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Marite : Mosaïque
 Publié le 07/08/10  -  16 commentaires  -  5547 caractères  -  146 lectures    Autres textes du même auteur

La vie est une mosaïque, à chacun de composer la sienne...


Mosaïque


Il est là ! Venu de nulle part, à dix mètres à peine de moi. Enfin c’est ce qu’il me semble mais, dans le même temps, je ne vois rien autour de lui, ni arbre, ni maison. Il est là et me regarde. Impossible de distinguer les traits de son visage mais, j’en suis certaine, c’est bien lui. Debout, très droit, vêtu de blanc, si éclatant et lumineux qu’il semble irréel. J’esquisse un pas vers lui, le bras tendu, le cœur gonflé d’espoir et là, l’image se dissout en une infinité de grains lumineux envahissant l’espace.


J’ouvre les yeux, tout est calme et sombre. Il fait nuit et je suis couchée. Un coup d’œil au réveil : quatre heures passées. Ici, dans ce pays qui est devenu le mien, les rêves qui surviennent à ce moment de la nuit sont appelés visions. C’est l’espace de temps réservé à ceux qui sont partis pour communiquer avec ceux qui sont restés ici-bas. J’ai très envie d’y croire. Un sentiment de paix et de sérénité m’envahit. Mon cœur sourit dans l’obscurité. Je ferme les yeux et me rendors.


Poussière de lumière ! C’était vraiment cela. Ne dit-on pas que la lumière, du moins celle que nous sommes capables de voir naturellement, est composée d’une multitude de particules en mouvement qui peuvent se décomposer en vibrations colorées ? Cette atmosphère lumineuse qui nous enveloppe, invisible la plupart du temps, nous fait parfois l’honneur de signaler sa présence en déployant de somptueux arcs-en-ciel dans les nuées de fin d’orages.


J’aime à penser que notre vie est, comme cette magie de la nature, composée de variations de couleurs qui participent à sa réalisation.


Certains moments sont si sombres, si douloureux, qu’ils nous laissent épuisés, au bord de l’abîme. Ce sont ceux qui se situent dans la zone la plus sombre du spectre, tirant vers l’indigo et le violet. À nous de les déposer avec précaution dans les tiroirs de notre mémoire. Ils sont lourds et fragiles à la fois. La moindre secousse peut les briser et nous anéantir. Viendra le temps où nous pourrons aller les chercher car ils auront leur place dans le tableau de notre vie. Font partie de ces instants les maux, inhérents à la nature humaine, qui jalonnent chaque parcours : maladie, perte d’un être cher, survie au quotidien parmi les rivalités, la haine, la jalousie, etc. De nos jours, il nous faut en plus, absorber aussi les nouvelles du monde et de la planète, que les médias déversent quotidiennement sur les ondes sans précaution aucune. Nous nous retrouvons submergés par des images de violence et agressions, inondations et sécheresse, catastrophes naturelles, guerres, etc. Leur gestion devient problématique pour des individus de plus en plus fragilisés.


Heureusement, des éclairs lumineux et scintillants nous côtoient et nous insufflent une énergie inépuisable. Eux aussi doivent être entreposés avec soin car c’est en eux que nous trouverons la force de traverser les étapes les plus difficiles de notre voyage. Nous les appelons : amour et amitié, tendresse et fierté, merveilles que la nature nous offre chaque jour, etc. Tout est là, autour de nous, à portée de main. Mais il est de plus en plus difficile de leur faire une place à travers le brouillard de morosité ambiante qui tend à se généraliser.


Et enfin, éparpillés parmi les précédents, arrivent des souffles si légers et transparents que souvent, par négligence, nous les laissons s’envoler et se perdre dans les méandres qui nous entourent. Pourtant, ils sont indispensables car ils serviront, soit à alléger et aérer les parties trop pesantes, soit à nuancer l’excès de brillance qui déséquilibrerait l’ensemble. Ils nous frôlent au quotidien : sourire d’un inconnu dans la rue, trilles d’un oiseau saluant notre passage sous l’arbre où il est perché, odeurs de pain chaud et de croissants s’échappant de la boulangerie au petit matin, etc. Ils sont multitude.



Que faire de ces millions d’images et de facettes entreposées dans nos cœurs et nos esprits ? Les laisser en désordre prendre la poussière ? Essayer de leur trouver la meilleure place possible dans le panorama de notre vie ?

Comme l’artiste devant son œuvre inachevée, le découragement peut parfois nous envahir. Certains jours, aucune inspiration, aucune envie de vivre ne nous habitent. Il faut pourtant rester aux aguets car une étincelle peut surgir à tout moment pour illuminer l’ensemble. Patiemment, il nous faut chercher et placer ces éclats sur la toile de fond qu’est notre vie, en essayant d’en faire une composition vivante et colorée. Le ciment qui maintiendra tout cela en équilibre est l’instinct de vie, ou plus exactement, de survie.

Au terme du voyage, nous n’aurons sans doute pas eu le temps de terminer notre mosaïque mais, nous aurons peut-être réussi à composer une fresque dans laquelle toutes les teintes du spectre solaire seront harmonieusement entremêlées. Alors, quand le moment viendra, nous pouvons espérer que toutes ces ondes lumineuses s’uniront et se transformeront en une seule, si intense, qu’elle se dissoudra en poussière de lumière.


Le rêve du début de mes propos est une réalité vécue il y a environ cinq ans. L’homme qui y est apparu m’a été enlevé en un éclair il y a une dizaine d’années. C’est lui qui m’a appris à ne pas avoir peur de mes idées, même des plus extravagantes. C’est pourquoi je suis convaincue que, cette nuit-là, il est venu me faire savoir que je ne devais plus m’inquiéter pour lui et que je pouvais poursuivre ma route, sans crainte. Il est devenu poussière de lumière et j’aimerais aussi le devenir un jour.


 
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   florilange   
19/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui. J'aime cette petite nouvelle bien écrite. Elle distille beaucoup d'espoir. Il est vrai qu'il nous faut rester vigilants. Dans les moments de désespoir, de petites étincelles surgissent qui, effectivement, aident à remonter la côte, à avancer, à continuer de vivre.
C'est bien dit.

   Anonyme   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne commenterai pas beaucoup le fond, les idées. J'aime l'image de la mosaïque (j'aime les mosaïques tout court d'ailleurs) mais je ne partage pas...l'utilisation qui est la sienne ici.
Je ne crois pas qu'il faille attendre la fin pour que "ces ondes lumineuses s’unissent et se transforment en une seule, si intense, qu’elle se dissoudra en poussière de lumière." Je crois qu'à chaque instant la mosaïque de nos vies est complète, belle, merveilleuse, qu'elle pourrait s'arrêter à n'importe quel moment et que c'est cela qui rend la vie si fragile et précieuse. Je crois...mais bref, je passe.

Quant au reste.

J'ai trouvé, par endroit, l'écriture beaucoup trop classique, sans vraie force, comme si l'important pour l'auteur était d'exprimer les idées le plus clairement possible quitte à sacrifier la poésie du texte. Or le sujet traité se prête particulièrement bien à un peu de poésie. A d'autres moments j'ai eu exactement l'impression inverse : de jolies images mais sans que je parvienne à saisir exactement le sens.

L'introduction pourrait être plus souple, plus mystérieuse.
La chute ne provoque, chez moi, aucune émotion particulière.

Merci pour cette lecture !

   Mistinguette   
27/7/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel magnifique texte ! Il m’est très difficile, voir impossible, de dire quelque chose de constructif à l’auteur ; tant je suis sous le choc de cette mosaïque de mots tout en sensibilité et si harmonieuse.
En générale, je ne raffole de la catégorie : réflexion/Dissertation, mais là, je suis médusée.
Je pourrais relever quelques phrases qui m’ont particulièrement plu, mais c’est l’intégralité du texte que je devrais copier. Non, vraiment, ici, je ne peux argumenter ; juste dire que les yeux m’ont picoté.
C’est une bien belle idée de comparer la vie à une mosaïque.

En résumé, j’ai trouvé ce texte très beau, et puis c’est tout !

Un énorme MERCI à l’auteur.

   silene   
28/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
L'exposé est clair, écrit correctement, sur ce plan, il n'y a rien à dire.
Je suis plus circonspect sur le fond. Déjà, j'ai le souvenir d'avoir lu il y a pas mal d'années quelque chose de très proche, manufacturé par une des entreprises de formatage des pensées des honnêtes gens, le Reader's Digest.
Je suis un peu ennuyé de la vision occidento-centriste qu'il dénote, cette espèce de "philosophie" qui s'efforce de positiver et de réagencer les évènements d'une vie. J'ai du mal à acheter ce genre de marchandise comme vérité universelle, ayant l'impudence de penser que la vie d'un intouchable en Inde, d'un réfugié au Bostwana ou d'un bébé carencé au Niger ont, pour appliquer cette grille de lecture, un spectre tirant si nettement vers le sombre qu'avec toute la bonne volonté du monde il sera impossible de l'équiper des jolies couleurs : les oiseaux ont été rôtis, l'arbre, coupé, pour servir à le cuire. L'intouchable patauge dans une fange toxique, certes les animaux n'ont pas totalement disparu de son environnement, mais ceux qui abondent sont des rats. Sa fille sourit, jaune, car elle va épouser un usurier gras. De trente ans son aîné.
Je ne demanderais donc qu'à souscrire à ce ticket pour le parc d'attraction, mais les plaintes qui s'échappent des wagons plombés roulant vers la Pologne et les cris des enfants qu'on mutile à Kigali me retiennent un peu.

   jaimme   
28/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte est un constat momentané de la difficulté à vivre le deuil et le monde. Il est de l'ordre de la réflexion sentimentale personnelle.
Il est le constat d'une douleur qui, par fragilité, s'étend au monde. Il croit montrer un espoir par une vision christiano-centriste.
Je n'adhère pas à la phrase suivante: "De nos jours, il nous faut en plus, absorber aussi les nouvelles du monde et de la planète, que les médias déversent quotidiennement sur les ondes sans précaution aucune." Les précautions sont multiples: heureusement que les images sont filtrées et malheureusement nous sommes loin du compte lorsque les médias ne s'intéressent pas (à cause de nous) aux vraies horreurs endémiques du monde. Mais je comprends qu'une personne en deuil n'ait pas envie, ne puisse pas supporter les douleurs extérieures. Pas de place en ce moment.
Je n'adhère pas non plus à l'espoir de devenir une poussière lumineuse, à un au-delà donc. C'est très rassurant, et... très utilisé.
Le texte est convenablement écrit, mais le fond ne trouve aucune résonance en moi.

   Leo   
2/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Très jolie réflexion sur la mémoire, le temps, les souvenirs qui s'emmêlent... et sur le deuil, le sentiment d'absence, le besoin de se rassurer.

Mais tout cela est présenté de manière élégante, avec suffisamment de recul pour être acceptable et recevable par un tiers. Les mots sonnent juste, les idées s'enchaînent avec logique, et les images s'associent bien au récit.

Un bel exercice d'écriture, bien maîtrisé. Peut-être – seul défaut que je reprocherai à l'auteur – aurait-il fallu prendre un peu plus de distance dans le dernier paragraphe : la personnalisation trop forte de ce passage nuit, à mon sens, à la solidité de l'ensemble, elle transforme le lecteur en voyeur, le prend à témoin au lieu de lui laisser la possibilité de prendre de la distance. Il serait souhaitable de le réécrire, ce passage, de le rendre moins personnel, plus général. Et le résultat sera excellent.

   Maëlle   
4/8/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une façon de dire les choses à la fois pudique mais explicative. Ce n'est pas la forme que je préfère pour une réflexion (je préfère de toute façon qu'on me raconte des histoires - conte philosophie ou parabole), un peu trop proche du documentaire à l'américaine (je vais vous raconter comment ma vie à changé pour que ça vous serve à vous).

Mais c'est efficace, comme moyen de faire passer les choses.

   brabant   
8/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Marité,

Texte très bien construit: lumière, puis les trois qualités de lumière, puis retour à la lumière du début et conclusion, leçon qui en est tirée.

Cette réflexion-dissertation commence de manière intrigante, mystérieuse, surnaturelle, paranormale. La curiosité s'éveille. D'autant plus que l'on est en Afrique. Terre envoûtante et d'envoûtement. Lieu de tous les possibles, aux impossibles côtoyés.
Puis se poursuit de telle manière que la science, la physique se mêlent à la psychologie: couleur des lumières par rapport aux états d'âme !
Enfin se termine par l'explicitation de ce qu'était cette lumière du début, relatée de façon très émouvante. J'ai vibré à l'instar de cette lumière-là, bel hommage.
Et dans une douce certitude par rapport à la mort à venir, apaisée, heureuse parce que retour à la lumière.

J'ai aimé particulièrement le terme de "mosaïque" appliqué aux couleurs de l'arc-en-ciel, arc-en-ciel aux trois mosaïques avec mode d'emploi appliqué à la vie de tous les jours.
Ainsi que certains passages du texte tels "ces somptueux arcs-en-ciel de fin d'orage" et cette phrase: "J'aime à penser que notre vie est, comme cette magie de la nature, composée de variations de couleurs qui participent à sa réalisation." Désormais j'engrangerai de la sorte mes souvenirs. Que de tiroirs à recomposer ! Mais quel travail coloré ! Vitrail ! Que de vitraux à assembler ! Nos vies sont des églises !

J'ai moins aimé les phrases explicatives à caractère journalistique de la fin du paragraphe 4.
Mais bon, on est dans la réflexion/dissertation hein. Alors on peut bien disserter un peu aussi.


Merci pour ce texte: mode d'emploi pour le bonheur, ou la sérénité. Ce qui revient au même. La sérénité c'est le bonheur qui nous reste quand on a perdu le bonheur.

Merci encore pour cette leçon...

brabant

   Anonyme   
7/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Marite ! Une belle écriture qui me ramène à l'Oiseau bleu, un texte que j'aime beaucoup ; on retrouve ici le côté un peu mystique de l'auteur, un peu rêveur aussi mais après tout, pourquoi pas ? J'aime bien la métaphore mosaïque/vie et ce désir de vouloir colorer ce qui est trop souvent sombre... C'est vrai que dans les pires moments de l'existence une petite étincelle colorée permet de relancer la machine ! En conclusion, un texte plein d'espoir malgré les embûches passées et une philosophie toute simple de la vie... Merci Marite pour cette belle mosaïque. Amicalement. Alex

   widjet   
8/8/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un texte qui semble ressembler à l’image que je me fais de cet auteur, empreinte d’une forme de sérénité, peut-être même d’une certaine sagesse. Une écriture, un ton, toujours posés, paisible qui avait fonctionné dans les précédents opus, mais qui ici ne me convainc guère.

Je ne sais pas expliquer pourquoi, la sincérité et la dignité sont pourtant toujours présentes, identiques, mais je n’ai pas senti cette vulnérabilité, cette petite faille qui fait poindre l’émotion, la tristesse derrière cette retenue. Peut-être que cet excès de « zen » attitude confère au récit une sobriété trop monocorde, un peu convenu aussi. Ce sentiment d'enfoncer des portes ouvertes également.

Désolé, parfois la magie ne marche pas sans qu’on sache véritablement donner une explication. C’est le cas ici. Je le regrette d'autant plus que j'aime beaucoup le titre.

W

   ANIMAL   
8/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une nouvelle intimiste, qui évoque la survie de l'essence de l'être après la disparition du corps physique, et qui parle d'une perception du monde à travers une philosophie que je peux comprendre et apprécier.

Cette manière de collectionner les instants de vie, un peu comme certains collectionnent des papillons, pour ensuite les regarder avec plus de recul, permet de transcender bien des événements.

J'aime bien cette façon de lier des émotions à des couleurs ; les mélanges de couleurs étant infinis, la palette des émotions l'est également.

Rien à dire sur l'écriture, elle va sans heurt porter ces idées et ces réflexions jusqu'à leur terme.

Un instant de qualité que cette lecture ; merci de ce partage.

   wancyrs   
9/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour avoir vécu longtemps dans ce pays qui aujourd'hui est tien, pour avoir été bercé par cette litanie toute ma tendre jeunesse, je te comprend assez bien.

Oui, Marité, je le confirme, entre 3h et 5h du matin, c'est l'heure des anges, l'heure où la brèche entre l'au-delà et le réel se fait. En plus, nous vivons ces visions en une semi inconscience, des sensations de présence réelle.

Ce n'est pas assurément cartésien, mais des gens vivent de ça. de peu, mais ils s'accrochent et bravent les obstacles de la vie.

J'ai cru entendre les sages de ma contrée ; ne dit-on pas que qui côtoie les sages devient sage ?

Merci Marité

   blanchette   
16/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte que j’ai relu plusieurs fois sans savoir tout à fait ce que j’en pensais en définitive et qui m’a partagée.
Je vais donc commencer par ce que j’ai apprécié :
Tout d’abord l’image de la mosaïque, du spectre lumineux qui se constitue peu à peu comme le reflet de nos vies est bien trouvée et sonne juste : j’ignore s’il s’agit d’une conception originale et propre à l’auteur ou d’une émanation d’un courant de pensée (cela me renvoie un peu à l’aura, au corps astral etc…) mais cette métaphore est très jolie. La construction du texte sur cette structure est équilibrée Je ne pourrai dire si je partage ou pas cette façon de penser mais ça n’est pas très important puisqu’il s’agit d’un texte au final très personnel.

C’est peut-être le revers de la médaille : même si la ferveur de l’auteur donne de la puissance au récit, l’aspect « conte moral » est trop présent à mon goût. Je m’explique : il y a peut-être trop d’affirmations, de « il faut ». Et pourtant comment faire passer une conviction sans cela ? Le faire de façon plus poétique ? Plus distante ? Honnêtement je ne sais pas, mais c’est probablement ce côté « témoignage » qui m’a gênée.

Cela dit j’ai bien noté que le texte était classé dans la rubrique « réflexions » et après tout l’objectif de l’auteur est atteint : faire passer un message qui lui tient à cœur dans un texte bien écrit.

Petit « reproche » tout de même : quand vous parlez de votre pays, moi qui ignorais que vous habitiez en Afrique (du Sud je crois), je n’ai pas bien compris immédiatement.

   Anonyme   
26/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sérénité, sagesse, couleurs, kaléidoscope d'une vie, émotion au travers d'un propos très pudique. Et puis sincérité et dignité, sensibilité et émotion... Mais sans tristesse. Une vision "colorée" de la vie qui m'a séduit.

   krull   
21/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Sans vouloir critiquer le sens du texte et la "sagesse" qu'il porte. Je suis déçu par l'écriture : "À nous de les déposer avec précaution dans les tiroirs de notre mémoire. Ils sont lourds et fragiles à la fois. La moindre secousse peut les briser et nous anéantir. Viendra le temps où nous pourrons aller les chercher" Succession de banalités juxtaposées sans vérité. Le thème est fort mais la béatitude a coupé les ailes lyriques de Marité

   AntoineJ   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
beau et touchant
le style est "propre" et clair, lumineux (ce qui tombe bien !)
les images sont bien choisies et les messages (même s'ils sont un peu trop basique) portent.
j'aurais préféré que ce soit encore plus "conte" sur la forme et plus puissant / sentiment / présence sur le fond


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