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Humour/Détente
Flupke : Mission impossible - Épisode final
 Publié le 13/11/08  -  12 commentaires  -  12770 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Harry Potter ont eu leur épisode final, alors pourquoi pas Mission impossible ?


Mission impossible - Épisode final


Dans les premiers moments, j'ai cru

Qu'il fallait seulement se défendre

Mais cette place est sans issue

Je commence à comprendre

Ils ont refermé derrière moi

Ils ont eu peur que je recule

Je vais bien finir par l'avoir

Cette danseuse ridicule...


Est-ce que ce monde est sérieux ?

Francis Cabrel, La corrida


À Chantal G.



Jim poussa la porte d’entrée avec la main droite, puis il actionna les roues de son fauteuil roulant pour pénétrer à l’intérieur du magasin d’aquariophilie.

Il consulta sa montre. 23h30. Le vendeur lui adressa un sourire courtois.


- Bonsoir monsieur. Que puis-je pour votre service ?

- Bonsoir ! Je serais intéressé par des poissons farceurs pour égayer mon aquarium.


Le « Pet Shop Boy », quelque peu décontenancé par cette requête tardive et inattendue, haussa les épaules et secoua négativement la tête. Visiblement en rupture de stock de poissons farceurs. Jim réfléchit en ratissant sa mémoire. Malgré la douleur rhumatismale, il quitta son fauteuil roulant, s’approcha de son interlocuteur et s’agrippa au comptoir.


- Des poissons comiques, peut-être ? Pour me dérider, pendant mes longues soirées d’hiver.


Jim avait posé la question en inclinant la tête et en se mordillant la lèvre inférieure de manière à souligner son ton interrogatif, suppliant. Le vendeur soupira et souleva légèrement les bras en signe d’impuissance. Le regard apitoyé qu’il adressa à Jim semblait suggérer peu de variété au niveau des stocks. Il leva son index droit, pour attirer l’attention puis sortit une tomate de dessous le comptoir. Il l’éleva, pour la mettre en évidence, tel un joueur de tennis signifiant à son adversaire qu’il va servir avec des balles neuves. Puis il croqua un morceau de tomate, et porta la partie restante devant ses narines afin d’en humer l’arôme, fusionnant ainsi les plaisirs gustatifs et olfactifs. Il savoura pendant plusieurs secondes cet amalgame sensoriel, tout en guettant du coin de l’œil les réactions de son client. Ce dernier songea qu’avec la demi-tomate superposée au niveau du nez, l’aquariophile ressemblait à un clown.


- Des poissons-clowns ! s’exclama Jim triomphalement, dans un déluge de postillons.


Un sourire radieux illumina le visage de l’homme derrière le comptoir. Malgré l’absence de tonalité interrogative, il prit cela pour une question et répondit, tout en s’essuyant la joue :


- Certainement, monsieur. Nous possédons cinq superbes spécimens d’Amphiprion ocellaris dans l’arrière-boutique. Des poissons-clowns très communs, certes, mais très intéressants. Si monsieur veut bien se donner la peine de me suivre ?


- Loué soit le Seigneur ! acquiesça Jim.

- Alléluia ! renchérit le commerçant.


Soulagé, Jim se rassit. Il fit pivoter les roues de son fauteuil, suivit le vendeur dans un couloir et entra dans une pièce de l’arrière-boutique.


- Les poissons-clowns se trouvent dans cette salle. Je vais vous laisser et fermer le magasin maintenant. Prenez votre temps pour les admirer et utilisez l'issue de secours quand vous avez fini. Bonsoir monsieur.


Le commerçant referma la porte doucement et disparut. Jim avança son fauteuil roulant vers le fond de la pièce.


Cinq poissons-clowns aux couleurs chatoyantes nageaient dans un grand aquarium posé sur une table. Au fond du récipient reposait une grosse boîte, probablement étanche, passablement dissimulée par du sable et du gravier. Jim retroussa la manche de sa chemise et plongea sa main dans l’eau. Les poissons-clowns vinrent lui frôler l'avant-bras. L'impression était assez agréable, mais il lui manquait au moins vingt centimètres pour toucher la boîte. Il retira son bras et quitta son fauteuil. Il le contourna et le rapprocha de l'aquarium. Il actionna le frein, prit appui sur le dossier et replongea la main dans l'eau. Il pouvait toucher la boîte, mais le fauteuil roulant, mal bloqué commençait à s'éloigner.


Jim perdit l'équilibre et se rattrapa instinctivement avec ses deux mains sur le bord supérieur de la paroi frontale. La vitre se détacha du reste de l’aquarium et se fracassa sur le sol. Jim réussit dans sa chute à éviter le verre, mais pas le déluge qui s'abattit sur lui. Il se releva péniblement et dégagea facilement la boîte du sable. Il la posa précautionneusement sur un bureau. Encore une fois le génie créatif de son subconscient avait involontairement trouvé une solution originale à un problème d'apparence complexe et rebutante.


Alors qu'il s’apprêtait à se concentrer sur la boîte, il avisa les cinq SDF frétillant sur le carrelage, en pleine crise d’hystérie collective. Il se dirigea vers l'angle de la pièce et ouvrit à fond le robinet du lavabo. Pas de bouchon. Il sortit un mouchoir de sa poche, le présenta plié sous le robinet et le posa au fond afin d’empêcher l’écoulement. Puis, tout en évitant les éclats de verre, il alla cueillir les tristes clowns un par un et les déposa délicatement dans le lavabo. Le niveau de l'eau commençait à monter doucement et un débordement était à craindre, mais Jim n’en avait cure. Il s’agissait d’une quantité négligeable en comparaison des hectolitres déjà répandus par terre.


23h43. Depuis qu'il était arrivé dans ce magasin, Jim n'avait pas beaucoup progressé. Il se demanda si à 86 ans il n'était pas un peu vieux pour ce genre de sport. Il approcha son fauteuil roulant du bureau, s'assit confortablement, essuya ses mains, enfila ses lunettes, sortit une liasse de dollars de sa poche, vérifia rapidement la devise inscrite au dos d’un des billets et aligna les lettres INGODWETRUST sur le mécanisme à combinaison secrète, afin de libérer l’ouverture de la boîte.


Effectivement, tout était sec à l'intérieur. Il en sortit une enveloppe rigide, la décacheta et en extirpa deux photos. Il les posa à plat sur le bureau. Sous l’enveloppe se trouvait un vieux magnétophone à bande, visiblement en excellente condition, datant de la fin des années 1960, relativement miniaturisé pour l'époque. Jim appuya sur le bouton de mise en marche et écouta attentivement le message.


Bonjour monsieur Phelps,

L'homme dont vous regardez la photo s'appelle Ibrahim Sheikh Abdallah. Il est le chef d'une tribu de Bédouins, campant au sud d'As Sulayyil, à trois cents kilomètres au nord de la frontière yéménite. La population locale est relativement isolée du reste du monde et constitue donc une cible privilégiée.

Votre mission, si vous l'acceptez, consistera à installer un petit cinéma de plein air, au cœur du campement et à inviter les bédouins et les bédouines à visionner les DVD sous-titrés en arabe, que nous avons préparés. Il s’agit essentiellement de vidéo-clips musicaux, de séries télévisuelles populaires et autres produits culturels phares dont la nation américaine se veut l’ambassadrice. En aucun cas, ces documents ne pourront tomber entre les mains de la Muttawa, la redoutable police religieuse. Les séances publiques seront programmées pour durer plusieurs heures par jour pendant une semaine. La deuxième partie de votre mission consistera à conduire des entretiens individuels avec les participants à cette expérience. Des questionnaires préétablis vous aideront à essayer de déterminer comment sont perçues d’une part l'image de l'Amérique et d’autre part la mentalité des femmes américaines, d'où l'importance d'un échantillon mixte bédouins/bédouines au niveau du groupe ciblé.

Un fauteuil roulant de plage, de marque « Hippocampe », ainsi qu'un groupe électrogène et tout le matériel indispensable seront parachutés dès votre arrivée.

La femme que vous apercevez sur la deuxième photo s'appelle Leila Sarfati. Elle sera votre premier contact au Yémen. Elle vous infiltrera au pays de l’or noir, vous servira d'interprète et vous conduira au campement bédouin. Elle obéira à tous vos ordres, même les plus fous et se dévouera pour que votre séjour soit le plus agréable possible. Enfin, elle fera ce qu’elle pourra, il ne faut pas trop rêver non plus.

Si vous ou l'un de vos agents était capturé, tué ou décapité en place publique avec un sabre, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce message s'autodétruira dans dix secondes.

Bonne chance, Jim, et que Dieu bénisse l’Amérique.


Jim arrêta le magnétophone et imprima un mouvement de recul à son fauteuil roulant pour ne pas être incommodé par le fumigène.

Les sentiments de Jim étaient mitigés. Bien sûr, il se sentait flatté, après toutes ces années, que l’on ait pensé à lui pour cette mission. Mais risquer sa vie et celle de ses frères d’armes pour une histoire d’image… Est-ce que le jeu en valait vraiment la chandelle ? Il était habitué à vivre dangereusement afin de protéger le pouvoir de surconsommation de ses obèses compatriotes, dont l’enveloppe charnelle semblait être devenue le dernier territoire qu’ils pouvaient encore envahir sans trop se faire taper sur les doigts par l’ONU. À la rigueur, il voulait bien défendre des intérêts pétroliers, au nom de la stabilité économique de son pays. Mais là… Son hésitation n’augurait rien de bon.


Depuis quand le gouvernement américain essayait-il de donner l’impression qu’il se souciait de l’image de l’Amérique ? Jim racla douloureusement sa mémoire. Les « Huiles » du Département d’État avaient-elles pété un câble ? Certes, pour éponger le déficit des caisses de retraite le gouvernement avait trouvé une solution novatrice en repoussant l’âge légal minimum de la préretraite à 80 ans pour les femmes et à 85 ans pour les hommes. Mais sûrement que des contrôles rigoureux et des tests d’aptitude réguliers devaient être effectués dans les tranches d’âge supérieures au Pentagone et dans les autres administrations « sensibles ». Et pourquoi, à l’époque des CD, des MP3 et des bâtonnets mémoriels, continuaient-ils d’utiliser des magnétophones obsolètes ? D’ailleurs, si Jim refusait la mission, il pourrait peut-être revendre ce petit bijou à prix d’or sur eBay. Des collectionneurs seraient certainement intéressés.


Mais pouvait-il dire non ? Oui, il lui semblait bien avoir entendu « Votre mission, si vous l'acceptez …». Pour en être sûr, il n’avait qu’à réécouter le message. D’habitude, il ne l’écoutait qu’une seule fois, mais là, ça serait une première. Il rembobina la bande et appuya sur « Play ». C’est ce qu’il pensait. Le message était parfaitement audible. Le fumigène n’étant pas magnétique, la bande sonore était intacte. Pour des raisons de sécurité, il faudrait signaler cette anomalie technique au laboratoire et leur suggérer d’imaginer une manière plus efficace de détruire les enregistrements. Il s’attendrit encore une fois sur la photo de la jeune femme. Il commençait à se sentir tiraillé entre rêve et réalité. Il fallait qu’il prenne une décision rapidement.


Mais maintenant, il était trop tard pour refuser ! La musique composée par Lalo Schifrin était déjà lancée. Une main aveugle et impitoyable avait craqué une allumette et la mèche commençait à se consumer à vive allure. Pendant le générique, Jim eut le temps d’entrevoir, en flashs successifs d’une seconde ou deux, les moments forts de cette mission. Le trek dans le désert à dos de chameau, les descentes de dunes pour s’amuser avec Leila sur le fauteuil handi-plage, leurs corps emmêlés dans le sable, ses agents essayant de contenir une émeute de bédouins se disputant autour de la tente où étaient entreposés le pop-corn et le Coca-Cola, les visages consternés des hommes pendant la projection de « Police Academy XI », lui et Leila sous la tente (quelle coquine, cette Leila !), les bédouines vomissant ou s’évanouissant pendant les scènes « gastronomiques » du film « Hannibal », le raid surprise, sabre au clair, du Groupement d’Intervention des Gardiens de la Muttawa, les têtes de ses meilleurs agents roulant sur le sable, Dieu blessant l’Amérique, en lui plantant des banderilles dans le dos. « Est-ce que ce monde est sérieux ? » se demanda Jim soudainement.


FIN


_________________________________

Note :

IN GOD WE TRUST : devise stable inscrite au dos de la devise fluctuante américaine signifiant « Nous croyons en Dieu » (traduction littérale : En Dieu nous avons confiance). Je tiens à préciser, petit a : que mon propos n’est pas du tout de me moquer des minorités (personnes âgées ou à mobilité réduite, etc.) ; probablement rirai-je moins dans quatre décennies en relisant cette nouvelle. Et petit b : que l’on peut avoir une profonde admiration pour la civilisation américaine malgré quelques divergences de points de vues par rapport à certains de leurs idéaux. D’où le ton taquin et de légères exagérations ici et là.


 
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   Filipo   
13/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le ton désabusé de ce texte et l'humour décalé le rendent plutôt agréable, même si on ne voit pas trop le rapport avec les quelques lignes de la chanson du début.

Les situations absurdes et le "démontage" des trucs pyrothechniques de la fameuse série ne suffisent cependant pas à donner un final "renversant"... dommage, l'écriture est déliée, pleine de trouvailles ("les poissons farceurs"), trés agréable à lire.

Un bon moment de lecture quand même, mais une fin qui aurait mérité d'être plus "percutante"...

   Anonyme   
13/11/2008
A l'issue de cette première lecture, la conclusion s'impose: je n'ai rien pigé.
On était parti dans une histoire de poissons clowns et on se retrouve à crapahuter au Yémen.
Flupke nous a habitué aux surprises, c'est même sa marque de fabrique, garantie sur lecture (il parait qu'il nous dédommage quand elle n'est pas assez... surprenante)
Ici, pas de problème, il s'est surpassé.

Je vais devoir relire pour "rompre l'os et sucer la substantifique moelle".
A+

   Menvussa   
13/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est génial, l'élève salut le maître. Le gant est jeté qui le ramassera.
La petite note était-elle nécessaire... je ne sais si la CIA lit oniris. Mais tu as raison, vaut mieux être prudent. Mais ne crains-tu pas des représailles de la part de terroristes Yéménites ? Je te préviens, dans cette éventualité nous ne te connaissons pas.
pom pom pom pom pom pom pom pom pom ...

Excellent.

   Anonyme   
13/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La note de bas de page est superflue je pense..

J'ai bien aimé ce texte qui part dans tous les sens! C'est un peu tout et n'importe quoi, mais bien écrit, et plein de sous entendu.

J'ai bien aimé! Vraiment!

   xuanvincent   
13/11/2008
L'histoire des poissons farceurs commençait à m'amuser... quand le récit s'est mis à partir (comme dans de précédents récits que je l'ai lus de l'auteur *) dans une toute autre direction, complètement inattendue ! ... et pas vraiment drôle là...

* je rejoins en cela Razkayou

Pas mal, j'ai trouvé pour la fin, la reprise de la phrase de la chanson de Cabrel (qui s'est mise à trotter un moment dans ma tête) "Est-ce que ce monde est sérieux ?".

Je verrais toutefois cette nouvelle dans une autre catégorie, car la deuxième partie ne m'a pas paru traitée de manière humoristique.

   victhis0   
13/11/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
il écrit bien Flupke et il y a plein d'idées marrantes...mais le fil conducteur s'est pour moi cassé net : j'ai pas compris la fin, pas compris le rapport avec Cabrel, bien aimé les poissions clowns (facile mais rigolo). L'idée du héros vieillissant est une bonne idée : j'aurais aimé, tant qu'à faire, avoir un épisode complet et loufoque.

   widjet   
14/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Moi j'ai trouvé ça plutot sympa cet épisode totalement burlesque de M.I ! L'écriture est une nouvelle fois de qualité, l'humour subtil et omniprésent (sans faire dans la surenchère) et quelques petites épines plantées dans le fessier de la Statut de la Liberté, bref un moment de plaisir...

Widjet

   Anonyme   
19/11/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je dois être un peu américaine parce que je n'ai pas compris grand'chose... ça part dans tous les sens et on a du mal à suivre: ça se voulait certainement une critique, mais de quoi?

   marogne   
27/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
God Bless you Flupke, mais pas avec des banderilles, car vous ne le méritez pas, et je suis sur que vous trouverez la porte de sortie, même si il faut l’intervention de la « force ».

Encore une fois l’auteur a su marier – je me répète – l’expression d’idées, d’opinions, et une forme plaisante. Dans ce monde de clowns, où parfois on a l’impression d’avoir affaire à des farceurs, certains effectivement ferment les portes au nom de ce qui devrait les ouvrir. Et on ne sait plus ce qui est sérieux.

Presque jubilatoire.

   Faolan   
7/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli style, des touches d'humour, des références et de la culture. Je suis fan !

Merci.

   Anonyme   
14/2/2009
Je n'ai pas saisi le rapport entre la chanson de Cabrel et la suite des événements.
A moins que ce ne soit parce que des banderilles tu en plantes pas mal dans le popotin des américains, mais ça ne peut pas être ça. C'est trop simpliste.
Y'a forcément une concordance, mais je ne l'ai pas trouvée.
Ca m'a fait tout drôle d'imaginer Phelps en fauteuil roulant, mais quoi, la vieillesse n'épargne personne, et même dans un fauteil roulant, le monsieur sera toujours aussi classe.
La fin non plus, je ne l'ai pas saisie. Je ne sais pas si on est dans une vision de l'avenir ou dans l'instant, je vois la mêche s'allumer... tout le monde est mort ? Si c'est le cas, j'espère que c'était avant de voir le pénultième épisode de Police Académy, la mort étant déjà suffisamment douloureuse comme ça.
J'ai aimé l'écriture, l'ironie, l'humour, l'idée mais... j'ai pas tout compris au texte.

   silene   
29/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
In God we trust, the others pay cash.
Une fois de plus, un vrai régal dépaysant. Je ne reviendrai pas sur les qualités manifestes du récit, tant dans la maîtrise des dialogues que dans la conduite de l'intrigue : à force de le clamer dans tous mes coms, on va me taxer de complaisance. Mais enfin, n'en déplaise aux pisse-vinaigre, qu'il est doux de lire du français !
Ah, pourquoi cette incidente de miss Sarfati, donc juive, interprète et intermédiaire ? Avez-vous voulu amorcer quelque chose, et pourquoi, si c'est le cas, ne pas l'avoir davantage développé ?
J'aime tout, le ton, le style, et l'idée, le plot. Que je sois bon public quand j'aime ne fait pas l'ombre d'un doute ; mais franchement, après quelques lectures, je m'incline chapeau bas.


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