Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Humour/Détente
Flupke : Hold-up à Liège
 Publié le 10/06/10  -  19 commentaires  -  10604 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Crime et châtiment. Un hold-up mal préparé peut-il se retourner contre son auteur, 36 ans plus tard ? N’y a-t-il pas de prescription pour les erreurs de jeunesse ?
Au moment de payer, l’addition est parfois amère, comme le suggère cette anecdote personnelle.


Hold-up à Liège


Non ! Nous ne sommes pas allés à Liège juste pour la bijouterie.


Ma Princesse de la Voie lactée avait dégotté une promotion de la SNCB (8,95 euros par adulte, d'une gare X, vers une autre gare X, aller-retour dans la journée, à l'intérieur du royaume) et la cité ardente semblait un choix évident. Pour les ceusses du sud, à quelques détails près, la SNCB est à la Belgique, ce que la SNCF est à la France et l'ΟΣΕ à la Grèce.


J'ai toujours rêvé de commettre un hold-up dans une bijouterie à Liège. L'occasion faisant le larron, j'ai répondu à ma Flupkette qu'il fallait saisir cette promotion et réserver dans notre agenda surchargé un jour pour cette tranquille excursion familiale.


Le jour J, je glissai un appareil photo compact dans ma poche, élément indispensable pour immortaliser mon rêve secret. Puis, nous partîmes tous les quatre vers la gare du Nord, où nous fûmes peu surpris de constater que notre train avait du retard, car - comme le disent si bien les écoliers, friands de clichés, mais peu soucieux du respect des animaux - toute la Belgique avait revêtu son blanc manteau d’hermine. Il faut savoir qu'il y a deux catégories de neige. La gentille neige, pour faire un bonhomme, du ski de fond, qui ne retarde pas les trains. Ensuite, la neige malveillante, qui crée quelques imprévus sur le réseau ferroviaire et que l'on peut accuser publiquement à la radio. Les retards de ce jour étaient donc imputables à la méchante neige, n'en déplaise aux mauvaises langues qui prétendent que la SNCB n'est pas équipée pour les rudesses de l'hiver (c’est archi-faux bien sûr, car j'ai vu, de mes yeux vu, certains de ses employés coiffés d'un bonnet de laine).


Comme dans tout pays engorgé d’une dense population dystopique, le train était bondé, mais nos spartiates enfants se contentèrent d’un peu de place sur nos genoux. À notre arrivée à Liège-Guillemins, nous pûmes admirer l’architecture futuriste de la nouvelle gare.


En route vers le centre-ville, mon Flupkinet, cinq ans, se mit à pleurer : le froid dévorait ses mains gantées. (Car toutes proportions gardées, Liège est à la Belgique ce qu’Irkoutsk est à la Russie. Le climat continental hivernal y racrapote le mercure avec plus de vigueur qu’aux Maldives). Je l’ai consolé de ses pleurs légitimes et lui ai frictionné les menottes pour le ragaillardir. Souventes fois, ce samedi 19 décembre de l’an de grâce 2009 après J.-C., il m’incomba de réchauffer les extrémités des membres de ma petite famille. Quel délice pour ce pied gelé ou cette main glaciale de venir se revigorer contre le ventre nu, bien chaud de Papa qui soulève son pull, son T-shirt et pousse des cris de surprise en raison de l’amplitude des températures divergentes.


Une table près d’un long radiateur dans une pizzéria nous soulagea de toutes nos souffrances. Nous avions tous très faim et nous commandâmes une pizza entière pour mon Flupkinet. Nous anticipions ma Flupkette et moi qu’il ne la terminerait pas et que nous pourrions nous partager ses restes (en plus de nos pâtes). Ma Flupkinette, bientôt sept ans, ne comprit pas le sens hyperbolique du verbe anticiper. Je dus faire preuve de patience et d’imagination pour le lui expliquer, mais j’ai l’habitude, car je lui parle souvent comme si elle avait vingt-huit ans et demi ou trente-quatre ans deux mois et trois jours (j'éprouve une saine horreur pour les chiffres ronds, je les trouve peu réalistes). Elle absorba sans problème les exemples variés, mais me les régurgita à peine modifiés. Elle ne sut point réduire l’essence du verbe à une définition du Larousse. Ce qui n’avait rien d’inquiétant, mais je pense qu’avec les enfants, mieux vaut être en avance qu’en retard. Je sortis mon appareil photo pour capturer mes trois chéris collés au radiateur et cela m’amena à rappeler à ma Flupkette mon vieux rêve de hold-up dans une bijouterie liégeoise. Rien qu'une fois, juste pour la forme. Elle suggéra d'en trouver une convenable après le restaurant.


Elle ne s’inquiète guère de ce genre de lubie, car, en fait, je suis moins anormal que j'en ai l'air. Je visitais Liège pour la première fois (mais dans un univers parallèle où tout s'était déroulé selon mes plans, il s’agissait de ma deuxième excursion dans cette ville).


Car jadis, j’avais eu l’intention de perpétrer un hold-up juteux dans une bijouterie liégeoise. À l’époque, adolescent boutonneux, je vivais à Bordeaux et je trouvais qu’il y avait beaucoup de monde dans les prisons françaises. Après une méditation poussée sur le problème, j’en avais déduit que les malfrats français sévissaient dans leur pays et y restaient. Erreur ! Il suffisait de frapper à l’étranger et de revenir douillettement au pays natal en attendant que les choses se calment. Dans mes hallucinations les plus débridées, je m’imaginais tel un génie incompris. J’assimilais les prisonniers français écroués en France à des paresseux du voyage, des idiots, en particulier tous les présomptueux qui pensaient agir sans se faire prendre. J’excluais de mes amalgames hâtifs, les meurtriers passionnels et bien sûr les étrangers incarcérés qui n’avaient pas eu le temps de rentrer se mettre au vert dans leur pays. Raffinement subtil, j’avais prévu un plan de fuite en Turquie si les choses tournaient au vinaigre. Personne ne parlait de ce pays et donc nul n’aurait l’idée de venir m’y chercher. CQFD. Je ne percevais pas les failles de mon raisonnement. (Un peu comme plus jeune, à onze ans, j’étais persuadé qu’il suffisait de planter des arbres sur la Lune pour éviter aux astronautes de trimballer ces encombrantes bouteilles d’oxygène sur leur dos. Il me semblait évident qu’elles les gênaient, vu le manque de souplesse de leur démarche pataude.)


Maintenant, avec le recul, je me rends compte de certains grains de sable potentiels. Par exemple, je suis affligé d’un accent français quand je parle en prose (peu de M. Jourdain en sont conscients). Très différent de l’accent liégeois. Le champ de recherche eût été réduit par un signalement précis. « Oui, un fransquillon, acné, lunettes, quatorze/quinze ans, accent du sud de la France. Et timide avec ça ! Oufti ! Il rougissait, bafouillait, se trompait dans ce qu'il disait et j'ai dû lui demander de répéter... Oui, l'arme ? Je pense, je ne suis pas sûr, car il tremblait beaucoup, je n’ai pas voulu prendre de risque, un pistolet à air comprimé peut-être... Oui... Non, il n'avait pas pensé à prendre un sac pour le butin. Il m'en a demandé un et je lui ai donné un bête sac de supermarché... Non, trop jeune pour conduire, je pense... oui... si vous pouvez l'intercepter avant qu’il ne passe la frontière ça serait sympa... Oui, le train de 11 h 16 ou, s’il l’a raté, celui de midi moins le quart. Merci. »


- Bonjour jeune homme. Pourrait-on examiner le contenu de ce sac en plastique, une fois ? Deux fois. Trois fois. Adjugé ! Clic, clic ! Police, menottes, prison.


J’estimais mon anglais scolaire insuffisant pour Chicago, et Liège m'apparaissait comme un endroit francophone logique. Les bijouteries de campagne m'inspiraient peu et il me semblait normal de m'orienter vers une grande ville bien grassouillette. Krishna merci, à cet âge-là, la nécessité ne m’avait pas poussé à exécuter mon plan. J’ai vite trouvé d’autres alternatives. Woody Allen n’avait-il pas songé à devenir escroc international ? Je découvrais Gandhi et la non-violence. L’escroquerie me séduisait : moins de carnage, peines de prison plus courtes en cas de problème, respect de la vie, improvisation, virtuosité intellectuelle, etc.


Ensuite, j’ai grandi ; adulte, je me suis métamorphosé en agent de sécurité puis en inspecteur de magasin ; mes doigts et mes orteils ne suffisaient plus pour compter le nombre de voleurs que j'ai appréhendés.


Donc j’avais toujours associé Liège à mes désirs et illusions d’adolescent. Quelques minutes après avoir quitté le restaurant, ma Princesse aperçut la boutique d’un joaillier qui ignorait tout de mon passé louche. Et cerise sur le gâteau, sous l’enseigne, l’inscription « Depuis 1910 ». Parfait. Cela aurait pu être celle-là. Je posai au milieu de la devanture et, bravant le froid mordant, ma Flupkette enleva ses gants et réussit à prendre deux photos où je tirais la gueule, comme souvent. La commissure des lèvres vers le bas, émoticone négative horizontale. Je devrais peut-être suivre des cours de sourire. Mais malgré tout, je chérirai cette photo pour des raisons personnelles.


Le reste de la journée ne fut que débauche consumériste, orgies de chocolat chaud, marché de Noël, dégustation superfétatoire de marrons glacés, livres d’occasion.


Pour le bouquet final, nous avons dévalisé un grand magasin, très prisé par les sportifs polyvalents (donc comme nous, par osmose commerciale indirecte) qui aiment bien lancer, sauter et courir, à fond la forme, dans les dix disciplines traditionnelles de l'athlétisme.


La quantité de notre butin nous a pris par surprise en raison des gros paniers sur roulettes, sournoisement mis à la disposition de la clientèle, si pratiques et que l’on rechigne à tracter pour rien. Donc, chaussettes anti-ampoules pour les fois où j’oublierais de m’arrêter de marcher, chaussures de rechange, made in étranger dans une république peuplée, mais populaire, K-Way de couleur rouge boucherie afin d’effrayer la pluie, surpantalon coupe-vent pour découper le vent en morceaux, veste cycliste coupe-pluie pour la hacher menue, quatre sous-gants en soie, spécial quadrumane, gants en laine pour mettre par-dessus afin de protéger la soie, basket bag pour abriter le panier grillagé à ciel ouvert fixé au guidon du vélo - il laissait passer l’eau, mais le basket bag la retiendra, fini les gaspillages d’eau de pluie - et pour un prix inférieur à 4 euros, les quelques hésitations se cramponnant à la raison sont vite balayées, sans négliger des sweat-shirts polaires en super-promotion, au cas où il ferait toujours plus froid malgré le réchauffement global, etc.


La sortie avait été stratégiquement barrée par une ligne de caisses. Le ticket nous a surpris par ses deux cent quatre-vingt-deux millimètres de longueur. Quant au total à régler, surtout les trois chiffres avant la virgule, rien de commun avec notre intention originelle quand nous sommes rentrés dans le magasin pour le piller un peu, histoire de fuir le froid.


Un hold-up payant en quelque sorte ! Autres temps, autres mœurs !


Encore une fois, le portefeuille d’une honnête famille de touristes intranationaux a dû subir le cruel contrecoup de prix ridiculement bas, imputables à une mondialisation galopante.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   florilange   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Sur le fond, l'histoire se lit bien, quoiqu'il ne se passe pas grand chose. Une journée à Liège en famille. C'est l'application de la formule commerciale, qui cherche à vous persuader que plus vous achetez, plus vous économisez. Et, lorsque vous avez rendu le chariot, faut se les porter, ces achats.
Le style est correct et se veut ironique.

   Anonyme   
3/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
« € 8.95 par adulte, d'une gare X, vers une autre gare X, aller-retour dans la journée, à l'intérieur du royaume » : c'est cher pour faire du surplace ! S'agit-il d'un voyage intérieur ?

En belge je ne sais, mais en français on accentue : « A notre arrivée » les majuscules si nécessaire (une fois).

Otez moi toutes ces parenthèses inutiles sinon je vous racrapote.

Merci à papa Flupkinet-sithérapeute pour avoir soigné sa petite famille qui me fait penser aux stroumphs (Stroumphette = Flupkinette, etc...).

   Selenim   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai eu de mal à accrocher à cet humour, surtout axé sur l'opposition entre une situation basique et le niveau de langage. Il est très délicat de commenter un texte dans cette catégorie car l'humour est tellement subjectif.

Pour l'écriture, c'est très soignée. Pas mal de phrases sont très alambiquées mais c'est dépendant du style d'humour. J'ai trouvé le style lui-même un peu vieillissant. Maitrisé certes, mais pas très novateur ni très caractéristique. Académique.

Au final, une nouvelle plaisante à lire mais trop neutre pour ressentir quoi que se soit.

   placebo   
6/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
- Vers une autre gare Y ?
- dystopique : pas trouvé dans plusieurs dicos. Dystopie aurait un rapport avec Orwell si j'ai compris, mais bon...
- ''Le climat continental hivernal y racrapote le mercure avec plus de vigueur qu’aux Maldives'' m'a semblé moyen, mais je ne saurais dire pourquoi.
- Je n'ai pas compris à propos du verbe ''anticiper'' : X et sa Flupkette n'ont pas prononcé le mot il me semble ? (comme ''Flukpette chérie, j'anticipe qu'il ne terminera pas sa pizza.'' non ?)

joli passage sur l'enfance, très drôle que celui du braquage. Bien aimé le ''une fois, deux, trois, adjugé'' quand j'ai compris ^^, le reste coule facilement.


J'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place, notamment une gêne à cause des allusions nombreuses à la bijouterie : on vogue entre plusieurs idées. Mais la suite gagne en force, et au final l'auteur finit honorablement

bonne continuation

ps : ce qui m'avait gêné, dans mes nombreuses lectures (parce que je ne savais pas trop comment le formuler), c'est que le hold up de la bijouterie (la photographie) m'a déçu un peu. Ou c'est trop court. La fin contre-balance, mais pendant un moment on ne voit pas trop le rapport avec la braquage.

   Anonyme   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Flupke

J'aime beaucoup la première partie, très souriante, très amusante, avec tout ce qu'il me faut pour me faire sourire, humour léger, auto-dérision, précision des descriptions et personnages très sympathiques.

"Elle ne s’inquiète guère de ce genre de lubie, car, en fait, je suis moins anormal que j'en ai l'air. Je visitais Liège pour la première fois (mais dans un univers parallèle où tout s'était déroulé selon mes plans, il s’agissait de ma deuxième excursion dans cette ville)."
Absolument incertaine de ce que j'avance, je me renseigne : n'y aurait-il pas un problème de temps ? Dernière phrase précédente passé-simple, première phrase paragraphe : présent mais c'est surtout la paranthèse qui me gêne : je la verrais bien au conditionnel... où tout se serait déroulé... il s'agirait... ?

Bon, comme d'hab je me suis fait piégée et j'ai vraiment cru que le narrateur allait cambrioler une bijouterie. J'ai même souri en lisant le résumé (la dernière phrase) et me suis demandé où le narrateur allait m'embarquer.

Mais... je dois manquer d'humour vis à vis de ce braquage inversé bien que j'en apprécie la critique sous-jascente.
C'est fort bien écrit mais... (arf !) quitte à ce que ce cambriolage ne soit qu'un fantasme, "assouvi" des années plus tard, le narrateur aurait pu être photographié sous la devanture "cagoulé", ou avec une mine patibulaire plutôt qu'avec cette mine "d'émoticone." (bien trouvée au demeurant)

J'aime bien la "morale" de l'arroseur arrosé...
J'aime aussi les trouvailles stylistiques, l'imagination et ce grand plaisir d'écrire.
En fait il y a beaucoup de choses qui me plaisent dans le texte, ce ne sont que les détails qui me chiffonnent.

Merci pour cette très agréable lecture et bonne continuation.

   Anonyme   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Flupke

Je me suis laissée porter par cette nouvelle à l'auto dérision légère. Beaucoup aimé cette petite famille.
J'aurais préféré que la description du Hold up garde plus de mystère (en fait que le lecteur ne sache pas trop à quel domaine il aurait pu appartenir réel utopique ou dystipique) jusqu'à la fin au moins

Néanmoins j'ai passé un bon moment de lecture souri à plusieurs reprises
ah j'ai adoré
- car je lui parle souvent comme si elle avait vingt-huit ans et demi ou trente-quatre ans deux mois et trois jours
- Elle ne s’inquiète guère de ce genre de lubie, car, en fait, je suis moins anormal que j'en ai l'air.
- La sortie avait été stratégiquement barrée par une ligne de caisses.


Quelques détails de forme :

Je n'aime pas les parenthèses dans un texte, je trouve que c'ets dommage mais c'est très personnel.

Les retards de ce jour étaient donc imputables à la méchante neige, n'en déplaise aux mauvaises langues qui prétendent que la SNCB n'est pas équipée pour les rudesses de l'hiver -
Là je me suis demandé mais elle est équipée contre quelle rudesses de l'hiver si ce n'est pas la neige ? (ah oui les bonnets)

Dystopique : c'est la population qui est dystopique ou le pays ?

- des cris de surprise : ici j'aurais bien vu autre chose que la surprise mais il est gentil papa Flupke...

AU final merci pour le sourire et à bientôt de te relire

Xrys

   brabant   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Flupke,

D'un humour léger, récit bon enfant, semé de bonne humeur qui évite à tout prix la prise de tête - ne pas se prendre au sérieux - et malgré tout j'ai marché. Je me suis dit que je serai confronté à un braquage maladroit, distancié, comique - mais un braquage tout de même - et puis j'ai tremblé de rire devant ce cambrioleur rêveur, hormis le fait que c'est le cambrioleur lui-même qui s'est fait - avec son parfait consentement - cambrioler. Joli retournement de situation (d'une certaine manière). Beaucoup d'entre nous sont des cambrioleurs cambriolés, de leur plein gré ou "à l'insu de leur plein" !
La fin du récit m'a ainsi pris par surprise une fois de plus, dénonçant avec une ironie jubilatoire, mais sans connotation moralisatrice, les dérives de nos sociétés de consommation.

Bien vu, Flupke !
Au plaisir de te lire...

PS: Eh oui ! C'est vraiment un vaste pays que la Belgique avec sa Sibérie liégeoise qui dévore les doigts des petits-enfants.
Et ses deux qualités de neige... Pauvres Esquimaux qui n'en comptent qu'une centaine !
Vous avez dit: "Eskimos" ?
- Garçon ! Un café liégeois s'il vous plaît...

   Anonyme   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Flupke ! Un très bon moment de lecture assaisonné d'un humour flupkéien comme je les aime ! J'ai quand même attendu le braquage pendant un certain temps, persuadé de lire les mémoires d'un repris de justice... mais je me suis repris de justesse en apercevant la ligne stratégique des caisses !
Que veux-tu, je ne suis qu'un petit fransquillon sans acné mais resté très crédule malgré le poids des ans !
En attendant de lire la prochaine, félicitations à l'auteur, mes hommages à Flupkette et bises aux Flupkinets...
Amicalement. Alex

   Mellipheme   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est mignon tout plein et bien écrit, le récit de cette escapade familiale dans les frimas du Nord (tiens j'ai pensé à la belle gueule de Galabru dans les Chtis en lisant la phrase sur le froid liégeois :-)

J'ai juste regretté que ce ne soit pas assez liégeois: le même récit aurait collé avec n'importe quelle ville située au nord de la France ayant quelques bijouteries et une grande surface d'articles de sport. Dommage, Liège n'est pas Bruxelles ni Namur, un clin d'œil typiquement liégeois aurait été bienvenu. Le Flupke et la Flupkette, braqueurs de bijouteries dans l'âme, auraient pu aller rêver devant les superbes collections d'armes au palais Curtius, ou que sais-je.... Mais une pizzeria, une devanture de bijouterie et un décathlon quelconque, font une visite un peu trop banale.

Lecture sympathique tout de même.

   MissGavroche   
11/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nouvelle très très réussie, j'adore cet humour!!!! j'ai lu et relu pour trouver quelque chose à redire sur le style, le fond...
Le fond, l'histoire est très bien menée jusqu'au bout, de ce côté là rien à dire, sur le style, il a fallu que j em'y remprenne à plusieurs fois et finalement une seule chose m'a gêné:

"car je lui parle souvent comme si elle avait vingt-huit ans et demi ou trente-quatre ans deux mois et trois jours (j'éprouve une saine horreur pour les chiffres ronds, je les trouve peu réalistes)."

Le rajout de la phrase entre parenthèse pour moi n'a pas lieu d'être, à mon sens ça enlève un peu d'humour, quand c'est drôle on a pas besoin de justification...

   alpy   
11/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Le récit est sympa et de lecture facile.
Le style humoristique est bien trouvé même s'il y a parfois des lourdeurs :
i.e. "car je lui parle souvent comme si elle avait vingt-huit ans et demi ou trente-quatre ans deux mois et trois jours (j'éprouve une saine horreur pour les chiffres ronds..." je pense qu'un seul chiffre aurait été suffisant, le deuxième est en trop.

Les parenthèses après le point me choquent un peu. Est-ce correcte grammaticalement ?

C'est surtout la fin que je n'aime pas. Après une introduction très attirante : "un hold-up mal préparé peut-il se retourner contre son auteur, etc. etc." je m'attendais à quelque chose de plus piquant pour la fin qui m'a semblé trop fade.

Je serais ravi de relire cette nouvelle avec une fin différente.

   ameliamo   
18/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ce texte charmant, même si un peu enfantin, peut-être les nomes des personnages m’ont fait panser à cela. Le style est agréable, l’écriture bien soignée. Une nouvelle très sympa.

   caillouq   
21/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai adoré le début, avec cette hermine qui m'a fait exploser de rire, et cette mise en situation extrêmement réussie du père de famille - on ne voit pas assez de pères de famille en action dans les nouvelles, romans et autres films de cinéma (sauf dans Harry, ah, Harry). Celui-là, on a envie de le voir se démener un peu plus longtemps, mais c'est dommage, ça tourne court. Pas de problème pour faire d'une virée à D... (ça va faire des problèmes, si on écrit le nom entier ?) le sujet d'une nouvelle entière, mais ç'aurait été sympa que l'auteur mouille un tout petit peu plus la chemise pour prendre le temps de la peindre, cette séance de shopping hystérique, on sent bien qu'il saurait y faire, et qu'il nous la rendrait aussi marrante que le début - le climat polaire de cette expédition dans les rues de Liège.
Je suis nettement moins sensible aux traits d'humour du genre: "vingt-huit ans et demi ou trente-quatre ans deux mois et trois jours" "deux cent quatre-vingt-deux millimètres de longueur", un peu faciles et inutiles, qui font baisser la qualité humoristique du reste du texte. J'ai trouvé aussi que le flash-back faisait baisser le rythme.

Mais peu importe, je vous laisse, j'ai vu qu'il y en a plein d'autres, vais aller lire du Flupke, moi ...

   marogne   
23/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un épisode bien sympathique narré avec métier.

Mais je dois avouer être assez peu sensible, parce que j'ai toujours du mal à comprendre jeux de mots et allusions, à l'humour. Cela ne m'a sans doute pas permis de savourer à sa juste valeur ce texte d'un auteur que l'on a toujours plaisir à lire.

   Anonyme   
28/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour mon premier commentaire sur ce site, je "m'attaque" à cette nouvelle dont le titre m'a séduite... (En fait, c'est ton pseudo qui m'a attirée (j'adore Quick et Flupke))

Alors... j'ai beaucoup aimé. C'est enlevé, drôle, inattendu. Certaines phrases sont parfois un peu surchargées (trop d'adverbes, ou d'adjectifs, ou les deux), certaines énumérations un peu longues. mais globalement, c'est très réussi, et tu crées une réelle atmosphère, un ton, simplement par ton style ironique et un peu décalé.

   silene   
29/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Certes, comme relevé par beaucoup, le factuel est un peu mince ; mais on se fiche bien, après tout, que l'histoire se passe à Liège ou ailleurs, là n'est pas le propos.
Il m'a semblé qu'il y a tous les ingrédients pour quelque chose d'excellent, dès l'instant où ce serait un peu plus resserré : ce n'est certes pas l'invocation à Woody Allen qui me contredira. Il y a beaucoup de choses drôles et bien vues, mais, à mon sens, trop délayées.
Je subodore qu'il ne serait pas impossible que vous appréciassiez Samuel Clemens, enfin, dans son avatar de Marc Twain.

   Anonyme   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je donne un "très bien" pour ce texte, pour la bonne et simple raison que l'humour qui lui est incorporé m'amuse beaucoup! J'apprécie le style un peu "humour glacé et sophistiqué" à la Gotlib(pour ceux qui aiment) qu'on peut retrouver dans ta tournure de phrase à la fois pompeuse et sarcastique! Evidemment, certains peuvent toujours trouver à redire sur certaines expressions et c'est tout à leur honneur de prêter attention au moindre détail ;). Mais en ce qui me concerne, dans une catégorie "humour/détente", c'est très agréable!

   Bidis   
3/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce texte m’a bien distraite. J’en attendais une chute plus originale et percutante à cause du titre, mais cette déception ne m’a pas empêchée de m’amuser tout du long. Non sans relever, ça et là, quelques broutilles :
- « nous partîmes tous les quatre » : on suppute que deux enfants sont de la partie mais une petite précision préalable à ce sujet aurait peut-être été judicieuse.
- la comparaison, au point de vue climatique, de Liège et d’Irkoutsk par rapport à leurs pays respectifs est amusante mais je ne vois pas ce qu’ensuite viennent faire là les Maldives, qui m’évoquent plutôt une impression de chaleur et de soleil.
- « Je l’ai consolé » : grammaticalement, les pronoms personnels renvoient au dernier sujet (ou objet) – ici « le climat ». On ne peut faire de confusion mais c’est gênant.

Le trait est quelquefois forcé, c’est dommage. Par exemple, autant j’ai souri (finement) à « Quel délice pour ce pied gelé etc. », autant j’ai trouvé un peu lourdingue et d’ailleurs inutile ce qui précède (« ce samedi 19 décembre de l’an de grâce 2009 après J.-C »).

Et puis, la gare pharaonique de Liège-Guillemins où le tranquille navetteur matinal, avec ses tartines dans son cartable, doit se sentir aussi à l’aise que dans le hall d’un palace d’Arabie Saoudite, aurait je crois mérité mieux que ce pauvre « nous pûmes admirer l’architecture futuriste de la nouvelle gare ». Il y avait, je trouve, matière à quelque belle envolée descriptive teintée peut-être d’une légère pointe d’ironie...

Bref, un bon petit moment de lecture mais qui laisse un peu sur sa faim.

   David   
11/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Flupke,

Je ne sais pas si j'ai vraiment cru que ce personnage loufoque allait dévaliser à nouveau une bijouterie... en compagnie de toute sa petite famille :) Le jeu sur le sens propre et figuré de dévaliser vaut son pesant de chocolat belge sans doute, mais le meilleur est à l'intérieur, la langue est truculente et vraiment drôle.


Oniris Copyright © 2007-2019