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Sentimental/Romanesque
alifanfaron : Toute ma vie, je me souviendrai de cet après-midi où mon grand-père m’emmena me promener sur le port
 Publié le 30/10/09  -  11 commentaires  -  8691 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

L'attention d'un grand-père envers son petit-fils, déchiré par une rupture. L'épanchement de la sagesse sur la jeunesse.


Toute ma vie, je me souviendrai de cet après-midi où mon grand-père m’emmena me promener sur le port


Toute ma vie, je me souviendrai de cet après-midi où mon grand-père m’emmena me promener sur le port. J’avais 20 ans, c’était l’été, et ma petite amie venait de me quitter. Les deux mois de vacances avaient été une succession d’échecs pour sortir la tête de l’eau. J’étais parti pour me changer les idées mais rien n’y avait fait. Mes soucis, je me les étais trimballés tout l’été dans le sac à dos. Et c’est nourris par la solitude et le remords que je les avais ramenés à la maison, bien portants, bien en chair. Pour sûr, le voyage leur avait réussi à eux. C’est sans doute pourquoi cet après-midi-là, mon grand-père m’emmena faire une balade. "Il y a quelque chose qu’il faut que tu saches" m’a-t-il dit en passant sa main sur mon épaule.


- Écoute-moi mon garçon, écoute-moi bien. Ce que je vais te dire, il faut avoir vécu certaines choses pour l’entendre. Ou du moins pour le comprendre. J’estime qu’aujourd’hui, tu as vécu certaines de ces choses. Et je ne parle pas d’être triste. La tristesse, celle que tu ressens en ce moment n’est que l’expression d’un autre problème, de quelque chose de plus profond. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. La tristesse, elle, va passer, polie par le temps et par le vent. Par contre, l’iceberg, si on ne s’en occupe pas, il va rester et t’emmerder. Car tu sais, la vie c’est comme conduire un bateau. Au début, tu restes dans le port, t’apprends à faire les manœuvres. Puis petit à petit, tu deviens à l’aise et on te laisse aller jusqu’à la bouée orange, la grosse avec la petite loupiote dessus, celle qui brille un peu quand tombe la nuit.


Je ne comprenais pas tout ce qu’il me disait. Je voyais bien que c’était une image mais je n’en distinguais que légèrement les contours. Cependant, je l’ai laissé poursuivre, sans l’interrompre. Il était évident que lui savait où il m’emmenait.


- Puis de la bouée, tu pousses jusqu’au phare. Avec ou sans permission. Quand j’avais ton âge, j’étais bête et prétentieux. J’ai poussé jusqu’au phare, sans permission, et même au-delà. Je n’ai pas écouté les conseils avisés des matelots qui me disaient de ne pas partir trop tôt. Mais j’étais têtu. Il m’en a coûté.


Son regard se perdit dans l’horizon. Il ne parlait plus. En tout cas plus à haute voix. Et plus à moi. Je le regardais. Il était beau comme un dieu. Il y a des hommes que l’âge ramollit. Il y en a d’autres que le temps rend plus forts. Ils l’affrontent, le défient sereinement comme s’ils connaissaient ses secrets et savaient par avance où il allait attaquer. Mon grand-père était de ceux-là. Je le sentais mais je ne me l’étais jamais expliqué. Ce n’est que plus tard, alors qu’il était mort depuis quelques années déjà, quand mon propre père devint grand-père - et plus encore quand je le devins à mon tour - que j’ai réalisé quel homme il avait été. Son visage, toujours ferme, était déterminé à aller de l’avant. Rien ne pouvait altérer cet état d’esprit. Ni la larme qui toujours pointait dans ses yeux ni les rides profondes que le soleil avait taillées au burin sur sa peau. Ses sourcils, d’épais et broussailleux sourcils, ne formaient qu’une barre. Comme un bateau serein sur la mer houleuse que les rides symbolisaient. Son visage n’était rien d’autre qu’un message, une bouteille jetée à la mer, qui disait à qui voulait bien le lire, de quelle trempe étaient faits les marins de son époque et quel genre de vies ils menaient. Tout en lui exprimait l’homme. L’homme dans la force de l’âge. Et même cet après-midi-là, à quatre-vingt-trois ans, son visage gardait cette expression, cette force. Il reprit après une pause :


- Bref. Il y a un moment où tu quittes le port. Toi, tu es parti avec un autre bateau. D’autres le font seuls, d'autres encore partent à plusieurs. Toi tu l’as fait en couple. C’était un choix judicieux. Tout à fait entre nous, t’es pas parti avec le dernier des rafiots. Elle est drôlement belle ton ancienne petite.


Les larmes me montèrent aux yeux.


- Vous avez fait une balade ensemble. Une belle et longue balade. Pour sûr, pour une première fois, t’as fait un sacré bout de chemin. Peut-être même un trop grand. Quand le port d’attache n’est plus qu’un point minuscule sur l’horizon, il est toujours difficile d'admettre qu’il faut se retaper le chemin en sens inverse pour recommencer plus tard. Vous avez défini les étapes d’un long voyage. Vous en avez grillé quelques-unes aussi, pour gagner du temps.


Je voulus l’interrompre mais il m’en empêcha. D’un regard appuyé et d’un sourire malicieux.


- Bref, vous avez fait ce que vous jugiez bon. Vous y avez cru et c’est beau. Vous n’avez pas démérité face aux dangers de la mer. Vous avez continué d’avancer faisant fi des orages, et des changements de saisons. Vous avez poussé toujours plus loin jusqu’à voir les glaces du Nord, les promesses d’un engagement plus ferme. Jusqu’au jour où il y eut une avarie. Un iceberg au milieu de la route. Celui qu’on ne voit qu’une fois qu’on l’a percuté. Vous avez essayé de poursuivre votre course, mais en vain. Quand le bateau coule, il faut savoir se jeter à l'eau. Et ton ancienne petite l'a fait. Elle a été courageuse. Ça n'est jamais facile de sauter le premier. Quoiqu'il en soit, elle a mis les voiles et est rentrée au port. Toi, tu voulais continuer. Aveuglé par l’amour, tu voulais aller au bout. Avec elle. C’était courageux aussi. Mais surtout téméraire.


Des larmes coulaient maintenant sur mes joues. Il poursuivit.


- En dépit de tes fusées de détresse, elle a poursuivi sa route. Et elle a eu raison. Ça devenait dangereux. Une fois dépassé le point de non retour, il est très difficile de revenir en arrière. On ne s’en sort pas sans casse. Elle a pris la bonne décision. Un peu tardivement à mon goût mais comme je l'ai dit, ce n’est jamais facile.


J’essuyai les larmes d’un revers de manche et reniflai un bon coup.


- Maintenant, tu en es là. Tu as l’iceberg devant toi et tu as tiré toutes tes fusées de détresse. Il te reste à choisir. Soit tu te morfonds ici jusqu’à ce que mort s’ensuive, et c’est très long d’assécher un cœur comme le tien, ça peut prendre des années, soit tu décides de repartir. Si tu repars, c’est à l’aventure. Vers l’inconnu. Celui dont tu te nourrissais avant elle. Celui qui t’effrayait et te fascinait. Maintenant regarde autour de toi. Tu n’es pas seul. Tes fusées n’ont pas été tirées en vain. Ose tourner la tête. Regarde à droite, regarde à gauche - surtout à gauche d’ailleurs - regarde tes amis qui accourent auprès de toi, toutes voiles dehors. Certains viennent de très loin, de l’autre côté du globe. Regarde tous ces pavillons hissés. Tes amis, ta famille.


Je les voyais. Je voyais ces navires. Il en arrivait de partout. Des petits, des gros. Des à voiles, ou avec moteurs. Je voyais aussi cet iceberg devant. Et plus je regardais ces bateaux arriver plus je trouvais l’iceberg petit.


- Ils arrivent à toute blinde pour toi, pour te secourir. Laisse-les te remorquer. Laisse-toi faire. Ne sois pas fier, ne cache pas tes larmes, ils les comprennent. Ils voient aussi celles que tu caches à l’intérieur de toi. Ils étaient derrière toi depuis le début. Cachés dans la brume, ils étaient derrière toi. Tu ne t’es pas beaucoup retourné. Ça non, tu es allé de l’avant. C’est très bien. Maintenant qu’ils arrivent, regarde-les. Mais ne sois pas triste, ne regrette rien, ils ne t’en veulent pas. Ils savent. Non, ne sois plus triste car avec eux, d’autres aventures t’attendent. Regarde, ils t’entraînent déjà. Regarde au loin, ces pavillons, les reconnais-tu ? Regarde celui-là qui fait des zigzags, qui conduit comme un fou. Laisse sa folie te toucher. Tu repars à l’Aventure et c’est bien n’est-ce pas ?


Je lui souris en guise de réponse. Un sourire timide mais un sourire quand même. Sincère, rempli d’espoir. Il me rendit mon sourire et essuya les traces des larmes sur mon visage. Comme un symbole. J’avais un nouveau goût dans la bouche. Je pris conscience de l’odeur du sel, de celle des frites, je sentis le vent dans mes cheveux. Je serrai très fort mon grand-père dans mes bras. Comme un môme. J’étais toujours son petit garçon. Même à vingt ans.


Ce soir-là, nous sommes rentrés à la nuit tombée et jusqu’à la rentrée de septembre, nous n’avons pas reparlé de ce qu’il m’avait dit. À quoi bon ? Je savais ce qu’il me restait à faire. Bien sûr ça a été dur d'oublier cette fille. Même après ça. C'est que je l'aimais beaucoup. Mais j’ai le sentiment aujourd’hui d’avoir reçu une leçon de vie ce jour-là. C’était le cadeau d’un grand-père à son petit-fils, c’était le cadeau que m’avait fait mon grand-père. Certains reçoivent une montre, d’autres un canif. Moi j’avais reçu la foi.


 
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   Anonyme   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour alifanfaron
Ca part d'un bon sentiment mais c'est bien trop sucré pour moi.
J'ai en outre un petit problème avec cette phrase :
"Ce n’est que plus tard, alors qu’il (le grand-père) était mort depuis quelques années déjà, quand mon propre père devint grand-père - et plus encore quand je le devins à mon tour (père ou grand-père ?)...
Bref, je n'arrive pas à situer la mort du grand-père.
Ceci n'est qu'un détail, bien sûr. Il n'empêche que je ne me suis pas sentie d'empathie ni pour le héros, ni pour le grand-père.
Une écriture un peu trop larmoyante, des images trop sentimentales et un discours un peu trop... pontifiant ?
Bonne continuation.

   jaimme   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour à toi,
cette métaphore de la navigation... A quoi bon arriver à plus de quatre-vingt ans pour raconter une chose aussi simple? Car en fait oui il raconte en, imageant, c'est tout. Pas de vraie leçon d'expérience, pas de référence à sa propre vie. Juste: ne t'inquiète pas les tiens vont t'aider à repartir. L'idée est bonne, mais elle n'est pas assez riche.
Et des expressions qui "collent" mal dans la bouche de ce vieil homme fier (toute blinde par exemple).
L'expression: "C'est que je l'aimais beaucoup"; quand on aime "beaucoup" quelqu'un on en est pas amoureux, non?
Et pour finir: "j’avais reçu la foi", dit ainsi cela fait trop penser en la foi religieuse, je ne pense pas que c'est ce que tu voulais dire, non?
Bonne continuation.

   Anonyme   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Bon, tout d'abord, je ne sais pas qui t'a fait croire qu'il y avait une médaille remise au rédacteur du titre le plus long, mais il s'est moqué de toi... et tu sais ce qu'on dit des mecs qui ont des grosses voitures, eh bien, le même bruit court à propos de ceux qui écrivent des titres à rallonge... bon, moi je te dis ça, c'est pour toi...

Allez, j'arrête mes bêtises et j'en viens à ton texte :

Voilà un récit à l'écriture honnête, rien de transcendant, mais pas de faute ou de maladresse énorme non plus. C'est un bon point. Il faudrait sans doute l'étoffer ou la singulariser un peu pour lui donner une épaisseur qui lui manque encore.

La métaphore marine, exploitée sur toute la longueur du texte, a fini par me lasser, tu n'en sors pas, que ce soit le papy ou le narrateur, la mer est toujours présente, à la longue (et je suis pourtant méditerranéen) ça fatigue.

J'ai noté un problème de cohérence chronologique : journée du narrateur avec son grand-père au retour des grandes vacances, donc a priori septembre mais à la fin : "on n'en a plus reparlé jusqu'à la rentrée de septembre... " donc y'a un petit problème.

Ensuite, le portrait du grand-père me parait assez creux, maladroit, beaucoup de clichés, on n'apprend rien en fait de ce qui en fait un homme si exceptionnel. Donc assez superficiel (je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que tu as eu du mal avec ce paragraphe, que tu ne savais pas comment "nourrir" le personnage du grand-père et que tu t'es donc replié sur une description physique - avec encore un recours à la métaphore marine...)

On a du mal à croire que le narrateur soit lui-même grand-père au moment où il écrit ces lignes, enfin moi j'y ai pas cru, de même que la façon de parler du grand-père me parait très rock n'roll et donc pas crédible du tout ("à toute blinde ?")

Ton narrateur a beau être jeune, et je veux bien qu'il soit très sensible, je n'ai rien contre, mais là, il fait un peu chiffe-molle quand même, je pense qu'il aurait gagné à être un peu plus mature, surtout qu'on peut penser que sa douleur l'a aguerri. On a un peu l'impression qu'il sort de la crèche (avec ton laïus sur la foi, y'a une certaine cohérence tu vas me dire...).

Enfin, le discours du grand-père, la référence à la famille, aux amis, tout cela fait un peu bisounours à mon goût (et pour un milieu marin, on aurait pu s'attendre à plus de vécu, de souffrance). C'est finalement assez mièvre et la leçon de vie donne plus envie de sourire qu'autre chose, et pas forcément par gentillesse mais plutôt assez ironique le sourire si tu vois ce que je veux dire.

En tout cas, je retiens l'écriture, solide, sans faute majeure ni problème de concordance de temps (ce qui est déjà très bien). Ensuite, encore plein de choses à construire, mais ça tombe bien, nous sommes tous là pour ça !

Bonne continuation et la prochaine fois, plus court le titre, ou ta réputation auprès de ces dames sera définitivement grillée !

   wancyrs   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un proverbe Africain dit : " Un vieillard assis voit plus loin qu'un jeune homme debout "
Je te dirais Merci pour ce texte qui m'a ramené aux confins de ma culture, culture dont la lumière est le respect de l'aîné, respect de sa sagesse, car pour nous, les cheveux gris signifiaient "le vécu", par ricochet des leçons tirées de déboires, qui ensuite sont devenu sagesse.
Je vais taire les quelques maladresses relevées ça et là dans la tournure des phrases, pour ne retenir que la leçon, et elle est belles celle-ci. Imagée à souhait et instructive.
Merci.

   Garance   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle qui pour moi se taille une belle place dans la catégorie "Sentimental/Romanesque".
Le titre dans sa longueur m'a amusée et attirée aussi, car je ne lis pas toujours les nouvelles, faute de disponibilité.
Bien sûr il y a des détails à revoir mais l'écriture est de qualité.
Une nouvelle profonde par la sensibilité et la vérité de la relation grand-père/petit-fils décrite. Un premier chagrin d'amour peut causer une souffrance majeure dont il n'est pas facile de se relever. Si cette souffrance cicatrise mal, toutes les relations sentimentales futures peuvent en être affectées.
Le grand-père n'est pas moralisateur, il ne revient pas sur l'histoire passée ( qu'on ne connaîtra pas dans le détail), il ne remue donc pas le couteau dans la plaie. Il replace son petit -fils dans l'acceptation du passé (afin qu'il ne salisse pas tout ce que ce souvenir avait de beau), dans le moment présent (le jeune homme n'est pas seul-il compte pour beaucoup-) et il l'encourage à regarder le futur avec un regard confiant.
Ce grand-père est formidable, il a trouvé les mots justes, les mots qui donnent de la force, qui aident l'autre à se remettre dans le courant de l'énergie de vie...il a réussi ; preuve en est physiquement, concrètement parlant puisque les sens anesthésiés de son petit -fils se réveillent - N'est-il pas vrai que lors des chagrins tout devient insipide , la peau même est insensible.
Oui, cette histoire est profonde, elle ne s'arrête pas à la surface d'une relation, elle ne se contente pas de décrire une douloureuse expérience de vie. Elle va beaucoup plus loin....
Félicitations !

   Anonyme   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une belle tranche de vie, un peu trop sentimentale peut-être (mais on est dans la catégorie faite pour ça après tout.) Cependant extrêmement agréable à lire.

Le titre m'a attirée ici, comme Garance, le détours en valait la peine même s'il reste des faiblesses au niveau de l'écriture. Une fluidité qui manque un peu peut-être. Un bon moment en tous cas.

Bonne continuation à l'auteur.

   shanne   
1/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai aimé cette balade avec ce grand père. De belles comparaisons: L'océan- le monde, nos premières tentatives de traversées-l'adolescence, notre retour sur le port avec nos larmes, notre tristesse-l'accueil de la famille et de nos amis
Merci pour cette promenade

   Myriam   
2/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
A la relecture de ce texte, je dirais qu'il a les défauts de ses qualités. Je m'explique:
J'aime bien l'idée de la métaphore filée... les voyages, les bateaux, c'est déjà vu/lu, certes, mais touchant et en cohérence avec le personnage du grand-père, marin magnifique et généreux.
Pour autant, cette comparaison étirée sur tout le texte m'a semblé lourde au bout d'un moment. Le style redondant y est aussi pour quelque chose. (style annoncé dès le titre d'ailleurs!)
La leçon de vie: elle est jolie, mais quiconque vit un vrai chagrin d'amour sait que les mots et les images offrent un réconfort bien illusoire et éphémère... hélas.
Le narrateur "aimait beaucoup" cette jeune fille...??? Euphémisme pudique ou maladresse?
Pour finir, je dois dire que les larmes de ce jeune homme m'ont touchée, ainsi que son amour pour son grand-père. C'est cela je crois qui me restera de ce texte... et c'est pas mal!!
Merci de cette lecture!

   widjet   
3/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Plutot sympathique en soi d'utiliser la mer, la nature comme métaphore pour raconter les choses de la vie à son neveu, ce "jeune moussaillon de l'existence". Je soupçonne un peu de vécu chez l'auteur, mais peut-être que je me gourre.

Hélas, de la bouche de ce sage philosophe marin, j'aurai aimé un ton plus rugueux (à la Kersauson par exemple qui derrière son côté rustaud cache une vraie sensibilité), bref moins de sensiblerie dans le traitement (là aussi un peu plus d'humour n'aurait pas nuit). Il y avait largement moyen, je pense.

C'est également trop verbeux (alors que tu as eu la bonne idée de laisser le silence s'installer au début du récit, après la première tirade du grand père. Tu aurais du renouveler cette pause pour d'une part changer le rythme, puis laisser le lecteur s'impregner de l'ambiance créee, et s'identifier car forcément la rupture amoureuse parle à tout le monde, t'as pas été stratégique là mon pote ! ;)))

Sinon, je me demandais si l'utilisation du présent n'aurait pas été préférable et plus vivace émotionnellement ? Sais pas...

Petite chose que j'ai remarqué : le grand père essuie les larmes de son fiston...mais le gamin l'avait déjà fait un peu avant (voir plus haut).

Imparfait, mais sincère.

Voilà pour moi.

W

PS : allez je vais être insolent (mais tu peux m'envoyer bouler, pas de souci) et te proposer un autre titre plus sobre : "Promenade sur le port".

   florilange   
16/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce texte est gentil & pétri de bons sentiments. Le gamin qui accepte de bonne grâce la leçon de vie de l'aïeul. On sait comme les jeunes savent tout & se moquent des conseils qu'on peut leur donner...
Le style est correct mais parfois 1 peu lourd. Les références à la mer sont bienvenues au début, ennuyeuses à la fin. Surtout qu'elles s'appuient sur peu de choses, puisqu'on ne sait rien de la véritable expérience du grand-père. Mais au total, 1 lecture pas désagréable.
Florilange.

   caillouq   
14/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Oups, une erreur de copié/collé qui m'a fait mettre ici le commentaire de "Insomnie". Corrigeons notre erreur.

Celle-là, j'aime moins. Beaucoup beaucoup moins.
Toujours cette histoire de trop bons sentiments et de littérature que je n'arrive décidément pas à trouver compatibles...
Un peu de mauvaiseté, par pitié.
(ou alors, la lecture sous-jacente de la chute, c'est que le narrateur a poussé son grand-père dans l'eau, d'où un sentiment libératoire extrême qui lui a fait découvrir Dieu ?!)

Bon, je ne vais pas continuer à ne pas noter juste parce que l'écriture est correcte ...


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