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Policier/Noir/Thriller
dancarau : Fiction à Central Park [concours]
 Publié le 22/08/07  -  9 commentaires  -  19266 caractères  -  21 lectures    Autres textes du même auteur

Un détective privé enquête sur une histoire de famille.


Fiction à Central Park [concours]


Cette nouvelle est une participation au concours été 2007 : La carte postale (informations sur ce concours).

L'auteur a choisi de nous illustrer la carte n°16 :




Chapitre I


Il a plu toute la nuit comme chaque nuit depuis le début de ce mois d’octobre. L’été, cette année, fut chaud, plus que chaud mais supportable. Les Parisiens, traumatisés par un certain été caniculaire, redoutent depuis lors les mois de juillet-août et accueillent désormais l’automne avec soulagement comme si une catastrophe les avait épargnés. Les pluies inhérentes à la saison présente ne fâchent plus personne, et chacun vaque à ses occupations sans se plaindre du temps humide. Le degré zéro de la conversation a enfin cessé ; on n’ergote plus sur le temps. Les parapluies multicolores devenus très « tendance » règnent en maîtres dans les rues, rivalisent de couleurs chatoyantes et égayent la ville que le ciel gris enveloppe.


En ce dernier dimanche du mois, Max, détective privé, se lève tôt, très tôt. Il est à peine 5H00 lorsque sa montre, qu’il n’enlève jamais, vibre à son poignet et le tire de son sommeil. Aussitôt levé, direction la cuisine et préparation d’un bon café de Colombie. Tandis que celui-ci exhale son parfum goutte à goutte, Max se douche, se rase et s’asperge largement de son nouveau parfum aux senteurs de sous-bois. De l’armoire de sa chambre où sont rangés côte à côte plusieurs costumes, chemises et cravates identiques, il prend une pièce de chaque et la dépose délicatement sur son double lit déjà fait « au carré ». Veste et pantalon en alpaga gris foncé, chemise de percale bleu pâle, cravate en soie chinoise rayée noire et bordeaux. Du grand et profond tiroir de la commode Max choisit un slip noir, il hésite pour les chaussettes puis se décide pour celles en fil d’Écosse gris perle qui accompagneront ses mocassins en chevreau marron clair presque miel. Max apprécie l’harmonie de sa tenue de travail étalée sur son lit. Il s’habille rapidement puis rejoint son café.


Son mug brûlant dans une main, une cigarette dans l’autre, Max près de la fenêtre jette un œil à travers les stores vénitiens. Les lampadaires faiblement allumés projettent sur les pavés mouillés de la chaussée leurs lumières orangées. La rue luisante n’est que la proie des feuilles de marronniers.


« La pluie a cessé, les photos seront bonnes, pense Max ; ce qu’il y aurait de mieux, poursuit-il, si j’ai de la chance aujourd’hui, ce serait :


1/ Clore cette enquête vers midi.

2/ Sélectionner et imprimer les dernières photos.

3/ Taper mon rapport cet après-midi.

4/ Passer en fin de journée à l’agence déposer mon dossier.


Dès demain je pourrai m’arracher de Paris, depuis le temps que Paul m’invite ! Quelques vacances avec mon cher jumeau me ressourceraient. Pas question d’enchaîner avec une nouvelle affaire. Le « Boss » sera O.K. Il m’a à la bonne. »


Boosté par son planning optimiste, Max décide d’aller à pieds à son poste d’observation quotidien mis au point depuis 15 jours. Il vérifie la présence de son portable dans la poche révolver de sa veste et celle de son livre en cours dans la poche droite. Fin prêt il sort de son « appart ». Il tire précautionneusement la porte afin qu’elle ne claque pas, en maintenant la clef tournée dans la serrure ; deux coups secs fixent le blindage. Les marches des 3 étages de l’escalier en colimaçon défilent sous ses mocassins. Ce succédané de sport matinal le met chaque jour en forme pour la journée.


Dehors l’air est vif ; Max redresse le col de sa veste. Les mains dans les poches de son pantalon il slalome entre les feuilles détrempées et les flaques d’eau nichées dans l’asphalte usée. Mentalement il répète en boucle les 2 mots qui le guident depuis qu’il avait choisi, après des études de psycho-socio, la voie professionnelle dans laquelle, aux dires de ses collègues, il excelle : instinct-volonté, instinct-volonté. Plus de 10 ans qu’il suit, poursuit, traque à leur insu des gens apparemment sans histoire mais qui, aux dires de leurs proches, cachent des faits et gestes réprimandables. Ces proches devenus des clients réclament des preuves irréfutables photos à l’appui et Max se fait fort de les satisfaire.


Cette dernière affaire pour laquelle il s’est levé aujourd’hui dimanche aux aurores, ne lui pose pas de problèmes. La routine, en somme la base du métier, le B-A-BA du détective = voir sans être vu. LA suivie en question a ses habitudes et la filature depuis 15 jours est sans rebondissement ; d’un même endroit chaque jour, à un autre endroit semblable à celui de la veille. Ayant pris ses repères, facile pour Max de « mitrailler » discrètement « LA coupable ». Probablement comme dimanche dernier vers 11 heures, elle sortira de cet immeuble cossu. Seule. « Il se peut que ce scénario lénifiant cesse ce matin, pense Max, alors ce sera la fin de l’enquête, la preuve finale, la preuve fatale tant attendue depuis 2 semaines. La preuve irréfutable, photos à l’appui ; la fin de cette affaire. »


Max, rasséréné par ses élaborations positives, prend place. Adossé au parapet de pierre entre les étalages de bouquinistes, il se poste par expérience face à la porte cochère verte du trottoir face au quai. Sa devise lui paraît plus que jamais en phase avec la situation souhaitée. Il croise les bras et croise les doigts en se répétant : instinct-volonté, instinct-volonté. Dans l’attente du cliché final, Max sort de sa poche de veste, son livre ; un de ses polars préférés qu’il aime relire pendant ses vigies. Connaissant par cœur l’intrigue, il peut quitter sa lecture à tout moment et observer sans pour autant perdre le fil de l’histoire. Lassé d’être en place les pieds engourdis, Max corne la page en cours et ferme son livre. Faisant mine de s’intéresser à ce que les bouquinistes vendent, il s’approche distraitement d’un présentoir contenant une quantité de cartes postales mises en tous sens.


- Une carte postale de collection pour monsieur ? dit le vendeur.

- Pourquoi pas, lui répond Max, je la glisserai dans mon livre au lieu de corner les pages.

- Bien sûr, lui rétorque le bouquiniste, ça vous fera un signet.

- Un signet, vous dites ? C’est comme ça que ça s’appelle ! Vraiment on en apprend tous les jours.

- Tenez, dit le vieil homme en lui tendant une carte jaunie, elle vient de New York, c’est la photo d’un musicien de jazz, comme ça vous penserez à moi, moi aussi je joue du sax.

- D’accord, lui répond Max, va pour le musicien, il sera à l’aise dans mon livre. Je n’y connais rien en musique mais je sais que les jazzmen adorent lire des polars.


Sans prêter attention à la carte postale, Max déplie le coin corné de la page de son livre et insère la carte postale.


À peine réadossé au parapet, son regard est excité par un des battants de la porte observée. En professionnel averti maîtrisant ses mouvements, Max sort son portable de sa poche révolver et feint de le porter à son oreille, puis, lentement, le place devant son visage afin de cadrer parfaitement la porte cochère sur son écran de téléphone. La lourde porte verte s’ouvre. Il appuie sur le déclencheur 1 fois, 2 fois ; c’est Elle, il appuie encore, Elle n’est pas seule, il appuie de nouveau. Un homme élégant est près d’Elle. Par écran interposé Max voit nettement le bras droit de l’homme autour de la taille de la femme. Il presse plusieurs fois sur le déclencheur. Le couple s’engouffre dans un taxi. « Je les ai, je les ai, murmure Max. » Le taxi s’éloigne. Satisfait d’avoir enfin des preuves irréfutables, Max se sourit en refermant son portable.


Heureux que la matinée se soit passée comme il l’avait souhaité tôt ce matin, Max rentre chez lui rapidement avec une seule idée en tête : clore cette enquête. Tout en marchant d’un bon pas il élabore son emploi du temps à venir.


1/ Transférer les photos sur l’ordi.

2/ Imprimer les meilleures, les plus suggestives.

3/ Taper mon rapport, court, concis.

4/ Passer à l’agence déposer le dossier.


Max monte 2 à 2 les marches de ses 3 étages, ouvre la porte de son appartement fermée à double tour et la claque d’un coup de talon. Debout, face à son bureau en métal, il vide les poches de sa veste et dépose près de son ordinateur son portable, son livre, son paquet de cigarettes et son briquet. Il ferme les doubles rideaux et allume la lampe de son bureau.


Dans la cuisine il se prépare quelques sandwichs pain de mie mayonnaise gruyère cornichons et remplit un bol de chips. Le tout sur un plateau il place au centre sa bière préférée décapsulée. Tel un garçon de café expert, il plaque sa main droite sous le plateau, attrape de la main gauche la boîte de kleenex et file en sifflotant vers son bureau. Dans un OUF bienfaiteur, Max dépose le plateau sur son livre posé sur son bureau, se laisse choir dans sa chaise à roulettes puis se penche en arrière les mains croisées sur sa nuque. Il déploie ses jambes, les allonge jusqu’au bureau et, met un pied sur l’autre. Il tire le plateau vers lui pour prendre un sandwich et voit son livre duquel sort la carte postale achetée sur les quais. « Voyons voyons, dit-il à haute voix, pas mal cette photo. » Il la retourne et ânonne chers-pa-rents-bien-ar-ri-vé-à-New-York, il-nei-ge-à-bien-tôt. Max porte son attention sur le timbre cherchant à décrypter la date d’envoi. Il pose sa loupe ronde sur la droite de la carte et lit avec peine New-York-10/11/2002. L’adresse inscrite sous le timbre le fait sourire. Il replace la carte dans son livre. Sandwich en main il allume son ordinateur, transfère les photos sur son PC, les visionne puis en imprime une dizaine. Son rapport tapé rejoint les photos dans une grande enveloppe beige.


« J’appelle le Boss, se dit-il. » Prêt à appuyer sur les touches de son portable, Max ressent les vibrations du vibreur qu’il n’avait pas déconnecté. Sur l’écran bleu lavande il lit « le Boss ». Il ouvre le clapet et joyeusement apostrophe :


- Oui, justement j’allais vous appeler, l’affaire est terminée, je passe à l’agence dans une heure vous déposer le dossier complet. Pas mal, non !? Je peux m’éclipser 3-4 jours ?

- Parfait pour l’affaire Max, couina la voix du Boss, mais j’ai besoin de vous tout de suite, une affaire en or.

- Pas question chef, je suis crevé, ça fait 15 jours que je marche, j’en ai plein les bottes.

- On en discute tout à l’heure, je peux vous dire simplement que ce client, c’est vous qu’il veut pour son enquête, il dit que votre prix sera le sien, c’est une enquête avec voyage Max, vous aimez voyager, pas vrai ?

- En effet j’adore les voyages, mais pas sur commande, répond Max légèrement contrarié.

- Quand vous saurez où cette enquête va vous conduire, je parie que vous serez OK.

- Vraiment ! Dites-le moi tout de suite chef que j’y réfléchisse avant de vous voir, répond Max intrigué.

- Tenez-vous bien mon vieux New York.

- New York, s’exclame Max, c’est tout réfléchi, c’est OK, j’arrive.


C’est dingue se dit Max en fermant le clapet de son téléphone, j’achète ce matin une carte postale de New York sans la choisir moi-même et ce soir on me propose d’y aller ! C’est la belle vie !

Portable et livre réempochés, Max va à l’agence déposer son dossier enfin clos.


Chapitre II


Dans l’ascenseur qui le mène dans un immeuble très cossu de la rive gauche. Max jette un dernier coup d’oeil sur la fiche préparée par son patron.


Avocat à la cour, Maître Delavigne, grande classe.

55 ans, marié, sans enfant.


La double porte automatique de l’ascenseur s’ouvre par son milieu


Sur un grand palier décoré de miroirs ; le sol, recouvert d’un moelleux tapis rouge, mène à une unique porte sur laquelle une plaque dorée incrustée de lettres noires informe : sonnez avant d’entrer. Max s’exécute. L’ouverture de la porte déclenche une avalanche de sons de cloches qui cessent aussitôt la porte refermée.


- Max ! entend-il sur sa droite, je vous en prie venez !


La main droite ouverte, Maître Delavigne l’accueille chaleureusement et le devance jusqu’à son vaste bureau.


- Je vous offre quelque chose à boire ?

- Non merci, je viens juste de déjeuner, lui répond Max pressé d’en venir aux faits qui l’amènent.

- Très bien, ne vous gênez pas, vous pouvez fumer si c’est votre plaisir, je fume personnellement de temps en temps un cigare. Vous permettez, dit l’avocat offrant à Max une boîte de cigares aux colliers d’or.

- Sans façon, je vous remercie j’ai mes cigarettes.


L’odeur du tabac rendant l’atmosphère conviviale, Max se carre plus profondément dans son fauteuil, l’avocat se rapproche de son bureau, toussote 2-3 fois puis, la voix éclaircie, interpelle :


- Très bien, alors voilà de quoi il s’agit.


Maître Delavigne présente quelques feuilles dactylographiées à Max en lui précisant :


- Comme vous le constaterez, très peu de choses éclairciront l’enquête que je vous demande. On dit que vous êtes le meilleur privé, j’ai donc besoin de vos talents. Je vous explique à présent, le pourquoi de ma requête.


Max tout ouïe ne quitte pas le regard de l’avocat volubile qui poursuit d’une voix monocorde :


- Pour une importante question d’héritage, il me faut la signature de mon frère Alex mais, celui-ci a quitté la France depuis plus de 20 ans et n’a jamais donné de ses nouvelles. Considéré comme le « vilain petit canard » de notre famille, il avait embrassé la carrière de musicien de jazz, ce qui déplut fortement à mes parents. Il partit sans un au-revoir laissant un simple mot -je vais à New York-. Ce que je vous demande cher ami, c’est de le retrouver. Vous avez carte blanche et seulement un mois pour réussir. Je vous ai ouvert un compte dans notre banque ; voici la carte internationale pour vos frais, tous vos frais. Ah ! J’ai là un élément qui pourrait vous aider dans votre recherche ; une photo de mon frère prise lors d’une soirée qu’il daigna passer avec nous en famille, très peu de temps avant qu’il ne nous quitte.


L’avocat se lève, tend la photo à Max puis se rassoit :


- Voyez, il est à ma gauche, vous me reconnaissez ?


Voyant Max la bouche entrouverte et les sourcils levés, Maître Delavigne renchérit :


- Ne soyez pas si surpris, oui mon frère Alex a la peau noire comme notre grand-père maternel, c’est une loi de la nature ; un certain savant Mendel l’a démontré, je crois.

- Oui, oui, évidemment balbutia Max, je comprends.

- Bref, dit l’avocat en se levant.


Max à son tour se lève, met la photo dans sa poche, prend les feuillets préparés à son égard et tend la main à Maître Delavigne lui promettant de résoudre son affaire : « Je vous souhaite bon courage Max, lui dit l’avocat, inutile de me tenir au courant des diverses péripéties dans lesquelles sans doute vous naviguerez. Je vous donne simplement cet impératif, rendez-vous dans un mois résultats en mains. Au-revoir mon cher, je vous libère.


Max va seul jusqu’à la porte musicale qui se remet à carillonner à son passage.


Le palier, l’ascenseur, le hall de l’immeuble et voilà Max sur le trottoir, abasourdi, groggy par l’avalanche de paroles de l’avocat. Un immense café au coin du boulevard l’attire. Il s’affaisse dans le fauteuil en osier et commande une bière belge.


- Avec ou sans mousse, monsieur, ironise le garçon de café.

- Avec bien sûr ! lui rétorque énervé Max sans le regarder.


Quelques gorgées de bière fraîche lui redonnent les idées claires. Il se sent prêt à réfléchir ; c’est l’absence presque totale de données qui l’embarrasse :


« En vérité, se dit-il, cette affaire se présente comme une énigme plutôt que comme un puzzle, pourtant, si mon intuition a quelque substance, la question de savoir comment trouver cet homme aura sa réponse par déductions. Je dois être plus que jamais méthodique, pragmatique. Une chose en entraîne une autre, l’effet dominos, le château de cartes, etc.etc.etc.


Machinalement Max vide le contenu de ses poches sur la table bistrot ; portable, cigarettes, briquet, stylo plume, livre et la photo du « cher frère » de Maître Delavigne. Les volutes de sa cigarette allumée fébrilement excitent sa pensée. Il saisit son stylo, ôte le capuchon avec ses dents et griffonne au dos du ticket laissé par le garçon de café. – visa, un aller simple pour les States, une chambre d’hôtel avec un lit double, acheter un plan de New York - « Se situer avant tout, être déjà là-bas, j’achète ce plan au plus tôt, tout de suite même, se dit Max en rangeant ses objets éparpillés sur la table. » Max sursaute ; la carte postale achetée sur les quais dépasse insidieusement de son livre. Il l’a pose près de lui et observe attentivement la photo du musicien : musicien noir jouant du saxo à Central Park en hiver. Il approche la photo de Maître Delavigne à côté de la carte postale : « Certes, acquiesce-t-il, 2 hommes noirs, 2 musiciens, à New York tous les 2. À l’évidence le hasard m’indique une piste, pourquoi ne pas la suivre, c’est un début. » Max retourne la carte postale et lit en bas à gauche en lettres d’imprimerie :


photo studio Greenway

Broadway-great New York city


Ce fait concret satisfait Max. Il paie sa bière mais garde le ticket.


Épilogue


Trois semaines plus tard, l’avion de l’American Airlines, ramène en 7H20 de vol Max à Paris.


De hasards en rencontres sa traque fut fructueuse, son contrat rempli. Rédiger son rapport sera un jeu d’enfant car Max par expérience a tout noté sur son carnet de bord.


Après un frugal repas servi sur un plateau exigu, Max intercepte l’hôtesse au sourire figé et lui commande un double whisky sans glace. Verre en main il consulte son carnet.


- Suis arrivé à New York, 1 heure de retard. Yellow cab.

- Hôtel Marrakech, Broadway 2688, Manhattan (nord de Central Park)

- Studio photo Greenway, prise 57, le patron sympa.

- Ai retrouvé le type qui a pris le cliché de la carte postale : Steeve Mac Gregor.

- Rencontre avec Steeve à l’Observatoire du 86° étage de l’Empire State Building ; sommes montés au 102° pour 15$. Vertigineux !

- Dîner avec Steeve (pizzas, bières). Balade sur le pont de Brooklyn.

- Discussions (interrogatoire).

- Bingo ! Steeve connaît le musicien depuis longtemps. Il reconnaît sa photo prise à Central Park en hiver.

- J’enregistre ce qu’il me raconte : Alex Delavigne, émigré depuis plus de 20 ans aux States. Très bon musicien. Rencontré dans une boîte de jazz de Harlem. Tombé en dépression, quitte son orchestre et joue seul dans la rue ou les parcs pour survivre. Steeve le rencontre un après-midi de novembre à Central Park d’où la photo ; le perd de vue de nouveau puis apprend sa mort par les journaux. L’affaire avait fait la une. Sordide.


Max referme son carnet, bascule le dossier de son fauteuil en arrière et ferme les yeux. L’alcool aidant, Max rêve éveillé... le bouquiniste... la carte postale... Maître Delavigne... la photo d’Alex... l’Empire State Building... Central Park... le crime...


- Monsieur, monsieur, réveillez-vous !

- Oui que se passe-t-il ?

- Votre ceinture, please, nous allons atterrir à Paris - Welcome to Paris.



 
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   guanaco   
22/8/2007
Cette nouvelle me pose problème. Au risque de me faire lapider, je me lance...
Au niveau de l'écriture, globalement c'est un texte qui tient la route: les phrases s'enchaînent bien, des descriptions correctes. Honnêtement, j'ai un doute sur la plausibilité du commentaire sous la photo: "musicien jouant du jazz", oui mais "musicien NOIR jouant du jazz" ?
La conception de la nouvelle: je ne comprends pas le choix de l'auteur. Quel dommage ( à mon avis ) que l'enquête à New York ne soit pas plus développée avec ce détective Frenchy tiré à quatre épingles au milieu de Broadway! Broadway, le monde du jazz, New York, Central Park...que de matière!
Même si je comprends que la première partie permet d'introduire la carte postale, je la trouve trop lourde. Les détails sur "la coupable" parasitent le récit et le ralentissent.
Mais ce n'est évidemment que MON avis... ;)

   Togna   
22/8/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n’ai pu rentrer dans cette enquête. Mais en est-ce une ?
L’intrigue, à mon sens, aurait été plus attrayante et plus claire en écourtant, voire en supprimant quelques descriptions bien trop longues pour une nouvelle. (Ex : De l’armoire de sa chambre où sont rangés côte à côte plusieurs costumes, chemises et cravates identiques, il prend une pièce de chaque et la dépose délicatement sur son double lit déjà fait « au carré ». veste et pantalon en alpaga gris foncé, chemise de percale bleu pâle, cravate en soie chinoise rayée noire et bordeaux. Du grand et profond tiroir de la commode Max choisit un slip noir, etc.)
De même, des phrases à la ponctuation redondante nuisent à la compréhension globale. Quelques maladresses de style aussi, par exemple : « Max sort de sa poche, son livre, etc. » Quelques verbes au passé dans un texte au présent.
J’aurai aimé aussi connaître mieux Central Park, son atmosphère, ses couleurs, sa vie…
Et puis, je n’ai pas compris pourquoi le chapitre deux et la totalité de l’épilogue sont en italique. Où commence vraiment le rêve de Max ?
Il y a pourtant, Dancarau, matière à réaliser une histoire originale avec cette nouvelle en y mettant plus de rythme et de fantaisie, car je sens bien que tu as les capacités pour cela. Et c’est aussi la raison de ma sévérité.

   Cyberalx   
13/7/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai trouvé cette nouvelle assez difficile à lire pour les mêmes raisons qu'a évoqué Togna : Trop de descriptif, trop long.

Ceci dit, je ne te jette pas la pierre : J'ai eu du mal aussi en sachant que le nombre de caractères de la nouvelle pour le concours était fixé, il a fallu en rajouter...

Par contre, l'histoire ne m'a pas accroché non plus, ce n'est pas ta faute, tu n'écris pas mal mais j'ai l'impression que tu n'y a pas trop crû toi même, ça manque de vie, et de rythme.

Je sais que c'est assez dur comme commentaire, ta façon d'écrire n'est pas en cause, c'est l'histoire : On accroche ou pas.

(Je mettrais une note lorsque j'aurais lu tous les textes du concours.)

   Ninjavert   
23/8/2007
 a aimé ce texte 
Un peu
Comme les autres, je pense que ce texte est sous-exploité par rapport à son potentiel.

Les descriptions ne m'ont pas gêné, elles donnent même un certains charme à l'histoire, mais comme Togna je pense qu'elles sont un peu disproportionnées par rapport à la taille du texte.

Du coup, elles sont faites au détriment du reste, et notamment de l'intrigue.

Les pensées du héros, tout comme les dialogues sont parfois maladroits, ce qui les rend inégaux et nuit à la cohérence de l'ensemble. Et comme Guanaco, je regrette grandement qu'on ne mette même pas un pied à New York. Les contraintes du concours ne l'imposaient pas, et tu as parfaitement exploité la carte en ce sens, mais l'ambiance, l'athmosphère de la nouvelle en auraient été grandement améliorés.

Tout comme à la fin, tu résumes en quelques lignes l'enquête de Max, c'est inutile. D'une, ça fait un peu trop simple pour une enquête qui devait s'avérer à la limite de l'impossible (rendue réalisable uniquement grâce à la coincidence de la carte postale) et de deux tu donnes des détails qui nuisent à la crédibilité de l'ensemble. (Un fils de bonne famille (son nom et la profession de son frère le font supposer), étranger, peut-il raisonnablement être assassiné de façon sordide, au point d'en faire les gros titres, sans que sa famille ne soit mise au courant ? C'est possible, mais très peu probable...)

Je ne reviens pas sur le reste, mais je suis globalement d'accord avec tout ce qui a été dit. A côté de ça, j'ai bien aimé l'intrigue, malgré les regrets évoqués, et j'apprécie ta façon d'écrire, malgré les maladresses.

Avec un peu de travail, notamment au niveau de la trame et de la structure de l'intrigue, ça pourrait être très sympa :)

Bon courage, et surtout continues !

Ninj'

   Athanor   
26/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu un petit souci de "mise en phase" dès le début de la nouvelle. C'est certainement dû au fait que le premier paragraphe évoque le temps automnal des parisiens, d'où le décalage avec la photo du jazzman juste au-dessus.
L'intro aurait pu être travaillée de façon différente.
N'aurait-il pas mieux valu, par exemple, commencer par Central Park et revenir vers les parisiens en aparté ? Ou alors commencer par Max, le détective, et l'inventaire -très réussi à mon goût- de sa tenue de travail ?
Malheureusement, c'est sans doute ce qui fait que j'ai eu du mal à accrocher.
La carte postale du bouquiniste et la mission à New York arrivent trop par hasard. Je n'ai pas pu y croire.
Ensuite, j'ai eu du mal à entrer dans l'intrigue de l'avocat. Et un mois pour retrouver le frère, perdu dans cette mégalopole, c'est vraiment "gros".
Par contre, l'explication sur la couleur de peau est bien trouvée.
Mais je me demande pourquoi l'avocat ne s'est pas tourné vers un confrère à New York qui lui, aurait pu faire appel à un détective atypique. Cela aurait été plus simple et je pense que là, la nouvelle aurait eu un autre visage... Par exemple, l'avocat reçoit une carte postale qui met en évidence son frère jouant du saxo...
Enfin, et j'arrête là ma litanie, je regrette que l'auteur ne se soit pas penché sur l'enquête en elle-même. La fin arrive trop abruptement.

Pour ce qui est du vocabulaire et des tournures de phrases employés, je pense qu'il n'y a rien à revoir. Tout est accessible et il n'y a pas besoin d'envolées dans ce style d'intrigue.
Par contre, les dialogues sont à "élever".

Conclusion : il y a là matière à "sortir" une nouvelle de grande envergure. Je sens chez l'auteur une certaine qualité et un peu plus de travail (notamment lecture et relectures) donnerait une tout autre dimension à ce texte. Et je lui fais confiance ; j'y crois.

   Pattie   
27/8/2007
Je crois qu'une balise d'italique n'avait pas été refermée. Elle l'est, maintenant.

   Nico   
7/9/2007
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne suis pas rentré dans ce texte. Je trouve le début encombré de descriptions et de détails fort peu utiles.

Au niveau du concours, c'est vraiment dommage que quasi toute l'histoire se passe à Paris. À part un 102ème étage, on ne voit pas grand chose de New York.

   Anonyme   
8/9/2007
 a aimé ce texte 
Un peu
L'histoire est agréable. Les contextes sont parfois longuement décrits, parfois de façon sommaire, sans que je me l'explique.

J'avoue aussi que parfois j'ai perdu le fil, ce qui impose une relecture de la ou des phrases qui précèdent 'le décollage'.

Il est vrai qu'il faut me prendre par la main et ne pas la lâcher

   Anonyme   
12/2/2009
Le coup de la carte postale sur laquelle se trouve la photographie du frère de l'avocat, bien trouvé. Comme je l'ai vu venir à la seconde où l'avocat la lui met sous le nez, j'espérais vraiment que l'auteur allait me donner raison.
Il y a des longueurs mais une belle ambiance, pourtant les histoires de détectives, j'aime pas bcp parce que tous les détectives se ressemblent. Ils fument, ils boivent, ils philosophient et ils jouent tous du Sax ! Et surtout, surtout, ne pas oublier la jolie secrétaire plus ou moins futée.
C'est peut-être pour cette raison que j'ai bien voulu suivre ce détective.
Mais le suivre pour aller où ? J'ai pas compris la fin. Et ça me navre.
Quoi qu'il en soit, j'ai passé une très bonne heure de lecture.


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