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Sentimental/Romanesque
ecritvain : Goutte noire
 Publié le 06/02/20  -  9 commentaires  -  10480 caractères  -  79 lectures    Autres textes du même auteur

"Le vieil homme sourit, encore. La discussion avec ce petit robot s'avérait bien plus humaine qu'il n'aurait pu s'y attendre."


Goutte noire


Cette nuit, Louis était encore mort. Il détestait cela. La douleur, la sensation de sentir son esprit quitter son corps, le choc électrique qui l’y ramenait brusquement…


Il était assis sur le même banc que d’habitude. Le plus grand catalpa du parc étendait ses branches feuillues au-dessus de sa tête, lui offrant une protection partielle contre les rayons du soleil. Le son de talons claquant l’asphalte vint découper le bruit des feuilles caressées par le vent. Une femme en tailleur passait sur le sentier devant lui d’un pas preste, un doigt sur l’oreille et les yeux dans le vide. Elle était suivie de près par une créature humanoïde de petite taille. Le robot, semblable à un enfant aux traits taillés dans le métal, avançait dans les pas de sa propriétaire avec un léger vrombissement mécanique.


Plus loin en bas de la butte, Louis remarqua une petite silhouette qui avançait vers lui. Après quelques secondes, il distingua la couleur gris métallique et la démarche rectiligne de ceux que l’on appelait « Aideurs » – médiocre traduction de « Helpers » en anglais.


« Allons bon, en voilà un qui est déréglé », pensa-t-il.


Quelques secondes plus tard, le robot s’arrêtait devant son banc. Il était moins bien dessiné que ses congénères : ses traits étaient grossiers et ses mouvements grinçants. Une goutte de liquide noir s’agitait au bout de son nez. Il lança d’une voix artificielle :


– Bonjour. Mon nom est Bob. Je suis assigné par le ministère public au service du parc. Ma mission est de vous aider. Que puis-je faire pour vous ?


« Le gouvernement se préoccupe des vieux dans les parcs maintenant… » fit mentalement Louis.


Le robot reprit :


– Je ne détecte pas d’implant intra-auriculaire. Souhaitez-vous en acheter sur Internet ? Un implant permet de communiquer sans déranger les autres usagers.


Louis jeta un regard amusé aux alentours. Hormis un joggeur qui disparaissait au loin, il n’y avait pas grand monde à déranger.


– Bob c’est ça ?

– C’est le nom qu’on m’a donné.


Aussi incongrue qu’était cette compagnie, Louis appréciait d’être sorti de sa solitude. Il se fit avenant :


– Louis Blanc, enchanté. Dis-moi, Bob, si je te demande de t’asseoir à côté de moi et de ne m’aider en rien, le feras-tu ?


Le robot pencha sa tête métallique sur le côté. La question l’avait visiblement fait sortir de ses chemins de fonctionnement usuels. Il finit par acquiescer et s’installa au côté du vieillard.


– Comment vas-tu aujourd’hui ? reprit celui-ci.


Le robot eut beau chercher dans sa mémoire, on ne lui avait jamais posé cette question. Il dut improviser :


– J’ai aidé deux personnes à 8 h 16 et 11 h 41. C’est une bonne journée.

– Tu les as aidées, vraiment ?

– Je le crois, oui.


Louis soupira.


– Vous ne semblez pas convaincu, remarqua Bob.


Un peu étonné par l’audace du robot, Louis s’octroya quelques instants avant de répondre :


– Tu as certainement évité qu’ils ne commettent une erreur. Seulement, je ne suis pas sûr qu’empêcher les gens de se tromper soit les aider.

– Désolé monsieur, mais je ne vous comprends pas.

– Tu peux me tutoyer, le reprit le vieil homme. Eh bien, Bob, selon moi nos erreurs fondent nos personnalités. C’est en se trompant que l’on montre qui l’on est. Et puis, c’est certainement le meilleur des apprentissages. Par exemple, quand j’étais encore un jeune adolescent fringant – je sais c’est difficile à croire mais je l’ai été –, j’ai laissé le gaz ouvert chez moi. Crois-moi, après avoir vécu la culpabilité et la soufflante de mes parents, je n’ai plus jamais recommencé !


Le robot émit un cliquetis sec.


– C’est toi qui n’as pas l’air d’accord maintenant, sourit Louis, amusé par le dialogue qui était en train de se créer.

– Si tu avais eu un Aideur à l’époque, il t’aurait indiqué de fermer le gaz.

– C’est vrai. Mais alors cela signifie que nous humains sommes dépendants de vous robots. Et le jour où vous disparaissez, combien de maisons exploseront ?

– Aucune, puisque les installations au gaz n’existent plus, balaya le robot, pragmatique.


Louis partit dans un rire sonore.


– Je vois que tu as réponse à tout. C’est une métaphore, Bob. Ce que je veux dire, c’est que les humains risquent d’atteindre un point où ils ne sauront plus rien faire par eux-mêmes.


Bob prit un peu plus de temps avant de répondre. La goutte noire au bout de son nez tomba, aussitôt remplacée par une autre.


– Au moins, nous apprenons des choses aux humains. Cet apprentissage peut rester, même si nous venons à disparaître.

– Hmm, possible, fit Louis, songeur. Ne fais pas trop attention à ce que je dis. Peut-être suis-je simplement devenu un vieux con effrayé par le progrès.


Il s’était toujours promis que cela n’arriverait pas. Pourtant, ces derniers temps, force était de constater que les rides d’inquiétude qui barraient son front s’étaient creusées plus profondément que les pattes d’oies rieuses qui allongeaient ses yeux. La tragédie qui l’avait touché l’été passé y était pour quelque chose, certes, mais les changements du monde aussi. Il se sentait comme spectateur, depuis son banc, d’une pièce qui avait de profondes conséquences sur sa vie mais dans laquelle il ne jouait aucun rôle.


– Je ne crois pas que vous soyez un vieux con.


Louis sourit. C’était sûrement le fruit d’un programme anti-suicide intégré au robot, mais ce constat réconfortant lui fit du bien.


– Et j’espère que les Aideurs ne disparaîtront jamais, reprit Bob, sa voix métallique retombant un peu.

– Et pourquoi cela ? s’enquit Louis, curieux de sentir poindre chez son compagnon une forme d’émotion.

– Car je n’ai pas envie de disparaître.

– Ah ça, tu n’es pas le seul, fit le vieillard en regardant le soleil commencer à décliner.


Le silence s’épaissit. Louis reprit d’une voix faible, presque chuchotée :


– C’est sûrement pour cela qu’on a du mal à accepter le changement. Il nous rappelle que nous ne sommes qu’éphémères. Il nous pousse vers la sortie, doucement mais fermement.

– Quelle sortie ? interrogea Bob, toujours à la peine avec les métaphores.

– La mort, mon petit. La fin.


La voix de Louis s’était faite cassante malgré lui. Il n’avait pas peur de la mort : il l’affrontait chaque nuit. Seulement, il y avait une dernière chose qu’il tenait à faire avant de partir.


– Je peux toujours être recyclé, lâcha Bob. Par exemple, avant, j’étais un micro-ondes.


Louis se tourna vers son compagnon, interloqué.


– Sérieusement ?

– Oui. J’étais un peu limité mais c’était agréable. Mes propriétaires s’aimaient énormément.


Louis remua la tête de gauche à droite, frappé par l’incompréhension.


– Ainsi tu as une mémoire, des sensations, tu es nostalgique… En quoi es-tu différent de nous, finalement ?


Le robot sembla hésiter.


– En bien des points, je pense. Mais il y en a un… C’est sans doute le plus important. Je dis que mes propriétaires s’aimaient car leurs actions correspondent à la définition du mot que je trouve sur Internet. Dans tous les livres et les films que j’ai en mémoire, l’amour joue un rôle important. Seulement je ne le comprends pas. C’est le seul concept qui ne se rattache logiquement à aucun autre.


Louis sourit, encore. La discussion avec ce petit robot s’avérait bien plus humaine qu’il n’aurait pu s’y attendre.


– Que te dire ? Je serais bien incapable de te définir clairement l’amour. Dis-toi juste que c’est la chose la plus merveilleuse du monde. C’est celle qui fait vivre aux humains le plus d’émotions, là, et là, fit-il en désignant tour à tour le cœur et le ventre du petit robot. Les plus belles, comme les plus difficiles. J’aime moi-même une femme depuis quarante ans. Je ne peux penser à une minute de ces quarante années où elle n’était pas là, avec moi. Même depuis l’été dernier, depuis qu’elle est partie…


Louis sentit sa gorge se nouer. Bob, cette fois, avait compris la métaphore. Une autre goutte de liquide noir tomba de son nez pour aller s’écraser dans la poussière avec un bruit mat.


– Je suis désolé, dit-il simplement.


Louis prit une grande respiration pour faire refluer la boule qui grossissait dans sa poitrine. Une larme coulait sur sa joue, doucement.


– Beaucoup de sites Internet disent que le chocolat permet de mieux vivre son chagrin. Je peux te conseiller une bonne chocolaterie sur la cinquième ! s’exclama Bob d’un ton ridiculeusement enjoué.


Louis rit, relâchant un peu la pression. Il s’essuya la joue.


– Voilà pourquoi il ne faut pas toujours faire confiance à Internet.


Puis il se figea.


– La cinquième ? C’est dans la partie sud de la ville, n’est-ce pas ?

– En effet.

– Y as-tu accès ?

– Bien sûr. Les restrictions d’accès concernent uniquement les personnes à l’état de santé fragile.


Louis grogna.


– Oui, je suis au courant. Bref… Bob, je peux te demander quelque chose ?


Louis détailla sa requête au robot en le regardant intensément. Lorsqu’il eut fini, il demanda :


– Me le promets-tu, Bob ?


Après un instant, celui-ci répondit :


– Parole de robot, en tendant sa main métallique vers le vieil homme. Celui-ci la serra, les yeux embués.


Louis rentra à pieds. Le halo des lampadaires et des publicités repoussait la nuit et créait une atmosphère ouatée. Un couple de jeunes adultes profitait de la température douce de ce début de soirée pour flirter en riant. Aucun Aideur ne les suivait, et aucun d’eux ne se touchait l’oreille en quête de conseils. Louis sourit.


« Faites des erreurs les enfants, faites des erreurs », pensa-t-il en ouvrant la porte de chez lui.


Une fois dans son lit, il souleva son drap pour observer les électrodes sur sa poitrine. Il les regarda s’élever et s’abaisser trois fois, lentement, au rythme de sa respiration. Oui, il en était certain. Il ôta délicatement les deux patchs métalliques et les plaça au pied de son lit. Puis il ferma les yeux, un sourire apaisé flottant sur son visage.


***


Le lendemain, au cimetière du Repos, à quelques rues de la chocolaterie Hans dans le quartier sud-est de la ville, une gerbe de fleurs aux couleurs époustouflantes décorait la tombe de Camille Blanc. Une lettre y était déposée, protégée par un cadre en verre. En bas à droite de celle-ci, d’une écriture soignée, son auteur avait signé : « Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Ton Louis qui t’aime ». En-dessous, une goutte noire encore fraîche faisait office de point final.


 
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   Louison   
14/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu avec plaisir cette histoire toute jolie. Finalement le progrès n'est pas toujours mauvais et puis il y a une morale dans ce texte poétique. Pas de phrase alambiquée, tout est simple et cela suffit à ce récit.

Merci pour ce rafraichissant moment de lecture.

   maria   
17/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un vieil homme et un robot discutent sur un banc public. C'est original.
Mais, malheureusement, ils échangent des banalités sur la modernité, la solitude, l'amour...
Néanmoins, grâce à Bob, le robot, Louis n'a plus peur de la mort.
Cela ressemble à un comte qui ne m'a pas fait vibrer.

Je n'ai pas bien compris cette insistance sur la "goutte noire". Est-ce une allusion à un phénomène astrologique .
Je suis vraiment désolée, mais je n'ai pas saisi les intentions de l'auteur(e) avec cette nouvelle.
Le début était pourtant prometteur : "Le gouvernement s'occupe des vieux dans les parcs, maintenant ?"

Merci du partage et à bientôt.
Maria en E.L.

   Alexan   
19/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un mélange intéressant entre science-fiction et sentiments.
Je ne suis pourtant pas un grand fan de technologie, de robot et de machine, mais j’aime bien comme tout cela est abordé ici.
C’est difficile d’écrire sur ce genre de sujet sans frôler le cliché, mais heureusement l’histoire ainsi que le dialogue garde une certaine originalité.
On pourrait aussi trouver par moment un soupçon de sensiblerie, mais heureusement le côté humain l’emporte, du moins je trouve.
Parmi les petites choses que j’ai appréciées, il y a l’idée du robot recyclé en micro-onde qui garde des souvenirs de vie familiale. Et aussi le leitmotiv de louis : « faites des erreurs les enfants, faites des erreurs » qui rappelle ce que le progrès ôte à l’initiation.
A la fin je suis resté avec une double sensation, de bonté mais aussi de fatalité, a l’idée qu’un pauvre homme ne trouve qu’un robot pour lutter contre sa solitude.

   Corto   
6/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'auteur a trouvé le ton juste pour cette nouvelle simple et émouvante.
Tout est simple comme la vie de ce vieil homme dont la discussion avec le robot semble être l'aventure de sa journée.

Le décalage entre les préoccupations de Louis et celles du robot sont savoureuses "« Allons bon, en voilà un qui est déréglé » puis "Je ne détecte pas d’implant intra-auriculaire. Souhaitez-vous en acheter sur Internet ?".

Les interrogations existentielles de Louis sont reçues avec étonnement par le robot jusqu'à l'épisode sur le gaz, où l'on sent encore le souvenir prégnant chez Louis mais le robot a le dernier mot "Aucune, puisque les installations au gaz n’existent plus".

La chute finale est fort bien amenée avec le dévouement du robot pour décorer "la tombe de Camille Blanc", avec ce joli message très humain « Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Ton Louis qui t’aime ».

Même la fameuse "goutte" restée mystérieuse tout au long de l'histoire trouve une place dans cette démarche trop sentimentale pour un robot "une goutte noire encore fraîche faisait office de point final."

Il se passe de drôles de choses dans les relais électroniques de ces robots !

Bravo à l'auteur.

   sympa   
6/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Où comment un robot permet, l'espace d'un dialogue, à rompre la solitude d'un vieux monsieur assis seul sur un banc à tuer le temps comme il peut.
On attend beaucoup parler de robots :
Dans les hôpitaux ou les ephads par exemple pour apporter compagnie et réconfort.

Cette petite histoire est attendrissante et la fin émouvante, comme je les aime.
Ce dialogue entre l'humain et la "technologie" du futur est bienvenu et je ne suis pas ennuyée à la lecture de cette nouvelle.

   plumette   
6/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ecritvain

vous avez fait changer mon regard sur les robots!! Mais le terrain était préparé avec le spectacle "contes et légendes " de Joël Pommerat qui m'a plongée dans ce mystère de la transhumanité.

Une histoire pleine de sensibilité , très bien menée. J'ai eu du mal à saisir la première phrase et puis je l'ai interprétée rétrospectivement à ma façon: Louis est "branché" en permanence sur un genre de défibrillateur qui le ramène à la vie lorsque son coeur s'arrête et puis après le pacte avec Bob, il choisit de se débrancher.

Je trouve ce mélange de réel et de science fiction réussi.

La métaphore de la goutte noire qui remplace les larmes est belle. Ce Robot imparfait et qui fuit est très attachant!

A vous relire

   Cerise   
6/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ecrivaint
Quel plaisir de rencontrer ces deux personnages qui se complètent si bien alors qu’ils sont si différents!
On sent du vécu dans l’histoire ...beaucoup d’émotions ... mais la finesse réside dans la projection qui est faite vers la science fiction.
Avec plus de pages on aurait envie d’en savoir davantage sur la vie de Louis et de Bob...
La fin est un peu abrupte pour moi parce que j’aime prendre le temps de savourer ..mais l’ensemble est très frais empreint de modernité tout en renvoyant au sentiment majeur qu’est l’amour!!!
Plein de pistes à explorer dans votre écrit...j’ai hâte de vous lire à nouveau!
Bravo!

   ours   
7/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

J'ai beaucoup aimé votre nouvelle pour plusieurs raisons.

D'abord le style simple mais sensible, des images et des métaphores bien vues qui rendent le récit et les personnages vivants, attachants. On sent qu'il y a eu du travail pour ne garder que l'essentiel.

Ensuite, j'ai eu le sentiment que le vieil homme utilisait le robot d'une certaine façon comme un miroir, il essaie de s'amuser de son nouvel acolyte mais finalement c'est sa propre humanité qu'il redécouvre en dialoguant avec ce robot. L'humanité c'est l'amour certes mais aussi la peur de la mort. Cette rencontre aura finalement permis à ce vieil homme de ne plus avoir peur, et de décider de quitter le monde des vivants. Et le robot se fait enfin messager, en échange il ressent par procuration les sentiments humains à en pleurer une larme d'huile.

Je lisais récemment dans un entretien avec le philosophe Hartmut Rosa qu'il considère que la seule chose qui ne sera pas accessible aux IAs est le désir parce qu'on ne peut pas le contrôler, il est régi par des pulsions. Comme vous le soulignez le robot "Aideur" n'aide pas par désir, mais parce qu'il a été programmé pour cela. C'est sa fonction. Il ne peut pas décider de ne pas aider. Aussi avec cette larme et le message qu'il porte à la fin du récit, vous lui offrez une sorte d'émancipation, presque une compréhension de sa condition. En somme le début d'une conscience de soi. En cela sans avoir recours à des tonnes d'arguments technologiques vous soulevez une vraie interrogation, et je trouve cela fort intéressant.

Merci du partage, à vous relire !

   Donaldo75   
7/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ecritvain,

J’ai vraiment aimé cette nouvelle ; elle traite d’une jolie histoire dont la narration est réussie. Le genre n’est pourtant pas facile car beaucoup de clichés peuvent se disséminer ça et là sans s’en rendre compte à l’écriture. Ce n’est pas le cas ici.

« Cette nuit, Louis était encore mort. Il détestait cela. La douleur, la sensation de sentir son esprit quitter son corps, le choc électrique qui l’y ramenait brusquement… »

Ce début lance bien l’histoire, pose la tonalité et se détache de ce que j’ai l’habitude de lire ici en science-fiction. Il y a une forme d’humanité dans ce récit et je trouve que c’est ce qui en fait le sel.

Bravo !

Donaldo


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