.


Elle n’a pas répondu, juste cillé. Et comme j’avais commencé, j’ai continué :


- Pour la dernière fois… Enfin… C’est bon, tu crois ?


Elle m’a souri avec confiance, et elle m’a caressé la main. Ensuite, elle m’a embrassé, et j’ai oublié.

Avec la capote, c’était différent. Et puis, c’était plus la première fois. J’avais moins peur.


+++


Je sonne.


- Madame Estrezzi ?


Elle me regarde, suspicieuse.


- Bonjour. Je voudrais voir Colombe.


Elle renifle, puis lâche :


- Tu dois être Simon.


J’acquiesce. Elle secoue la tête.


- Elle ne veut plus te voir. Va-t-en.


Elle essaye de claquer la porte, mais je la prends de vitesse. J’ai plus de force qu’elle, plus de réflexes, aussi.

- Dites-moi au moins comment elle va !


Elle me regarde de haut en bas, j’ai l’impression qu’elle passe tout en revue, des lacets de baskets aux épis que j’ai sur le crâne. Mal à l’aise, je recule d’un pas. Elle en profite.

La porte claque.

Je reste un moment devant la maison. Si un coin de rideau pouvait se soulever, si je pouvais voir juste son ombre…

Mais rien.


 
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   florilange   
13/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ça se lit tout seul. Puis je suis sûre que ça rappelle plein de trucs à tout le monde, tellement c'est bien vu, pourtant avec des mots tout simples.
Beaucoup de fraîcheur dans la description des états d'âme.
J'espère qu'il y a une suite? Que c'est pas déjà la fin?
Merci de cette lecture,
florilange.

   brabant   
18/8/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Rerebonjour Maëlle,

Ben oui, deuxième chapitre très court, et à mon avis, deuxième raté:

Paragraphe 1: Une mère trop compréhensive à mon goût. Sa complicité relève de la faiblesse. Simon n'en est pas à dépérir. Comment se fait-il qu'elle ne connaisse pas Madame Estrezzi ? Leurs enfants se fréquentent et l'établissement est commun, il est vrai que le "père" s'esquive, si "père" il y a. Il n'est pas normal qu'elle envoie son fils chez quelqu'un qu'elle ne connaît pas, dans le but de conforter une liaison en plus, à quelque niveau que ce soit. A la limite c'est à elle d'agir ou d'accompagner.

Paragraphe 2: Toujours cette histoire de préservatifs, cela devient lassant. Le préservatif est finalement le personnage secondaire le plus présent dans ce récit au détriment même de ce pauvre Yacine.

Paragraphe 3: Il me semble hautement improbable. Un post-adolescent qui se pointe chez la mère de sa (pseudo) copine, pour la première fois, sans s'annoncer, et qui ose quasiment forcer sa porte. Peu crédible. Le dialogue ne se serait même pas engagé, même pas amorcé.


Bon, nouvelles pistes néanmoins:
Cette mère acariâtre serait-elle une marâtre ?
Ce "père" serait-il un "beau-père" qui abuserait de la fille de sa compagne ?
Glauque, tout ça.
Mais pourquoi pas, cela peut être un choix de récit.

Je continue.

   David   
30/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bon, y'a eu deux fois alors, au moins, entre Colombe et Simon, et les "silences" de la belle pourraient bien être familiaux ; c'est un peu ce qui me reste de ce chapitre-là. Y'a un suspens je trouve, c'est presque cinématographique ces passages courts, composés de dialogues ou de pensées brèves.

"Et puis, c’était plus la première fois. J’avais moins peur."

La deuxième fois peut-être terrible aussi, c'est le syndrome du saut en parachute ; les préjugés, c'est à dire la première expérience, peuvent causer autant ou plus d'angoisse que l'inconnu.

Je viens aussi de remarque les noms de famille des deux tourtereaux, je l'avais peut-être raté auparavant, je n'avais pas saisi complètement ce passage dans le chapitre précédent, au tout début :

"Ils nous ont mis par ordre alphabétique. Lorisseau et Estrezzi, c’était pas gagné."

C'est donc Simon Lorisseau et Colombe Estrezzi, je l'ai compris dans le dialogue où Simon se rend chez les parents de Colombe.

Je ne sais pas si Colombe est malade ou cloitrée, ça débarque pour moi cet évènement, mais son silence pourrait bien venir d'un conflit familial, je me dis...

   monlokiana   
18/8/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Ça commence à virer aux répétitions. Le portable de colombe, les capotes, colombe qui ne dit rien. Ça n’avance pas beaucoup. D’accord, il y a du suspens, mais l’auteur ici me semble mal maitriser l’art du suspens. Le suspens, ce n’est pas revenir tout le temps sur ce que l’on ne sait pas. Le suspens, pour moi, c’est tenir en haleine le lecteur (a travers ce qu’il ne sait pas) tout en lui laissant quelques indices. D’accord, quelques indices sont là depuis un bon bout de temps, mais, ça n’avance pas plus ni moins.
Et cette maman, elle sait ce qui se passe ? Pourquoi tout le monde la ferme ? Pourquoi personne ne veut dire (un peu) ce qui se passe ? Ni le narrateur (il ne sait pas), ni l’auteur (il garde le suspens), ni Colombe (elle garde le secret) , ni les amies ni la maman, mais eux, qu’ont-ils à cacher ?
Vite, la suite !

   Anonyme   
11/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Hum, un peu court pour un chapitre, non ?

En tout cas ça se confirme, mais c'est de plus en plus anormal que Simon n'ai toujours pas deviné !

Un style toujours aussi fluide et agréable, je crois que tu es dans ton élément !

   carbona   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bon c'est bien, Simon se bouge, j'avoue que j'aimerais être surprise par la suite qu'il ne s'agisse pas d'une grossesse.

   MissNeko   
8/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais il est super court ce chapitre !!!
Bon j ai vraiment de savoir

   Donaldo75   
26/11/2021
Sur ce chapitre, je ne sais que dire parce que d'un côté il est vraiment très très court et n'apporte qu'une fraction d'avancée dans l'histoire, et que d'un autre côté les chapitres suivants peuvent légitimer ce format.

Je reviendrai, comme disait un grand philosophe autrichien.


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