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La Philosophie des salades
Nobello : La Philosophie des salades  -  Graine de nous trois
 Publié le 15/03/09  -  7 commentaires  -  1784 caractères  -  79 lectures    Autres publications du même auteur

Tu doutes - et c'est normal - de l'air légitime que j'ai à te décrire des choses prétendues.


Doutes-tu de l'oiseau qui chante sur sa branche ? Il n'en chante pas moins.


Peu importe qu'il chante pour attirer sa belle ou chasser un rival, ou saluer le soleil en guerrier provocant qui cherche un territoire, affichant son défi d'une gorge puissante : ta venue le rend beau, et petit, et poète, et fragile : d'un fils de lézard, tu fais le fils du vent.


Où est la vérité, et qui est au plus près, de la réalité ou ce que tu en fais ? Si un pot de yaourt est seul face à la mer, elle n'est ni bleue ni belle, et pas même mouillée. Assieds-toi près de lui, et tu la rends cruelle, ou sereine, ou profonde. Certains prétendent même qu'ils l'ont vue démontée...


Tu es ce que tu crois : si tu me crois un peu, tu te fais de la place.

Graine prend peu d'espace, mais elle a repoussé les murs de chez moi sans rien prendre aux voisins.


Elle a eu d'autres feuilles, qui poussaient leur histoire sur ses branches nacrées, et qui se sont données, toutes, sans rien me prendre. Chacune m'a aimé à sa manière unique jusqu'à l'apaisement, mille offertes à ma faim qui voulaient tout offrir. Or j'avais tout gardé, ne laissant en échange que mon étonnement, et ma curiosité. Parfois, Graine chantait.


Des mille vies passées à embrasser leur âme, les feuilles m'ont appris à être plus que moi, à n'être plus que ça, et à l'être au présent.


Ce pas sur le côté qu'elles m'ont poussé à faire, reculant les limites que je me connaissais, a trempé mon esprit d'un feu toujours nouveau, et toujours familier. C'est cette flamme douce qui réchauffe à présent le cœur de Nourredine.


Et voici son histoire.


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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Menvussa   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nobello Philosophe.

"a venue le rend beau, et petit, et poète, et fragile : d'un fils de lézard, tu fais le fils du vent." Et si c'était là, le rôle de l'homme.

"Tu es ce que tu crois : si tu me crois un peu, tu te fais de la place." Superbe, mériterait d'être élevé au rang des proverbes de la langue française.

   marimay   
1/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Nobello,
Les feuilles de Graine t'ont appris à être plus que toi et te lire m'emporte dans la beauté de tes phrases et de ta réflexion.
Assurément j'aime beaucoup et je déguste chaque chapitre. Celui-ci est court mais chaque mot est important.
Bravo !

   Maëlle   
6/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Alors, j'attends l'histoire

   Pat   
13/4/2009
Pour discuter et approfondir vos points de vue sur ce texte, merci de le faire ici

   nico84   
15/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaux vers, notamment ceux relevés par Menvussa. Encore un court chapitre mais qui me parle.

Les choses sont car nous sommes subjectifs et pensant. Là est la beauté humaine. Une évolution. Peut être. Bravo encore.

   horizons   
5/6/2009
Style toujours aussi beau, ciselé, riche, mais fond tjrs un peu "clair-obscur" pour moi (même si je vois à quelles notions tu fais allusion comme par exemple dans: "Où est la vérité, et qui est au plus près, de la réalité ou ce que tu en fais ? Si un pot de yaourt est seul face à la mer, elle n'est ni bleue ni belle, et pas même mouillée ".
H.

   Anonyme   
12/8/2009
Mention spéciale pour ce phrasé d'une douceur exquise. Je passe au suivant épisode.


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