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La Philosophie des salades
Nobello : La Philosophie des salades  -  Graine de nous quatre
 Publié le 17/03/09  -  6 commentaires  -  2060 caractères  -  47 lectures    Autres publications du même auteur

En définitive, nous devenons ce que nous sommes certains d'être. C'est parfois difficile à qui l'on a trop dit qu'il était bien trop ci, et trop pas assez ça.

Mais c'est encore plus dur pour ceux à qui personne ne dit jamais qu'ils sont quelqu'un.


Fasse mon Créateur que je n'oublie pas qu'Il est dans ton regard, même les yeux fermés...


Graine m'a bien montré, en me trouvant toujours ailleurs que là où j'attendais, qu'il n'est pas très utile de présumer des choses. Rien n'est où on le croit mais on a souvent plus que le bien qu'on se souhaite. Sans, d’ailleurs, y trouver toujours le bon mode d'emploi.

Et puis, avec le temps, on s'aperçoit que certains gâchis sont des terreaux fertiles où le grain lève mieux, plus longtemps et plus haut.


Que sais-je du regard que portera sur moi celui que je serai, et qui m'est étranger mais pour qui je me bats ? Suis-je souvent retourné, à regarder mes pas, les marques de mes chutes, fidèle à qui j'étais bien que ne l'étant plus, jugeant que j'ai bien fait en toutes circonstances ?

T'es-tu bien demandé après quoi nous courons à longueur de pensées, à épuiser nos vies ?

Nous voulons ci et ça, et encore autre chose, et changeons l'objectif lorsqu'il nous déçoit, c'est-à-dire trop souvent. Au mieux, c'est l'habitude, fade de certitudes insipides. Au pire, le dégoût.

Pourquoi le bonheur n'est-il si souvent qu'un état passager ? Et d'où vient cette idée que le bonheur est , alors qu'il est donné ?

Et qu'y a-t-il au bout, que fait-on lorsqu'on est totalement, parfaitement, irrémédiablement heureux ?


Un bonheur trop complet ressemble un peu trop, à mon œil de primate soi-disant sapiens, à la vie trépidante d'un champ de betteraves, et je me garderais bien de dissoudre d'un coup toutes mes contrariétés. C'est mon côté borné : je crains d'avoir besoin d'un peu d'emmerdements pour me sentir exister. L'eau d'un désert aride abreuve souvent mieux que l'eau de l'océan...


Encore qu'une langouste serait peut-être d'un avis différent. C'est affaire d'Expérience.


 
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   Menvussa   
19/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très astucieuse cette présentation, ces réflexions entrecoupées de textes pour les illustrer.

"En définitive, nous devenons ce que nous sommes certains d'être." Donc si je ne suis certain de rien... je deviens rien... c'est ennuyeux. D'un autre côté, savoir se contenter d'un rien, c'est peut-être cela le début du bonheur.

   Pat   
13/4/2009
Pour discuter et approfondir vos points de vue sur ce texte, merci de le faire ici

   nico84   
16/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Pareil que Menvussa. Trés bonne idée, ces nouvelles entrecoupées de réflexions intelligentes. Vraiment astucieux.

Je continue ma lecture mais j'apprécie chaque texte et l'ensemble. Harmonieux.

   Maëlle   
26/4/2009
Je me retrouve dans cette façon de penser là, en tout cas.

   horizons   
10/6/2009
Le côté justification (ou transition ? Intruduction au chapitre suivant? concentré de cours ?) philosophique se poursuit avec beaucoup de questions pertinentes (x6)...mais sans réponse à ce jour...

   Anonyme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un pélerinage (toute laïcité gardée) dans un univers philosophico-poétique. Du charme du charme du charme, très onirique. Un peu comme des pensées qui berceraient.


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