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L'histoire de Brigitte et celle de Jean-Luc
NICOLE : L'histoire de Brigitte et celle de Jean-Luc  -  L'histoire de Brigitte - Chapitre 1
 Publié le 26/09/09  -  18 commentaires  -  9102 caractères  -  582 lectures    Autres publications du même auteur

- Et pourquoi je ne pourrais pas l’utiliser pour faire la mayonnaise ?


Je regarde ma copine Isa qui brandit triomphalement le mortier à aïoli de feu ma grand-mère, qu’elle a déniché au fond d’un placard.


- Parce que j’ai une très bonne mayonnaise en pot que j’ai achetée spécialement pour les langoustines... Et que c’est le mortier à aïoli de ma grand-mère.

- Besoin d’aide les filles ?


Le nouveau copain d’Isa, impossible de me rappeler comment il s’appelle. Là tout de suite, c’est le nom de son prédécesseur qui me vient.


- C’est Brigitte qui veut saboter les langoustines avec de la mayonnaise toute prête parce qu’elle a peur que je casse le mortier de sa grand-mère.


Ça n’a rien à voir, elle peut toujours casser le bol en terre cuite, de toute façon il me restera toujours le pilon en bois d’olivier, et ça suffit pour le souvenir.

Le truc qui me fait peur, c’est qu’elle RÉUSSISSE sa mayonnaise, et ça je ne peux pas le leur dire, sinon c’est la camisole garantie.


Après la mort de ma grand-mère, ma mère nous a proposé, à ma sœur et à moi, de choisir parmi les objets qu’elle laissait derrière elle quelque chose qui nous la rappellerait. Moi, j’ai demandé le fameux mortier et son pilon. Quand je les ai tenus entre les mains, je me suis rendu compte que je ne les avais jamais réellement regardés auparavant. Je n’imaginais pas qu’ils pouvaient être aussi ordinaires, des objets de la vie courante, mais par leur entremise, je m’appropriais l’image de ma grand-mère assise dans sa cuisine, le mortier coincé entre les cuisses et le pilon à la main.


- Petites, arrêtez de parler sans arrêt, vous me faites de l’air. Elle ne va jamais monter avec toute cette agitation. Malheur Joseph ! Ferme cette porte, tu fais du courant d’air !


Mon grand-père, qui connaît son Antoinette par cœur, ressort sur la pointe des pieds. L’aïoli, c’est une affaire d’importance.


Pour ceux qui seraient nés autre part que dans le midi de la France, l’aïoli est une mayonnaise fortement chargée en ail qui donne son nom à un plat constitué de morue et de légumes simplement cuits au court-bouillon.

Sans elle, ces ingrédients de base seraient juste insipides, alors que sublimés par son adjonction, ils deviennent proprement indigestes.


Ma grand-mère faisait l’aïoli comme personne.

Concrètement, ça signifiait que toutes les femmes présentes en âge de tenir d’une main une carotte et de l’autre un couteau se voyaient vivement encouragées à éplucher des légumes toute la matinée, sous la houlette éclairée de ma grand-mère. Cette dernière étant seule habilitée à monter l’aïoli, et à recevoir les compliments du reste des convives : nous œuvrions sans gloire, mais après tout le plat ne s’appelle pas « bouilli de légumes », ni même « nage de morue », alors...


Donc voilà : qu’Isa puisse s’imaginer pouvoir monter une mayonnaise en dix minutes, sans sacrifier au moindre cérémonial, sans fermer les portes et les fenêtres, et sans faire sortir les femmes qui ont leurs règles, ça m’anéantit, rien de moins.

(Petit nota à l’usage des non-Méridionaux : on n’a jamais vu, de mémoire de Provençal, une femme réussir à monter une mayonnaise pendant ses menstrues.)


Ça y est, ça me revient, il s’appelle Hugues, le nouveau chéri d’Isa, et là il vient de pousser un hurlement déchirant à l’idée du crime de lèse-langoustines que je m’apprêtais à commettre.

Il faut dire que notre pourfendeur de la « malbouffe » vient de faire une heure trente dans les embouteillages depuis Rungis pour nous ramener les seules langoustines de toute l’Île-de-France dignes d’être consommées... respect.

Je chasse à regret l’idée perfide de lui réclamer du chorizo : qui sait, il partirait sûrement en Espagne sur le champ.


Comme à quarante ans, j’ai appris à éviter de croiser le fer en pure perte avec des illuminés, surtout s’ils sont de surcroît mes invités, je capitule sans combat devant ce fils spirituel de Jean-Pierre Coffe et, livide de contrariété, je les laisse s’attaquer à une légende…


- Il y a un problème avec la mayo ?


Là, je m’applique de mon mieux à paraître affligée, mais j’exulte : Dieu existe et il m’aime.


- Quand ça ne prend pas, il faut la battre au fouet électrique, après avoir rajouté un jaune d’œuf... ou bien un blanc.

- Non, c’est un peu de lait qu’il faut y mettre.

- Jamais de la vie, le lait c’est quand tu as trop salé.

- Moi qui n’ai jamais eu de batteur électrique, je fais exactement les mêmes choses avec un fouet à main.

- Il faut ajouter de la moutarde, enfin je crois. De toute façon, au point où ça en est on risque rien d’essayer.


Je sors tout ce qui semble nécessaire au sauvetage, et je les regarde s’activer autour de la mixture à la couleur de plus en plus approximative. Je jubile avec discrétion.


Ils sont tous dans la cuisine nos amis. Enfin, à l’exception d’Isa il serait plus juste de dire les amis de Jean-Luc.


Je dis ça sans aucune amertume, j’en fais le constat, rien de plus. J’ai toujours eu d’énormes difficultés à nouer des relations amicales et à les entretenir. Aussi, lorsque j’ai rencontré Jean-Luc, il a amené dans la corbeille de mariage un noyau d’amis que je n’ai eu aucune difficulté à adopter.

C’est seulement qu’à certains détails, je sais que ce sont les amis de Jean-Luc avant d’être les miens. Par exemple, c’est toujours lui qui les appelle, et si je suis souffrante c’est auprès de lui qu’ils prennent de mes nouvelles. À la lumière de ces habitudes, je sais que si nous devions nous séparer, je perdrais assez rapidement le contact avec eux. Pour autant, je n’y attache pas énormément d’importance, c’est comme ça, mais au fond ça n’est pas grave.


Je sais bien que je suis seule responsable de cette situation. Le commerce des autres m’a toujours demandé des efforts qu’avec le temps, je m’impose de moins en moins souvent. C’est une des joies de l’arrivée de la maturité que de cesser enfin d’aller contre sa nature, et de s’accepter avec toute l’indulgence dont on est finalement capable.

Par chance, Jean-Luc est probablement l’homme le plus bavard que j’ai rencontré, et son exubérance nous rend complémentaires. Le flot continu de sa conversation m’est un écran de fumée derrière lequel abriter discrètement mes silences.


L’art de la conversation devrait s’enseigner à l’école, moi je n’ai jamais su, et je crois bien que je ne saurai jamais, en tout cas pas avec le naturel que j’admire chez certains. Ceux qui savent rebondir sur des riens sans effort m’éblouissent, moi j’en suis irrémédiablement incapable. Mes rares tentatives sentent la sueur, quoi que je fasse.

À nous deux, nous formons un couple complémentaire, d’agréable compagnie.


Ses amis sont presque tous des confrères, chirurgiens comme lui, ou intervenants dans le domaine médical.

Ce soir nous recevons le noyau habituel, et leurs épouses, auquel j’ai rajouté exceptionnellement Isa et son chevalier servant du moment, puisque nous fêtons la fin des travaux de décoration de l’appartement, et qu’elle y a très largement contribué.


Si je me laisse aller à regarder au-delà du buisson de langoustines (agrémenté de ma mayonnaise en pot), j’ai Sandra dans ma ligne de mire.

En fait, Sandra n’est pas son vrai nom, elle a un prénom impossible en « ette », type Lucette ou Georgette. Le genre de prénom dont les parents malintentionnés affublaient leurs rejetons au siècle dernier. Alors, à l’adolescence, elle a décidé d’en changer, et elle a tenu bon, ne répondant qu’à ceux qui utilisaient le prénom qu’elle avait décidé de porter. Moi au même âge, j’en ai rêvé, tournant autour de l’idée, et puis je n’ai finalement pas osé, alors je trouve que sa détermination mérite d’être saluée.


Si son prénom était la seule chose fausse chez elle, je ne regretterais pas aussi amèrement de l’avoir placée en face de moi. Son mari est chirurgien esthétique, comme le mien, sauf que lui il pourrait utiliser son épouse comme enseigne lumineuse pour son florissant cabinet.

Elle est incontestablement sa cliente la plus assidue.

Cette semaine, elle s’est fait une nouvelle fois injecter du Botox dans les lèvres. Comme elle trouve que le résultat s’estompe trop vite, elle préfère forcer un peu la dose pour y aller moins souvent.

Donc là, je mange en face d’une femme sans âge (grâce au talent de son mari), équipée en lieu et place de la bouche, d’une ventouse qui ferait merveille si elle était affectée au débouchage des éviers.

Pourvu qu’elle ne prenne pas une banane au dessert.


Moi, lorsqu’on me demande la profession de mon mari, je ne rajoute jamais « esthétique » après « chirurgien », de peur que mon interlocuteur ne se mette à me scruter pour dénicher les éventuelles retouches réalisées par l’homme de l’art.

Sandra, quant à elle, a l’air d’assumer parfaitement, d’ailleurs là, elle fait tâter ses seins tout neufs à son malheureux voisin, sous l'œil bienveillant de son mari. La connaissant, le pauvre Hugues ne devrait pas tarder à être invité à admirer son postérieur, liposucé de main de maître l’année précédente.


Isa va me tuer pour avoir réalisé ce plan de table.


 
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   jaimme   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh, c'est savoureux!! Plein d'humour, de remarques intelligences!!
Vivement la suite!!
J'ai noté au fur et à mesure:
"ils deviennent proprement indigestes.", parfaitement exact! Mais tellement bons!
"...une femme réussir à monter une mayonnaise pendant ses menstrues.": détail ethnographique exact!!! Mais, moi, un homme, il m'est arrivé aussi de la rater... Alors?
"Je chasse à regret l’idée perfide de lui réclamer du chorizo : qui sait, il partirait sûrement en Espagne sur le champ.": excellent!!
"Comme à quarante ans,...": je n'aurais pas mis de virgule.
Ratée la mayo? Moi je mets un jaune d'œuf... Chacun son truc!
Quand on dit: "mais au fond ça n’est pas grave", c'est qu"en fait...
"Mes rares tentatives sentent la sueur": c'est beau.
"il pourrait utiliser son épouse comme enseigne lumineuse": oui!!
"Pourvu qu’elle ne prenne pas une banane au dessert." re-oui!

Si la suite est du même acabit, je vais me régaler (même avec l'haleine fétide!!)

jaimme

   ANIMAL   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup. L'ambiance générale, les réflexions intérieures, les descriptions, les souvenirs... Tout sonne juste autant sur le fond que sur la forme.

Jaimme a trouvé le mot juste : c'est savoureux :-)

Merci de ce moment de lecture sourire aux lèvres.

   Eric-Paul   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bienvenue à Brigitte et Jean-Luc,

en espérant que les correcteurs ne prennent un sadique plaisir à nous faire attendre les chapitres suivants.

eric

   Anonyme   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Très bon teaser.

Je trouve ça plein de spontanéité, les caractères dépeints jusque là sont tout simplement criants de réalisme... on a envie d'en savoir plus.

J'apprécie le ton semi sarcastique semi heureux, on sent une sorte de "coté maternalo-sentimental-mais-dur" chez le narrateur qui pimente un peu l'histoire, et donne une touche familière (comme si on avait pas tous assisté à ce genre de soirée...) au récit.

J'aime bien le fait que la narratrice soit en retrait, amicalement parlant, et en même temps qu'on la sente à l'écoute et détendue parmi ces gens qui ne sont pas ses amis à elle.

Les chirurgiens... ça promet du plaisir, Sandra m'a fait rire...

Bref, merci Nicole, j'attends la suite, donc, c'est bien tu as réussi à me caler sur un texte à suites (ce qui est loin d'être évident)... à bientôt.

   aldenor   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un roman qui s’annonce divertissant. J’aime le regard critique, inquisiteur, de la narratrice.
Mais l’écriture me semble moins maîtrisée que dans tes nouvelles. C’est une impression d’ensemble. Voici des exemples :
Je trouve inutile « Je regarde » ma copine Isa : « Ma copine Isa brandit… ». Il va de soi que la narratrice la regarde.
Elle peut toujours… il me restera toujours… (Le deuxième toujours est superflu).
La ponctuation est défaillante dans : « Cette dernière étant seule habilitée à monter l’aïoli, et à recevoir les compliments du reste des convives : nous œuvrions sans gloire... »
« Comme à 40 ans… » Il faudrait une virgule apres « comme » ou bien supprimer celle après « ans » : j’ai mis du temps à comprendre la phrase.
Nota pour les non-meridionaux peu après la remarque pour ceux nés autre part que dans le midi de la France, c’est répétitif.

   nico84   
2/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaucoup d'humour et de dynamisme. Du naturel, de la spontaniéité, ce qui donne de la vie à travers les dialgoques toujours pontués de pensées décalées et humoristiques.

Un angle de vue et des interprétations trés fines, un décor bien planté, je trouve que ce premier épisode réussit à merveille sa fonction : planter le décor. On comprends l'écriture, le fond, la forme. Bravo pour ce beau moment de lecture.

   LeopoldPartisan   
2/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas vraiment ma tasse de thé, ce petit côté actuel série TV n'est vraiment pas ce que j'ai l'habitude de lire, ni ce qui me fascine dans l'existence. Au moins cela à le mérite d'exister et puis je conçois vraiment bien tout le travail et l'investissement personnel que cela nécessite. A suivre.

   Myriam   
4/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très très agréable lecture, tout ce que j'aime!

Les portraits ironiques, l'ambiance vivante et agitée d'une réunion d'amis, et surtout, ce point de vue lucide, plein d'humour et vaguement désenchanté. Une narratrice comme je les apprécie!

J'ai adoré: "Dieu existe et il m'aime"!!
...et "Le flot continu de sa conversation m’est un écran de fumée derrière lequel abriter discrètement mes silences."
... et aussi les réminiscences émouvantes, autour de cet objet si quotidien, le mortier à aïoli.

Et le meilleur, c'est qu'il y a plein d'autres chapitres!!! J'y cours!!!

   Anonyme   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour NICOLE
En premier lieu, juste un détail : le mortier : inox, fonte, marbre (les meilleurs, les plus anciens) bois d'olivier aussi ; mais terre cuite, j'ai un doute. Ca casserait sous les coups du pilon et il y aurait aussi, le goût.

J'ai un autre doute affreux : déjà monter une mayo avec un fouet à mains demande de l'endurance mais avec un pilon... Je demande à voir.

Ces considérations dépassées et oubliées, j'aime. Le ton, évidemment, on sent le recul du narrateur, il préside bien loin au-dessus de la table, caméra sur l'épaule et réflexions douces amères en bandoulière. Très bon, très juste. J'aime vraiment.

Je ne sais pas pourquoi (enfin, si je sais, mais ça me regarde...) la phrase sur l'acceptation de ses travers (difficulté à se rapprocher ou a nouer de longues relations amicales etc) passe mal. Je me dis que Brigitte est encore trop jeune pour accepter ce genre de travers et laisser filer. Je crois que même à 40 ans, on a envie de plaire et donc de croire que ses travers (quels qu'ils soient) on peut les changer, les adoucir ou les améliorer. Mais laisser glisser, je ne sais pas, ça me gêne un peu... Il me semble, mais évidemment ce n'est pas une certitude, que pour arriver à s'accepter et à se supporter telle que l'on est, il faut passer un autre cap.
Enfin, je n'affirme rien, je m'interroge c'est tout, vu que cette phrase m'a interpellée. Quoi qu'il en soit, j'ai de nombreuses affinités avec l'héroïne et donc aucune difficulté à m'imaginer à sa place.
Cette entrée en matière langoustinienne est délicieuse et donne envie de passer au plat suivant, mayonnaise en pot... ou pas.

   Ariumette   
6/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’ai vraiment bien aime cette entrée en matière spontanée. On va direct dans les pensées de Brigitte. Des pensées pleines d’humour et de private jokes ! On découvre bien la Brigitte intérieure qui est bien plus rigolote et originale qu’elle ne l’est dans son apparence de gentille femme mariée à un beau parti ! (heu… j’ai lu le roman en entier avant de commenter mais je vais tenter de commenter chaque parties indépendamment).
Un bon premier chapitre donc qui donnerait complètement envie de lire le reste si on ne terminait pas sur un point final… Je dis ca mais j’ai du mal a voir comment vous auriez pu tourner ça autrement… Peut-être en appelant ce chapitre prologue…

À part ça j’ai note 3 piccoli détails (ce n’est que mon humble avis)…
Par 2 fois en parlant de la mayonnaise, vous interpellez le lecteur non méridional. Même si ça a le mérite de rendre plus vivant le récit, je trouve que ça dénote un peu trop la présence de l’auteur derrière le narrateur (ici Brigitte). Ainsi Brigitte en pensant/racontant son histoire (peut-être seulement a elle-même d’ailleurs) aurait-elle vraiment donne ses précisions qui lui paraissent naturelle puisqu’elle vient du midi !

« le mortier coincé entre les cuisses et le pilon à la main.
- Petites, arrêtez de parler sans arrêt, vous me faites de l’air. »
Ici je trouve que le point après main n’introduit pas très bien la notion de souvenir du dialogue suivant. Peut-être avec des points de suspension ou 2 points…

« C’est seulement qu’à certains détails, je sais que ce sont les amis de Jean-Luc avant d’être les miens. »
Ici je trouve la tournure de phrase maladroite avec la répétition des « que ».

Voilà pour ce chapitre !

   Garance   
7/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Premier chapitre intéressant.
J'adore l'aïoli mais je ne trouve pas ce plat indigeste...sympa l'idée de l'aïoli pour accompagner la lecture...mais je consommerai avec modération chapitre par chapitre.
La description des personnages est amenée de façon dynamique par Brigitte qui nous livre en même temps ses pensées.
La phrase : "Pour ceux qui seraient nés autre part..." m'a gênée. Je pense qu'elle nous éloigne de l'histoire, des personnages, en nous ramenant trop directement à notre position de lecteur.
J'ai particulièrement apprécié l'explication de l'attachement à l'objet (mortier/pilon) et j'ai compris pourquoi Brigitte ne voulait pas que sa soeur confectionne la mayonnaise - je m'embarquais dans des suppositions erronées.
J'ai souri lorsque tu dis : "Pourvu qu'elle ne prenne pas de banane au dessert !"
Voilà, je ne me suis pas ennuyée dans cette cuisine...et je reprendrai ma lecture dès que possible.

   Selenim   
8/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Oui, une entame rafraichissante, avec un style très actuel, très Gavaldesque.
Les personnages sont bien brossés, les dialogues sont légers, l'humour oscille entre le bon et l'oubliable.
J'ai surtout apprécié les petites réflexions, qui sans être des trésors d'originalité sont d'une justesse idoine.
Le rythme est bien gérer, surtout pour un début de roman. Je vais d'un clic poursuivre les aventures de Brigitte.

Selenim

   calouet   
9/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Évidemment, c'est délicat de commenter après juste une partie lue, mais je tente le coup (waaooo quel courage!)... J'aime beaucoup le ton léger de l'ensemble, mais si on imagine déjà que le fond ne le sera sans doute pas, léger...

La première partie, mayo/aïoli, est de loin, à mon sens, plus convaincante que la seconde, où j'ai remarqué deux trucs qui me chiffonnent un peu :

Le flot continu de sa conversation m’est un écran de fumée derrière lequel abriter discrètement mes silences.

le "m'est" suivi du "mes" est correct, mais lourd. J'aurais bien vu un possessif de moins dans cette phrase.

elle s’est fait une nouvelle fois injecter du Botox dans les lèvres.

Là c'est plus pour info, n'étant pas un pro de ce type de pratiques : je croyais que le bottox c'était pour ôter les rides, et que dans les lèvres, on bourrait plutôt au silicone?...


Allez je m'arrête là pour cette première lecture, j'ai vraiment apprécié l'humour pince sans rire, ça démarre bien!

   Filipo   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette entrée en matière, finesse de l'observation, justesse de ton, légèreté de l'écriture (très très agréable à lire). Un savant mélange de réflexions personnelle et de vacheries douces-amères sur la vie, ses travers, ses bonheurs...

   Anonyme   
9/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est vif, c'est drôle, il y a de bons moments de vie...

Je vais derechef lire la suite, en espérant qu'elle tiendra promesse.

Un petit défaut: les paroles sont parfois trop mélangées, on se perd un peu...

   monlokiana   
14/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé le début de ce roman. L'écriture est fluide, j'ai adoré la partie où la narratrice ne veut pas que Isa fasse la mayonnaise de peur qu'elle réussisse. Les femmes alors!
Belle entrée en matière, beau début. ça donne envie de lire la suite. Les personnages sont bien présentés, bien peints.
Je cours lire la suite...

   Palimpseste   
15/9/2011
J'aime beaucoup !

Quelques petits chipotages :

- "Dieu existe et Il m'aime" (avec majuscule à "Il")

- le pilon pour la mayo, ça me laisse dubitatif. Je crois qu'on utilise le bol pour mettre l'ail en purée, mais pas pour monter la mayo (en tout cas pas avec le pilon).

- Les notes au lecteur non-méridional, qui pourraient être insérées dans le texte d'une façon plus fluide et moins "interpellatives".

Je lirai la suite dès que livrée :-)

   pierre   
30/6/2012
Commentaire modéré

   carbona   
6/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une bonne impression pour ce premier chapitre.
Une écriture agréable. Des personnages et des liens qui se dessinent.

Un démarrage un peu longuet sur la mayonnaise puis vient la présentation d'autres personnages dont Sandra qui m'émoustillent davantage.

Je n'aime pas : les adresses au lecteur "Pour ceux qui seraient nés autre part que dans le midi de la France...", ça me sort du texte et "(Petit nota à l’usage des non-Méridionaux..."

J'ai souri :

"faire sortir les femmes qui ont leurs règles pour réussir la mayonnaise"

"Son mari est chirurgien esthétique, comme le mien, sauf que lui il pourrait utiliser son épouse comme enseigne lumineuse pour son florissant cabinet. "

J'ai ri : "Je chasse à regret l’idée perfide de lui réclamer du chorizo : qui sait, il partirait sûrement en Espagne sur le champ."


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