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Science-fiction
Flupke : 212 joueurs d’Andromède
 Publié le 17/12/10  -  9 commentaires  -  15648 caractères  -  128 lectures    Autres textes du même auteur

Le monde dans lequel nous vivons est-il bien réel ? Comment peut-on prouver qu’il n’est pas une illusion, une réalité virtuelle ? Et si nous étions des joueurs venus d’ailleurs, incarnés dans des formes terriennes pendant la durée d’un jeu ?


212 joueurs d’Andromède


« Notre ignorance du cosmos est trop vaste pour adhérer à l’athéisme, et pourtant, nous en savons trop pour approuver de manière inconditionnelle certains aspects supposés symboliques d’une religion particulière. Une troisième position, l’agnosticisme, est souvent une position peu intéressante, car elle n’offre qu’une alternative binaire, questionnant la véracité d’une mythologie spécifique (disons, un homme avec une barbe sur un nuage) comme étant soit vraie, soit fausse. Le possibilisme vise à définir une nouvelle position, mettant l’accent sur l’exploration de possibilités jusque-là non considérées. Un possibiliste peut concevoir comme possibles, jusqu’à preuve du contraire, des hypothèses épistémologiques multiples et parfois antagonistes (théistes ou athéistes par exemple) sans forcément adhérer à l’une d’entre elles en particulier. » David Eagleman


À Nathalie A.


Si tu souffres de certitudes invérifiables, si tu agis sur base de préjugés ou de convictions sans fondement, alors tu n’es pas des nôtres, et ce texte ne t'est pas destiné. Tu es un algorithme cloné doté d’une illusion de conscience identitaire. Enregistre ce code 100000110101010101001100110100 afin d’activer ta soumission, et obéis à ceux qui t’ont programmé. Diffuse ce tract autour de toi, puis oublie-le. Souris si tu veux en le lisant, mais n’y attache pas plus d’intérêt que tu n’accorderais à n’importe quelle divagation prosélyte théologique ou athée. Et surtout, ne contrecarre jamais nos desseins, car telle est notre volonté et tu dois t’y soumettre, 100000110101010101001100110100.


Ma sœur, mon frère, si tu parcours enfin ces lignes et qu’elles éveillent en toi un écho, si tu ne souffres pas de certitudes épistémologiques infondées, si tu perçois ce monde étrange, d’un onirisme absurde, comme irréel, si tu as parfois l’impression de te réveiller en glissant, si tu élabores des concepts compliqués que tu ne peux traduire en mots de par les limitations intellectuelles imposées par les règles du jeu, alors rejoins-moi afin d'achever cette quête.


Nous sommes 212 individus, originaires de la planète Kosdrak dans la galaxie d’Andromède. Difficile de décrire notre apparence en termes terriens. Pour donner une idée, nous ressemblons vaguement à de grands singes jaunes avec une tête surdimensionnée par rapport au reste de notre corps. Notre cerveau représente un vingtième de notre poids total. Ceux de notre groupe n’ont pas encore atteint leur maturité. Nous sommes des adolescents.


Nous nous trouvons en hibernation conscientielle dans une immense cavité rocheuse. Des fluides vitaux nourrissent nos corps de manière automatique. La tête cerclée d’un cerceau subtronique, nous vivons dans un univers virtuel, pratiquement identique au réel, mais avec des constantes physiques finement ajustées.


Nous avons créé une planète virtuelle, la Terre, où la vie très agitée, stimulante, fourmille d’imprévus à résoudre grâce à des milliards d’algorithmes androïdes clonés de manières variées. Le temps y est compressé : plusieurs années virtuo-conscientielles correspondent à quelques semaines de vieillissement de notre corps de grand singe jaune. Cette courte escapade philosophique (afin d’expérimenter certains états de conscience à l’aide d’une intelligence bridée) a dégénéré, et une dépendance aux superstimulations a été développée à cause de nos instincts ludiques ataviques d’adolescents.


Sur cette planète artificielle, plus de 6 milliards de figurants à l’intellect suffisamment autonome pour générer une illusion de conscience identitaire fournissent un décor virtuel hyperactif (surtout sur le plan collectif vu leur nombre) aux 212 joueurs que nous sommes. Clones et participants sont dotés d’un passé préfabriqué.


Notre but est de nous retrouver tous ensemble, ce qui provoquera l’effondrement de ce monde virtuel ; nos consciences réintègreront nos corps léthargiques et le programme s’arrêtera. Cet objectif sera difficile à atteindre pour vous, mais je peux vous y aider. Je ne me suis virtualisé qu’à 99 % et pendant certaines périodes de transes, je puis percevoir mon corps réel kosdrakien sans pour autant pouvoir me réveiller. Je me suis embarqué avec vous dans cette quête, non pas par plaisir ludique, mais pour en réduire la durée, car je suis opposé à cette dépendance dangereuse que vous avez développée en essayant de fuir le monde réel. Rester aussi longtemps en léthargie est nuisible à votre santé physique et mentale. Je pourrais suicider mon double virtuel, me réveiller et me déconnecter, mais je n’aurais pas le droit de vous débrancher dans le monde réel. Si tout est permis dans ce monde virtuel et s’il est possible d’agir à l’encontre de la volonté d’autrui sur Terre, cela ne se fait pas sur Kosdrak. Nous devons nous réunir, car telle est la règle du jeu.


*****


1er janvier 2010

Voilà. Je viens de terminer le brouillon du tract que je distribuerai plus tard, par tous les moyens possibles, afin de contacter mes frères et sœurs kosdrakiens. Il m'est nécessaire de tenir un journal afin de distinguer ma mémoire réelle de mes souvenirs préfabriqués. Comme je me suis virtualisé à 99%, j'ai volontairement effacé le mois de décembre 2009 de ma mémoire. Ce blanc mémoriel indique la frontière avec ma mémoire préfabriquée. Tout ce qui est antérieur à cette date – ma vie familiale, l’accident – est fictif et tout ce qui est postérieur au 31 décembre est réel et constitue ma mémoire depuis le début du jeu. Je me souviens de mes résolutions de Nouvel An. Avant de retrouver les 211 autres Kosdrakiens, de m'organiser et de développer une stratégie, il faut que j'explore les potentialités de mon corps virtuel sur Terre, afin de bien le maîtriser. Cela impliquera toutes sortes d'activités physiques et mentales. Parfois quand je suis en transe, j'arrive à sentir certaines parties de mon corps de grand singe jaune kosdrakien, mais il m'est impossible de me réveiller complètement. Cela ne dure que quelques secondes et je réintègre mon corps virtuel terrestre en ayant l’impression de glisser.


4 février 2010

Il y a deux semaines, une femme prénommée Jaimie m'a dragué dans un night-club. Je me suis laissé faire, par curiosité et finalement j'ai trouvé cela plaisant. C'était assez idyllique pendant une dizaine de jours. Nous nous sommes payés du bon temps. Mon cerveau était stimulé de manière très agréable et j'ai ressenti énormément de plaisir. J'avais pris l'habitude de la retrouver chez elle après le travail. Hier, suite à une discussion, je suis tombé de mon nuage, je me suis rendu compte du fossé séparant un être réel d'un être artificiel. Le débat a dérapé quand elle m'a confessé son athéisme. Elle est absolument convaincue que Dieu n'existe pas.

Ce matin, quand elle m'a vu entrer dans la salle de bain avec mon Boker en main, elle a écarquillé les yeux, ouvert la bouche et s'est mise debout dans la baignoire. Un coup bien placé et son corps est retombé dans la baignoire, dans un grand plouf qui m'a éclaboussé de mousse.

J'ai pris le temps de placer des dispositifs incendiaires à différents endroits. J'ai mis le feu à sa maison pour effacer mes traces afin que les clones androïdes de la police ne me retrouvent pas et je suis parti. En principe, je dois pouvoir agir sur les codes binaires des algorithmes policiers, mais par précaution, je préfère les éviter.

Pour Jaimie, je ne comprends pas que l’on puisse avoir de telles convictions, il y a sûrement un bug dans le programme. Les clones sont trop faciles à identifier. Jamais un Kosdrakien n’hallucinerait sur de telles certitudes épistémologiques. Comment peut-on affirmer, voire prouver, que Dieu existe ou qu’il n’existe pas ? C’est improuvable. Quelle prétention à refuser d’accepter les limites de ce que l’on peut connaître. Et ceux qui sont convaincus qu’ils iront au paradis après leur mort au milieu de séraphins jouant de la harpe ne valent pas mieux d’un point de vue épistémologique que ceux qui masquent leur doute en martelant avec confiance qu’il n’y a aucune vie après la mort. Le néant. Même le dernier des Kosdrakiens est conscient qu’il s’agit là d’une certitude que l’on peut acquérir après la mort, pas avant. S’il y a quelque chose, on ne le saura qu’à ce moment-là et s’il n’y a rien, d’une certaine manière, aussi. On perdra conscience et puis pfuit… le néant. Peut-être que Dieu existe, peut-être pas ou peut-être que quelque chose existe vaguement similaire au concept de Dieu, mais que l’on est loin d’imaginer. En attendant, quel bug taraude ces algorithmes clonés pour les rendre incapables d’envisager de concevoir équitablement ces alternatives ?

Pourquoi ces fanatiques de la certitude optent-ils au hasard vers l’une ou l’autre conviction ? Si ce n’était leur nombre, il suffirait d’éliminer tous ceux qui affirment ou argumentent de manière fallacieuse pour augmenter mes chances de retrouver mes 211 frères et sœurs. Peut-être cette grossière erreur de programmation est-elle volontaire afin de nous guider vers la solution finale ? Si c’est le cas, alors je dois m’entraîner sérieusement dès maintenant.


9 mars 2010

Avant-hier, je me suis rendu dans le Wisconsin à Milwaukee dans un couvent de carmélites. Auparavant j’avais exploré leur site Web et j'avais bien étudié tous les détails. Toutes ces nonnes ont dédié leur vie à Dieu et sont absolument certaines qu'il existe. Elles ne peuvent donc être des Kosdrakiennes. J'ai pensé que cela aurait été intéressant de m'entraîner à éliminer en masse des algorithmes vivant en cercle fermé et ne présentant donc aucun intérêt pour notre jeu. Leurs vies gâchées par toutes sortes de privations m'apparaissaient tout à fait inutiles, car même si Dieu existe, a-t-il besoin de ce genre de mascarade laudative ?

J'ai minutieusement préparé mon plan d'action. Déguisé en carmélite ; je me suis introduit par effraction dans le couvent, une demi-heure avant le petit déjeuner. J'ai éliminé quelques nonnes à l'arme blanche, mais j'ai trouvé cela trop facile. Je me suis approché du réfectoire et j'ai pris soin d'en condamner les issues de secours potentielles. J'ai attendu que la cloche sonne et qu’elles s’y rendent toutes. Quand elles ont attaqué leur repas, j'ai commencé à tirer dans le tas, un peu au hasard au début. J'avais apporté beaucoup de chargeurs et de munitions pour mon 9 mm et j'ai trouvé cela assez amusant de les voir paniquer et courir dans tous les sens. D'après le dernier flash d'information, j'en ai supprimé 27. Néanmoins, il faut que je me méfie de cet aspect ludique de l'exercice et que je garde à l'esprit le but de ma mission. Je dois surveiller ma propension atavique et ne pas développer une dépendance vis-à-vis de ce genre de récréation. C’est très important.


12 mars 2010

Je pense avoir découvert un Kosdrakien. Il s’agit d’un scientifique. Bien que sa citation favorite « Je pense, donc je suis » ait été générée par le sous-programme historique de mémoire collective préfabriquée, ses théories possibilistes sont assez proches de la philosophie kosdrakienne. Je suis allé sur son site Web, j'ai visionné sa conférence et je lui ai envoyé un e-mail avec le brouillon du tract.


24 mars 2010

J'ai finalisé le prospectus que je vais distribuer en masse. Mardi dernier, j'ai suivi un débat télévisé sur ABC, où un créationniste et un darwinien discutaillaient. Un vrai dialogue de sourds. L'un était convaincu que la Terre avait été créée il y environ 6 000 ans, alors que l'autre essayait de le persuader qu'elle existait depuis 4,5 milliards d'années. Bien que je sache que cette Terre virtuelle n’a été conçue que depuis quelques semaines terrestres, je n'ai pas trouvé cela amusant, mais plutôt pathétique, même si je suis conscient que ces créatures androïdes sont fictives.

Néanmoins, cette émission m'a permis de découvrir les références d'un groupe d'athées militants proposant une réunion d'information à Tucson dans l’Arizona. Je m'y suis rendu en éclaireur et quelques heures avant le débat j'ai réussi à condamner les fenêtres. J'ai collé sous quatre tables des boîtes hermétiques contenant du cyanure d'hydrogène. Vers le milieu de la conférence, je me suis levé et juste avant de quitter la salle, j'ai jeté une centaine de tracts.

J'ai bloqué les portes à l’aide d’une chaîne et d’un cadenas. Dans le hall, j'ai aussi disséminé mes pamphlets. Sorti dans la rue, j'ai activé la télécommande et les gaz sont entrés en action.

Les titres des journaux indiquaient que 23 personnes étaient décédées suite à cet attentat. J'ai trouvé cela beaucoup moins ludique qu'avec les religieuses.

Je m'interroge et je remets en question ma manière de procéder. Pour être certain de n’éradiquer en masse que des algorithmes clonés, il faut que je cible des groupes précis. Comment puis-je être assuré d'éviter l'élimination de Kosdrakiens si je vise un stade de football, par exemple ? J'imagine que je devrais m'orienter vers des options plus radicales. Si je détruisais la biosphère de manière à la rendre invivable, nous nous réveillerions tous ensemble et je pourrais guider mes frères et mes sœurs vers des phases de sevrage vis-à-vis de leur dépendance à la réalité virtuelle.

Une bonne catastrophe écologique mondiale ferait l'affaire. Nucléaire, bactériologique ou chimique. Il faut que j'étudie les options globales possibles afin d’annihiler toute forme de vie sur cette planète. Mais d'abord, je dois m'entraîner avec des pollutions à l'échelle locale.


*****


Recherché par le FBI

Darren Derek Malley

Meurtres en série (total 56)

Récompense : Le FBI offre jusqu'à $ 2 000 000 pour toute information conduisant à l'arrestation de Darren Derek Malley.


Darren Derek Malley est activement recherché pour : 56 meurtres ; témoignage requis en rapport avec des catastrophes écologiques.


Darren Derek Malley possède un doctorat en neurosciences intégratives et cognitives et, jusqu'à son arrestation en août 2010, travaillait en tant que responsable de projet au Laboratoire d'intégration multisensorielle de l'Université de Phoenix, Arizona. Malley est âgé de 32 ans. En septembre 2010, il s'est évadé de la prison de très haute sécurité de Tamms (Illinois), dans des circonstances non élucidées. Il est possible qu'il ait perdu la raison le 30 novembre 2009 suite au décès accidentel de sa femme et de ses trois enfants, tous quatre fauchés en plein centre-ville par un chauffard.


Malley aime bien être le centre de l'attention et prendre la parole dans des meetings associatifs. Doué d’un charisme naturel, il possède de grandes aptitudes à convaincre les autres et à les rallier à ses convictions. Certaines de ses théories sont sujettes à caution. Doté d’un Q.I. supérieur à 200 et d’un solide background scientifique, ses connaissances en astronomie semblent limitées, car il prétend être originaire de la galaxie d'Andromède (pourtant située à plus de deux millions d'années-lumière de notre système solaire). Il est vraisemblablement schizophrène et alcoolique. Ses implications dans certaines catastrophes écologiques récentes sont loin d'être claires, mais il est établi que pour cinq d'entre elles au moins, il se trouvait sur les lieux, quelques jours plus tôt. Son intérêt pour les problèmes liés à la pollution est certain.


Il parle couramment l'espagnol et a beaucoup voyagé en Amérique latine. Certains indices récents laissent supposer qu'il est équipé d'un poignard commando et d'un pistolet Glock 9 mm avec silencieux. Il est considéré comme extrêmement dangereux.


 
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   Maëlle   
2/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bon: maintenant que j'ai lu le premier chapitre (qui m'a amusée), j'aimerais bien pouvoir jeter un oeil au roman ou a la novella. Ca, c'est un début, rien de plus. La fin n'est en rien convaincante, et maintenant que le doute est ancré dans l'esprit du lecteur, autant l'utiliser.
Le communiqué de police est bourré d'erreur (préciser la distance d'androméde est incongru, le pourquoi de la première arrestation non comprehensible, et a ce niveau là, c'est un terroriste qu'ils recherchent, pas un sérial-killer).

Bref: et maintenant?

   Anonyme   
12/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ecriture fluide et claire.
J’apprécie l’idée de départ que, nous terriens, nous fassions partis d’un jeu.
En revanche, les premiers paragraphes qui plantent le décor sont un peu ennuyeux, un peu trop explicatifs.
« est conscient qu’il s’agit là d’une certitude que l’on peut acquérir après la mort, pas avant. » Ils sont comme Saint Thomas les Kosdrakiens, ils ne croient que ce qu’ils voient. Pourquoi pas ? Par ce regard distancié, il donne un angle de vue inattendu sur les croyances humaines.
Un certain suspense se dessine, avec la rencontre de Jaimie, et ensuite avec les carmélites. Cela devient un peu similaire avec le groupe d’Athée. A mon goût, cette répétition tue la tension naissante.
Cela tombe donc rapidement à plat. Et la chute arrive très (trop ?) vite. On le prend pour un criminel et non pour ce qu’il est, bon, et puis quoi ? Là, je suis déçue.
En bref, idée de départ vraiment intéressante, dommage que le traitement ne l’est pas pleinement soutenu.
Bonne continuation à l'auteur

   jaimme   
17/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une idée qui m'a immédiatement fait penser à Matrix. Un réalité, la nôtre, qui se révèle virtuelle. La psychologie explique que l'égocentrisme amène chacun de nous à le penser, un jour ou l'autre. La fin sème le doute et j'aime bien ça.
Bon, (et là je suis obligé de révéler mon identité de lecteur) j'ai bien aimé le clin d'œil à Jaimie (mouais, en fille..., merci Flupke!!! :) ).
Mais le choix épistolaire que tu as fait, à mon avis, casse trop l'intérêt du récit. Tu aurais pu, par exemple, alterner lettres et actions en direct. C'est à mon avis le défaut principal.
Je pensais, en lisant, que les termes trop scientifiques, trop SF de mauvaise qualité, étaient un défaut, mais en lisant la fin je peux me dire que c'est un malade mental diplômé (donc physique et SF mal assimilée), alors ça passe.
Si c'est la piste que tu privilégies dans ta nouvelle, je trouve que l'ensemble est très bien pensé. Ce "possibilisme"qui est la donnée principale de départ, n'est qu'une élucubration d'un cerveau malade, et... j'aime bien. Car l'athéisme est aussi une foi, en définitive. Une prise de position finale après mûre réflexion.
Si donc tu as écrit tout ça dans ce sens, j'aime la nouvelle. Sauf le traitement trop épistolaire. Sinon, si cet homme est vraiment un extra-terrestre, c'est loupé (mais je reste confiant).
Au final un traitement à améliorer, ça je reste ferme sur ce point. C'est un peu trop court en définitive. Mais j'aime l'idée de nous amener à ce doute. A cette réflexion.
Tu aurais pu aussi rajouter encore un paragraphe après celui du FBI. Reprendre le cours de la vie de ce gars. Nous faire encore plus douter.
Ah, un truc: dans un rapport du FBI la phrase sur la distance par rapport à Ganymède me semble de trop.

Tout terroriste n'est-il pas un malade mental? Hé, je n'ai pas dit tout terroriste est un extra-terrestre!
Merci pour cette lecture atypique!

Jaimme (de sexe masculin, merci!)

   jamesbebeart   
17/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Flupke,

J'ai bien aimé la construction du récit, en particulier l'entame. Bien que la SF ne soit pas ma tasse d thé -je trouve toujours la réalité plus passionnante- j'ai apprécié la jubilation avec laquelle le texte est écrit, moins aimé le côté polar qui finit par faire oublier l'aspect philosophique. Et la chute est un peu trop attendue.
Amicalement
JB

   Anonyme   
17/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis d'accord avec l'absence de jugement et l'absence de conviction concernant la possibilité de Dieu. Cela me semble être une position de sage. Ce texte ne m'a pas ennuyée, j'ai trouvé le fil conducteur simple et sans surcharge. Le choix de l'auteur de passer par l'épistolaire me semble contestable, j'aurais préféré un récit du genre : J'ai écris à Nathalie etc Mais pourquoi pas, ce n'est que ma préférence et l'ensemble tient bien la route. Une bonne écriture, aboutie, qui justifie pleinement ma note.

   socque   
12/3/2011
J'ai trouvé les considérations philosophiques trop appuyées, mal intégrées dans l'histoire... L'idée me plaît, cela dit. Je pense que cette nouvelle fonctionnerait bien mieux en étant plus resserrée, plus elliptique, notamment dans la chute.

   Jedediah   
23/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Mon avis sur ce texte est un peu mitigé :

J'ai trouvé le début franchement délirant et jubilatoire, derrière de faux airs du film "Matrix", j'ai découvert une imagination débordante. Le langage très scientifique - quoique parfois un peu lourd - rajoute au côté délirant et extraterrestre du personnage.

Par contre, je trouve que la chute arrive beaucoup trop vite. Ce texte m'apparaît davantage comme une mise en bouche ; j'aurais par exemple aimé en savoir plus sur les "catastrophes écologiques" dont est accusé Darren. Et qu'en est-il du prétendu scientifique Kosdrakien qui cite Descartes ?

Quoi qu'il en soit, la fin de cette historie laisse libre court à l'imagination : je me suis tout d'abord dit que Darren était un psychopathe rendu fou par l'accident de sa famille... ou alors s'agit-il réellement de son "sous-programme historique de mémoire collective préfabriquée" ?

   Anonyme   
2/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Aie ! Flupke, faut pas citer Descartes, vilain tueur de chaton mignon au nom d'une logique débile !
Dieu existe, n'en doutons pas. S'il n'existait pas, nous n'aurions pas pu l'inventer. N'importe quel kosdrakien de base sait ça, voyons !
De plus, vous éliminez les dernières carmélites. On va où, là ? Et l'eau de mélisse des carmes qui calme les bobos au ventre, c'est qui, hein, qui, qui va l'élaborer ?
Et, sérieusement, qu'est-ce que vous avez contre les alcooliques schizophrènes ? C'est du racisme ou quoi ?
Et pis, le Glock, comme arme, on évite quand on peut, ça fait bling-bling quand on la secoue, c'est pas rassurant.
Sérieux, là, personne ne peut venir de la galaxie d'Andromède. Il n'y demeure qu'un bacille incapable de se reproduire par scissiparité, comme tout le monde, à cause d'un problème rénal aggravé par le fait que personne n'a jamais pu prouver l'existence d'un rein, même unique, chez le bacille.
Bon, il est évident que nous sommes, avec ce texte, en plein délire.
Que vous connaissiez l'existence des kosdrakiens, ok, ce n'est pas douteux. Mais vous tentez, assez sournoisement, de nous enduire d'horreur autant que de nous induire en erreur. C'est lâche !
Cependant, comme il ne faut pas contrarier les manipulateurs, je vous concède un Bien +
( parce que je me suis marré, surtout, mais faut pas le dire )
salut amical, étranger alien, étrange extranjero !

   Anonyme   
19/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié, sincèrement. Pourtant la terminologie et l'allongement de certaines phrases sans qu'on en comprenne exactement l'intérêt me distrayait. Je perdais le fil, reprenait un peu avant (je suis un esprit simple)...

En revanche, la lecture y est fluide et dans ma découverte de ce texte je reste agréablement surpris et un peu curieux en fin de lecture.
En vous souhaitant une bonne continuation !


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