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Réalisme/Historique
Alcirion : Une rencontre
 Publié le 10/03/16  -  7 commentaires  -  13942 caractères  -  93 lectures    Autres textes du même auteur

Un texte commencé il y a une dizaine d'années et que j'ai retravaillé et terminé fin 2015.
L'idée m'est venue en lisant un texte sur ma Première Obsession. L'auteur évoquait la possibilité que celle-ci ait eu l'occasion, dans l'absolu, de croiser ma Deuxième Obsession en avril 1872 dans la salle de lecture du British Museum… J'ai donc fait le récit de leur rencontre imaginaire mais néanmoins possible…


Une rencontre


Londres, British Museum, avril 1872



Le jeune homme soupira et laissa dériver son regard vers l’entrée de la vaste salle. Merde pour lui. Définitivement, il n’arriverait à rien aujourd’hui. L’imaginaire l’avait fui.

Devant lui, sur sa table de lecture, se trouvaient ouverts diverses revues et recueils de poésie, des choses fadasses, archaïques, dépourvues d’ambitions formelles et qui auraient ravi, à n’en pas douter, les fins esthètes qu’il fréquentait il y a peu. Quel ennui. Le bibliothécaire, merde pour lui, n’avait pas daigné lui communiquer ce qu’il avait demandé, les œuvres de Sade. Un sourcil soupçonneux s’était brutalement levé à cette requête inconvenante, aussi le jeune homme s’était-il rabattu sur ces vers inoffensifs.

Renversé sur son siège, les yeux dans le vague, il fut alors extrait de sa torpeur par l’arrivée d’un nouveau lecteur, là-bas, tout au bout de la salle. Sans doute était-ce la démarche assurée de cet homme qui avait attiré son regard. Taille moyenne, la cinquantaine, bien mis dans des vêtements qui n’étaient plus pourtant de première fraîcheur, barbe poivre et sel abondamment fournie, œil vif et d’une intelligence formidable, ce fut cela surtout qui frappa l’imagination du jeune homme et provoqua son intérêt. L’autre semblait marcher vers lui, vraiment, et prit tout à coup conscience d’être observé.

Leurs regards se croisèrent l’espace d’un instant.

Avisant la place vide à côté du jeune homme, l’arrivant y déposa un lourd dossier, puis salua son voisin d’un mouvement de tête. Une invitation, à n’en pas douter.

Le jeune homme se perdit un instant dans la contemplation de son nouveau voisin, hésita… et puis… rien dans les allures de cet homme ne signalait expressément la nationalité britannique et du reste, la salle de lecture du British Museum était d’ordinaire bien cosmopolite, aussi…


– Vous parlez français ?


L’homme parut surpris de cette apostrophe brutale mais répondit pourtant calmement :


– Quelque peu, oui…

– Ne vous méprenez pas, monsieur, ce n’est pas que je sois contraint de causer la langue de Shakespeare, que d’ailleurs je maîtrise fort mal, pour ne pas dire pas du tout, non, Londres fourmille d’anciens communards, et je pourrais même me vanter d’être l’un d’eux, c’est que, voyez-vous, leurs préoccupations m’assomment… Et comment dire ? J’ai cru sentir chez vous le moyen de quelque conversation intéressante.

– Je crains fort que mes préoccupations ne vous passionnent guère, jeune homme.


Le ton était calme, assuré, courtois mais réservé, comme si la différence d’âge et de statut installait de fait une certaine distance. Mais le jeune homme crut y deviner une certaine bienveillance.


– Quel est donc votre état ? Êtes-vous professeur ? Vous en avez l’allure…


Son interlocuteur eut un petit sursaut de surprise.


– Décidément, commenta-t-il, vous aimez bondir vers votre sujet sans vous soucier des convenances…

– Vous en offusquez-vous ?

– Ma foi non…


Il marqua un temps.


– Professeur, je l’ai été jadis…


Son regard sembla se perdre un instant, à la recherche de sa jeunesse ou de territoires inconnus, tandis qu’un sentiment de nostalgie désabusée assombrissait son visage. Mais il reprit rapidement une physionomie avenante.


– Nous pourrions dire que je suis un philosophe.


Une expression de consternation passa alors sur le visage du jeune homme sans qu’il cherchât à le dissimuler une seconde.


– Bah ! Voilà qui est bien laid. Je ne connais rien de plus désolant pour l’esprit. Et je me méfie de ceux qui pratiquent ce jeu-là, ils sont prompts à vous convaincre de quelque chose, si la circonstance les arrange, tout en pensant le contraire. Ce sont des tordus…


Son interlocuteur se figea de surprise tandis que le jeune homme passait négligemment la main dans ses cheveux, ce qui traduisait chez lui la lassitude et l’ennui. Et tandis que le temps s’arrêtait, il releva vers son aîné un regard sincère, chargé d’une désinvolture outrecuidante…

N’importe quel homme aurait eu le sentiment d’être insulté par cette candeur, cette grâce, cette provocation, cette honnêteté morale en quelque sorte. L’ancien professeur eut l’impression étrange qu’aucune convention humaine, vraiment, n’était en mesure de venir perturber l’assurance tranquille, imperturbable, millénaire, qui éclairait ce visage juvénile. Et sa curiosité s’éveilla.


– Attendez, ce n’est pas tout. Je suis allemand.

– Merde pour moi ! Voilà bien ma veine…


L’amusement intérieur du philosophe connut une progression exponentielle… Lui le colérique, l’impatient, l’irascible, acceptait en cet instant la raillerie, plaisantait avec un adolescent… Un délicieux sentiment de délassement vint soulager son cerveau, occupé d’ordinaire du matin au soir de raison et de méthode.


– Je ne sais pourquoi, mais vous m’êtes sympathique, jeune homme…


L’autre tressaillit, piqué par ce qu’il ressentit comme de la condescendance.


– … si vous acceptiez de franchir le rempart de morgue derrière lequel vous vous protégez, alors, sans doute, pourrions-nous échanger quelques propos intéressants. Il faudrait pour cela que vous en ayez le désir.

Pour ma part, je m’ouvre à vous, ce qui est rare. Mes contemporains, sauf un seul, fuient d’ordinaire ma compagnie, me trouvant… Comment dire ? Peu doué pour provoquer l’empathie…


Il marqua une nouvelle pause, hésita un instant et releva lentement le regard vers son interlocuteur.


– C’est que, savez-vous, j’use mes forces en une tâche fastidieuse. Le vous dirais-je ? J’essaye depuis vingt ans de bâtir une philosophie du réel. Ou, tout au moins, d’en définir la méthode…


Le jeune homme fronça les sourcils. La singularité de l’autre semblait décidément fort éloignée de la sienne…


– Nous n’avons décidément rien en commun : j’exècre la réalité, c’est vulgaire et c’est bien sot. Je donnerais n’importe quoi pour m’en extirper, m’en délivrer. C’est bien simple : je passe ma vie à fuir cette engeance.


Il hésita…


– Je m’applique à me rendre voyant…


Son compagnon, surpris, eut un instant de réflexion très rapide, exercice pour lequel il était surdoué, et décida presque instinctivement de prendre la chose à la plaisanterie…


– Vous vous appliquez à vous rendre voyant, dites-vous… Voilà qui est intéressant, répondit-il dans une expression ironique. Et comment vous y prenez-vous ?

– Par le dérèglement de tous les sens.


Un aplomb déroutant.


– Et quels sont vos moyens ?


Un enchaînement immédiat.


– Tous les moyens me sont bons, et les plus atroces, je préfère : amour et haine, alcool, tabac, drogues, insomnies… alors parfois vient une lueur éblouissante, d’un autre monde, n’est-ce pas, et j’en fais des vers…

– Vous paraissez bien sûr de vous.

– C’est que j’ai beaucoup vécu.

– Et pourtant, vous ne semblez pas même avoir vingt ans…

– Voici le paradoxe.


Interloqué, le philosophe se rejeta en arrière et croisa les bras devant lui. De jeunes imbéciles, il avait eu l’occasion d’en rencontrer déjà, et quelques-uns, mais il sentait confusément quelque chose, un trait d’acuité particulière, une facilité écœurante, percer les fanfaronnades de son interlocuteur. Il avait posé des questions désarmantes et l’autre y avait répondu, sûr de son fait, sans hésiter, avec conviction. Comme si ces propos n’étaient pas une posture de circonstance, mais une doctrine réelle… L’envie lui vint de creuser un peu.


– Et que faites-vous donc à Londres ? demanda-t-il.

– Oh, j’ai suivi un ami, un ami cher… et puis, ici ou ailleurs… Les aubes sont navrantes, n’est-ce pas ?

– Le cynisme est souvent le ton préféré des jeunes gens.

– Vous vous faites condescendant. Ma façon d’être n’a rien à voir avec la jeunesse.

– Vraiment ?

– Oui, vraiment, répliqua le jeune homme.


Un peu vexé, il lâcha la conversation un instant, sembla s’absorber dans ses pensées mais revint bien vite vers son interlocuteur, le sourire aux lèvres.


– Je suis maudit, que voulez-vous ? Quoi que je fasse, une circonstance harassante, une turpitude pécuniaire, une muse mauvaise, toujours viendront me jeter sur un chemin tortueux. D’ailleurs, je ne m’en plains même pas.

– Vous êtes maudit, vous me faites rire.


Et, en effet, un pâle sourire vint éclairer les lèvres du philosophe, sa manière de s’esclaffer sans doute. L’autre fut piqué.


– Et comment donc ?

– Je vous ai menti tout à l’heure. Je ne suis plus allemand, on m’a déchu de ma nationalité d’origine, j’ai dû m’exiler à Paris, puis à nouveau on m’a jeté dehors, je suis allé en Belgique où l’on ne me désirait point non plus, alors je suis venu ici, où l’on me fiche une paix relative. Je suis surveillé par la police, je vis dans la misère depuis plus de vingt ans et j’ai une famille à nourrir. Sans compter que mes travaux sont encore peu connus et que je dois user mes forces à combattre les idées miteuses et archaïques des socialistes français (je ne parle même pas des russes !), tâche exténuante et désespérante. Mon sommeil est mauvais, ma santé devient fastidieuse, et j’ai le cerveau plein d’articles et de brochures que je n’aurais sans doute jamais le temps d’écrire… Alors, dites-moi, qui est le plus maudit des deux ?

– Nous ne parlons pas de la même chose. Vous avez choisi votre destinée en toute connaissance de cause, n’est-ce pas ? Moi, c’est différent. Je suis un étranger de naissance, je n’appartiens pas à ce monde. J’ai la marque des sorcières, haine et désespoir, ma cervelle est détraquée et en vérité, il ne m’est aucun espoir de rémission. Mon âme est un feu qui me brûle atrocement et que jamais vraiment je ne saurais éteindre. Il faudra qu’on le fasse pour moi. Je suis une brute. Définitivement. Je suis incapable de familiarité véritable, d’amour, de tous ces sentiments magnifiques et chrétiens qu’on vante aux poètes. Il n’y a place pour moi nulle part, ici, comprenez-vous ? Alors, je vais partir.

– Vous allez partir ?

– Oui. Je crois bien que je vais laisser choir tout ça… toute cette merde de civilisation. La sauvagerie me conviendra mieux. J’irai chez les nègres, je serais en Chine, déjà, s’il ne tenait qu’à moi, mais les subsides me manquent. Je ne suis pas fainéant. Mais j’ai horreur de tous les métiers, le travail est plus loin de moi que mon ongle de mon œil.

– En somme, vous êtes un anarchiste, lâcha le philosophe.

– Je ne suis rien que vous puissiez concevoir, monsieur, répliqua le poète, dans un sourire candide, désarmant et magistralement provocateur.


Un ange noir passa brutalement… mais l’autre ne s’offusqua pas et prit le parti de choisir un angle nouveau…


– Savez-vous que j’ai failli embrasser votre état ? J’avais dix-huit ans alors et j’ai songé à me faire versificateur, j’en avais la facilité, mais d’autres tâches m’ont paru plus urgentes. Et moins vaines. Que faire de vos alexandrins, aussi habiles et limpides soient-ils, s’ils sont réservés à une poignée de lettrés prétentieux, s’ils ne sont utiles à rien en somme ? À quoi donc servez-vous ?

– Mais pourquoi diable faudrait-il que je serve à quoi que ce soit ? Vous jonglez avec des paradoxes qui retombent sur un idéalisme suranné. Qu’attendre de mieux d’un philosophe, vous défendrez-vous ? Je suis déçu. Vous maniez de bien vieilles sornettes, lâcha le jeune poète avec agacement.


Son compagnon resta un instant bouche bée. Il lui reprochait en l’instant ce que lui-même reprochait aux intellectuels depuis trente ans… et surtout il venait de détruire la facilité de son reproche moral d’une fulgurance imparable.


– Mais pour le monde littéraire français, nous sommes d’accord, ce n’est pas pour ces gens-là que j’écris, je n’ai que foutre de leur jugement. Tel que vous me voyez, j’ai traité de vieux con Théodore de Banville, qui est pourtant bonhomme, et m’hébergea quelque temps. J’ai scandalisé la fine fleur de l’avant-garde poétique, oui monsieur, j’ai perdu toute espérance en ces faquins-là.


La circonspection se fit jour sur le visage du philosophe à l’évocation du nom de Banville. Ce jeune homme, qu’on aurait cru échappé du lycée, était-il déjà installé dans la vie littéraire parisienne ? Cela semblait pour le moins extravagant…


– Quel est donc votre nom, monsieur ?

– Oh, ne cherchez pas, il n’est pas fameux encore, sans doute ne le sera-t-il jamais et de toute façon je m’en moque ! Je n’ai publié aucun recueil, quelques poèmes seulement dans des revues. Enfin, je m’en vais vous donner ce que vous me réclamez : mon nom est Arthur Rimbaud. Et le vôtre ?

– Karl Marx.

– Je vous connais donc déjà, j’ai entendu parler de vous…


La physionomie du philosophe refléta un certain étonnement…


– Vraiment ? Et par qui donc ?

– Un communard, un Basque au nom impossible…

– Lissagaray ?

– C’est cela même. Tous ces gens m’ennuient à vivre dans leurs souvenirs. Ils sont morts déjà. Mais ils ne le savent pas encore. Londres me tue, m’ennuie à mourir. J’irai voir ailleurs dès que possible.


Le philosophe ne répondit pas et s’absorba complètement dans ses pensées. Une tristesse profonde vint accabler son visage sans qu’il cherchât à la dissimuler et le jeune poète, interloqué, observa un instant cet affreux sentiment de désespoir, millénaire et révolté.


– Qu’avez-vous donc, monsieur ?


L’autre sursauta presque et releva vers le jeune homme un maigre sourire accablé.


– Une intuition fugitive, mon fils…


Et un étrange silence se fit soudainement au milieu de la vaste salle à laquelle l’indifférence des autres cerveaux humains affairés conférait une atmosphère surréelle. Ils étaient là, seuls, au milieu de tous les autres, au milieu de ces hommes qui ne les comprenaient nullement, ni l’un ni l’autre.


– Vous perdrez votre vie à poursuivre vos chimères…

– Je le sais déjà.


Le jeune homme planta une dernière fois dans les yeux de son aîné un regard révolté où brûlait à présent une lueur cosmique.


– Mais vous avez perdu la vôtre à vouloir arranger la réalité…


 
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   hersen   
17/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Atmosphère particulière, bien entendu, pour cette rencontre fictive.

Pour ce que je peux m'imaginer d'eux, je trouve les personnages assez réussis.

J'aime la façon de raconter cette entrevue, le vocabulaire choisi, les tournures de phrases.

Rimbaud et Marx. Il fallait penser à les réunir au British Museum. Bien entendu, le texte reste assez caricatural, on ne peut guère faire plus sur du format court.

C'est une lecture cependant intéressante.

Merci pour cette lecture.

   vendularge   
24/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je suppose que créer une rencontre entre deux personnages qu'on connaît (pour les avoir lu) a quelque chose de jubilatoire puisqu'il faut les brosser en quelques lignes. Le tout dans un contexte qui n'a pas eu lieu. Je trouve l'exercice réussi et bien écrit puisque le langage est celui de l'époque, le dialogue richement construit, bref un court métrage très intéressant.

Merci
vendularge

   carbona   
21/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour,

L'idée est intéressante, la rencontre entre le philosophe et le poète mais le traitement ne m'a pas convaincue. Je ne suis pas parvenue à me plonger dans cette conversation qui est certes caricaturale mais surtout trop sophistiquée. Le langage apprêté instaure une distance qui m'a fait rester au bord du chemin.

Merci.

   Lulu   
8/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Alcirion,

j'ai bien aimé cette rencontre entre Rimbaud et le philosophe. Je l'ai trouvée originale, inattendue.

Cependant, ce que je trouve dommage, c'est que vous n'ayez pas davantage mis en scène la rencontre proprement dite. On entre vite dans le vif du dialogue, quand j'aurais aimé que la rencontre soit moins abrupte pour en faire quelque chose d'un peu plus probable, même si l'on admet que l'on est bien dans une fiction.

Autrement dit, comment se sont-ils rencontrés ? Vous le dites, mais c'est un poil trop rapide.

Enfin, dans le style d'ensemble, je n'ai rien à redire, si ce ne sont quelques termes qui me semblent trancher avec le reste. Le niveau de langue est plutôt courant/soutenu, or on trouve parfois quelques tournures familières, ce qui m'a surprise...

Bonne continuation et tous mes encouragements.

   GillesP   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Alcirion,
J'ai bien aimé ce dialogue improbable entre deux incompris en leur temps qui passèrent néanmoins à la postérité. L'atmosphère feutrée de cette rencontre imaginaire m'a plu. Votre écriture classique (au sens strict, c'est-à-dire ce style sobre mais élégant caractéristique de la seconde partie du XVIIe siècle) est très agréable.
Deux éléments, néanmoins, m'ont interpellé: premièrement, je n'ai pas compris l'utilité des tournures familière (merde pour moi, ce con de Banville...). Deuxièmement, j'ai été surpris par l'expression très chrétienne "mon fils" qu'utilise Marx à la fin du dialogue. De la part de celui qui pensait que la religion était l'opium du peuple, cela me semble peu adéquat.
Merci pour ce texte.
Gilles

   Alcirion   
17/4/2016

   matcauth   
11/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

l'atmosphère est étrange, et le British Museum est une fausse bonne idée, dans ce sens ou il y a trop de personnages qui pourraient se rencontrer à cet endroit, ce qui rend la rencontre trop réductrice. D'autres personnages pourraient intervenir. Mais l'idée est bonne, j'ai aimé le côté introspectif des personnages, qui sont en souffrance, leur retenue, leur position sur la défensive, j'ai trouvé ça assez juste.
C'est bien écrit et ça se lit bien. Mais je pense que, finalement, on attend trop d'une telle rencontre et on reste ici un peu sur sa faim. Si on s'intéresse aux personnages, on va chercher quelque chose de plus long, avec un contexte historique et biographique. Le format nouvelle me paraît trop court.


Un bon texte, tout de même.

à vous lire.
En attendant d'autres rencontres.


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