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Science-fiction
aldenor : Message de Mars
 Publié le 06/11/13  -  7 commentaires  -  14454 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur


Message de Mars


Habitants de la planète Terre, j’espère capter une part de votre attention.

Je suis ici pour vous écrire un message.

Pourquoi, direz-vous, ne pas le faire de là-bas ?

C’est que nous n’avons sur Mars la notion ni de l’écriture, ni même du langage. Nous communiquons par transmission de pensées. Or il s’est avéré que les Terriens ne sont pas réceptifs à celles que nous leur expédions.

Hormis les chats roux et quelques hippocampes.

Une mouche aussi, qui a cru à un canular.

Aujourd’hui, c’est devenu un jeu. Nos enfants ont hérité des instruments que les savants utilisaient pour entrer en contact avec vous. Ils montent avec leurs catapultes à longue portée sur le mont Olympe, d’où ils vous balancent des pensées, essentiellement des « coucou de Mars ! ». Et ils captent les vôtres avec des épuisettes et des filets. Les pensées sont omnidirectionnelles comme le son ou la lumière, et avec des années de décalage, faute de vous être équipés de catapultes, elles finissent par parvenir chez nous. Certaines tombent donc dans les filets et les épuisettes des enfants, qui découvrent avec autant de ravissement les coucous des chats roux que vos fantasmes et vos petits secrets.

Toujours est-il que je viens de m’introduire dans le cerveau d’un Terrien de la race humaine. L’esprit qui l’habite s’est laissé éjecter du poste de commandes sans aucune résistance. J’ai désormais à ma disposition sa mémoire, sa raison, l’ensemble de ses facultés mentales.

Me voilà paré pour mener à bien ma mission.

Le temps de m’accoutumer au clavier. À ce crabe qui pianote sur les touches. Lesquelles forment sur un écran des lettres. Lesquelles se combinent en mots. Lesquels deviennent des phrases, des idées. Que tout cela est inutilement compliqué !

De m’accoutumer à trimbaler ce corps géant. Je me demande à quoi vous sert toute cette carcasse, bras et jambes, et ventre et sexe et je ne sais quoi. Nous sommes plus compacts. Non pas des esprits purs, mais à 90%. Juste une fine enveloppe.

De me mettre à l’aise. Prendre une petite gorgée du breuvage dans le verre posé à côté du clavier. Oups ! Assez euphorisant !

Salut !

Mon nom est Espit Vapoeux. Frdrrrrrrrrrrrrrrrrrr pardon, la touche « r » était coincée. Mon nom est Esprit Vaporeux. Enfin, il correspond à cette pensée. Je suis le ministre des Affaires extra-martiennes ; vous noterez le point-virgule dans lequel je m’aventure ; les explorateurs se doivent d’être intrépides ; mais pas jusqu’à perdre le chemin de leur phrase, comme cela est en train de m’arriver ; bref, non, en vérité je ne suis pas ministre ; je voulais seulement vérifier qu’on peut écrire ou dire n’importe quoi sans aucun rappel à l’ordre, et c’est fait. C’est effrayant la somme de possibilités qu’offre dès lors votre mode de communication. Chez nous ce qui est pensé est exprimé, sans cachotteries ni quiproquos. Sauf accidents.

Ainsi, le ministre, le véritable ministre des Affaires extra-martiennes, m’a désigné pour cette mission sur un lapsus de pensée, ayant lui-même, au moment où le corps diplomatique est venu prendre connaissance de l’heureux élu, l’esprit vaporeux, pour avoir expérimenté un prototype de la nouvelle génération de soucoupes : la bouteille volante.

Personne n’a osé le contrepenser. Si bien que me voilà, ambassadeur parmi vous, moi, simple chamelier de l’espace, frappé en plein convoyage d’une cargaison de catapultes vers Phobos et Déimos par une pensée éclair m’expédiant séance tenante sur Terre à bord du nouveau prototype et m’enjoignant de m’infiltrer dans un cerveau d’humain écrivain pour y rédiger un message aux Terriens dans un style littéraire convenable.

J’ai été vers le premier cerveau venu ; qu’il soit notoirement celui d’un écrivain ou pas, je l’ignore, du moins était-il en train d’écrire. J’ai pris le chameau et les catapultes avec moi ; je n’ai pas voulu les abandonner dans l’espace. C’était une erreur ; la consommation de carburant a doublé ; le réservoir est vide. Le chameau cherche où entreposer la bouteille volante et les catapultes dans le cerveau du présumé écrivain. Nous sommes un peu à l’étroit ; ce cerveau n’est pas prévu pour tant de monde.

Une musique provient de l’extérieur, un appartement assez vaste ; elle se déverse par la trompe des oreilles de mon nouvel habitacle. Une voix lointaine dit : « Tu devrais venir voir, c’est une version de Carmen assez originale. »


– Ouf, ouf, ouf, ça y est j’ai tout casé dans les membranes de la mémoire, m’annonce Chameau de l’Espace, je n’en peux plus. Il n’y a rien à boire ?

– Heu… je viens de vider le verre qui était ici. Pour atteindre les bouteilles sur le bar, il faudrait mettre en branle le corps du Terrien ; c’est tout un travail de synchronisation.

– Embêtant, ça.


La musique s’arrête. Une Terrienne de race humaine paraît, les épaules nues, athlétiques et bronzées, me souhaitant bonne nuit. Manifestement, elle croit s’adresser au précédent locataire de la place mentale que j’occupe. Ces situations fausses me sont inconnues. Je lui explique que je ne suis pas celui qu’elle croit ; je me présente, Esprit Vaporeux, branché sur le cerveau de celui qu’elle croit, où j’ai élu le domicile de l’ambassade de Mars ; qu’elle ne doit pas s’en faire car c’est provisoire, juste le temps de rédiger un message.

Un chat roux la suit. Bref échange télépathique avec lui. Il est honoré de me côtoyer. Il m’élève au rang de prophète. La Terrienne par contre affiche une mine dubitative.

Me parvient une communication de pensées du ministre réclamant de savoir où en est ma mission.


– Chameau de l’Espace, amenez-moi une catapulte, je dois envoyer un rapport au ministre.

– Vous avez un chameau aussi là-dedans ? me demande la Terrienne.


J’expédie au ministre la portion de message précédente. Il me demande aussitôt d’avorter ma mission ; je me suis trompé de cerveau ; je devais me poser chez quelque écrivain talentueux, au lieu de quoi j’ai atterri sur un esprit léthargique porté sur la boisson et les points-virgules. Il m’intime de revenir immédiatement sur Mars.

Je catapulte au ministre une réponse assez cinglante : je pense que si me suis trompé de cerveau, c’est que lui-même s’est trompé en me choisissant pour cette mission.

Le ministre pense qu’il y a lèse-majesté à penser comme je pense. Il s’inquiète de la déplorable image que notre présente conversation pourrait donner de la civilisation martienne si j’avais le malheur de la retranscrire et clôt sèchement l’appel.


– Veuillez m’excuser, dis-je à la Terrienne qui semble attendre un supplément d’explications. J’étais en conférence avec le ministre des Affaires extra-martiennes.

– Et… il va bien ?

– Il est plutôt mécontent ; il voudrait que je retourne sur Mars. Impossible ; je me trouve en possession de l’unique bouteille volante et elle est en panne sèche. Une soucoupe ordinaire mettrait des années-lumière pour venir me chercher.

– Tant mieux. Alors rien ne presse, vous pourrez nous livrer votre message demain-lumière si vous voulez, je tombe de sommeil.


Je la regarde s’éloigner. Bizarre, le couple masculin-féminin. Vous devez vous sentir incomplets, des demi-Terriens. Chez nous sur Mars, nous sommes auto-suffisants.

Pendant tout ce temps-là, l’esprit du Terrien est resté amorphe, comme enrobé d’une brume épaisse.


– Si on le désembrumait, il nous amènerait peut-être à boire ? me suggère le chameau.

– Comment veux-tu que je fasse cela ?

– Puisque tu tiens en main le fil de ce texte, tu écris simplement que la brume s’est dissipée.

– Bonne idée.


La brume s’est dissipée. Je bavardais avec Chameau de l’Espace quand le Terrien est sorti de sa torpeur en se disant « c’est quoi ce machin que je suis en train d’écrire ? », et surpris de trouver son verre vide, il s’est levé pour le remplir.

Il est revenu en titubant. A repris sa place devant l’ordinateur. Avisé le chat roux assis sur le clavier, lui faisant des courbettes et des salamalecs.


– Pousse-toi, lui a-t-il dit, j’essaye de me relire… Un petit Martien dans ma tête qui a des problèmes avec sa hiérarchie ? Grotesque ! Navrant !


Et d’une rageuse rasade il s’est irrigué le cerveau. Le chameau a soutenu que c’était du bourbon ; il se demandait s’il ne pourrait pas servir de carburant tandis que je me réjouissais de la confirmation des pouvoirs illimités que procurent le fait d’écrire, quand un doute m’a effleuré : qu’avais-je besoin de décréter la bouteille en panne sèche ? On paraît libre d’écrire ce qu’on veut, mais on dirait que chaque chose écrite a des conséquences qu’on n’est plus libre d’éviter, que le récit déploie à l’insu de son auteur une logique interne. Plus je m’y enfonce, plus je découvre à votre mode de communication des méandres insoupçonnés. Et puis plus rien, nous avons tous sombré dans le néant.


*


C’est amusant un astérisque, étoile poudreuse de baguette magique ; centré sur une ligne blanche, marquant un passage de temps ou une rupture dans l’action : d’un seul symbole je fais disparaître la nuit.

Je me suis réveillé avec vue sur le joli pied de la Terrienne.

Ensuite j’ai eu la vision moins plaisante de la face du Terrien dans un miroir, déformée pour se prêter aux coups de rasoir.

Il a bu du thé noir au gingembre et frit un œuf. Est brièvement repassé devant son ordinateur. A relu la première portion de mon message en nouant une cravate ; a pensé « je me lance sur la première vague idée venue, sans recherche ou préparation. Je devrais me décider à écrire un truc bien structuré avec plan, personnages et tutti quanti » ; est parti pour une journée infernale, à compulser des listes de tarifs et de vols dans une agence de fret aérien, à changer le téléphone d’oreille toutes les heures : si les jaquettes Massimo Dutti sont arrivées, madame ? Si nous appliquons aux hippocampes le tarif cheval ou le tarif poisson ? Vous voulez expédier des poules sur le vol d’œufs sans vin ? Si moi parler l’ouzbek ? Une cargaison de catapultes pour la planète Mars ?

Un directeur passe la tête derrière sa porte.


– Les statistiques des ventes ne sont pas prêtes ?

– Non. Enfin, oui, elles ne sont pas prêtes. Pas les jaquettes, je parlais à quelqu’un d’autre madame.


La tension est épuisante ; son cerveau grouille d’agitation et de parasites. Chameau de l’Espace s’est pris un mal de tête carabiné.

La ville, sur notre chemin, pullulait d’humains. Je soupçonne cette espèce confinée à ras de terre d’avoir nommé votre globe en fonction de sa maigre zone d’influence. Car enfin, vu de chez nous, turquoise et translucide, il s’apparente plutôt à un aquarium.

Je vous livre ces considérations le soir suivant, quand mon Terrien s’est remis devant son ordinateur.

Maintenant, le bourbon a nettoyé les parasites. Du fond du salon, proviennent des préludes de Rachmaninov. Le mal de tête du chameau s’est transformé en déprime. Il a la nostalgie du pays, du vide intergalactique. Le Terrien est affalé béatement devant son clavier ; il regarde les mots défiler comme une colonne de fourmis.

Et moi je m’active à vous écrire sans avoir véritablement des choses à vous dire. Salut, lecteurs terriens. Je vous amène le salut de la planète Mars. Salut à toutes les espèces vivantes sur Terre. Salut abacas, abeilles, ablettes, abricots, absinthes, acacias, acajous, acalèphes, acanthes, acanthoptérygiens…

Une pétarade en provenance de l’aire de stockage de sa mémoire fait sursauter l’esprit du Terrien.


– Esprit Vaporeux ?

– Oui ?

– Quel est ce remue-ménage ? Pourquoi diable êtes-vous encore debout si tard dans la nuit ?

– Oh vous savez, sur Mars nuit et jour ne régissent pas nos activités ; ni d’ailleurs le couché et le debout. Nous sommes tous ronds.

– Comme des bi-bi-bi-billes ? dit l’esprit du Terrien d’une voix chevrotante car une camalcade précipitée fait maintenant vibrer le parquet de son crâne.


Tout à coup, la bouteille volante sort en vrombissant par son oreille. Elle hésite dans l’appartement, effectue une série de figures, tournoie, vrille, pique, et retourne à son point de départ par l’autre oreille.

Elle se pose devant moi. Le bouchon saute. Une rampe intégrée se déploie. Le chameau roule jusqu’en bas.


– L’expérience est concluante m’annonce-t-il, jovial ; le bourbon fonctionne en guise de carburant. Quand est-ce qu’on part ?

– Quand j’aurai terminé mon message.

– Pourquoi cet entêtement ? Le ministre voudrait que nous rentrions, et moi j’en ai ras le bol de cette planète bavarde.

– Oubliez ce message Vaporeux, renchérit l’esprit du Terrien. Vous m’empêchez de ne pas penser. De toutes manières il ne tient ni debout ni couché. Et prenez donc un verre plutôt que de boire du mien.


Je capitule. À regret. J’y prenais plaisir.


– À la bonne heure ! dit le chameau.


L’esprit du Terrien nous verse du bourbon. Et nous sommes là, tous les trois, sirotant dans un coin sombre du cerveau du Terrien notre alcool en silence, quand une mise en garde nous parvient :


– Pas un geste ou je tape !


C’est l’esprit du chat roux qui parle. Il a découvert notre repaire en suivant la bouteille volante. Et le voilà qui nous menace, j’ignore de quoi. Mais à partir du poste de commandes, je m’aperçois que le chat en chair et en os nous tient en joue, une patte sur la touche astérisque. Son esprit s’installe dans le cockpit et sort la bouteille volante du cerveau du Terrien. Une fois dehors, son corps et son esprit se réunissent et s’activent à monter des jerrycans de carburant sur la rampe. Tout en gardant une patte sur l’astérisque.


– Attendez un peu, je m’y perds, dit Chameau de l’Espace, qui est en tain d’écie, là ?

– Zut ! evoilà le « » qui coince au moment citique, dit celui (ou celle) qui est en tain d’écie.

– Bon ! Fini la igolade, dit le chat excédé, j’appuie sur l’astéisque.


8

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– Pauve naïf, ce clavie est QWETY et tu as omis la touche « shift » !


Ce disant, nous lui sautons dessus tous les tois et le désamons. Note éjouissance est cependant de coute duée : la jolie Teienne bondit dans la bouteille et s’envole en mettant à bloc le volume de achmaninov. Au passage, elle s’empae du clavie enchanté.


*


Frdrrrrrrrrrrrrrrrrrr Mars vous salue ô habitants d’Aquarium, planète turquoise et translucide. Salut acariens, acarus, artiozoaires acéphales, achigans, aconits, acores, acridiens, anémones des mers, adonides, ægosomes, æpyornis…


 
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   socque   
18/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'idée n'est pas neuve, j'ai dû la lire à plusieurs reprises, notamment chez Fredric Brown. Bon, elle n'est pas déplaisante à la base, seulement à mon avis vous ne la déclinez pas excellemment.
Déjà, je trouve que la nature du Martien, de son chameau et de ses bouteilles oscillent entre le matériel et l'immatériel : ils se casent dans les neurones, mais la bouteille sort du cerveau en vrombissant, accompagnée du chameau, et une rampe inclinée s'en déploie. J'ai l'impression que ce point n'est pas très fixé.
Plus gênant : le mouvement du texte patine, à mon avis. Il me semble que vous êtes parti ou partie sur cette idée sans trop savoir où vous alliez, vous faites passer au Terrien hôte du Martien une journée, comme ça, sans événement notable, vous le faites revenir à son clavier pour un petit délire et vous finissez pouf en queue de poisson. Je ne vois pas où ça va, et pour moi vous avez choisi la voie de la facilité : un peu de délire plus ou moins marrant, une énumération où l'ordre alphabétique est vaguement respecté mais pas tout à fait, tiens une touche "r" qui se bloque et se débloque, voilà c'est fini il y a un texte.

Je n'ai pas l'impression de quelque chose de construit, et à mon avis le délire, pour être drôle, doit être construit. En l'occurrence, j'ai souri mais j'ai surtout été agacée de voir l'idée exposée (selon mon impression) à la va-vite, sans chercher à donner un texte cohérent et à réjouir votre lecteur. L'idée, comme je dis, n'étant pas franchement nouvelle, elle avait besoin d'un peu d'attention pour "passer la rampe" et produire un texte sympa.

"une camalcade précipitée" : marrante, cette adaptation du mot "cavalcade" au chameau !

   Acratopege   
29/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bon moment de franche rigolade, et bien écrite! Enfin une histoire de martiens qui tient la route et nous apprend quelque chose d'important: l'origine de l'inspiration! Elle semble donc venir de Mars (de Vénus pour les filles?) mais avoir besoin d'être mixée avec une bonne dose de Bourbon pour devenir effective. Soit, on y pensera.
Difficile, donc, de faire un commentaire sérieux après la lecture d'un petit bijou de s-f comme celui-ci! Impossible de dénoncer des invraisemblances puisque tout l'est. Impossible de relever une certaine incohérence de la construction puis que tout est boiteux dans la réalité offerte en pâture au lecteur.

   David   
6/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Aldenor,

L'histoire démarre très bien, mais la fin m'a moins plu, ça prendrait peut-être au théâtre, mais à lire, ça fait un peu bottage en touche, même si le capharnaüm que le texte visualise en fautes de frappe n'est pas une mauvaise idée. Il y a bien plus d'intensité au début, et pour les deux tiers du récit, mais la précipitation de la fin, même si ça tient du rythme voulu, il me semble, laisse une "porte ouverte" : que venait donc dire ce martien, quelle est donc ce message ? Un "coucou" comme pour les chats roux !

Accessoirement, il me semble avoir trouvé une authentique faute de frappe :

"– Comme des bi-bi-bi-billes ? dit l’esprit du Terrien d’une voix chevrotante car une [camalcade] précipitée fait maintenant vibrer le parquet de son crâne."

Je viens de comprendre... c'est une cavalcade de chameau, une camalcade !

Je veux aussi noter un écho de cette lecture avec une autre : Cette petite feuille de papier. On dirait deux participations à un même concours de nouvelles au thème improbable, du genre "les tout p'tits extra-terrestres".

   Pepito   
6/11/2013
Bonjour Aldenor

Forme : le style n'est pas vraiment à mon gout, un peu de mal à suivre. Puis des étouffes-chrétiens genre "Si bien que me voilà.... style littéraire convenable" gulps, sont durs à avaler.

Fond : bon, vous avez du vous marrer en écrivant cette nouvelle, mais j'avoue qu'à sa lecture je me suis un poil ennuyé. Les dromadulaires martiens à alcoolémie contrôlée ne doivent pas être ma tasse de thé. ;=)

Bah, une autre fois sûrement.

Pepito

   Perle-Hingaud   
9/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce doux délire. La fantaisie au service de l'humour, une histoire rocambolesque mais bien écrite. Dès les premières lignes, les pensées attrapées dans des filets à papillons, j'étais séduite, et ce jusqu'au salut par ordre alphabétique des êtres vivants de la planète.
Une mention spéciale pour : "On paraît libre d’écrire ce qu’on veut, mais on dirait que chaque chose écrite a des conséquences qu’on n’est plus libre d’éviter, que le récit déploie à l’insu de son auteur une logique interne." Belle mise en abyme, bravo !

   Bidis   
9/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Ainsi, le ministre, le véritable ministre des Affaires extra-martiennes, […] la bouteille volante. » : je n’avais pas compris cette phrase, de sorte que, mon attention y restant inconsciemment accrochée, la suite m’échappait et je commençais à trouver la nouvelle ennuyeuse. Alors je suis revenue en arrière. Il m’a fallu relire trois fois le passage avant d’en comprendre les tours et les détours. Néanmoins mon plaisir était gâché pour un temps, c’est dommage. D’autant qu’arrivée à « J’ai été vers le premier cerveau venu… », je me suis de nouveau frotté les mains : allons, on va rire... !
Mais, halte là ! que vient faire ce « chameau » dans l’histoire ? Je fais une recherche pour voir quand et où il figurait précédemment. Rien de rien. Il y a bien un chamelier, c’est à moi de fournir le chameau donc. Voilà qui ne me plaît qu’à moitié, mais enfin, le texte redevient tout de même jubilatoire.
En définitive, tout cela fait un peu cafouillis. Qu’importe, je me suis bien amusée et pour moi, c’est cela qui compte.
J’ai adoré : « C’est amusant un astérisque, étoile poudreuse de baguette magique ; centré sur une ligne blanche, marquant un passage de temps ou une rupture dans l’action »

   Donaldo75   
10/6/2014
Je n'ai pas accroché et pourtant je ne suis pas du genre conservateur en matière de lecture.
L'idée était bonne, avec quelques passages intéressants en particulier sur le mode de communication avec les êtres vivants de la Terre. C'est également bien écrit.
Il faut cependant adhérer au style humoristique utilisé ici qui semble partir dans tous les sens à la manière d'un film des Monty Python; si on accroche, je pense qu'on rentre complètement dans l'univers de ce texte, avec ses trouvailles (le coup du clavier par exemple est hilarant) et ses inventions et l'histoire importe peu finalement.
Moi, je n'ai pas accroché complètement, même après une seconde lecture (qui m'a fait compléter mon commentaire) et l'histoire ne m'a pas permis d'apprécier ce texte à sa juste valeur, peut-être.
Il n'en reste pas moins que c'est bien écrit avec beaucoup de créativité.


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