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Policier/Noir/Thriller
fatou95 : Instinct de tueur
 Publié le 04/08/07  -  6 commentaires  -  10157 caractères  -  38 lectures    Autres textes du même auteur

Un homme doit remplir des contrats plus horribles les uns que les autres... Ira-t-il jusqu'au bout de ses missions...?


Instinct de tueur


Pourquoi court-elle ? Je ne comprends pas ! Il faut absolument que je la rattrape. Elle trébuche. Je parviens à m’approcher d’elle ; mais elle se relève rapidement et court à nouveau. Elle se met à crier !

Il faut qu’elle se taise ! Personne ne doit l’entendre ! J’accélère le pas, et réussis à la rattraper. Je lui agrippe les cheveux, et elle tombe en arrière. Je sors alors mon couteau de ma poche, m’accroupis sur elle, et la poignarde à plusieurs reprises. Est-elle morte ? Je ne le sais pas. Vite ! Je dois lui trancher la tête et l’apporter à l’homme aux lunettes noires. Sinon, il me tuera.



09h00. Le réveil sonne. Je me lève et allume la télévision. Sur l’écran apparaît une jeune femme, un micro à la main.


- Le corps sans vie d’une fillette a été découvert, tôt ce matin, par un couple de retraités qui faisait du jogging. Je me trouve actuellement sur le lieu même du crime. Apparemment, la fillette aurait été poignardée de plus d’une dizaine de coups de couteau. La police ignore encore les raisons de cet horrible meurtre, mais il a toutefois été démontré que la petite n’a pas subi de violence sexuelle. C’est la première fois qu’un crime d’une telle cruauté est commis dans notre petite ville, réputée comme étant tranquille. La police ne possède aucun indice à propos de l’assassin, mais une récompense…


Ouf ! Ils n’ont pas le moindre indice. J’éteins la télé, et sors. Il me faut un café.


- Une pièce, s’il vous plaît !


Qui est cette femme ? Pourquoi s’accroche-t-elle à ma chemise ? Et pourquoi est-elle aussi sale ? Je lui donne un coup de poing sur la figure, et elle s’écroule. Tout le monde se retourne vers moi. Certains poussent des cris. Vite, je quitte les lieux et retourne chez moi.

Finalement, je prendrai mon café plus tard.



14h00. Le téléphone sonne. C’est l’homme aux lunettes noires. Il me félicite et m’indique que la photo de ma prochaine victime se trouve dans une enveloppe, par terre, devant ma porte.


Je vais la chercher.


C’est un homme brun, avec une moustache. Je l’ai déjà aperçu. Je le connais, même. Il travaille dans une épicerie. Je le tuerai plus tard. En attendant, je vais déjeuner.



Il y a trop de monde. Je ne peux pas agir maintenant. Accroupi derrière une voiture, je guette ma prochaine victime. Enfin, l’épicerie se vide. Je bondis hors de ma cachette et entre, au moment même où l’homme allait fermer.


- Désolé, monsieur ! C’est fermé.


Je le regarde dans les yeux quelques instants, et sans crier gare, je lui enfonce le couteau (celui qui m’a servi à tuer la fillette) dans le ventre. L’homme tombe, inconscient.


Tiens, qu’est-ce que c’est que ça ? En voulant retirer mon couteau, je remarque que l’homme possède une cicatrice, juste à côté de l’endroit où je venais de le planter. Fasciné, je contemple la marque. Je soulève mon pull, et regarde mon ventre. Je n’ai pas de cicatrice. Je veux savoir ce que c’est. Sans même hésiter, je récupère mon couteau, et ouvre la cicatrice. Il n’y a rien. J’enfonce un peu plus le couteau, et écarte la plaie. À part du sang, je ne vois rien. Je reprends mon arme, et tranche la tête de l’homme. Je m’enfuis.



Quoi ? ! L’homme aux lunettes noires a changé les règles !

Ce n’est plus une photo que je trouve devant ma porte. C’est une lettre !


Tue le premier enfant que tu vois demain, à la sortie d’une école.

Un garçon de préférence.


Ok, je le ferai.



16h20. Je suis devant l’école primaire Charles Baudelaire. Les enfants ne vont pas tarder à sortir. Je patiente. Enfin, la grille s’ouvre. Mais c’est une fillette qui sort en premier. Dommage…


Ça y est, j’ai repéré ma victime. C’est un petit garçon blond, portant un énorme cartable dans son dos. Je le suis quelques instants, mais il rejoint une femme. Probablement sa mère. Tant pis. Je continue de le suivre. L’enfant et sa mère entrent dans une maison. Je me cache derrière un buisson. Je vais attendre que l’enfant sorte. J’observe l’enfant à travers les rideaux. Il est en train de goûter. Au bout de quelques minutes, il se lève. La porte s’ouvre. L’enfant sort, un skateboard à la main. Il est très vite rejoint par un autre garçon.


Pour engager la conversation avec l’enfant, je lui demande l’heure qu’il est.


- Il est 17h15.


Je le remercie, et lui propose de venir chez moi chercher des bonbons et des chewing-gums.


- Je veux bien, mais il y a mon copain. Il peut venir aussi ?


J’accepte. Les deux petits garçons me suivent. Je les emmène dans un lieu isolé. Je demande à l’un d’eux de me prêter sa planche à roulettes. Il me la donne. Je lui assène alors un grand coup sur la tête. Il s’effondre. Avant même que l’autre ne puisse réagir, je le frappe avec le skate. Je tranche la tête de celui que je devais tuer et je poignarde l’autre, pour être sûr qu’il soit mort. Je rentre.



09h00. Je me lève. L’homme aux lunettes noires a dû passer chez moi. Ah ! c’est à nouveau comme d’habitude. Je vois la photo de ma future victime accrochée sur ma porte d’entrée. C’est une jeune femme. Elle a les cheveux longs, bruns. Elle a un grain de beauté juste au-dessus de la lèvre. Elle sourit. Ce qui crée deux jolies fossettes sur ses joues. Ses dents sont d’une blancheur incroyable.


En la regardant, je ressens quelque chose de bizarre. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant ! C’est étrange, mais ça me fait du bien. Je prends la photo et la mets dans ma poche.



22h00. Je suis sous la fenêtre de la jeune femme. Je la regarde. Elle n’est vêtue que d’une petite chemise. Je commence à avoir cette sensation étrange et me mets à respirer très vite. Bizarre.


La femme a changé de pièce. J’en profite pour grimper à la fenêtre. Je suis dans la chambre de la femme. J’entends l’eau couler. Elle doit être dans la salle de bain. J’y vais. La porte est entrouverte. Je regarde la femme. Elle est sous la douche. Elle se passe du savon sur tout le corps. Je ressens encore cette sensation curieuse. Soudain, j’ai envie d’aller rejoindre cette femme. Mais je n’y vais pas. Je continue de l’observer. Elle a posé le savon et commence à se caresser. La poitrine d’abord, puis ses mains descendent tout doucement. Elle se caresse le sexe maintenant, et commence à émettre quelques petits bruits. Non, plutôt des gémissements.

Je n’en peux plus ! Il faut que je la touche, que je la caresse, que je l’embrasse !


J’ouvre la porte et cours vers la femme. Elle se met à hurler. Je lui donne un coup de poing pour la faire taire. Elle tombe, évanouie. Je la sors du bain, et l’emmène dans la chambre. Je l’allonge sur le lit. Elle est nue… je la regarde. Elle est… elle est… je ne trouve pas le mot. J’ai envie d’elle. C’est plus fort que moi. Je me déshabille à mon tour et me jette sur elle. J’embrasse tout son corps. Tout à coup, je sens mon sexe se durcir. Puis je suis envahi par cette surprenante sensation. Je me frotte contre le corps inconscient de la femme. Soudain, elle se met à bouger. Elle commence à se réveiller. Elle se met à crier. Je lui plaque ma main sur la bouche.


- Ne me tuez pas ! S’il vous plaît !


Je lui ordonne de fermer sa gueule ! Elle se met à pleurer, et moi, enivré par cette sensation, je recommence à me frotter contre elle, et finis par introduire mon sexe dans le sien. Au bout de je ne sais combien de temps, je me retire et me rhabille. La femme, toujours allongée sur le lit, pleure. Il faut que je la tue et que je rapporte la tête à l’homme aux lunettes noires. Je sors mon couteau, et m’approche de la femme.


- Pitié, s’il vous plaît !


Je la regarde droit dans les yeux et m’enfuis en sautant par la fenêtre.



POURQUOI ?!


Pourquoi n’ai-je pas pu la tuer ? Je l’ignore.



04h30. J’ai peur ! L’homme aux lunettes noires va venir me tuer. Je n’ai pas respecté les clauses du contrat. J’ai peur ! C’est la première fois de ma vie que j’ai autant peur ! Il faut que j’essaye de me calmer. Mais l’homme aux lunettes noires me terrorise. Après de nombreuses heures passées sans dormir, je parviens enfin à trouver le sommeil.



13h00. Je suis de nouveau sous la fenêtre de la femme. Elle est ouverte. J’entre dans la chambre en silence. Tout à coup, du bruit, venant d’une pièce à côté, me fait sursauter. Je me dirige doucement vers la porte, et écoute. J’entends la femme sangloter. Je m’avance dans le couloir pour voir ce qui se passe. Soudain, je les aperçois ! Il y en a plusieurs autour de la femme !


L’homme aux lunettes noires m’a déjà parlé de ces hommes en uniforme !

Ce sont des… des… des policiers !


Que m’avait dit l’homme aux lunettes noires à leur sujet, déjà ? Ah oui ! Que ce sont des êtres abominables, capables de tout pour parvenir à leurs fins.


- Ne les laisse jamais te prendre ! Sinon, ils t’obligeront à me dénoncer. Ce n’est pas ce que tu veux ! Hein ?! Tu ne me dénonceras pas ! Sans moi, tu n’es rien. Je t’ai recueilli alors que tu n’étais qu’un bébé. Je t’ai tout appris, tout donné ! Tu me dois tout ! Tu entends ? TOUT !


Même si je n’avais que huit ans, je n’ai pas oublié ce que m’avait dit, ce jour-là, l’homme aux lunettes noires, au sujet des policiers. Car ce jour-là, ils m’avaient attrapé et relâché car j’étais trop jeune. Et l’homme aux lunettes noires m’avait battu !


Non, ils ne m’attraperont pas ! Vite, il faut que je me cache. Zut, mon tee-shirt s’accroche à la poignée de la porte. Je tire dessus d’un coup sec.


- Police ! On ne bouge plus !


Oh non ! ils m’ont entendu ! Trois d’entre eux se précipitent vers moi, une arme à la main, tandis que les deux autres restent avec la femme. Je cours dans la salle de bain, et m’enferme.


- Police ! Ouvrez la porte immédiatement !


Je ne dois surtout pas les laisser me prendre ! Comment leur échapper ?


- Police ! Si vous n’ouvrez pas, nous allons recourir à la force !


Je n’ai aucune échappatoire. La fenêtre est trop petite ! Je m’assois par terre, et sors mon revolver. Je ne les laisserai jamais m’attraper ! Ils ne m’obligeront pas à dénoncer l’homme aux lunettes noires !

Vite, mon arme ! Dans ma bouche ! Non, sur ma tempe.


Je tire.


 
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   Cyberalx   
4/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Quand on commence à lire, on a envie d'en savoir plus, et plus on en sait, plus on a envie de savoir alors on lit un peu plus vite et puis... Pouf !

C'est fini.

Je ne te reprocherais pas ça puisque j'aime les textes courts, celui ci est épuré... Peut être un peu trop :

Je trouve qu'il manque des sentiments à ce type qui au final est une victime (Bon, c'est un tueur sanguinaire, bien sur mais un sadique dirige sa vie depuis des années, il ne connait rien d'autre...), enfin, c'est bien comme ça mais je trouve que si tu avais pu faire en sorte qu'on le plaigne, le texte y aurait trouvé une intensité dramatique non négligeable.

Sinon, grand fan de tueries (au ciné ou dans les livres, ça va de soi), j'ai bien aimé le style direct.

   sebrac   
4/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Comme Cyberlax, j'ai bien aimé cette nouvelle.
J'aime bien le style direct, les crainte du héro et son évolution. La fin ne me parrait pas si mauvaise que cela, Peut être que tu aurais du la travailler un peu plus, mais pour ma part, ta nouvelle me convient bien.
Ecris en d'autres, continues. j'suis certain que tu peux faire beaucoup mieux, pas vrai ;+)))

   Absolue   
6/8/2007
J'ai apprécié l'histoire mais je trouve qu'il manque des éléments... Par exemple, pourquoi devait-il tuer ces gens? Que voulait l'homme aux lunettes noires à travers ces crimes?
A part ça, la nouvelle se lit facilement et on a envie de connaître la fin.

   guanaco   
8/8/2007
Effectivement, le début donne envie, on lit, on s'accroche et puis comme dit Cyb': POUF! Plus rien.
En même temps, cette nouvelle est classée dans la catégorie Horreur/Epouvante, donc on peut s'attendre logiquement à de l'hémoglobine et du gore.
Ce qui est dommage, c'est qu'on ne sort pas de là.
D'un autre côté, le tueur sans états d'âme qui est présenté est assez réussi. Peu de mots mais efficace!

   Otus   
20/9/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suis d'accord avec ce qui a été dit avant. Style direct, fluide, sans concession, rien à redire de ce côté. En revanche, le texte pose trop de questions ou alors ne donne pas assez de réponses. L'homme aux lunettes noires est-il une émanation de son désir de tuer? Non, puisque des photos apparaissent sur la porte. Cela a-t-il un sens? On ne sait pas trop si on doit se poser la question ou non. Qu'est-ce qui pousse la police à venir le trouver? Le témoignage de la femme violée? L'accumulation des meurtres? Et surtout: pourquoi? Mais pourquoi? Pourquoi les choix des victimes, dirigistes au départ, deviennent-ils aléatoires (le premier enfant que tu verras...)? Pourquoi "Instinct de tueur" puisque les crimes sont dirigés par un sombre personnage qui tire les ficelles, et pas dictés par l'instinct? L'aspect "tranche de vie" a quelque chose d'agréable, de rapide, cependant on ne voit pas trop où ça mène... Mais l'ensemble est positif et j'ai lu jusqu'au bout sans décrocher une seconde.
Bonne continuation,
Otus

   Bidis   
8/9/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
A mon avis, c'est un dingue complètement schyzo et l'homme aux lunettes noires doit être son autre moi. Il a dû être tyrannisé dans son enfance par un adulte complètement taré, assassin ou autre, c'est-à-dire hors la loi, voilà tout.
Je trouve que c'est très clair et surtout très prenant. J'adore ce genre de récit qui tient en haleine jusqu'à la fin.
La seule chose qui me gêne, moi, c'est qu'il coupe des têtes et qu'à la télé ils parlent du meurtre mais pas de tête coupée. J'aurais d'ailleurs préféré qu'il coupe une main, c'est moins horrible et tout aussi efficace.
Pas mal écrit du tout d'ailleurs, ce petit suspense...


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