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Sentimental/Romanesque
costic : L'impossible exil
 Publié le 28/01/10  -  20 commentaires  -  7800 caractères  -  83 lectures    Autres textes du même auteur

Histoire d'une rencontre improbable qui porte ses fruits.


L'impossible exil


Milos marche jusqu’à la plage et regarde la nappe d’eau grise qui s’étend devant lui. Après trois mois de marche, il trempe enfin ses pieds dans la manche, et l’Angleterre lui sert d’horizon.


Albert Périlleux aime vivre à Calais, vers le sud, au cap Gris-Nez la côte est superbe. Il s’y promène en famille, pendant son temps libre. Ces balades sont un soulagement et elles le distraient de ces histoires d’émigrations et de frontières. Albert est CRS. Il aime l’ordre, sa famille, sa patrie. Il passe l’essentiel de son temps dans les cars avec ses collègues, aux abords du tunnel, au centre de fret de la SNCF, autour de l’autoroute A16 dont les maigres grillages sont souvent découpés par des clandestins prêts à risquer leur vie.

Tout ce bitume dans le paysage, les effluves permanents du gasoil, le grondement incessant des camions et des voitures, rendent absolument nécessaires les journées en plein air. Albert ne s’interroge jamais sur les tenants et les aboutissants de son travail. Ce n’est pas son rôle. Il ne trouve pas vraiment déraisonnable d’empêcher ce flux humain de s’évader même s’il lui semble parfois que l’entreprise est monotone, répétitive : c’est comme interdire au sable de s’écouler d’une bouteille percée. Les clandestins sont ces grains de sable minuscules et entêtés. Mais ces périodes de faibles cogitations sont rares et indolores.


Milos saute dans le camion. Plus tard, Albert soulève la bâche qui l’abrite.

Comme à son habitude, car Albert est un être d’habitudes, il utilise sa formule toute prête :


- Où vas-tu ? Sans papiers ?

- England.

- Ben voyons, en Angleterre. Impossible.


Albert esquisse un sourire officiel, prend Milos par l’épaule et le conduit vers le bus qui doit le ramener vers la ville pour rejoindre la cohorte quotidienne de migrants.

Albert n’a pas regardé Milos, de toute façon aucun de leurs visages ne s’imprime dans sa mémoire courte.

La semaine suivante, le faisceau de la torche électrique aveugle Milos caché sous l’essieu du camion qui le transporte.

C’est Albert qui tient la torche.

Il ne reconnaît pas Milos et demande :


- Où vas-tu, sans papiers ?

- Angleterre.

- Ben voyons, en Angleterre, impossible.


Il esquisse à nouveau son sourire sans expression, et le dirige vers le car.


Milos, lui, a reconnu Albert. Il se demande par quel hasard, le même homme, parmi les centaines de CRS patrouillant dans les parages, a pu le retrouver.

Milos réfléchit et y voit un signe du destin.

Il prépare plus consciencieusement le prochain passage.


Un mois plus tard, Milos est délogé du Ferry où il se cache avec une trentaine de camarades. Et c’est Albert qui lui tient l’épaule, et lui demande :


- Où vas-tu ?

- En Angleterre, si dieu le veut.

- Ben voyons ! Apparemment dieu ne le veut pas.


Milos l’a reconnu, il se sent plus fort tout d’un coup, et répond :


- Et qui vous dit qu’il veut pas ? Vous recevoir vos ordres directement de dieu ? Et qu’il veuille ou pas, moi aller en Angleterre.


Cette fois Albert le regarde plus attentivement : il n’aime pas ceux qui résistent, il ne supporte pas l’impertinence. Mais Albert serre les mâchoires, sent le rouge envahir ses joues, et sans esquisser le moindre sourire, sans ménagement, il le pousse dans la file d’attente et le surveille un moment en le toisant de loin. Albert sait garder son calme face à ces hommes. Albert est maître de ses nerfs.

Dans sa rangée, tandis qu’on les compte, qu’on leur distribue de l’eau, Milos réfléchit encore, et pense avoir trouvé un sens à ce hasard improbable : il est destiné à devenir la mauvaise conscience d’Albert. Albert a été obligé de le regarder, le dévisager, le reconnaître. Reconnaître quelqu’un, c’est pas une mince affaire. Les choses vont peut-être devenir moins faciles pour Albert. Peut-être va-t-il revoir son visage dans ses cauchemars, peut-être sa conscience va-t-elle s’éveiller ?


Mais Milos se trompe. Albert ne fait jamais de cauchemars. Albert ne connaît pas l’angoisse, seuls comptent les objectifs, son travail doit porter ses fruits, point.


Milos erre dans les rues et les chemins creux de Calais. Sous la pluie, dans le vent froid. Puis un jour, avec d’autres errants, ils frappent à la porte d’un presbytère. L’abbé Boutoille n’a d’autre solution que d’ouvrir une église alors désaffectée. Milos s’y repose, s’organise, réfléchit. Jusqu’au jour où ils entendent le bruit de plusieurs compagnies de CRS qui se garent et viennent les évacuer.

Milos reste caché sous un duvet coloré. Mais des pas se rapprochent, des pieds frappent des bouteilles et des conserves vides qui jonchent le sol, et les mains qui découvrent Milos sont celles d’Albert.


- Sans papiers ?

- Sans papiers, absolument.


Albert vacille un instant. L’inconnu lui rappelle quelqu’un. Mais non, l’autre avait un accent à couper au couteau, celui-ci maîtrise le français. Alors il continue :


- Tu veux aller où ?

- En Angleterre,

- Ben voyons. En Angleterre !


Milos cherche dans le regard d’Albert une étincelle de compassion, un signe de reconnaissance. Mais Albert le jette à la rue, et Milos reprend son errance dans les rues froides et grises de Calais. Il réfléchit encore.

Le destin veut que cet homme le retrouve à chaque fois, apparemment, ce n’est pas pour éveiller sa conscience endormie, il s’agit certainement d’un sortilège. Un enchantement les lie. C’est donc sa bonne étoile qui doit le guider vers lui. Alors Milos décide de suivre Albert. Il se procure un vieux solex, se rend à la caserne, l’attend, puis ne le quitte plus d’une semelle. Pendant des jours il observe Albert derrière les vitres de son pavillon : Albert boit des bières, Albert regarde la télé en caleçon, Albert joue avec ses enfants, Albert embrasse sa femme, Albert est en colère, Albert lave sa voiture, Albert répare les vélos. Milos continue de l’observer quand il part au petit matin, quand il rentre le soir, quand il s’en va dans la nuit et revient dans l’après-midi.

Sa filature est discrète : dans la rue Milos sait se rendre invisible. Sa silhouette fine, dans des vêtements comme tous les jeunes en portent : jeans, veste, baskets n’attirent pas l’attention. Milos a appris à frôler les murs.


Puis un jour, Albert se lève un peu plus tard que d’habitude. Le petit déjeuner traîne en longueur, et un car rempli de collègues en uniformes s’arrête devant le jardinet clos de briques roses du petit pavillon d’Albert. Plusieurs de ses compagnons descendent.

Milos reste caché derrière le container de poubelle, et tend l’oreille pour saisir quelques bribes de conversations :


- Colloque… nouvelles inventions d’outre-Manche… détecteur de respirations humaines… pintes de bières… petites Anglaises… whiskies…


Milos comprend qu’il s’agit d’une escapade professionnelle en Angleterre, et sans hésiter se faufile sous le bus, se glisse entre le réservoir et le châssis. Quand le bus fait rugir le moteur et démarre, Milos sourit, se cramponne, imagine Albert qui, au-dessus de lui, plaisante. Le bus rempli d’une vingtaine de CRS passe sans encombre tous les postes sensibles.


À l’arrivée, le chauffeur remarque au loin, une silhouette qui s’éloigne en courant. Albert se lance à sa poursuite, mais l’homme est déjà loin, il prend même le temps de s’arrêter pour lui faire un dernier signe de la main, comme un adieu.

Ses collègues lui demandent alors :


- Tu le connais ?

- Ben non, jamais vu !


Milos pense souvent à Albert, avec reconnaissance.

Albert pense souvent à Milos, à chaque fois qu’on lui rappelle cette histoire honteuse, avilissante, déshonorante, l’histoire de l’homme qui est passé en Angleterre à l’aide d’une vingtaine de CRS. L’humiliation est profonde. Les promenades au cap Gris-Nez, où la côte est superbe, ne suffiront jamais à en adoucir l’offense.


 
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   Anonyme   
17/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Jolie petite histoire. Bien racontée, joliment tournée. Un humour léger et une tendresse bon enfant se dégagent du tout.

Histoire joliment ficelée, rien à redire !

   Anonyme   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup l'écriture, simple, allant sur un rythme tranquille, serein, têtu ; têtu comme Milos.
Une jolie histoire, juste quelques petites choses que j'ai relevées :
"Les clandestins sont ces grains de sable minuscules et entêtés." Je le relève du fait que c'est aussi mon péché mignon : l'explication.
Cette phrase explique lourdement la précédente et ne l'aurait pas soulignée de cette manière si elle avait dit : Les clandestins sont "des" grains de sable. Avec le "ces" ça explique avec le "des" ça ne fait qu'appuyer le style et la personnalité d'Albert.
Et ici :" L’abbé Boutoille n’a d’autre solution que d’ouvrir une église alors désaffectée." La phrase est mal ficelée car on a l'impression que pour héberger Milos, l'abbé ouvre une église désaffectée ; qu'il la trouve et l'aménage.
Peut-être qu'"avilissante" (fin de texte) est un peu trop dur comme terme. Albert pourrait éventuellement se "consoler" en se disant qu'ils étaient 20 à n'avoir rien vu.
Bonne continuation à l'auteur.

   jamesbebeart   
19/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Cette courte nouvelle m'a touchée ; elle raconte une histoire de notre temps où les deux protagonistes qui vivent dans deux mondes diffférents, deviennent très vite attachants. Les dialogues pris sur le vif, en interpellant le lecteur, sonnent justes. Quelle attitude -moi lecteur- pourrais-je avoir dans une situation analogue ? Merci de nous avoir rendu un peu plus sensible le monde d'aujourd'hui.

   Maëlle   
19/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas mal du tout: j'ai eu beaucoup de difficulté au début (le portrait moral d'Albert, au départ, ne sert à rien: tout ce qu'il décrit apparait ensuite), mais j'ai trouvé l'histoire à la fois amusante et grave.

Par contre, je trouve dommage de ne pas avoir mieux symbolisé le temps qui passe, à travers les parcours d'Albert ou de Milos (rencontres, saisons...)

   ANIMAL   
25/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup l'histoire de ces deux destins qui se croisent et s'entrecroisent sans vraiment se rencontrer.

Pas de parti pris, pas de jugement, simplement des faits. Chacun est respectable avec sa vie, ses espoirs, sa façon de penser, ses certitudes.

L'écriture est agréable, le récit coule tout en douceur, sans brutalité alors que l'existence des deux protagonistes en est pleine.

Il y a de l'espoir au creux des mots. Merci pour ce joli conte moderne.

   Anonyme   
25/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce n'est pas un peu...simple? C'est pas un reproche (je ne crois pas), c'est juste un regret.
Cette histoire est plaisante, elle se laisse lire tranquillement. Pas d'accroche avec l'écriture, c'est fluide. Cela fonctionne bien.
Non, en fait, c'est le fond qui me déçoit un peu. Avec cette idée il y avait matière à aller beaucoup plus loin, à aborder des thèmes sérieux beaucoup plus en profondeur alors j'ai un petit regret. Pourquoi rester aussi superficiel ? J'ai l'impression (peut-être fausse) que l'auteur n'a pas osé vraiment aborder les sujets qui fâchent. C'est mon impression, maintenant c'est peut-être bien moi qui n'ai pas voulu lire entre les lignes.

Bonne continuation !

   LEVENARD   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette histoire m'a plu. Humaine, pas caricaturale.
On partage le sourire de Milos à l'arrivée.
Si le destin avait toujours cette tronche d'amuseur bénin, on apprécierait.

   feexlin   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Touchant, avec une certaine note d'humour dans le fond. En somme un bon texte, léger, ni trop long ni trop court, juste assez pour cette histoire de destins qui s'entrecroisent.

Merci, pour cette lecture, je ne me suis pas ennuyée.

   Bellaeva   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Jolie histoire.Contexte bien posé. Ecriture fluide.
Un regret une psychologie des personnages qui auraient pu être davantage creusée, enfin c'est ce que j'aurais apprécié.
Car ce que vit Milos est terrible, et cela ne le semble pas.Cela ressemble davantage à une partie de cache cache.
L'auteur a peut être voulu rendre cette histoire légère.
Et je regrette que la carapace d'Albert ne craquèle pas ..Ou peut être que si lorsqu'il lève le bras pour dire au revoir ..Si c'est le cas, je trouve que c'est vraiment subtile.
Bonne continuation

   Anonyme   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé;
le texte est fluide et s'écoule lentement mais sûrement, .... un peu comme du sable dans une bouteille perçée.
La répétition des maigres dialogues, rend bien compte de ces tentatives entêtés de Milos, et du travail routinier et presque absurde du CRS;
La simplicité et la légereté du texte sert l'histoire, malgré la lourdeur et la complexité du sujet abordé; une sorte de contre pieds efficace.

une seule remarque, la réaction finale un rien disproportionnée d'Albert, lorsque l'on évoque l'humiliation, alors qu'un peu plus haut on lit qu'il ne s'interroge pas sur son métier, qu'il ne trouve pas déraisonnable d'empêcher le flux; ceci nous fait penser qu'il n'est pas obsédé par l'obligation de réussir sa tâche.


Merci pour cette lecture agréable.

   Anonyme   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ca débutait plutôt mal... cette phrase... "Les clandestins sont ces grains de sable minuscules et entêtés"... qui est venue atteindre mon ego, vexé lecteur que j'étais de me faire expliquer la phrase précédente que j'avais bien comprise et qui perdait de ce fait presque toute sa valeur.
Pourtant, j'ai lu jusqu'au bout, preuve que l'histoire était bien menée et portait en elle suffisamment de choses pour titiller la curiosité du lecteur. La chute est d'ailleurs très bonne.
La légèreté apparente du récit ne m'a pas donné l'impression que l'auteur ignorait par ailleurs la dureté qui se cache derrière.
J'ai apprécié que le personnage du CRS n'était pas traité de manière telle qu'on aurait pu le considérer tout simplement comme une brute. Il reste suffisamment de choses pour lui trouver malgré tout de l'humanité.
Et puis... surtout... SURTOUT !!!... il y a cette saillie : "Apparemment, dieu ne le veut pas". C'est le genre de choses qui peut me faire accrocher à un texte et ne plus le lacher. Je la trouve digne de ce que j'apprécie chez Charles Bukowski qui était un maître en formule percutante et caustique (Costic ?) de ce genre. J'ai interrompu la lecture pour rire pendant une bonne minute. Sans cette phrase, j'aurais aimé le texte, mais l'aurais probablement oublié en quelques jours. Avec cette phrase, je sais que je ne l'oublierai pas... et pour cause !... c'est une phrase que je n'oserais plus reprendre s'il m'en venait l'idée... je la laisserai à ce Costic en ayant l'envie d'en lire plus de lui/elle.

   Anonyme   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé cette histoire. L'écriture est soignée, mais simple. La répétition des dialogues et des situations se fait sans lasser et sous l'apparente banalité, superficialité, il y a une profondeur qui tient au personnage de Milos, à l'attachement qu'on éprouve pour lui, pour son obstination.
Merci d'avoir su faire d'une réalité brutale, une histoire qui donne à réfléchir ...
Sinon un ou deux petits trucs
- Vous recevoir vos ordres directement de dieu ? Et qu’il veuille ou pas, moi aller en Angleterre Ici le veuille est complètement en opposition avec les infinitifs approximatifs

- la fin ... je ne sais pas qu'Albert pense à Milos oui je crois que c'ets possible mais plus pour un début de réflexion en fait, peut être mais pas pour trouver cela avilissant ou alors il faudrait le montrer avant moins routinier plus acharné...

Merci

Xrys

   Perle-Hingaud   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé cette histoire de deux destins parallèles, deux êtres qui n'arriveront jamais à communiquer. Le style adopté, simple, direct, sans emphase, colle à ce constat. Le seul reproche (léger) que je formulerais est le parti pris de l'auteur: le CRS apparaît un peu balourd face aux réflexions de Milos. L'un a la mémoire courte, l'autre veut lui élever l'âme. J'aurais préféré une neutralité parfaite, ce qui n'empéchait pas de décrire les personnages et leurs façons de fonctionner, mais sans aucun jugement. Juste une question d'équilibre.
Sinon, une lecture trés agréable, avec ce qu'il faut d'humour noir, et une chute d'une belle ironie.

   florilange   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ce conte très réussi, bien construit, montrant suffisamment les caractères des 2 personnages mais pas trop.
J'ai apprécié le ton simple mais assez précis de la narration. On énonce des faits, on ne fait pas 1 étude psychologique.
L'histoire est assez bien racontée pour marquer l'esprit mais sans lourdeur. La fin (L'évasion réussie) est excellente, sauf les 2 dernières lignes car Albert n'était pas assez acharné pour prendre ce cas comme 1 échec personnel.
Merci de cette lecture,
Florilange.

   Cortese   
30/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est drôle ton histoire ! Pendant toute la lecture, je me suis demandée pourquoi c'était construit un peu comme une blague, qu'on raconte en fin de soirée. Pourquoi il y avait tant d'humour, d'ironie, sur un sujet plutôt grave. Et j'ai compris... à la fin ;-)
C'est bien écrit, simple et assez efficace. Et malgré une légère envie de chasser toute cette ironie durant une grande partie du texte, au final, ça passe plutôt bien.
Pas facile d'écrire une histoire aussi légère sur un sujet si lourd. Bravo !
Cortèse

   Marite   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé cette histoire. Le ton est léger bien que le sujet soit sérieux et la qualité de l'écriture nous permet d'apprécier pleinement le sujet. A travers les deux personnages nous jetons un regard sur des perceptions et attitudes différentes vis-à-vis des choses de la vie.
Milos, toutes "antennes" déployées pendant ce passage critique qui va déterminer la suite de son parcours.
Albert, aucune "antenne" déployée car il vit dans la sécurité et les certitudes.
Et Milos, très vite perçoit qu'Albert, placé par le hasard de la vie sur sa route, est appelé à y jouer un rôle. A lui de réfléchir et de se comporter en conséquence. Ce qu'il fait d'ailleurs très bien...
Albert lui, enfermé dans son "monde" ne perçoit rien, ses sens sont occultés et il est utilisé à son insu par une personne qui lui paraît si insignifiante qu'il ne lui prête aucune attention.
Merci Costic pour cette vision de la réalité.

   Anonyme   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Des possibles et des qualités d'écriture indéniables. Un traitement qui aurait mérité mieux mais c'est déjà une histoire bien agréable. Merci pour cette lecture.

   MissGavroche   
4/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Sur le fond c'est une très jolie histoire, presque un conte. j'ai aimé l'entetement de Milos, la caricature de CRS aussi m'a fait sourire.
Cependant je déplore les répétitions des prénoms qui à mon sens alourdissent le texte.

   Janel   
10/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
L'histoire me plait. Impossible de ne pas sourire à la fin quand on se rend compte que c'est Albert qui fait passer Milos en Angleterre:Ironie du sort. Seulement je trouve qu'elle est un peu trop simple, racontée avce les mots de tous les jours, sans grande prétention. Selon moi, un vocabulaire un peu plus riche ne lui aurait fait aucun mal, bien au contraire. Ceci dit, je reste fan.

   Flupke   
12/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire sympathique et intéressante, bien narrée, mais je m'interroge vraiment sur la nécessité du dernier paragraphe qui teint négativement l'histoire.

il ne supporte pas l’impertinence. Mais Albert serre les mâchoires,
Ce MAIS qui fait la liaison avec la phrase précédente ne m'apparait pas comme nécessaire car je ne vois pas vraiment d'opposition ou de contradiction.

Amicalement,

Flupke


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