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Policier/Noir/Thriller
BCharpentier : Recueil de cauchemars #1 – Igorrr [Sélection GL]
 Publié le 29/08/16  -  8 commentaires  -  12198 caractères  -  66 lectures    Autres textes du même auteur

Première nouvelle de mon recueil de cauchemars. Il s'agit de véritables cauchemars, vécus ou racontés, que je retravaille pour en faire une nouvelle plus romancée. J'en partagerai sûrement d'autres si celle-ci plaît. Merci pour vos critiques.


Recueil de cauchemars #1 – Igorrr [Sélection GL]


Ce n’était pourtant pas dans ses habitudes. Elle ne laissait que très rarement sa fille sans surveillance. C’est vrai qu’avec une enfant de huit ans, une bêtise est si vite arrivée…


Elle était partie en trombe. La radio venait juste de l’informer qu’une énième pénurie de pétrole s’annonçait, et elle ne pouvait pas se permettre de perdre encore deux semaines de salaire.


Cependant, alors qu’elle roulait à vive allure sur le boulevard André Sautel, un mauvais pressentiment lui parcourut l’échine. Vous voyez ? Ce genre de sensation indescriptible, qui fait que vous savez qu’il va se passer quelque chose de terrible, sans pouvoir réellement l’expliquer. Avait-elle bien fermé le gaz ? Oui sans aucun doute. Mais la porte d’entrée était-elle bien fermée ?


Elle s’engagea dans la station essence et comme on pouvait s’y attendre, la file d’attente était monstrueuse. Comme elle, les gens s’étaient précipités et n’hésitaient pas à remplir également leurs gros bidons de 30 l, avant que des quotas soient instaurés.


Plusieurs fois elle hésita à quitter la file pour faire demi-tour. En fait, de nombreux impatients la quittaient pour tenter leur chance dans une autre station, rajoutant un peu plus de chaos à la situation. Cependant si elle le faisait, elle n’aurait sûrement pas assez de carburant pour retenter l’opération, et devrait sans aucun doute y retourner à pied, un bidon à la main.


Malgré tout, à mesure que le temps passait, cette option lui paraissait de plus en plus plausible. « Appelle Franck ! » se dit-elle, avant de se souvenir que son voisin était en vacances au Portugal. Il va regretter d’y être allé en avion, pas sûr qu’il soit rentré de sitôt.


Finalement, après une bonne heure à klaxonner et hurler et à s’en mordre les lèvres. Elle put enfin abreuver son véhicule. Par miracle la machine ne lui claqua pas non plus entre les doigts. Sans perdre une seconde elle fonça à bord de sa Clio turbo diesel. Elle savait qu’un radar fixe l’attendait au bout de la rue, prêt à tout pour lui soutirer un peu d’argent. Mais elle n’en avait cure. Son compte en banque et ses douze points s’en remettraient.


Il ne lui fallut pas plus de dix minutes pour parcourir les douze kilomètres qui séparaient son habitation de la station. Un exploit quand on savait la circulation qu’il y avait sur ce tronçon en pleine saison d’été. Elle se rangea en bataille et courut à en perdre haleine.


« Ouf, la porte est correctement barrée. Tout va bien. »

Mais ce soulagement fut de courte durée. Alors qu’elle tournait la poignée et poussait la porte, quelque chose lui glaça le sang. Elle dut stopper son geste pour analyser la situation.


L’entrebâillement laissait échapper une musique stridente, diabolique. Un mélange de son métallique, de chants gothiques et de hurlements. Le tout accompagné d’une douce mélopée de violons et de piano. Ce n’était pas particulièrement médiocre musicalement parlant. Mais on était bien loin de tout ce que pouvait écouter sa fille de huit ans.


Elle avait vu juste, quelque chose de terrible s’était passé. Elle dégaina son téléphone et, d’une main tremblante, lança son application mobile « SOS gendarmerie : cambriolage ». Sans même attendre la confirmation, elle s’engouffra à l’intérieur. Mais une deuxième surprise l’attendait.


Au fond du couloir d’entrée, la porte était également fermée. C’était impossible, elle ne fermait jamais cette porte sa fille non plus, si tant est qu’elle le puisse. Elle attrapa un parapluie pointu et avança le long du couloir, doucement, prête à frapper.


Elle bifurqua par la cuisine et troqua son parapluie pour un couteau de cuisine en céramique. Elle le serrait si fort que ses ongles s’en étaient enfoncés dans sa peau. De retour dans le couloir, elle poussa prudemment la porte qui menait vers le salon, et y pénétra, le couteau en avant.


Mais il n’y avait rien, rien. Aucune trace d’un éventuel cambriolage, aucune trace de sa fille. Tout était à sa place. Elle fouilla méticuleusement chaque pièce, chaque placard, chaque recoin, mais rien, le vide. La maison était désespérément vide.


La musique tournait toujours dans son tourne-disque vinyle, et fut rapidement rejointe par le chant des sirènes. Elle s’approcha pour l’éteindre, et c’est là qu’elle la vit.


Sur le sol, devant son canapé une place, près de la cheminée, gisait une chaussure. Cette chaussure ne lui appartenait pas, d’ailleurs, elle n’en avait jamais vu de semblable. Elle était marron, sans lacet, sertie de cuir. Elle avait la forme d’un sabot et sa taille laissait supposer un pied de grande taille. Elle l’attrapa et la reposa aussitôt, consciente qu’elle avait pris dans ces mains un indice précieux.


– Posez ce couteau à terre ! somma un des policiers qui l’avait rejointe.


Mais elle ne le pouvait pas. Sa main droite était comme tétanisée.


***


Les enquêteurs ne trouvèrent pas d’indice supplémentaire, et la présence de cette unique chaussure restait un mystère. Les temps qui suivirent, elle sombra dans la dépression et perdit son emploi. Trop de questions étaient restées sans réponse. À qui appartenait cette chaussure ? Avait-elle été laissée là volontairement ? Probablement, mais dans quel but, y avait-il un message caché ? Comment le ou les ravisseurs étaient entrés alors que toute et qu’aucune trace d’effraction n’avait été observée ? Et surtout, sa fille était-elle encore en vie ?


Au final, la seule chose que les policiers avaient découverte, c’était quelle était la musique qui était dans son tourne-disque. Il s’agissait d’une musique d’un certain « Igorrr », un dj-compositeur décalé qui aimait le mélange des genres, quel qu’en soit le résultat.


Elle n’essaya jamais de la retrouver sur Internet, cette mélodie l’avait quittée au moment même où le disque fut coupé et c’était tant mieux, elle ne voulait en aucun cas s’en rappeler.


Acculée de dettes et fatiguée de se cacher des huissiers, elle dut se résoudre à vendre la maison. De toute manière, elle n’y vivait quasiment plus depuis quelques mois, préférant la neutralité des hôtels bon marché. Elle avait pour projet de racheter la part de son ex-compagnon pour y élever sa fille dans de bonnes conditions. Mais vu les circonstances, plus rien ne comptait à présent.


Elle se rendit donc chez son ex-compagnon, pour discuter des derniers détails et signer les documents. Ce n’était pas le père de sa fille Jessica. Il était mort d’un cancer foudroyant, emporté par son attachement pour la cigarette. Elle avait tenté de l’oublier en fréquentant Roger, mais cela n’avait jamais vraiment fonctionné.


Arrivée devant son appartement, elle se rendit compte de son insalubrité. Il avait dû terriblement se serrer la ceinture pour lui laisser une chance de racheter sa part de la maison. Elle essuya une larme. Il est vrai qu’il ne s’était jamais vraiment remis de leur séparation.


Roger l’accueillit avec un stress à peine dissimulé. Il sentait fort l’alcool et la cigarette, malgré son chewing-gum à la menthe et son parfum bon marché. Il l’invita à s’asseoir dans le salon, la déco était très sombre et la multitude de babioles incas qui ornaient les armoires diverses ne rendait pas le lieu plus commode.


Il sortit un lourd dossier portant l’inscription « Maison Carla » et il lui proposa un verre, qu’elle refusa poliment. Alors qu’il listait les différents objets qu’il souhaitait récupérer, elle le toisa un instant. Il avait vieilli et semblait fatigué. Il n’avait visiblement pas réussi à se débarrasser complètement des nombreux défauts qu’elle lui reprochait, mais cet homme qui l’avait aimée semblait être la gentillesse incarnée. Alors qu’elle sentait les larmes lui monter aux yeux, elle s’excusa rapidement et demanda la direction des toilettes.


Elle ne s’y rendit pas et resta un moment dans le couloir le temps que la sensation s’évanouisse. Et c’est à ce moment-là que quelque chose attira son attention.


Lorsqu’elle la vit elle sentit son cœur s’arrêter. C’était tellement irréaliste qu’elle dut se pincer violemment pour vérifier qu’elle ne rêvait pas.


Elle était là, juste devant elle, à peine dissimulée sous une autre dans un placard à balais, la paire manquante : l’introuvable chaussure gauche. Alors que la stupéfaction et la colère l’envahissaient, elle l’attrapa à pleine main. La même forme, les mêmes couleurs, la même finition… c’était elle, sans aucun doute.


Toutes les pièces s’assemblaient dans son cerveau. Était-ce une vengeance ? Qui était vraiment cet homme, tranquillement assis dans son fauteuil ?


Elle fonça vers le portemanteau et sortit un revolver de son sac. C’était un petit Smith & Wesson calibre .38 qu’elle avait acheté pour se rassurer au vu des derniers événements. Elle défonça la porte du salon d’un violent coup de pied et hurla de toutes ses forces :


– Salaud ! Où est-elle ?


Il resta un instant bouche bée à la contempler, puis la chaussure, puis l’arme, puis il se rassit doucement en esquissant un sourire.


– Voyons Carla, as-tu perdu l’esprit ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

– J’ai trouvé ta chaussure ! Regarde ! fit-elle en la lui secouant frénétiquement au visage.


Puis elle pointa directement son arme vers lui et s’affola, la main tremblante.


– Où est-elle ? Dis-moi où est ma fille ! J’espère pour toi qu’elle va bien car je…


Elle fut interrompue par des coups sur la porte. Un homme entra sans se faire prier ; il était très grand et son accent révélait ses origines russes.


– Est-ce que tout va bien ? Je suis le voisin et j’ai entendu des cris.


Il observa la scène et comprit qu’il venait de se mettre dans une mauvaise situation.


Elle ne pouvait pas décemment le laisser repartir et prévenir la police. Elle devait à tout prix poursuivre son propre interrogatoire. Rien n’importait plus, pas même la vie de cet inconnu. Elle pointa son arme sur le nouvel arrivant et lui intima de s’asseoir et de se taire. Elle ajouta que tout le monde repartirait en un seul morceau si elle obtenait ce qu’elle voulait, à savoir sa fille.


Mais Roger ne lui donnait pas satisfaction. Il fit tout d’abord mine de ne jamais avoir vu l’objet, puis, devant l’insistance folle de Carla et surtout de son pistolet, il balbutia qu’il avait trouvé l’objet… dans la rue. Qu’il l’avait trouvé joli et l’avais pris avec lui.


Mais son histoire ne tenait pas debout. Pourquoi diable aurait-il gardé une chaussure seule puis l’aurait-il cachée dans son placard à balais ? Il mentait à coup sûr. En plus, elle était très laide cette chaussure.


– Tu mens ! fit-elle en approchant encore plus le canon de son ancien amant. Tu n’as pas supporté le fait que je te quitte et tu t’es vengé en t’en prenant à la chose à laquelle je tenais le plus au monde. Et maintenant tu vas me dire où elle est car sinon…


Il se leva d’un coup, fou de rage, mais n’eut pas le temps de s’exprimer. La balle était sortie toute seule et lui avait traversé la gorge. Elle avait pressé la détente, inconsciemment. Il se rassit presque naturellement, poussa quelques râles de douleur puis étouffa une dernière phrase :


– Je… n’ai jamais eu de v…


Elle lâcha le pistolet, s’effondra dans le canapé et fondit en larmes. C’était la fin. Elle ne saurait jamais où était sa fille, si elle était encore en vie…


Le feu se déchaînait dans la cheminée. Elle en avait presque oublié la présence du voisin.


– Calmez-vous mademoiselle, vous savez, vous n’avez rien à craindre. De ce que j’ai compris, c’était un criminel… Je pourrai témoigner pour vous.


Mais cela ne changeait rien. Le maigre espoir qu’elle avait eu était parti en fumée. Par-dessus le canapé il se pencha, lentement, au-dessus d’elle.


– Quoique. Enfin, vous voyez. Peut-être n’a-t-il tué personne, après tout.


Tout doucement, son visage inexpressif laissa place à un sourire, qui s’accentua petit à petit jusqu’à en devenir dément. Ils se fixèrent tous les deux un long moment, et c’est à ce moment-là qu’elle l’entendit.


Elle était là, résonnant dans sa tête avec force. Cette petite musique diabolique, lancinante, qui l’obsédait depuis si longtemps. Et lui, le visage complètement fou, il riait. À pleines dents. Il riait.


 
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   hersen   
15/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
j'aime beaucoup l'idée car effectivement, travailler sur ses propres cauchemars peut ouvrir beaucoup de voies...pour quelqu'un qui en fait beaucoup.

par contre, les retranscrire est à mon avis très difficile : ça doit être décousu, mais pas mal cousu. Car le lecteur attend une histoire, pas le cauchemar de quelqu'un d'autre.

Donc, il faut à la fois donner un fil mais aussi surprendre.

votre texte ne me convainc pas encore mais en travaillant plus vos idées, vous arriveriez à quelque chose d'intéressant je pense.

je ne suis pas sûre de ce que j'avance car je n'ai jamais essayé de faire ça, mais je crois qu'à partir de vos cauchemar,s il faudrait complètement réinventer une histoire en utilisant les éléments cauchemardesques.

Bonne continuation.

   socque   
17/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu du mal à comprendre cette partie du texte :
Elle avait pour projet de racheter la part de son ex compagnon pour y élever sa fille dans de bonnes conditions. (...)
Elle se rendit donc chez son ex compagnon, pour discuter des derniers détails et signer les documents. (...)
Arrivé devant son appartement, elle se rendit compte de son insalubrité. Il avait dû terriblement se serrer la ceinture pour lui laisser une chance de racheter sa part de la maison.
Après avoir relu, j'ai saisi que le gars en question était dans une situation financière difficile, mais qu'il avait préféré attendre que son ex-compagne ait les moyens de lui reverser sa part au lieu de forcer la vente à quelqu'un d'autre. Bon, je pense que ça vaudrait le coup de l'expliciter.

Sinon, le fait que les personnages n'aient pas de nom, qu'on ne sache pas grand-chose d'eux, que la fin bascule plus ou moins dans le fantastique (d'où sort, en vrai, cette musique ?) me paraît bien correspondre à l'ambiance "cauchemar", je trouve que c'est plutôt bien rendu. Je pense que le texte gagnerait à être élagué : par exemple, la description circonstanciée des circonstances qui ont rallongé le temps nécessaire pour récupérer l'essence me paraît trop longue ; certes, le suspense monte, mais à un moment je trouve que c'est trop, qu'il retombe comme un soufflé.

Dans l'ensemble, pour moi, le récit est convaincant mais pas haletant.

   LeopoldPartisan   
18/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
on ne peut pas dire malgré quelques imprécisions cela et là que ce recit ne se lit pas, avec oui osons, une certaine passion de connaître la suite et donc d'un traite tant il es captivant . C'est clair et concis comme le roman noir américain qui comme chacun sait pour rester politiquement correct (fuck Donald Trump) n'a rien à voir avec les afros-américains, c'est légérement fantastique, c'est vraiment pas mal car d'une logique implacable et puis qui est cet Igor : un Aggrit de l'épouvante ??

   Shepard   
29/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Je ne cache pas une certaine déception concernant la chute de l'histoire... Oui on devine d'emblée que le 'voisin' est coupable (accent russe - Igor, bon...) donc l'interrogatoire perd tout effet de tension. Vu l'évidence, je m'attendais à un dernier rebondissement, quelque chose, mais non. De plus on ne comprend pas vraiment l'histoire de la chaussure, finalement comment est-elle arrivée ici ? Puisque c'est un cauchemar à l'origine, cela créé peut-être quelques détails non résolus (ou impossible à résoudre).

En point positif, l'écriture simple sans débauche de style est adaptée à l'histoire.

En conclusion, votre récit se lit sans problèmes, mais je suis arrivé à la fin peu emballé, il manque quelque chose, un vrai coup de théâtre.

   Anonyme   
29/8/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Pour tout dire, je n'ai pas été très emballé par votre histoire comportant trop d'à peu près, et puis que j'estime sans grande émotion ( pour une mère à qui on a enlevé la fille, c'est tout de même très, très léger, comme réaction).
Bon, voici ce qui apparait pour moi comme peu convaincant: la police si rapidement sur les lieux (ils sont drôlement efficaces, dites-moi), comme seul indice une godasse abandonnée (c'est maigre et un rien incohérent: une chaussure est bien une chose qui se remarque quand on la perd.) Oh et puis dès le départ on sait ce qui va arriver avec cette enfant laissée sans surveillance, (pas de chance pour une attitude qui n'est pas habituelle, le monde n'est vraiment pas sûr du tout...)
Des détails d'écriture qui me titillent: "fermé le gaz " "porte d’entrée était-elle bien fermée", répétition de fermé vraiment trop proche. ;
" abreuver son véhicule". " radar fixe...prêt à tout pour lui soutirer un peu d’argent", "Son compte en banque et ses douze points s’en remettraient.", ces passages sont un peu risibles comme effet de style.
Je pense qu'il vous faut retravailler votre nouvelle pour qu'elle devienne un rien crédible et intéressante si vous choisissez l'option réalisme, ou vous optez définitivement pour le cauchemar et là encore une revue totale des détails est à envisager.
Pour conclure, je ne suis déjà pas trop amateur d'histoires policières et je crois que ce n'est pas encore celle-ci qui me fera le devenir. Désolé.

   MissNeko   
29/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J aime beaucoup l idée de travailler autour de ses propres cauchemars. Ils sont la voix de l inconscient et on y trouve des inspirations bien déjantées.
Ici ce qui m a gênée c est plutôt le style : certes il est simple mais les phrases sont souvent maladroites, parfois trop longues avec des répétitions.
Il manque du détail autour de la chaussure.
Je pense qu elle mériterait d être retravaillée et détaillée.

   Anonyme   
29/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

Je reste assez mitigé concernant cette histoire. Un bon début, puis ensuite ça s'enlise un peu avec quelques incompréhensions déjà soulignées par d'autres commentateurs, pour revenir vers de bonnes choses.

Finalement, ce qui m'a fait le plus peur concerne le dernier paragraphe.

"Et lui, le visage complètement fou, il riait. À pleines dents. Il riait." Ces phrases m'ont fait froid dans le dos. Sans doute à cause de la répétition de "il riait"... Ca a vraiment l'aspect d'un cauchemar.

Wall-E

   Alphekka   
30/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
En voilà une histoire cauchemardesque ! La chute est tout simplement glaçante. Elle est très réussie.
On a bien la sensation du cauchemar et de la situation qui va en s'empirant.
Ce n'est pas le genre de texte que je lirai spontanément (je ne suis pas très fan de fantastique) mais le titre m'a interpelée.

Mais à mon avis il y a un parti pris qui n'est pas tenu :
Le recueil est présenté comme un recueil de cauchemars retranscrit en histoire romancée. Or pour moi le scénario est trop décousu pour une "vraie" histoire mais trop cousu pour un cauchemar.
Vous avez l'air de privilégier l'histoire sur le cauchemar retranscrit tel quel. Auquel cas votre texte manque de liens logiques, de connexion entre les scènes et les personnages.

En tout cas il y a un réel potentiel dans ce recueil de cauchemars, je serais curieuse d'en lire d'autres de la même série.


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