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Sentimental/Romanesque
Coline-Dé : Géographies secrètes
 Publié le 25/09/09  -  23 commentaires  -  2978 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Le moment étrange où, après les premières impasses, une jeune femme réorganise son parcours selon des géographies secrètes...


Géographies secrètes


Une impasse, évidemment. Un peu bouffées, les rayures du passage piéton semblaient constellées de cartes géographiques. Pour rêver d'ailleurs.


Et le mec continuait à pérorer :


- Très bien agencé… vous verrez, on peut y caser tout ce dont une jeune fille a besoin…


Elle s'amusait de son tic, un geste bref devant son nez, comme s'il chassait des mouches. Quarante-deux fois. Compter ce genre de chose l'empêchait de céder au cafard.


Un escalier violet et vert. Les propriétaires du lieu avaient du goût. Ou un stock de peinture au rabais ?


Une fente dans le bois manifestait que la porte avait subi quelques sévices.

Il avait monté l'escalier derrière elle − aucun scrupule à lorgner ses cuisses, mais elle s'en foutait.


Maintenant il jurait entre ses dents en s'escrimant sur la serrure, lui laissant tout loisir de détailler le palier morose. Qui avait laissé cette cage ? un truc rond, dédoré, complètement kitsch, surmonté d'un bulbe en fil de fer tortillé fin, un vrai cauchemar de colibri !


- Et voilà


Il entrait avant elle, déployant un geste large pour faire spacieux :


- Vous voyez on peut tout caser ici… sauf si vous avez un piano à queue…


Sa plaisanterie le faisait rire, elle entendait son estomac. Dans ce métier, c'est l'ulcère qui prévaut, bouffer n'importe quand n'importe quoi, dès trente ans, ils ont du bide, une graisse tenace à la ceinture.


- Alors, comment vous trouvez ?


Difficile de trouver ça folichon. Mais au moins, il y avait une vue sur l'impasse. Avec ses géographies secrètes.


Des cris s'échappaient de l'étage en dessous. Il eut l'air gêné et dit très vite :


- En fait, elle n'est pas souvent là, elle passe plus de la moitié du temps à l'HP… C'est seulement quand elle est restée un certain temps sans prendre ses médicaments… Et là, ils l'hospitalisent… Bon, c'est pour ça que le loyer est à ce prix-là, aussi !


L'air pressé tout d'un coup, il rajusta sa chemise qui bâillait aux boutons.


- Alors, vous le prenez ?


Elle jeta un dernier coup d'œil par la fenêtre. Sur les rayures du passage piéton, l'ombre siamoise d'un très jeune couple.


- Oui, je prends.


Le ventre gargouilla, bruyamment soulagé. Il la poussait presque dans l'escalier. Elle crut apercevoir la masse agile d'un rat au ras des canalisations…


Comme elle passait devant la porte de la folle, elle sentit une main l'accrocher.


- Enfant ? Amour, enfant ? interrogeait un visage anxieux. La main s'éleva, lui caressa les cheveux. Amour ?


Pendouillait à sa porte une main-marteau rose.


Amour oui.


Amour.


L'autre, déjà en bas, lui demandait si elle avait besoin d'aide, d'un ton hargneux.


- Je passerai à l'agence demain pour signer.


S'en débarrasser. Il s'éloigna, escorté de ses gargouillis.


Au sortir de l'impasse, elle avisa un troquet, jaune. Elle y entra, besoin de couleurs. Commanda un jus d'abricot. Et elle attendit l'ombre en buvant doucement le nectar éclatant.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Colinede

Le titre est très bon, mystérieux à souhait. L'écriture est pleine de quelque chose que je ne saurai définir, dans un futur proche, dans un autre registre, ça devrait glisser et "donner".
Le texte. Hermétique je suis à ce genre d'histoire. Je n'y ai vu goutte. Mais de par l'écriture, j'en suis sûre, c'est prometteur.
Désolée pour la note, mais au plaisir de te suivre.

   jaimme   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le problème avec cette nouvelle c'est que les géographies restent quand même très secrètes...
J'ai lu deux fois. Je pense avoir cerné le personnage, les interrogations que l'on peut se poser sur ses désirs, ses espérances. Pourquoi pas puisque c'est bien écrit. L'ensemble est d'ailleurs agréable à lire. Mais je me demande pourquoi autant de temps sur l'agent immobilier puisque le sujet n'est pas là. Juste pour constater l'état de l'appartement? En comparaison avec l'état actuel du personnage?
C'est ésotérique, et ce n'est pas une critique, mais c'est un peu trop court à mon avis.

   Perle-Hingaud   
25/9/2009
Bonjour Coline,
Une histoire trés bien écrite, fluide, lue d'un trait, mais effectivement trés mystérieuse: peut être ne faut-il pas chercher à comprendre, simplement se laisser bercer par l'ambiance, les détails incongrus... J'aime les couleurs qui jaillissent, crues, le vert, le violet, le rose, le jaune... dans cet appartement si glauque et gris qu'il en semble malsain: pourquoi donc le choisit-elle ? Que voit-elle de plaisant dans ce lieu ? C'est peut être cela qui manque, entrer un peu plus dans sa tête, même si tout y est confus...
A bientôt, Perle.

   nemson   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
lecture plaisante. de belles images, un bon rythme une certaine douceur. Non rien à dire de negatif, un ton rare je trouve. pour moi c'est vendu. je suis toujours surpris que le lecteur trouve mysterieux une tranche de vie. c'est une tranche de vie point. Quand on mange une part de gateau on ne s'etonne pas que le reste ne soit pas avec. on la mange avec plaisir, comme j'ai lu ce texte.

   Anonyme   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Euh... C'est quoi ça ? Le début d'une histoire, on t'a volé la suite ? Là franchement, c'est bien trop court pour qu'on adhère. La folle a l'air prometteuse, l'agent immobilier moins... Un récit, ce n'est pas qu'une écriture agréable, c'est aussi une histoire à suivre, des mots à investir, là franchement non. J'ai l'impression que tu as posté cet embryon de nouvelle comme un ballon d'essai, pour voir s'il y avait un potentiel... Mais ce potentiel dépendra surtout de ce que toi tu en feras.
Enfin, ce n'est bien sûr que mon avis.
Je note sur ce que j'ai lu, mais je ne doute pas que tu sauras très rapidement nous proposer quelque chose de plus consistant.
Bonne continuation.

   Selenim   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une lecture vraiment très frustrante, car d'évidence, l'auteure a un style bien à elle mais elle ne nous en dévoile qu'un fragment parcellaire au travers d'un trou de serrure bouché avec du scotch.

L'intrigue est aussi épaisse qu'une aile de papillon, les personnages encore moins effleurés qu'une lèvre de Régine et le liant est noyé dans un grand flou artistique.

Oui, l'auteure sait écrire, oui elle aime ça.
Mais pour la prochaine fois, je commanderai une vraie histoire, avec des morceaux d'intrigue et des pépites de personnages.
Siouplait.

Selenim

   Anonyme   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ecriture à coup de serpe, un mystère qui demeure...
Merci pour cette lecture. A une prochaine fois sûrement !

   Myriam   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Moi j'aime la frustration, j'aime le mystère...
Alors j'ai aimé cette scène, cette jeune fille dont on ne sait rien sinon son sens de l'observation sarcastique face à cet agent immobilier caricatural, comme on en voit tant...
Et cet appartement dessiné à coups de détails glauques et poétiques à la fois, dont on se demande pourquoi elle le prend... et cela ajoute au mystère.
J'aime rêver sur une nouvelle. Qu'on m'en dise peu pour me laisser tout loisir d'en imaginer beaucoup. Et cette jeune fille me touche.

   Farfalino   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
même si on comprend bien que sur un texte court, on ne peut pas tout raconté et qu'on ne peut pas approfondir tous les personnages, j'aurais aimé un peu plus de détails.

Si le style est très particulier, et pour moi original, et intéressant, j'ai comme l'impression qu'il s'agit d'un extrait qui soulève beaucoup de questions. C'est un peu trop secret pour moi.

L'avantage avec ce genre de texte, c'est un peu comme les tests de Rorschach : on y projette l'histoire que l'on veut.

J'ai imaginé une femme abandonnée, peut-être mise à la porte sans le sou qui arrive dans ce bouge contrainte et forcée.

Au moins cela ne laisse pas indifférent.

   Anonyme   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Colinede

C'est très méchant je trouve de laisser le lecteur comme ça sur sa faim.
Car on sent du potentiel, tout un univers dans ce récit et tu nous en claque la porte au nez.

C'est écrit avec originalité.

Du côté des plus : les rayures du passages piéton à deux reprises qui me paraissent une clé (cartes géographiques, ombre siamoise)
les couleurs aussi : beaucoup de couleur, et quand on les met les unes à côté des autres ca "pète"

Du côté des moins
la caricature de l'agent immobilier. Trop courante. Pourquoi c'est toujours les hommes cinquantenaires qui sont gras et vulgaires et pas les filles de 20 ans ?

Je note moyen pour obliger l'auteur à me raconter une histoire pour de vrai (même si là merci pour ça , je peux m'en raconter plusieurs)

Xrys

   Marite   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La phrase de présentation semble indiquer que ce texte n’est que l’introduction à une nouvelle phase de vie de la jeune femme. Comme il ne se passe pas grand chose dans l’histoire présente, somme toute très banale, difficile de comprendre le titre « géographies secrètes » ? Seulement le besoin d’observer l’impasse et ce qui s’y passe ? Très étrange je trouve. On dirait quelqu’un qui se prépare à une vengeance… ? Rien d’accrocheur et d’extraordinaire dans l’écriture. Mais ceci est très subjectif bien sûr et ne doit pas décourager l’auteur.

   calouet   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et bien pour ma part, je suis plutôt partant pour ce genre de géographies secrètes... Je suis étonné des évaluations qu'a obtenu ce texte, d'autant plus que trois commentateurs sur quatre ont noté le sempiternel (et qui ne veut pas dire grand chose, finalement) "c'est bien écrit"...

Effectivement, il ya du style, une façon très épurée de décrire les choses, un art consommé du rythme, du passage du coq à l'âne, comme si l'on était vraiment derrière les yeux de quelqu'un qui visite un nouvel appartement. Rien que pour ça, je suis fan de ce genre de récit. Cette nouvelle tranche avec les myriades de textes bavards que l'on peut lire ici et ailleurs.

Évidemment, le passage avec la "folle" est nébuleux, et ça reste un point de faiblesse, quand même. On peut imaginer beaucoup de choses, ce qui est bien, mais j'avoue que j'aurais aimé être un poil plus guidé dans mes idées, un peu plus pris par la main.

Merci pour cette lecture, en tout cas.

   widjet   
27/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je rejoins calouet. Il n'y pas besoin d'en mettre des louches pour se dire "tiens, y'a comme une identité derrière ces lignes, comme un ton, comme une "patte".

Certes, c'est un peu court pour se faire une idée précise, mais cette nébulosité, cette humour léger, mais un peu féroce en filigrane, ce petit truc indéfinissable me laissent penser que peut-être, quelque chose de prometteur se profile.

Dans le prochain texte ?

A encourager.

W

   Manuel   
27/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est court ! Mais c'est bien dit. Difficile de broder sur la visite d'un endroit pas folichon par un éventuelle locataire désargentée.
Mais c'est la vie actuelle et encore est ce mieux que, ce vu ce soir sur la 6 où contre un loyer gratuit ON NE DEMANDAIT QUE des caresses intimes...
Un seul reproche : dédoré ??
Par contre le titre est génial.

   Automnale   
28/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà comment une jeune fille choisit son logement ! Pour ne pas céder au cafard - déjà ! -, elle compte les tics de l'agent immobilier !

Parlons-en de l'agent immobilier, bedonnant, la chemise bâillant aux boutons, connaissant plutôt bien son travail, mais bien handicapé, quand même, avec des gargouillis permanents au creux du ventre, et son manque d'éducation (puisque montant l'escalier derrière sa cliente) !

L'environnement, l'appartement ? Violet et vert ! Quel bon goût, en effet ! Il pouvait, aussi, s'agir d'un stock de peinture au rabais ! Vue sur une impasse... Une locataire (ou co-propriétaire), juste en-dessous, coutumière, la pauvre, de séjours à l'HP ! Un rat au ras des canalisations... Ah ! Oui, n'oublions pas la cage, cauchemar d'un colibri !

Bon ! La jeune fille accepte l'appartement. Pourquoi ? Peut-être à cause des géographies secrètes...

Heureusement, pas loin, il y a, pour se remettre des émotions de la visite, un troquet jaune où l'on peut boire un jus d'abricot, ce nectar éclatant !

Conclusion : Je trouve que tout cela sent le vécu (ou le vrai), et que l'humour règne en maître... Je n'ai pas bien compris, voire pas du tout, l'évocation des géographies secrètes... Et j'espère, ardemment, que l'agent immobilier va se soigner pour ses problèmes de gargouillis ! Bref, j'ai passé un agréable moment.

Mais je me suis attachée à cette jeune fille (!) et me dis qu'il serait intéressant de connaître, maintenant, sa vie dans ce logis fait pour démoraliser les plus optimistes... Combien de temps réussira-t-elle à tenir ? Il y a une suite, Coline ?

   wancyrs   
29/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pourquoi vouloir comprendre ce qui est secret ? le titre le dit bien ! et puis c'est quoi un secret ? quelque chose qu'on ne doit pas savoir, ou quelque chose qu'on nous dit en nous spécifiant que c'est un secret...
L'auteur(e) a bien réussi son coup sur ce coup-ci, car je l'imagine en train de sourire en coin à voir les gens imaginer des histoires et des intrigues à son texte. Et c'est là que reside tout son genie, susciter des questionnements et mobiliser des curieux pour le prochain rendez-vous... moi j'y serai et te lirai avec plaisir.
Bon style d'écriture en passant, ça se lit d'une traite.
Wancyrs

   florilange   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai vu 1 visite d'appartement, 1 tranche de vie. Un appart plutôt tristounet mais pas cher. La jeune fille a vu des couleurs dans ce concert de terne, imaginé 1 colibri dans la cage repeinte, pris l'appart à cause des géographies secrètes & des ombres siamoises. Déjà, elle a ses habitudes au troquet jaune.
Du mystère? Où ça?
Aimé ce texte au style maîtrisé,
Florilange.

   marogne   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un peu tristounette cette histoire, non? Mais l'héroïne, par son ton, son style nous convainct qu'elle saura explorer des géographies bien plus intéressantes que celles qui ressortent la nuit tombée, des bandes jaunes. Oui, il faut qu'elle se réorganise, mais elle est bien partie, et dans ce concert de couleur on retrouve celle de l'espoir.

   liryc   
9/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Le climat quelque peu surréaliste de cette nouvelle, la solitude intense et les liens hermétiques des protagonistes de cette nouvelle m'ont beaucoup plu.
Ce climat me plonge à la lecturedans l'intériorité profonde de l'individu, avec ses faiblesses et ses doutes. Cela donne beaucoup d'authenticité au récit.
Cependant, les descriptions et éléments perturbateurs pourraient être plus fouillés, sans surcharge bien sûr, mais pour rendre encore plus incertaine l'issu de l'affaire.

Bonne continuation.
liryc

   Anonyme   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
un goût d'inachevé, quel dommage. Pour ce qui est secrêt, c'est bien secrêt, toute l'histoire est noyée dedans. Le début...car je considère tout ton texte comme un début, est pourtant intéressant, suspens, mystère garantie, la femme est mystérieuse, qui semble être à la recherche de quelqu'un, ou quelque chose, et qui est l'ombre? Mais le saura t-on un jour? Une suite est prévue? À moins que tu sois en panne d'inspiration.
Le titre est géographies secrètes, mais ne me dit pas que cette géographie se limite aux rayures du passage piéton, il doit avoir autre chose derrière, par rapport au titre tu aurais dû dévellopper plus ce détail.
Ton texte m'a tenue en haleine par son personnage mystèrieux, la description d'un appart poisseux, et la folle. J'aurai aimé savoir qui est l'ombre. Dommage.

   caillouq   
5/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'apprécie assez la frustration générée par ce texte. Effectivement, on ne SAIT pas grand-chose une fois que la nouvelle est finie, mais le texte lance sur suffisamment de pistes, avec une économie de moyens appréciable, pour susciter un intérêt malgré le manque de ... disons: révélations.
En revanche, sur un texte aussi court, les détails sont importants.
Je n'aime pas le mot "mec", tout au début. L'ensemble du texte n'est pas aussi oral, et il dénote. Il doit être possible de trouver plus percutant.
L'autre point chagrin est le résumé, un peu surannonceur par rapport à la retenue du texte.
Mais j'aime bien. On a tous profondément détesté un agent immobilier au moins une fois dans notre vie.

   Bidis   
20/2/2014
Une écriture à l’imparfait qui me fait penser à Simenon : efficace, prenante et agréable à lire, avec un petit rien qui fait son charme. Si l’auteur écrit un jour un roman policier pas trop long, je me l’achète avec plaisir. Ce texte-ci me semble tout à fait inachevé, du genre de ce qu’on trouve sur la page de garde à l’arrière d’un bouquin... Difficile donc à évaluer.

   jfmoods   
12/4/2015
Ce texte fonctionne dans une mise en perspective du trivial (le corps : « son tic, un geste bref devant son nez », « Quarante-deux fois. », « à lorgner ses cuisses », « du bide, une graisse tenace à la ceinture. », « sa chemise qui bâillait aux boutons », l'organique : « elle entendait son estomac », « ulcère », « bouffer n'importe quoi n'importe quand », « Le ventre gargouilla, bruyamment soulagé. », « escorté de ses gargouillis », l'attitude générale déplaisante de l'autre : « jurait », « s'escrimant sur la serrure », « il la poussait presque », « d'un ton hargneux », le décor : « un truc rond... un vrai cauchemar de colibri », « la masse agile d'un rat au ras des canalisations ») et de la recherche de signes cabalistiques sur la pertinence du lieu d'élection (« géographies secrètes » de l'entête, participe passé éminemment mélioratif : « constellées de cartes géographiques », expression suggérant la promesse d'une harmonie : « l'ombre siamoise d'un très jeune couple », prégnance des colorations : « « Une escalier vert et violet », « une main-marteau rose », « un troquet, jaune », « besoin de couleurs », la folle, enfin, comme investie soudain du rôle de la devineresse, de la chiromancienne : « Enfant ? Amour, enfant ? »).

Merci pour ce partage !


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