Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Horreur/Épouvante
Germain : L'agent immobilier
 Publié le 11/04/21  -  12 commentaires  -  14464 caractères  -  98 lectures    Autres textes du même auteur

Tout commence pour Sarah par une envie de déménager et par la rencontre avec un agent immobilier sexy en diable…


L'agent immobilier


L'agent immobilier a ça pour lui, il est diablement sexy. Dans son costume de lin anthracite, pas flamboyant mais bien coupé, il fait preuve d'une certaine prestance, et sa voix claire et grave chatouille Sarah au creux des reins. Des yeux gris et le cheveu blond, coiffé sur l'arrière et bouclant légèrement. « Arrête de fantasmer sur le premier bellâtre venu », se sermonne-t-elle en suivant l'agent immobilier de pièce en pièce. L'appartement est plaisant. Un grand salon avec une cuisine ouverte, deux chambres, une mezzanine. Ce serait parfait. Si seulement il avait été mieux situé…


– Qu'en pensez-vous ? C'est un produit intéressant, non ? fait l'agent qui s'est présenté sous le nom d’Herman Jacobsen.


Elle hésite avant de répondre. Il ne faut surtout pas qu’elle s'emballe trop vite. De la retenue. Elle regarde par la baie vitrée du salon. En face, il y a un parc et un jardin pour enfants, plutôt mal entretenu. Derrière les arbres, on aperçoit les cheminées de l'usine de pétrochimie.


– L'école est à cent mètres. Les commerces encore plus près, vante l'agent immobilier.


Il suit le regard de Sarah, comprend qu'elle tique par rapport à l'environnement.


– Ce n'est pas le quartier de vos rêves, soit, dit-il en se rapprochant d’elle. Mais ça reste une affaire. À ce prix-là, vous ne trouverez rien d’aussi grand. Il y a une cave et un parking.


Elle sent l'eau de Cologne d'Herman Jacobsen derrière elle. Quelque chose de simple et de bon marché. Elle ferme les yeux. Imagine la sensation d’une main caressant ses épaules, descendant le long de son dos. Imagine le baiser dans le cou. C’est ridicule.


– Excusez-moi, dit-elle. Je rêvais.

– Vous n’êtes pas obligée de vous décider dans l’immédiat. Je vous donne ma carte. Parlez-en avec votre mari et vos enfants. Et n’hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin d'informations complémentaires.


Il lui tend une carte où figurent ses coordonnées.


Le soir, après avoir couché les enfants, elle se masturbe longuement devant la télévision, en repensant à l’agent immobilier. Elle l’imagine le pantalon sur les chevilles, en érection, fouillant son minou de sa langue experte. Elle ne se souvient pas de la dernière fois. Elle a presque oublié les sensations. D’être aimée. D’être possédée. Elle jouit pour ne pas pleurer.

Elle revient un jour de semaine pour déambuler dans le quartier. Il n’y a pas âme qui vive. Le jardin d’enfants est désert et battu par un vent glacial. Le ciel à l’horizon est gris avec de violents reflets d’une rougeur faisant songer à un incendie. Elle a recouvert sa bouche et son nez d’un masque en tissu blanc. Elle marche jusqu’au centre commercial. Là-bas, devant les boutiques fermées, elle croise un homme avec une capuche sur la tête, et un masque pareil au sien sur le visage.


– Les magasins sont fermés le mardi ? lui demande-t-elle.


L’homme la dévisage. Il est grand, costaud, et des bubons parsèment son front large.


– La boulangerie ouvre un jour par semaine, dit-il. Vous êtes nouvelle dans le quartier ?

– Je ne sais pas. J’hésite encore à m’installer.


Une bourrasque glaciale soulève des feuilles mortes et rousses ainsi que de la poussière. Un sac plastique s’accroche aux jambes de l’homme.

Au loin, une sirène retentit avec fracas.


– Au revoir, et peut-être à bientôt, dit l’homme à la capuche en s’éloignant.


Elle y a réfléchi toute une semaine. Sa décision est prise. Encore lui faut-il convaincre Frédéric. Elle amène une chaise du salon dans la chambre, et s’assoit à côté du lit où son mari est allongé.


– Chéri, je nous ai trouvé un nouvel appartement. Il y a deux chambres, et le quartier est plutôt pas mal.


Elle guette une réaction sur le visage de Frédéric. Fronce-t-il les sourcils ? Sa respiration est-elle toujours aussi régulière ?


– On va être bien là-bas, je te le promets. Les enfants sont très enthousiastes. Ils pourraient se faire de nouveaux amis.


Pour toute réponse, elle n’obtient que le son régulier de la pompe à oxygène. Elle se lève et se penche au-dessus du visage de son mari. Son front est ridé, il semble perplexe.


– Ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer, le rassure-t-elle.


Quand elle aménage, le type à la capuche et l’agent immobilier sont là pour l’aider.


– Bienvenue dans le quartier ! lui souhaite l’homme encapuchonné.


Un soleil rouge darde ses rayons dans le ciel bleu azur.

Les deux hommes ne sont pas de trop pour soulever le canapé, le frigo, et le volumineux lit conjugal.


– Je ne sais pas comment j’aurais fait sans vous, les remercie-t-elle.


L’homme à la capuche n’a pas tombé la veste, malgré les efforts et le soleil.


– Un rafraîchissement ? propose-t-elle.


Elle leur sert deux cafés. Ils boivent dans le salon. Les enfants sont dans leur chambre, silencieux. La lumière qui traverse les larges vitres du salon est presque aveuglante.


– J’ai vu que vous aviez deux enfants, fait l’homme à la capuche. Je suis l’instituteur du quartier. Comptez-vous les amener à l’école ?


– Bien sûr ! s’exclame-t-elle. Ils sont en CM1. Vous me donnerez vos horaires, que je m’arrange avec mon travail.

– Vous travaillez où ? voulut savoir l’agent immobilier.


Lui avait déposé la veste. Il était en chemise avec les manches retroussées sur deux avant-bras roses et poilus. Elle n’osait pas le regarder. Toutes les nuits, elle se masturbait en pensant à lui. Le voir pour de vrai, ça la gênait.


– Ça dépend, répondit-elle en baissant les yeux. En ce moment, je suis au supermarché de Marquepage.

– J’avais une amie qui travaillait là-bas, dit l’homme à la capuche. Rosalie Guibert. Une femme assez forte. Très bavarde.

– Je crois que j’ai vu sa photo, fait-elle d’une petite voix. Si c’est bien elle, elle est décédée. Je suis désolée.


L’homme secoua la tête. Ses pensées semblaient l’emporter loin de là. Du coin de l’œil, Sarah aperçut Herman Jacobsen en train de se gratter l’entrecuisse.


– Je dois vous laisser, fit ce dernier en enfilant sa veste. Si vous avez un souci, n’hésitez pas. J’habite au deuxième. L’appartement 203.

– Moi je suis au sixième. Le 642, ajouta l’homme à la capuche.


Elle avait pris ses habitudes. Les balades dans le parc avec les enfants, quand le vent se calmait et que le soleil n’était pas trop brûlant. Son travail au supermarché. Le soir, elle rejoignait quelquefois l’homme à la capuche et Herman Jacobsen à l’appartement de ce dernier. Ils se faisaient des soirées télé devant des vieilles cassettes d’actualités des années 80. Herman était devenu son amant occasionnel. Ils inventaient des jeux érotiques. Souvent, ils baisaient avec des masques. Herman avait perdu l’usage de sa verge, mais il compensait à l’aide d’une prothèse ou de sextoy. Le soir quand elle rentrait, elle racontait tout à Frédéric. Elle soulevait la couverture, pour voir s’il bandait. Mais non. Il respirait de plus en plus difficilement. La pompe avait des ratés. Elle s’arrêtait de longues minutes, puis repartait d’un seul coup.


On frappa à sa porte. C’était Herman.


– Il va y avoir une pluie de cendres. Tu veux venir te promener avec moi ?


Elle enfila une veste de coton et ses chaussures de marche. Une pluie de cendres. Quand avait eu lieu la dernière ? Elle ne s’en souvenait plus.


– Comment vont les enfants ? Et ton mari ?

– Ils sont à l’école. Frédéric, je ne sais pas. Il est peut-être mort.


Ils sortirent de l’immeuble au moment où les premières cendres tombaient.


– C’est magnifique, dit Sarah.


Et elle se mit à courir en direction du jardin d’enfants. Elle monta sur le vieux tourniquet en acier. Herman essaya de le faire tourner, mais rien à faire. Il était désaxé. Le sol se couvrait peu à peu d’argent. Ébahie, Sarah criait et riait, on aurait dit une enfant.


– Allons jusqu’à la rivière ! lança-t-elle.


Elle courut et Herman la suivit comme il put. Sa jambe gauche le faisait souffrir depuis quelques jours. C’était les articulations et les os qui devenaient fragiles. Ils coururent à travers des parkings remplis de carcasses de véhicules rouillés. Traversèrent un terrain vague à la végétation malade. La rivière n’était guère plus qu’un filet d’eau sombre qui s’écoulait doucement. La cendre tombait sur leurs épaules, dans leurs cheveux. Le ciel devint noir et un coup de tonnerre retentit.


– On ferait mieux de rentrer, fit Herman qui soufflait comme un bœuf.


Ils se mirent à courir dans l’autre sens. La pluie commença à tomber, leur arrachant des gémissements plaintifs lorsqu’elle brûlait leurs peaux.


Un dimanche par mois, c’était la messe dans la vieille église en forme de cube de béton. Ils se retrouvaient assis côte à côte sur un banc, l’homme à la capuche, Herman Jacobsen, et Sarah. Un prêtre officiait en chaire. Il portait un masque à gaz et une combinaison blanche. Immaculée. Sa voix tonnait, légèrement déformée par le masque.


– Mes frères et sœurs ! Le temps du péché est enfin venu. Le temps de l’insouciance et de la barbarie ! Mes biens chers frères et sœurs ! Il ne sert à rien de vous repentir ! Dieu est mort ! Il a été vaincu !


Le prêtre se mit à chanter. À cause du masque, on ne comprenait pas les paroles. Sarah se contenta de fredonner l’air ; Herman Jacobsen, à ses côtés, se grattait l’entrecuisse en grimaçant. L’homme à sa droite pleurait sous sa capuche.

Le prêtre descendit de sa chaire afin de célébrer l’eucharistie. Il fut rejoint par une adolescente, nue et maigrichonne. Celle-ci remplit le calice avec un liquide d’une couleur qui rappelait le vin. Le prêtre brandit le verre au-dessus de sa tête.


– Dieu est mort ! déclara-t-il. Nous voilà seuls mes enfants ! Mais libres !


Il but le liquide et le recracha. La fille déchira un paquet de biscuits apéritifs qui pouvaient être des Tuc. Elle en déposa quelques-uns sur l’autel. Le prêtre se signa à l’envers, et fit signe aux trois personnes sur leur banc de venir le rejoindre.


– Catins et fornicateurs ! Pécheurs et femmes infidèles ! Ne craignez plus le Jugement dernier ! Ne priez plus pour votre salut ! Le ciel est vide. Dieu nous a abandonnés !


Sarah ouvrit la bouche et engloutit le biscuit. Il avait un goût périmé. Herman fit de même. L’homme à la capuche, lui, était resté à sa place sur le banc.

Quand ils sortirent de l’église et que Sarah lui demanda pourquoi il n’avait pas communié, l’homme dit :


– Je n’ai pas renié toute espérance.


Sarah eut de la peine pour lui. Son visage disparaissait progressivement sous la capuche. Parfois, un rayon de lumière l’éclairait, et on pouvait apercevoir ses traits difformes, sa peau envahie de bubons suintants et ses lèvres gonflées.


Au supermarché, elle attaquait l’inventaire des produits ménagers. Elle comptait, déplaçait, recomptait, replaçait. Elle travaillait à son rythme. Pour se détendre, elle faisait des pauses pendant lesquelles elle chassait les rats. Elle leur jetait des boîtes de conserve périmées. Quand il faisait beau, elle prenait un caddy et s’amusait à le pousser et à monter dedans.


– Je te plais comme ça ?


Elle perdait ses cheveux par touffes entières. Aussi utilisait-elle cette perruque composée de cheveux raides et blonds. Herman l’adorait comme ça. Comme il adorait ses nouveaux sous-vêtements. Elle l’avait invité à partager une soupe déshydratée. Ils étaient à table, avec les enfants.


– Je vais partir, dit soudainement Herman. Vers le sud. On dit qu’il y a quelque chose.


Sarah faillit s’étrangler avec la soupe. Elle recracha dans son assiette.


– Quelque chose ? Quoi ? Et qui dit ça ? demanda-t-elle d’une voix courroucée.


Herman ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait entendu ça quelque part. Peut-être dans un rêve. Sarah se raidit sur sa chaise. Elle avait perdu son mari. Elle ne voulait pas perdre Herman.


– Et moi dans tout ça ? demanda-t-elle.


Ses yeux brillaient. La colère montait en elle.


– Tu as tes enfants. Et l’homme à la capuche.


Sarah regarda tour à tour ses enfants. Ils se tenaient immobiles, les bras ballants. Leurs cheveux en laine sales pendaient misérablement et cachaient les boutons qui leur servaient d’yeux. Oui, les enfants. Elle ne pouvait pas les abandonner. Ils n’avaient plus qu’elle. Frédéric était mort. Voilà deux jours, elle s’était résolue à jeter son cadavre avec les autres, dans la grande fosse du cimetière. Herman l’avait aidée. Ils l’avaient porté jusque là-bas dans une brouette. Elle avait demandé au prêtre s’il pouvait donner une messe pour son défunt mari. Celui-ci n’était pas contre, mais exigea des faveurs sexuelles en contrepartie. Sarah refusa.


Ça faisait deux semaines qu’Herman était parti. Elle passait du temps avec l’homme à la capuche, qui toujours s’était abstenu de dévoiler son nom. Mais il était de plus en plus malade. Il crachait du sang. Ses os se cassaient. Son visage, dissimulé au plus profond de la capuche, n’avait plus de forme. Il s’éteignit en silence sur son canapé.


Puis le ciel devint noir, et il y eut une pluie de mercure. Sarah était toute seule dans le grand immeuble, et le désespoir s’abattit sur elle. Elle passait les journées prostrée, oubliant de sortir les enfants, ne les amenant plus à l’école – d’ailleurs il n’y avait de fait plus d’instituteur. Il y eut une nouvelle pluie de cendres succédant à un soleil brûlant.

Et d’autres soleils brûlants et malades, et d’autres pluies acides.

Les jours, les semaines, les mois défilèrent. Les rations aux supermarchés s’épuisaient doucement. Elle ne croisa plus personne durant une éternité. Elle faisait ce qu’elle avait toujours fait : se partager entre les enfants et le travail.

Elle parlait énormément à ses enfants. La communication était vitale avec des adolescents. Elle les sermonnait quand ils mettaient leurs coudes sur la table, ou ne finissaient pas leur assiette, ou bien disaient des grossièretés. Plus d’une fois, elle en attrapait un et le jetait violemment contre le mur. Après, elle s’en voulait. Mais elle commençait à perdre les pédales. Elle oublia le nom qu’elle leur avait donné. Elle oublia de les nourrir. Elle sortait sous la pluie dans le plus simple appareil, tournant sur elle-même, chantant et hurlant sous le ciel impavide.


Et puis elle mourut, après avoir cessé de s’alimenter. Et ne vit pas que le soleil se faisait moins brûlant, et ne s’aperçut pas des pluies qui perdaient de leur acidité, du bleu qui revenait dans le ciel.


Pas plus qu’elle n’assista à l’arrivée des premiers bus de touristes à l’automne suivant.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
13/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Eh bien, chapeau. J'ai adoré la progression, la manière dont vous faites glisser le texte de la banalité quotidienne à l'apocalypse totale. Rien que l'habileté de la présentation de Frédéric ! Et la fin m'apparaît parfaite, encore plus grinçante que l'ensemble du texte... Je n'aurais pas cru cela possible.
Une histoire maîtrisée de bout en bout à mes yeux, le sordide étriqué se mêle à l'horreur grandiose. J'appelle cela du grand art.

   ANIMAL   
14/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une nouvelle intéressante avec une ambiance angoissante très bien posée, un décor et des personnages sombres, une atmosphère de fin du monde.

On imagine un après Tchernobyl, ou un après pandémie... c'est assez glaçant... et le soufflé retombe avec la dernière phrase que je trouve inutile.

J'avoue que c'est dommage car avec cette chute, j'ai un peu perdu le fil. A la limite j'aurais compris l'arrivée des premiers bus de l'armée, mais les touristes, pas vraiment. Cette fin me laisse perplexe.

   SaulBerenson   
18/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Sarah aurait dû s'accrocher un peu plus, dommage.
Quand Dieu est mort il reste la masturbation.
J'aime les histoires qui finissent bien.

   cherbiacuespe   
20/3/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est pire que de l'épouvante, c'est épouvantable.

Je ne suis pas sûr que le choix d'une écriture simple soir la meilleure idée pour ce récit. La lecture en est facilité, mais, à mon avis, on perd trop vite l'implacable noirceur du sujet. Le déroulé du scénario est bien construit. L'atmosphère délétère de la situation météo est bien rendue. A l'image de l'écriture simple, le phrasé utilisé pour les désirs et actes sexuels auraient mérité un autre vocabulaire, même si on peut admettre que dans de telles conditions, c'est sans doute ce langage qui sera utilisé.

Si l'idée et la structure me séduisent, je le suis moins par le choix de narration qui occulte trop le sentiment d'angoisse.

Cherbi Acuéspè
En EL

   hersen   
11/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
de cet "agent immobilier" qui suscite l'indifférence au début, je glisse peu à peu dans l'horreur.
C'est une excellente nouvelle, dans sa composition, les éléments sont super bien dosés, peu de personnages mais tout est dit à tempos sur eux, pour nous faire comprendre cette ambiance épouvantable.

Un vrai merci pour nous avoir donné à lire ce texte.

   Pepito   
12/4/2021
Bonjour Germain,

Pourquoi pas un classement en SF ?

Le "elle se masturbe longuement devant la télévision"... m'a semblé arriver trop rapidement, je le verrai plus en fin de phrase.
"Elle jouit pour ne pas pleurer." ... excellent

Toujours un doute sur les enfants : vivants ou morts ? Vrais ou faux (cheveux de laine) ?

La phrase de fin est carrément géniale.

Même si le style peut s'améliorer, un très bon texte.

Pepito

   maria   
12/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Germain,

J'ai trouvé la construction d'une habilité remarquable.
Ni le titre, ni l'exergue ne le début n'annoncent une situation épouvantable qu'on découvre, petit à petit, au fur et à mesure de la lecture.
Et le style simple renforce la crédibilité de cette étonnante histoire.

Bravo et merci pour la lecture.

   Malitorne   
15/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire bien menée quoique trop vite expédiée à mon goût, parfois on passe brutalement d’une scène à une autre, sans transition. On dirait que vous cherchiez absolument à produire du court. C’est bien dommage car un peu plus de développement n’aurait pas nuit à cette atmosphère lugubre et oppressante. Et pourtant malgré cette concision vous en faites trop, dans vos charges contre l’église, dans cette pauvre femme qui se masturbe tous les soirs ! Des exagérations inutiles qui cherchent à provoquer le lecteur au détriment du récit.
Des remarques qui n’enlèvent pas grand chose à l’ingéniosité de la trame, son écroulement total comme une fin du monde, avec un surprenant retournement de situation final.

   dream   
15/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Germain,

C’est une bien curieuse histoire qui fait appel à un univers totalement imaginaire et qui ne s’adresse pas à notre sens logique. Elle nous décrit un monde à la fois familier et différent, comme dans nos rêves. C’est un voyage dans un univers étrange et baroque, avec une vision satirique, cruelle et désespérée, une sorte de cauchemar surréaliste en quelque sorte.

Horrible ! épouvantable ! atroce ! mais tout cela est tellement bien écrit qu’on imagine fort bien l’effort de titan que cela a dû vous coûter. Et puis, quelle imagination !

CLAP ! Clap ! Clap !
dream

   Arsinor   
26/5/2021
Voir ci-dessous

   Ynterr   
30/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour.
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle: une situation qui semble des le départ déjà étrange, devenant pire après.
Tout y est: laspect psychologique de Sarah qui se dégrade dans le même temps que le lecteur découvre la réalité; l'aspect "cru" de la survie quotidienne, sous le vernis d'une illusion psychologique...
J'ai beaucoup apprécié le moment un petit peu "tim burton" au milieu du texte, entre le déménagement et la promenade sous les cendres.
La dernière phrase, certainement voulue pour fournir une lecture ouverte, me perturbe un peu. Un an me semble peu pour visiter une zone qui était inhabitable un an auparavant.
Je ne saurai rajouter plus d'arguments que les précédents commentateurs. Mais j'ai beaucoup aimé, dans tous les cas.

   Arsinor   
26/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'introduction contredisait la catégorie du texte, avec sa romance et c'est à regret que j'ai vu soudain le mot de "masturbation", oh le vilain auteur qui casse ses jouets ! Après ce choc, l'humour grinçant et le rocambolesque débridé détruisent, au présent ou au passé, ce que l'introduction d'esquissait. C'est un choix, auquel je n'adhère pas, j'aurais plutôt vu une sorte de harcèlement moral pervers et sournois au vu de la catégorie et de l'agent immobilier "diabolique". La véritable catégorie du texte est le merveilleux et si elle existait sur Oniris le surréalisme, car rien dans votre texte n'est de l'ordre de l'horreur ou de l'épouvante.

PS : une phrase m'a titillé : les femmes se masturberaient pour ne pas pleurer ?? Ne me répondez pas, je préfère rester perplexe.


Oniris Copyright © 2007-2020