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Sentimental/Romanesque
Bucolic : Comme tous les matins
 Publié le 05/08/10  -  15 commentaires  -  3868 caractères  -  196 lectures    Autres textes du même auteur

Comme tous les matins, je suis réveillée à une heure trop matinale...


Comme tous les matins


Comme tous les matins, je suis réveillée à une heure bien trop matinale. Comme tous les matins, je me retourne, pousse l’oreiller, tire le drap, tente de me rendormir.


Comme tous les matins, le sommeil en fuite ne me revient pas.

Je bouge un bras, une jambe. Je cligne des yeux. Tout mon corps fourmille, brûle de bouger. Je veux résister à cette frénésie quotidienne, incongrue et absurde…


… Mes pieds se posent silencieusement sur le parquet blond. Je me lève sans bruit, traverse la chambre encore noyée par la pénombre en évitant les grincements de latte, je tourne la poignée ouvragée. La porte s’entrouvre, je me glisse furtivement par l’ouverture. Je suis dehors.


Comme tous les matins, je me retrouve debout au fond du couloir sombre, heureuse et piteuse à la fois. Sortie de mon cocon, je m’en veux de n’avoir pas su résister à l’appel.


Comme tous les matins, je me mens. Je suis devenue très habile dans cette discipline, même si je suis de moins en moins dupe de mes propres excuses. Mais il y en a toujours. J’ai une envie pressante. Ou alors, c’est ce livre que j’ai lu la veille au soir qui m’obsède. Voilà, c’est ça, c’est le livre.


Je monte pas à pas l’escalier, luttant entre le désir d’arriver sur le palier et le semblant de volonté qu’il me reste. Quand enfin j’arrive en haut, les dernières traces de scrupule qui me restaient sont envolées. Je fais durer le plaisir de l’interdit, du coupable. Je dédaigne mon but. Je vais chercher un châle, une tasse de café. J’arrange une pile de magasines. Insensiblement, je me rapproche de la fenêtre.


Déjà, enfin, je me poste devant la vitre qui s’embue sous la vapeur émanant de ma tasse. Le matin est gris, jeune. Une fine couche de givre blanchit les pelouses et les toits. Trois voitures sont postées sur le parking en contrebas. Je patiente, immobile. Comme tous les matins, je sais que tu seras au rendez-vous. Un bruit de moteur fait éclater le silence matinal. Je me penche, sentant mon cœur accélérer. Ma main tremblante retient le châle qui glisse de mes épaules. Un homme chevauchant une vieille bécane déboule dans le virage, ralentit et se glisse souplement entre les autres véhicules. Je retiens mon souffle.


Le motard descend lentement, et se frotte les mains. J’imagine le froid qui a raidi tes articulations pendant le trajet. Mes propres doigts se tordent, ils voudraient tellement enserrer les tiens, les réchauffer un peu. Tu retires ton casque, avant de le poser sur le sol. Ta main caresse ta joue bleuie par une barbe naissante. J’imagine le toucher rugueux qu’a dû prendre ta peau sur les traits familiers. Tes yeux fatigués se plissent brièvement, je m’interroge sur l’origine de ta lassitude, sur les rêves qui ont hanté ta nuit, ou sur celles qui les ont partagés.


Tes épaules roulent sous le tissu terne et usé de ta veste intemporelle, tes bras s’étirent vers le ciel, les poings serrés, un bâillement tord ton visage. Je me repais de cette scène volée de laquelle je dois être l’unique spectatrice. Mes yeux caressent les contours de ta silhouette. Finalement, tu reprends ton casque que tu cales sous ton bras. Tu remontes d’un geste lent la bretelle d’un sac gris qui pend dans ton dos. Un regard vers la rue, et tu disparais dans le bâtiment gris béton d’en face. Je reste figée plusieurs minutes après la fermeture de la porte.


Ça y est. C’est terminé, je peux reprendre le cours de ma journée. Je peux à nouveau bouger, comme un pantin qui confie ses ficelles aux autres. Je peux à nouveau me rendormir. Jusqu’à demain, demain matin où comme tous les matins, je serai réveillée à une heure bien trop matinale…


Je suis perdue dans mes pensées quand un craquement me fait sursauter.


- Ça va chérie ? Déjà levée ?


Sa main caresse mon épaule, ses lèvres effleurent mon cou.


- Oui, oui, je… Je n’arrivais plus à dormir. Ce livre…


 
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   jaimme   
28/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un quotidien de l'espoir ou du désespoir? Je ne sais pas et c'est cela qui m'a plu dans cette courte nouvelle.
Le traitement est assez subtil, mais je trouve que ce texte devrait être retravaillé car sur une aussi courte distance, comme pour un poème, chaque phrase doit être ciselée( "de laquelle je dois être l’unique spectatrice": "dont"). C'est parfois le cas: "Je peux à nouveau bouger, comme un pantin qui confie ses ficelles aux autres." Mais, par exemple, ce cœur qui bondit juste avant l'arrivée du motard, n'est pas assez bousculé, j'aurais voulu mieux ressentir ce moment clef.
Un très beau sujet. Un traitement à peaufiner.
Merci pour cette lecture.

   florilange   
28/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Est-ce l'instant plaisir gratuit? Ou déjà l'instant tromperie? Non, on a le droit de regarder, ça ne mange pas de pain, surtout dans le confort assuré de la vie à deux. Enfin, assuré... Rien n'est assuré finalement, de la vie quotidienne.
J'aime bien cet instant volé, censé ne faire de tort à personne et pourtant déjà devenu une habitude, à laquelle il est difficile de résister.
L'écriture me paraît correcte, suivant bien le fil des pensées mais excluant toute émotion.

   Anonyme   
31/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Oh la menteuse ! ^^

Mis à part le début qui fait vraiment trop penser à la chanson "comme d'habituuuuuude..." c'est vraiment pas mal ! La fausse piste du livre et la fin surtout. Le fait qu'elle rêve sans envisager à aucun moment de descendre parler à ce type qu'elle observe. J'aime bien, c'est bien rendu. Je l'imagine sans peine cette petite scènette.

Merci pour ce moment.

   Selenim   
2/8/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Sur le fond, c'est assez creux, mais que faire d'autre en si peu de caractères. Cette femme obsédée par le motard qui vient chaque matin dans sa boutique qu'elle en perd le sommeil. Ça pourrait être intéressant si le style suivait.

Mais le style est presque télégraphique, se concentrant sur des banalités évoquées par le biais d'adverbes mous et de participes présent légèreticide.

En posant mieux le narrateur, en lui permettant de s'exprimer, lui donner corps et penser, le récit pourrait devenir bien plus honorable. Il faut laisser jouer son imagination et s'affranchir de tous ces lieux communs qui inondent la nouvelle.

Bon courage

   ANIMAL   
5/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une façon intéressante de raconter en peu de lignes une obsession vraie. Cela me fait penser à ces joueurs de casinos qui se disent chaque jour "aujourd'hui je n'y vais pas" mais que rien ne peut retenir.

L'écriture télégraphique est adaptée aux pensées décousues de l'héroïne, qui lutte contre elle-même ou essaie. Jusqu'où cela peut-il la mener ? A la dépression, au meurtre, à la folie... le choix est vaste et l'auteur nous le laisse.

Voici en tous cas une tranche de vie inquiétante pour l'équilibre mental de cette femme.

   Anonyme   
5/8/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Une nouvelle mal exploitée selon moi, ça manque de richesse à tous niveaux. Cette rengaine Comme tous les matins pourrait donner bien, mais la brièveté du récit la rend désagréable. Sur une longueur plus aérée peut-être?

Le fond, vie quotidienne, ne me parle pas plus que ça.

Un style trop pauvre, une histoire trop banale, du vide brassé pour ne rien dire. Dommage. Aurait pu être mieux si l'émotion ou les sens étaient privilégiés, là ça reste malheureusement peu original, trop court et peu fouillé, alors qu'il y a nettement matière à développer pour renforcer la réflexion et/ou le fantasme.

   widjet   
6/8/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ecrire et décrire le quotidien, les « tranches de vie » n’est jamais chose facile. Il faut de l’observation, certes, du doigté aussi, mais aussi pas mal de style pour mettre le curseur au bon endroit afin de trouver le ton juste, éviter de trop enjoliver pour sortir de la banalité, mais éviter d’être excessivement anodin au risque d’être ennuyeux.

Rien de tout ça, ici. Je suis navré, mais je ne vais pas prendre de gants et dire les choses comme je les ressens. J’ai trouvé ça d’une rare nullité. Même pour une très jeune auteur.

Que l’auteur saute à pieds joints dans le piège de l’ultra convenu passe encore. Que le traitement ne se démarque jamais pour insuffler une force, une identité, un caractère à un texte désespérément morne et soporifique, je veux bien. Que le fond du sujet soit mal senti, mal pensé, mais surtout c’est affreusement mal écrit. A mes yeux, sur la forme, c’est un ratage absolu. Entre les détails inutiles, choix des termes et rajouts qui font « toc », la lecture a été une épreuve.

Voici ce qui m’a le plus gêné (et encore je fais court) :

« Je suis réveillée à une heure bien trop matinale » => le « bien » n’apporte rien, pire il alourdit le phrasé.

La « frénésie quotidienne » ? Où ça ? Elle ne correspond pas au tableau méthodique, voire nonchalant du réveil « Je bouge un bras, une jambe. Je cligne des yeux. »

« Mes pieds se posent silencieusement » redonde avec la phrase qui suit « Je me lève sans bruit ».

« Je tourne la poignée ouvragée ». Adjectif inutile et ampoulé.

« J’ai une envie pressante ». De pisser ? Involontairement comique.

« Les dernières traces de scrupule qui me restaient sont envolées ». Formulation laide.

« Insensiblement, je me rapproche de la fenêtre ». Choix de l’adverbe étrange et bancal.

« Déjà, enfin, je me poste devant la vitre qui s’embue sous la vapeur émanant de ma tasse ». « Le déjà enfin », j’adhère moyen, le reste de la phrase c’est du rapiéçage artificiel.

« Un bruit de moteur fait éclater le silence matinal ». Dieu que c’est disgracieux.

« Je me penche, sentant mon cœur accélérer ». C’est plutôt les battements du cœur non ?

« Un homme chevauchant une vieille bécane déboule dans le virage, ralentit et se glisse souplement entre les autres véhicules ». Bof le « se glisse souplement ».

« J’imagine le froid qui a raidi tes articulations pendant le trajet ». Elle imagine le froid….Ah… et alors ? Je ne vois pas ce que tu essaies de dire avec cette remarque saugrenue.

« Mes propres doigts ». Mes doigts suffisent amplement.

« Ta main caresse ta joue bleuie par une barbe naissante ». Je ne comprends pas la construction. A lire comme ça, on croit que c’est la barbe qui a rendu la joue bleue.

« J’imagine le toucher rugueux qu’a dû prendre ta peau sur les traits familiers. Tes yeux fatigués se plissent brièvement, je m’interroge sur l’origine de ta lassitude, sur les rêves qui ont hanté ta nuit, ou sur celles qui les ont partagés ». Poster à la fenêtre et voir avec autant de discernement relève du don. C’est Super Jaimie la fille ? Et puis, l’approche est franchement mièvre.

« Tes épaules roulent sous le tissu terne et usé de ta veste intemporelle, tes bras s’étirent vers le ciel, les poings serrés, un bâillement tord ton visage ». Tout sonne faux, rafistolé pour faire littéraire. Le procédé est des plus lourdingues.

« Je me repais de cette scène volée de laquelle je dois être l’unique spectatrice ».
« De laquelle je dois… » Non, mais tu l’as relu à voix haute cette phrase, sans blague ?

Sur un texte aussi court, autant de maladresse relève de la performance.

Ce que je dis là, je le répète, n’engage que moi, mais c’est le plus mauvais texte qui m’a été donné de lire depuis des lustres.

Widjet

   Flupke   
6/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Bucolic,

Portée limitée, mais bien écrit (quoique j'ai trébuché sur le parquet blond, en plus il fait sombre j'imagine, donc la couleur ne doit pas être évidente à apercevoir) et suffisamment concis.
Peut-être la dernière phrase devrait-elle être un tout petit peu plus travaillée. j'en comprends le sens, mais une formule plus percutante permettrait à la chute de claquer plus nettement.
Le tutoiement du motard est une très bonne idée pour égarer le lectorat.
Globalement j'ai bien aimé.
Amicalement,

Flupke

   brabant   
7/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Bucolic,

Je l'aime bien ton texte, feutré. Douceur d'une tendre tromperie matinale. Rêve entre demi-sommeil et demi-éveil. Tu ne trompes pas vraiment, tu joues à la Belle-au-bois-dormant rêvant au Prince Charmant. Pas encore tout à fait cent ans de rêve...

J'aime ce "parquet blond", reflet de la blondeur des cheveux de la belle, et ces lattes qu'il ne faut pas faire grincer. ça grince toujours une latte, même sous la savate - pardon ! la mule - même dans les contes, même dans les histoires que l'on se raconte.


J'ai l'impression d'une Barbie, est-ce Blaine qui la fait sortir de son "cocon" ? Ce livre que tu as lu avait-il des allures de journal (très) intime ? Et puis, un livre, ça raconte...

Ah ! le chassé-croisé pour s'approcher de la fenêtre. Reculer pour mieux transgresser, sauter. Et la "bécane" (qu'est-ce qu'elle est sympathique !) le "motard", ce motard que tu ne peux voir de près mais dont tu imagines précisément les traits. Cet homme-là n'est pas réel, seulement un fantasme. Tu le veux à toi, rien que pour toi, malgré les autres (seulement des possibles) tu en es "l'unique spectatrice". Tu le fais disparaître comme on arrête un DVD pour que, justement, il ne disparaisse pas. Tu te fais ton cinéma. A toi. Tu peux retourner dormir.

Auprès de ce mari toujours attentionné - au fait s'appelle-t-il Ken ? - maladroit parce que, lui, il existe.
Et c'est pas pareil !
On a toujours tort d'exister.

Oui, j'ai vraiment bien aimé ce récit entre rêve et réalité, entre chien et loup.
Demain je prendrai moi-aussi ma bécane.

J'espère que tu regarderas.


Style évanescent, vaporeux, délicat. Avec de petiotes corrections à apporter...


Au plaisir de te lire...

   blanchette   
13/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte très court mais dont la concision colle finalement à cet instant volé à l'autre dans une vie de couple ; bien sûr pas encore un adultère mais déjà mensonge…
La honte de la narratrice, qui subit ce qui lui arrive comme une addiction est bien décrite. L’ambiance du petit matin est restituée de façon juste. Il y a le souci du détail, de la nuance.

Il reste bien sûr quelques maladresses dans l’écriture : redondance (« Mes pieds se posent silencieusement sur le parquet blond. Je me lève sans bruit » ; répétition : « … et le semblant de volonté qu’il me reste. Quand enfin j’arrive en haut, les dernières traces de scrupule qui me restaient … » ou « je me poste devant la vitre qui s’embue sous la vapeur émanant de ma tasse. Le matin est gris, jeune. Une fine couche de givre blanchit les pelouses et les toits. Trois voitures sont postées… »). Mais pour un premier texte publié sur ce site (il me semble), je trouve que c’est un bon début.

   Milwokee   
22/8/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'obsession, la tentation de cette fille est touchante, elle lutte contre cette envie d'aller voir le beau motard qui passe tous les matins. Elle est incapable d'y résister, malgré sa culpabilité.
Globalement l'écriture est correcte, mais sans rien de remarquable à mon goût. Peut-être est-ce un premier texte, l'auteur n'a pas encore de "style" défini ?
L'histoire n'est pas transcendantale mais son universalité est plaisante. On s'imagine très bien à la place de cette fille qui vole chaque jour ces précieuses secondes.
Une tentative respectable.

   krull   
11/9/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
que dire de plus sur cette jolie idée,ce fantasme matutinal pas si bien exploité.
Et bien qu'il a le mérite de permettre au lecteur d'entrer rapidement dans une histoire ultra courte et sensible. De vivre une aventure par procuration en quelques secondes.
essayer de conserver ce format et de relire ou faire relire et surtout continuez.
widget est toujours chagrin dans ses commentaires mais il est de bon conseil. tirez en le bon coté

   CSN   
26/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le style d'écriture est peut-être parfois à corriger, je pense que d'autres en ont bien assez dit là-dessus avant moi et je ne vais pas insister.

En revanche j'ai été captivé par l'idée générale du texte et le personnage. Au départ on ne comprend pas bien ce qui lui prend, en quoi se lever pourrait éveiller en elle tant de remords. Puis on est comme elle, on veut en savoir plus sur ce motard, elle l'observe pour le connaître et fantasmer. Nous avons envie d'en savoir plus, pourquoi est-ce qu'il l'obsède tant ? Et la chute, pfiou la chute, c'est là que le texte prend tout son intérêt au-delà du simple fantasme.

Je mets donc un Bien +. Car si l'écriture s'apprend et un texte se retravaille, la sensibilité on l'a ou on ne l'a pas.

   monlokiana   
16/7/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J’ai lu ce texte et je me suis dit « et après ? » tellement je n’ai rien ressenti. Qu’est ce que ce texte est sensé me faire comprendre ? Qu’une femme se lève tous les matins, se pointe devant sa fenêtre et admire le beau gosse motard ? A quoi et en quoi cela peut- il me faire réfléchir ? Désolée, je n’ai rien vu…
Ce texte est d’une banalité lassante. Tout le monde peut écrire cette nouvelle tellement c’est facile : le début est mal amené, la fin arrive, on se dit « enfin, ca y est, ca devient sérieux et ooop…c’est fini… » Elle va passer tous ses matins à l’observer ? Ce texte aurait pu avoir des tournures différentes avec des prises de risques, un peu d’action pour les « ordinos-lecteurs ».
On ne sait rien de cette femme à part le fait qu’elle se réveille tous les matins pour fantasmer sur un gars…Qui est- elle ? Elle est mariée? Son compagnon, elle l’aime ? Est-elle malheureuse ? On ne connaît pas cette personne qui nous décrit tous ses matins…Comment puis-je imaginer son fantasme si aucun élément la décrivant psychologiquement n’intervient dans le texte ? Je ne vois rien de romantique, rien de sentimentale, rien de touchant même. Le texte a un objectif et il y file droit, pas de détours, pas de description de personne. Si l’on peut décrire la personne fantasmé, pourquoi ne pas en faire autant sur la personne qui fantasme ?
Bref, je n’ai pas aimé ce texte du tout. Je trouve que c’est banal, l’idée manque d’intérêt, que de mots pour rien
Vraiment désolée, j’ai dit ce que je ressentais
Monlo

   Anonyme   
5/3/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est un texte intéressant, bien qu'un peu lourd à certains endroits. Notamment avec la répétition de "comme tous les matins" qui renvoie à une certaine lassitude de la part de l'héroïne et qui peut aussi être un peu contagieuse.
Par contre, tu as réussi à montrer la honte de cette femme de toujours, toujours avoir cette attitude de voyeuriste vis à vis de cet homme qu'elle ne semble pas connaitre (après tout, il est désigné par les mots "un homme" et"le motard"). Mais le fait qu'elle le tutoie porte un peu à confusion. A-t-elle des délires érotomanes? Selon la compréhension que j'ai eu de ce texte, c'est tout à fait possible.

   Anonyme   
28/11/2012
Commentaire modéré


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