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Science-fiction
David : L'art de la guerre [concours]
 Publié le 21/06/08  -  5 commentaires  -  5051 caractères  -  74 lectures    Autres textes du même auteur

D'après "Le radeau de la méduse"...


L'art de la guerre [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 5 : La Trame Imposée (informations sur ce concours).



- Cleysin à Dryss… Cleysin à Dryss… Répondez… Répondez…

- … Ici Dryss… pas trace des Blattes…

- Le commandant d'unité… avez-vous trouvé le commandant d'unité…

- … C'est plein de cadavres !… ça pue la mort… elles sont parties !…

- BORDEL répondez Dryss !… Trouvez les survivants !…

- … Des lueurs au nord-ouest… à vingt kilomètres…

- ICI LE SERGENT CLEYSIN… FAITES UN RAPPORT SUR LES SURVIVANTS… LES MUNITIONS…

- Ici Dryss en éclaireur… aucun… rien…

- Allô…

- FOUMMMMMM… tuuuut… tuuuut…



-----------------------------------------------



- Bordel de merde, qu'est-ce que ça veut dire, BARRUM ! ARNEM ! On décampe, faut tout faire soi-même, on reste à trois mètres, les yeux partout !

- Sergent ! Sergent ! Arnem a pas trouvé de munition, il lui reste son flingue avec une balle…

- EH BEN IL SE LA COLLE DANS LE CRÂNE, ou y bouge son cul !

- Et Dryss, il a trouvé les gars…

- Ta gueule, c'est trop calme… on avance


Les scaphandres bleus sales des trois hommes avancent en file indienne dans l'entrelacs de tranchées dévastées, Arnem marche au milieu, le sergent scrute le ciel.


- Prends la radio Arnem, essaie d'avoir le quartier général.

- Bien sergent.



-----------------------------------------------



- Mon colonel, un Télégramme crypté du haut commandement.


Eston engagea la clef dans le lecteur de son bureau, derrière l'écran panoramique montre le champ de bataille, il ne s'illumine plus que de quelques lueurs, au nord-ouest.


- Bonjour colonel Eston, toutes mes félicitations pour le succès de votre mission. Dix-sept cadavres de trois types différents, c'est inespéré. Nous devons étudier leur exosquelette au plus tôt dans nos laboratoires, reprenez immédiatement l'orbite basse et rejoignez la flotte.


Des étincelles jaillirent du cigare qui heurta le sol métallique et rebondit dans l'ombre. Un filet de vodka remplit à ras bord un verre sale sur le bureau, et Eston le descend d'un trait. À son retour, sa promotion sur le navire amiral est désormais assurée.



-----------------------------------------------



FOUMMMMFOUMMMM… tacatacatacatacatac… Tacatac… Tacactac…


Un groupe de blattes course Barrum, Cleysin attend avec son lance-flamme au carrefour, et Arnem avait tiré les deux dernières roquettes. Deux adversaires, petite taille genre clébards teigneux, qui ont l'air de s'en foutre de sentir la chitine cramée…


Barrum n'est plus qu'à dix mètres, il se retourne, le premier clebs à un peu d'avance, il l'aligne et lui dégonde l'épaule d'une rafale, la bête se tord dans la boue, mais elle rampe ! En levant les yeux et son tir vers le suivant, il voit un autre…


- Tuuut…Tuuut…Tuuut…


Quatre zéros digitaux clignotent sur le côté du fusil d'assaut, Barrum le jette sur la masse mouvante à ses pieds tout en se retournant dans un hurlement qui escorte ses trois pas et son bond, mais il s'écroule au pied du sergent les deux mains sur les mâchoires des clebs qui déchirent déjà l'armure… la chair…


Cleysin n'hésite pas, les flammes inondent le trio dans un enfer de feu et de cris. Arnem voit Barrum réagir aux brûlures, implorer des deux bras alors qu'un des clebs martèle encore sa poitrine de ses longues griffes acérées, d'un geste cadencé, ralenti, les corps déjà en partie décharnés par la lave dévorante…


- HUUUUUAAAAAARRRRRRR !


C'est Cleysin, il s'écroule sur le dos, une gelée verte recouvre et dissout son buste, le cri sourd d'un puits noir et sans fond en son milieu. Un chef de meute, c'est un chef de meute !!!


- FOUMMM… FOUMMM…


Arnem ne voit rien en se retournant, puis une silhouette se redresse, une visière claque en se relevant, une fumée grise et épaisse s'échappe... la braise incandescente du cigare illumine le visage impavide de Dryss…


- Dernières roquettes…

- T'as rejoint les gars, on va…


Dryss amène la main sur le côté de son casque, de l'autre il se tient à son arme pour s'accroupir, un air de rock 'n roll résonne alors étouffé, trahissant le silence revenu depuis peu…


- Dryss ! Dryss ! où est le commandant d'unité…


Mais Dryss ne répond pas, son menton bouge au rythme du son stéréo, le regard dans le vague… Arnem voit la profonde blessure au flanc de l'éclaireur.


- Les renforts… OÙ SONT LES RENFORTS !


Dryss accorde un dernier regard à son camarade, mais les yeux d'Arnem suivent la direction que montre le doigt pointé vers le ciel… L'immense croiseur atmosphérique entame un lent demi-tour en prenant de l'altitude au-dessus du champ de bataille, Eston recrache la fumée sur l'écran panoramique, il ne voit pas le dernier survivant, ni l'encerclement des hordes qui se referme inexorablement.



Arnem fixe le paraphe nuageux qui signe une félonie sur l'azur rougeoyant, dans son poing une arme avec une seule balle…


 
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   Bidis   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
La bataille, quelle qu’elle soit, est bien amenée, avec des dialogues percutants qui accrochent immédiatement le lecteur.
Et, pour ma part, je m’amuse comme devant la télé, comme devant un film avec quelque Mel Gibson ou autre Schwartzie. Ça tire de partout, de la gelée verte remplace extraterrestrement l’hémoglobine, c’est marrant… Le déroulement des faits ne m’importe pas beaucoup ni la chute que je ne comprends d’ailleurs pas. C’est un court moment de distraction, mais plaisant.
Seulement ce n'est pas vraiment une nouvelle.
Je mettrais « très bien + » pour la façon de décrire l’action. Mais « moyen - » pour l’histoire et la chute. Cela fait « bien »
Petite remarque :
- « Eston engagea la clef dans le lecteur de son bureau, derrière l'écran panoramique montre le champ de bataille, il ne s'illumine plus que de quelques lueurs, au nord-ouest. »
Ici, une virgule manquante fait déraper et l’esprit flotte en quête de sens. On cherche ce qu’il y a derrière l’écran. Eh bien non ! Il fallait lire : « derrière, l’écran…)
Et peut-être « qui ne s’illumine que de… » eût été plus léger que « il ne s’illumine plus que de… »

   pounon   
22/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien comment le récit est mené. On est dedans plus vrai que nature mais bon dieu que font-ils dans cette galère ? Le commandement est dépassé ou les a sacrifiés ?
S'agit-il d'un jeu vidéo?
Vivement une histoire de ce genre et plus longue.

   Philo   
20/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le style est assez vif, haché. On peut sentir l'affolement, le stress.
C'est donc bien rendu de ce point de vue. Pour le reste, je trouve le texte confus. On ne comprend pas de suite qui sont les " blattes" ( je croyais qu'il s'agissait d'insectes). On ne le comprends pas beaucoup plus ( un chef de meute qui est sous forme de gelée verte ?).

   Arnaud   
8/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je sais que je chipote, mais même si ce texte m'a plu, j'y ai trouvé quelques maladresses ou fautes.

Deuxième paragraphe, il faudrait écrire "Les scaphandres bleu sale", selon la règle de l'accord des adjectifs de couleur (pas d'accord quand la couleur est un nom composé).

"Des étincelles jaillirent du cigare qui heurta le sol métallique et rebondit dans l'ombre. Un filet de vodka remplit à ras bord un verre sale sur le bureau, et Eston le descend d'un trait. À son retour, sa promotion sur le navire amiral est désormais assurée."
Très bizarre... On commence ce passage par une phrase au passé simple. Sur la deuxième phrase on a un doute puisque "remplit" peut aussi bien être un passé simple qu'un présent. Et ensuite on reste au présent.
Il y a une incohérence dans les temps. La logique, et à mon avis le style de l'histoire, voudraient qu'on mette tout au présent.

A plusieurs reprises aussi, j'aurais préféré des points plutôt que des virgules. Mais là bon, question de goût.

   Renaud   
5/7/2012
 a aimé ce texte 
Pas
J'apprécie le contraste stylistique entre le parler des personnages et le récit du narrateur, qui aurait pu être plus prononcé, mais je n'ai probablement rien compris à l'histoire. Cela me semble être la simple description d'une bataille inspirée de films de SF à la mode.


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