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| VanEger
11/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Même un dinosaure de mon acabit sait depuis longtemps que les trisomiques adultes ont souvent une vie sexuelle très épanouie. Alors 8000 signes pour nous faire comprendre que les gros sont des gens comme tout le monde, même au-dessous de la ceinture, ça ne m’a pas filé le grand frisson de la révélation fracassante.
Pourtant ça partait bien. Avec les deux premiers paragraphes, je m’attendais – avec une certaine délectation – à lire un portrait au vitriol d’un phobique de bas étage : les personnages qui macèrent dans la détestation (peu importe de qui ou quoi) sont toujours pain bénit pour un écrivain, quand ils ne sont pas eux-mêmes ce genre de personnage (cf. Céline). De même qu’au cinéma les rôles de salauds sont recherchés par les vrais bons acteurs. Vous pouvez donc imaginer ma déception de voir votre histoire tourner très vite à la bluette, et pas des plus originales, de surcroît. Oui, je sais, vous avez mis votre texte dans la rubrique « Sentimental/Romanesque », je ne pouvais pas m’attendre à autre chose. Il n’empêche, il n’empêche… Je persiste à penser que vous pouviez tirer un bien meilleur et moins convenu parti de ce sujet. |
| jf2
12/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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J’ai plutôt bien aimé cette histoire, surtout qu’elle se termine bien, moi qui suis un adepte de Joséphine ange gardien, je préfère.
L’atmosphère médical est bien rendue, avec un niveau de langue adapté au narrateur et aux protagonistes. Quelques maladresses syntaxiques, notamment : C’est comment… Sans doute que… Et quelques fautes : Ses efforts ont distendu sa blouse professionnelle, dévoilent en partie une poitrine généreuse : problème de concordance des temps Avec une rapidité et une dextérité surprenante : problème d’accord Le texte mériterait d’être relu et amélioré du point de vue de la forme. Le pivot du texte : on monte ? est mal adapté au contexte à mon avis, j’aurais plutôt écrit : on y va ? Reste un texte alerte et agréable à lire. |
| LeChevalier
12/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J'ai vu votre cri de détresse : les nouvelles sont peu lues et commentées et sans doute lié à leur longueur. Sachez que c'est pareil pour les poèmes qui ont une longueur dépassant les habitudes des oniriens.
Commenter une nouvelle est assez laborieux car on doit prendre des notes. Mon retour est donc tributaire de cette difficulté technique. Tout d'abord, bravo pour le style, qui est très logique, naturel comme on dit. Vous avez une narration à la première personne et on sent derrière la voix un caractère, une psychologie. C'est une réussite, une qualité de votre écriture. Je vous fait observer deux maladresses d'expression : « réalise qu'en réalité » : on remplace l'anglicisme par « se rend compte » et la répétition disparaît d'elle-même. « dévoilent » : sans doute une faute de frappe : il faudrait « dévoilant ». La charpente du texte est bonne. Contextualisation avec le portrait de la mère du narrateur, ce qui explique les particularités psychologiques du personnage. Le portait des ex est idéalisé mais cela découle du caractère excessif du narrateur. Ensuite, une longue description de son nouveau contexte professionnel. Bonne trouvaille que ce « ce serait une fille jolie si... » et puis « elle ne mérite pas mon rejet » -- cela met le lecteur sur la piste de ce qui arrivera. Donc on est dans l'anticipation agréable. La vraie histoire commence assez tard avec « Après-midi de canicule. » L'isolement des personnages, l'élément érotique : c'est classique mais efficace car... la nature le veut ainsi. J'ai aimé qu'on refasse le portrait des ex : il est toujours excessif et injuste, mais maintenant de manière négative. Donc notre personnage saute d'une extrémité dans l'autre. J'ai trouvé la description de l'acte un peu trop longue. Heureusement, elle est agrémentée de réflexions. Je trouve l'honnêteté de l'échange après l'acte un peu étonnante. Je ne suis pas persuadé que ce soit psychologiquement plausible mais je n'ai pas exercé dans une ambulance, les circonstances ont peut-être quelque chose à voir. La nouvelle avec commencé avec la bouffe, elle se termine par une invitation au resto. C'est que manger n'est pas seulement se nourrir, c'est un plaisir sensuel à partager. J'ai aimé votre nouvelle et j'en trouve l'écriture très bonne, n'en déplaise à ceux qui ont le goût difficile. Je trouve intéressant aussi que le personnage tente en vain de s'éloigner de sa mère : il détestait les grosses à cause d'elle, mais voilà qu'il se retrouve avec une grosse. D'ici, on pourrait glisser dans une longue discussion autour de la fuite de soi-même. |
| Donaldo75
13/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Djabba, j’ai bien aimé cette histoire. Pourtant, au début, je en savais pas où elle allait emmener le lectorat, si il y aurait un revirement chez le narrateur, si les bons sentiments allaient l’emporter sur la narration. La suite de ma lecture m’a montré que le narrateur, aussi vindicatif soit-il, était capable de dépasser ses préjugés, sans que l’histoire en pâtisse. Certes, c’est un peu rapide mais dans un format court c’est justifié. La catégorie elle-même est adaptée ; il n’y a pas besoin d’intervention divine, d’extraterrestres terraformeurs ou de l’inspecteur Duchemin pour provoquer ce revirement. C’est la nature humaine dans toute sa complicité. Et par-dessus tout, la nouvelle ne donne pas de leçon alors qu’elle porte à la réflexion, justement sur ce préjugé qui donne le titre à l’ensemble.
Bravo ! |
| Malo
17/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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J'ai du mal avec le style que je trouve un peu gauche. Par exemple : A peine le volant relâché que nos lèvres volent l'une vers l'autre."Le "que" est de trop, et puis chacun a deux lèvres. Il aurait fallu le pluriel ou mieux : "nos bouches volent l'une vers l'autre". Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Sinon, j'aime bien l'histoire qui se construit peu à peu sans qu'on s'attende au déni de la grossophobie et à son acceptation totale. De plus, le milieu ambulancier est bien décrit. On sent qu'il y a du vécu à ce sujet. |
| Pattie
19/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J'ai bien aimé ce texte. C'est un thème plutôt original sur Oniris. L'écriture me plaît bien, mais je trouve que certaines bifurcations auraient pu être exploitées ou mieux exploitées, surtout l'humour. Il y avait beaucoup à faire sur l'autoderision avec ce don Juan qui ne voit pas plus loin que ses courtes idées ! Ça aurait ouvert des perspectives plus larges, quasi philosophiques : désire-t-on les gens ou nos principes esthétiques à travers eux ? Et la personne désirée à contre-coeur, elle en pense quoi, du maigrichon un peu trop carré dans sa tête ?
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| Cyrill
23/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bjr Djabba.
Une histoire de transformation du regard. Quentin part d’une grossophobie peu assumée mais enracinée dans l’expérience familiale, puis découvre que ses préjugés ne résistent pas à la rencontre avec Béatrice. J’ai trouvé le sujet intéressant, peu abordé il me semble dans la littérature onirienne. Le décalage entre ce que lui projette sur elle et ce qu’elle est réellement est bien vu. La scène de l’intervention me paraît d’ailleurs plus décisive que la scène sexuelle. Mais la conversion du narrateur est à mon avis trop rapide et assez peu approfondie. Son attirance sexuelle fait soudainement voler en éclats une aversion construite depuis l'enfance, ce qui donne à la conclusion un côté un peu facile. Quentin reconnaît qu'il a été « un con », mais ne se confronte pas vraiment aux mécanismes de sa grossophobie. Il passe du mépris des grosses au désir de Béatrice. Elle devient une révélation érotique, qui remplace un idéal corporel par un autre. Désirer une personne grosse ne signifie pas forcément avoir dépassé ses préjugés à son égard. Que fait-il de ces préjugés dans son désir de Béatrice, comment s’arrange-t-il avec ça ? On ne le sait pas. C’est cette ambiguïté que j’aurais aimé voir soulevée. Merci pour le partage. |




