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La Philosophie des salades
Nobello : La Philosophie des salades  -  Le chant des étoiles
 Publié le 14/03/09  -  11 commentaires  -  2124 caractères  -  150 lectures    Autres publications du même auteur

Avertissement spécifique :

Pour te faire présumer du début d'un soupçon d'ombre de vérité quant à ce qui concerne la teneur de ces lignes, j'aurais dû en couvrir cent millions de volumes et prendre au paysage les hêtres de ses bois, les saules de tes rives et les grands chênes aussi, sous lesquels je suis bien de regarder la lune. Ce n'était pas raisonnable et j'y ai renoncé, alors l'histoire est courte.

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La rumeur s'enflait. Elle traversait la galaxie en tous sens, et laissait derrière elle un sillon lumineux de joie compassionnelle, faisant vibrer les mondes à la bonne nouvelle : d'avoir su lui donner la chaleur nécessaire, parce qu'il savait si bien la fibre sensuelle de celle qu'il aimait, le jeune époux comblé d'une planète fertile, la plus douce de celles dont il s'était chargé, flamboyait de présence et chantait de fierté.


Soleil était son nom, et elle s'appelait Terre. Elle portait en ses flancs le trésor frémissant qui justifie l'avènement de Tout : la Vie s'installait là, promesse de Conscience.


Les yeux de l'univers prenaient parfois ainsi naissance par une branche éloignée de la famille émue, et les nombreux parents se mirent à chanter comme ils faisaient toujours quand cela arrivait. La nouvelle était bonne et le chant des étoiles emplissait l'univers en un chœur puissant tout ruisselant d'amour.


Mais une onde plus sourde vint se mêler aux leurs, en altérant le timbre.


Parvenue d'un Ailleurs qui sait Mieux et Pourquoi, elle résonnait, grave, entravant à nouveau la liesse libérée.


Alors, la compassion changea de registre. Pour bercer les douleurs de la jeune accouchée montait un chant de veille. La mère était malade et tous étaient inquiets, d'une angoisse sans forme.


Elle gémissait en vain, pâlissante, pâtissant de ce fruit que son ventre fécond refusait à demi tout en l'aimant encore, de cette Vie en elle qu'elle avait tant voulue.


La petite avait attrapé les Hommes et les affres promises pouvaient autoriser sa pâleur vacillante.


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   Anonyme   
14/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon y'a pas un mot de trop ce qui aurait été dommage vu leur nombre mais là franchement j'ai lu et relu 3 fois craignant à chaque fois de retrouver l'idée de fond.
C'est un texte très riche trop riche même tant au niveau des idées que des mots. à chaque fois que je le relis j'ai une interprétation de plus.. Les matins du monde avec ce regard extérieur qui perçoit que finalement dès sa création, l'homme est une aberration?

   Anonyme   
15/3/2009
Bonjour Nobello,

Y'a pas... c'est magnifique de poésie.
Mais...
EDIT
J'ai lu le chapitre suivant, donc je reviens sur ce texte pour terminer ce commentaire.
Je trouve dommage que tu aies choisi de faire l'impasse sur ce qu'il y a eu entre la création et notre arrivée. Peut-être parce que justement, de graines et de molécules, à cette époque là, il en était bien question. (avis très personnel). Bref, je me sens un peu parachutée, mais c'est ton choix et il est expliqué dans l'avertissement.

   marimay   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo Nobello, c'est superbe ! Ta plume retrace avec beaucoup de poésie la naissance de la Terre saluée par le chant des étoiles, Terre mère d'enfants qui brisent l'harmonie de la Création.
C'est toujours aussi bien écrit et je te lis avec le même plaisir.

   Menvussa   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De la poésie en cet hommage rendu à Dame terre dans ce qu'elle a de plus nature.

"La petite avait attrapé les Hommes et les affres promises pouvaient autoriser sa pâleur vacillante."

Un petit bijou cette phrase.

   myrtille   
19/3/2009
Je viens de lire celui-là et le précédent. Je préfère en court comme ça, ça se lit tout seul. Et ce ne sont pas des salades que tu nous racontes là.

   Maëlle   
6/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
la pauvre...

   Pat   
13/4/2009
Pour discuter et approfondir vos points de vue sur ce texte, merci de le faire ici

   nico84   
15/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le plus triste, c'est que tu es pas loin de la vérité. En espérant que les hommes te fassent mentir plus tard.

J'adore l'écriture. Pourtant, vu la longueur je ne m'attendais à rien de profond. Et puis si, en si peu de mot, tu as tout dit. C'est fort. Bravo.

   horizons   
5/6/2009
Maifestement j'ai fait fausse route jusqu'à maintenant: je cherchais une intrigue (comme semblait le promettre le 1 er chapitre), des personnages concrets, des rebondissements peut-être...Mais je m'aperçois qu'on n'est pas là dedans avec ce roman. Il s'agit plus d'un reccueil d'essais, entrecoupés de nouvelles et de textes poétique. Le fil conducteur est une espèce d'interrogation philosophique...ou je n'ai rien compris?
N'ayant plus l'habitude de lire ce genre littéraire depuis longtemps, je suis obligé de m'accocher (lire 2 fois les chapitres) mais ça vaut le coup.
H.
H.

   Anonyme   
7/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Intense et poétique. Ne t'excuse pas de la non longueur. Il y a plein d'auteurs qui alternent les souffles longs et courts. Si ça sert le récit et si c'est construit, que reprocher ?
Une allégorie, on entre dans cette philosophie attendue, annoncée dans le titre, une allégorie impeccable.

   jaimme   
7/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle écrire! Chapeau!!
je me précipite pour lire le reste!
Sur un sujet similaire, si on aime (moi oui): Terry Pratchett et Ian Stewart: "La Science du Disque-monde", surtout le volume 2.


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