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| Passant75
12/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Que dire ? Pour aimer, j’ai aimé ! Contrairement au petit prince de Saint-Exupéry, qui demande qu’on lui dessine un mouton, cet enfant ne demande pas une représentation du vivant, il veut sauver le vivant. Là où le dessin du mouton ouvrait un espace de rêve et de poésie, le dromadaire perdu devient ici le symbole d’une vie fragile qu’il faut retrouver, protéger et abreuver.
Un poème ouvre le texte avant de laisser place à une nouvelle, c’est assez original ! Le poème installe une atmosphère de mystère dans le désert. Avec son refrain « La terre ne meurt jamais, jamais tout à fait… », il prépare le lecteur à une méditation sur le temps, les traces laissées par les hommes et le vivant. La nouvelle prolonge cette tonalité poétique à travers la rencontre entre le narrateur et l’enfant. Celui-ci apparaît comme une figure initiatique, presque née de la roche, dont les paroles révèlent l'intérêt pour le vivant. « Celui-là est beau. Mais il ne boit pas… » est une phrase essentielle. Elle oppose l’art immobile à la réalité vivante. Le narrateur regarde le monde alors que l’enfant écoute ce qui manque. Le texte devient alors une critique du regard détaché et contemplatif, le narrateur dessine des traces du passé, l’enfant cherche un être vivant. Et la goutte d’eau finale qui continue de tomber devient alors un symbole de la permanence du vivant ! Au final, « L’enfant de Manda Guéli » apparaît comme un conte philosophique sur la nécessité de retrouver notre chemin, c’est-à-dire ce qui « nous tient debout ». |
| Myndie
13/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Gloel,
je ne voudrais passer à côté de ce beau texte contemplatif et d'une grande sensibilité, à la fois poésie et narration, sans vous dire tout le bien que j'en pense. Il y a sans doute une référence historique, un ancrage derrière ce récit qui passe d'une façon véritablement envoûtante de la poésie au récit ; peut-être nous en donnerez vous l'explication ; quoiqu'il en soit vous m'offrez une immersion sensorielle totale : -les sons d'abord : la pierre qui roule, le froissement du cuir, les gouttes d'eau sur la pierre et même le silence du désert, du canyon. -les couleurs ensuite : l'ocre de la voûte,des parois et les crêtes qui s'embrasent et le canyon qui rougit. -enfin l'écho entêtant de ce vers «La terre ne meurt jamais, » , au rythme quasi incantatoire. La rencontre et les dialogues m'ont évidemment évoqué « Le petit Prince ». « il ne faut pas déranger la soif », quelle jolie trouvaille ! A travers votre regard, je vois différemment le désert où tout semble immobile et figé. Tant de choses le remplissent, la mémoire, les besoins primordiaux, l'attachement profond, en un mot, la vie. C'est vraiment un très beau texte. |
| Marite
12/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Telle qu'elle est écrite, surtout avec l'introduction très poétique, cette nouvelle nous plonge dans un univers où les images se forment spontanément dans notre esprit. L'atmosphère singulière est très bien rendue avec une économie de mots telle que c'est souvent le cas dans les échanges que l'on peut avoir sous ces latitudes lors de rencontres fortuites ...
Dans son commentaire, Passant75 évoque un conte philosophique ... n'ayant pas vraiment eu de formation littéraire j'ai recherché la définition donnée pour ce genre littéraire et retient l'une de ses caractéristiques qui précise que, sous forme d'un récit court et fictif en prose il s'apparente au conte traditionnel car, comme ce dernier, il appartient au registre du merveilleux et cherche donc à distraire le lecteur. Cependant, il a également une visée philosophique qui encourage davantage le lecteur à la réflexion. C'est en effet, je crois, l'effet produit dans mon imaginaire par cette lecture. |
| Curwwod
12/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Voilà un très beau texte plein d'images colorées et très évocatrices. Le poème introductif plante le décor saharien avec beaucoup de justesse et beaucoup de tendresse. (le silence de l’Ennedi fut prière de sable./la pierre boit le vent,/Un enfant passe il est l’écho d’un chant, La terre ne meurt jamais, jamais tout à fait…)
je ne sais si "le petit prince" vous a inspiré ; les situations se ressemblent mais votre histoire quoique différente emporte la même émotion. On ressent à la lecture beaucoup d'une tendresse émouvante pour le monde qui vous entoure : les paysages jusqu'aux pierres, aux buttes, aux gorges de la montagne, les êtres humains ou animaux qui vivent en symbiose. De très belles expressions enrichissent le récit que le dialogue rend très vivant ( L’enfant était là, comme né de la roche./le désert est une maison où il faut rester ensemble./Mon dromadaire est là-bas. Je l’entends appeler. Il sait que je me souviens de lui./un tout petit dromadaire au pelage de laine claire levait un museau tremblant./ Vois-tu, il ne faut pas déranger la soif./Je pris mon calepin. Je ne l’ouvris pas. Nous quittâmes la faille en silence.) J'ai éprouvé à cette lecture un sentiment de plénitude et de sagesse ancestrale. Voici une belle réussite. Ps : je souhaite pour vous qu'il ne s'agisse pas seulement d'une création de votre inspiration, mais que vous avez vraiment vécu cette expérience inoubliable car elle touche l'âme. La dernière phrase a une portée philosophique : elle me rappelle une expression de Lucrèce dans son Natura Rerum : l'eau qui tombe goutte à goutte finit par creuser la pierre. Bel éloge de la patience. |
| Polza
12/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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La curiosité m’a fait lire votre récit qui obtient les plus hautes appréciations d’oniriens et d’oniriennes de grande renommée…
Je viens de lire comme une sorte de conte initiatique. J’ai pensé à un mélange de Paulo Coelho et d’Antoine de Saint-Exupéry en passant par Amadou Hampâté Bâ… Rien qu’à elle, l’idée de base est géniale, faire vivre ou revivre l’enfant d’une grotte, le narrateur nous emmène avec dans son voyage teinté d’onirisme… Ce récit aurait été proposé en poésie que je n’aurais absolument pas été choqué, bien au contraire ! Je n’ai pas le temps d’étoffer mon commentaire aujourd’hui, peut-être essaierai-je d’y revenir, mais dans le cas contraire, je souhaitais vraiment vous signaler l’originalité et la puissance poétique de votre récit… |
| Lariviere
13/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Gloel,
J'ai beaucoup aimé, comme tous, votre texte qui sonne comme un petit conte fort sympathique. Il se dégage de ce récit où se mêle poésie et philosophie, une grande force et une grande sérénité. C'est très agréable à lire, apaisant, touchant et réflexif à la fois. C'est réussi sur le fond et sur la forme. Sur la construction, l'écriture est aboutie. C'est fluide, riche tout en restant sobre. Il n'y a pas d'emphase, mais les évocations sont réalistes, assez belles et tapent juste. Sur le ton et sur l'atmosphère, surtout dans les dialogues un peu naïf et d'une grande tendresse, j'ai trouvé personnellement, qu'il y a par moment des petits airs de "petit prince" de Saint Exupéry. Merci pour ce très bon moment de lecture et bonne continuation ! |
| Detolosa
13/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour GLOEL
Ce texte est très beau. L'ambiance qui en ressort est paisible et très contemplative. Lorsque l'enfant s'approche, le temps est comme suspendu. L'enfant, de par ses réflexions et sa maturité déconcertante laisse la couleur d'un vieux sage. Il en sait beaucoup et enseigne par tout ce qu'il dit et fait. Cela place le narrateur dans une attitude de disciple, réceptif et attentif. Déroutant… J'aimerai bien rencontrer cet enfant. J'aurai bien aimé être cet enfant qui sait sûrement écouter attentivement. Allez vous écrire un dialogue entre le père et l'enfant ? "Mon père dit que quand on se perd, ajouta-t-il avec une certaine fierté, c’est qu’on ne regarde plus ce qui nous tient debout." ça c'est un petit bijoux Bravo |
| Malitorne
13/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Inévitablement on pense au Petit Prince : le côté poétique, le narrateur égaré, l’enfant d’une grande maturité pour son âge. L’ambiance est finement rendue et on croirait sentir la chaleur du désert. Je serais plus critique sur le message sous-jacent qui m’apparaît plutôt énigmatique. Il faudrait m’expliquer cette phrase par exemple : « j’ai cherché à me perdre dans le silence du désert. Mais j’ai oublié de compter mes pas... »
D’une manière générale le propos me semble sibyllin. L’enfant philosophe parle avec des sous-entendus qui lui donne une aura de sagesse, en vérité quand on creuse ça ne veut pas dire grand chose. Sous de beaux oripeaux une rhétorique vide de sens, c’est du moins mon ressenti. Je préfère la clarté, intraitable, aux allusions et métaphores sujettes à mille interprétations. Au final j’ai l’impression que la scène, bien réussie, prime sur un fond qui manque d’assise. |
| Corto
14/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un grand dépaysement dans lequel on s'introduit (sans y être invité) en essayant de comprendre le site, l'ambiance, la rencontre, les règles et les savoirs non-dits.
Du grand art que ces lignes qui chacune évoque un ressenti, un projet, une inquiétude, une découverte. Le dialogue adulte/enfant montre la distance des savoirs et des réels. Et la rencontre s'approche au point de devenir proximité et complicité. La description de vécus parallèles qui se rencontrent et se croisent (Pythagore avait tort j'en suis sûr), pour s'enrichir comme une gravure réalisée en binôme. Bien sûr le Petit Prince est deviné derrière l'horizon, mais je préfère encore celui-ci... Bravo l'artiste, et un bisou au "petit dromadaire". |
| Eskisse
15/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Gloel
Une écriture dont la pureté est égale à celle de l'eau qui est au centre du récit. J'ai été attirée vers la nouvelle en parcourant le poème-prologue ( les nouvelles poétiques ont ma préférence) et je n'ai pas été déçue. Le savoir du désert se transmet des ancêtres, à l'enfant et de l'enfant au narrateur encore une fois comme l'eau qui coule , simplement, par don, il fait lien et donne la vie. La leçon sur l'immobilité est faite sienne par le narrateur qui se met à marcher; le mouvement c'est la vie. Merci pour ce bel apologue du désert, j'ai beaucoup apprécié. |
| Thoper79
30/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Nouvelle très agréable à lire, portée par des descriptions visuelles et des dialogues efficaces. Bravo !
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