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Policier/Noir/Thriller
Benjoui : Intrusion
 Publié le 22/06/07  -  4 commentaires  -  3286 caractères  -  18 lectures    Autres textes du même auteur

Adolescentes, quand vous revenez d'une fête : regardez où vous mettez les pieds.


Intrusion


Sara, âgée de quinze ans, marche lentement dans les rues de Verviers. Elle jette un rapide coup d’œil sur le cadran de sa montre : minuit. Ses parents seront sans doute très fâchés : elle devait rentrer avant vingt-trois heures. Si seulement elle ne s’était pas laissée amadouer par ses amis. Sara presse le pas, se met à courir. L’adolescente se prend les pieds dans quelque chose et s’étale de tout son long sur les pavés de la rue. Elle se retourne pour voir ce qui l’a fait tomber. Un sans-abri se tient debout derrière elle. Il titube. Ses yeux sont injectés de sang. Il s’approche de la jeune fille, se retenant péniblement contre les murs. Le clochard plonge son regard dans celui de Sara et murmure :


- Qu’est-ce que tu fous ici, Marjo ? Je t’avais dit de ne plus venir chez moi.


Sara recule, effrayée :


- Vous faites erreur : je ne suis pas celle que vous croyez et nous ne sommes pas chez vous. D’ailleurs, vous ne semblez pas habiter quelque part.


Le clochard approche son visage si près de celui de l’adolescente qu’elle peut sentir son haleine et voir les quelques gouttes de sueur perlant sur son front.


- N’essaye pas de m’entuber. Pourquoi t’es là, hein ? Pourquoi t’es revenue ? Tu veux me regarder souffrir encore une fois ? Ça ne marchera pas, tu ne peux plus m’atteindre. T’as compris, salope ?


- Vous vous trompez, laissez-moi tranquille.


La voix de Sara tremble. Elle se retourne vivement et tente de s’en aller. L’ivrogne attrape son bras et la ramène contre lui.


- Maintenant que t’es là, ce serait dommage de ne pas en profiter pour baiser.


Il abaisse son pantalon. Sara pousse un cri désespéré alors qu’il essaye de la déshabiller. Elle attrape la ceinture de l’homme et lui fouette le visage. Déconcerté, il lâche prise et l’adolescente en profite pour courir.


- Reviens ! Je sais que t’en as envie. Tu ne peux pas avoir changé en si peu de temps ma belle. Tu es toujours une catin, ne l’oublie pas.


Des larmes coulent sur les joues de Sara. Alors qu’elle regarde par-dessus son épaule, elle s’aperçoit qu’il la suit. Il va bientôt la rattraper.


- Laissez-moi ! Je dois rentrer chez moi.


- Ça ne sert à rien de courir, je t’aurai.


Sara hurle. Le poivrot la rattrape, la presse contre lui et renifle ses seins naissants. Le dégoût envahit la jeune fille alors qu’elle sent contre elle le pénis raidi du clochard. L’homme s’énerve alors que l’adolescente se débat. Elle aperçoit au coin de la rue une voiture de police et prie pour qu’elle passe devant eux. L’alcoolique profite de ce moment d’inattention pour la pénétrer. L’adolescente pleure, gémit, et crache sa haine au visage de celui qui s’introduit dans son corps. Sara implore l’homme du regard pendant qu’il la viole. Elle voit dans ses yeux une sorte de démence mélangée à de la jouissance. Il ne se laisse pas attendrir par les sanglots de la jeune fille. La voiture de police a fait demi-tour ; Sara maudit la corporation. Soudainement, il pousse un cri de plaisir et la laisse tomber par terre. Il s’éloigne. Souillée, elle se recroqueville sur elle-même et le regarde partir. Il se retourne et retourne auprès d’elle. Il l’embrasse sur la bouche et, avant de s’en aller, lui murmure au creux de l’oreille :


- Ne claque pas la porte en sortant.


 
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   Cyberalx   
22/6/2007
Plutôt surréaliste !

S'il n'y avait eu viol d'une adolescente, j'aurai pu trouver ça marrant (ne claque pas la porte en sortant arf arf arf).

Je ne sais pas exactement comment réagir à ce texte, il est trop court, j'ai l'impression que tu n'a pas osé aller au bout des choses ou que tu a omis d'y inclure une idée directrice, une chute ou même une morale.

ça fait un peu fait divers quoi, j'ai préféré ton texte "Ali, le massacre, l'assassin".

   Ten   
24/6/2007
Le texte nous met bien dans le contexte mais il y a certaines petites choses qui m'ont parues un peu bizarres : que Sara enlève la ceinture du clochard pour le fouetter me semble étrange, prise de panique, je l'aurai plutôt imaginée en train de le gifler ou de le frapper. Je trouve qu'il la viole quand même assez rapidement, ils sont debouts et le clochard est ivre, la situation me paraît un peu compliquée.

   Anonyme   
4/7/2007
J'aime bien ton style, tu racontes les évènements sans trop t'atarder. Tu aurais peut-être dû mettre ce récit à l'imparfait, à moins que l'emploi du présent soit attentionel.
Il est vrai que l'idée du viol m'a choquée, peut-être parce-que tu as peut être trop décrit ce passage. Mais si choquer étais ton attention, tu as réussi :)

Bonne continuation.

   teeth   
2/8/2007
 a trouvé ce texte 
Moyen +
En effet, le coup de la ceinture est de trop. Il faut faire attention à ne pas tenter de choquer trop, parce qu'ici, ça frise presque le ridicule. Enfin, le style n'est pas mauvais.


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