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| papipoete
21/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour GLOEL
Que n'a-t-on parlé des pieds-noirs revenus dans leur pays ( qu'ils ne connaissaient pas ) dont le mal du leur, au-delà de la Méditerranée ne sortit jamais de leurs pensée. Il y eut ceux qui se firent à cette nouvelle vie, en adoptant les us et coutumes, et les autres qui bien que sur le sol du Général, vivaient toujours près de la Casbah. Des rites de là-bas, était celui de demander Pardon à qui venait de mourir, même sans le connaître... NB une chronique sur l'amitié, que des chemins de vie mirent de côté, mais il suffisait de presque rien, une flammèche pour la rallumer. Dans l'exil, on garde l'espoir du retour alors que 1962 est déjà bien loin. |
| A2L9
26/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Très bien écrit, captivant.
il fut admis de justesse ; j’échouai de tout aussi peu : tout ce joue dans cet espace. Les morts pardonnent plus facilement que les vivants… Dans l’exil, on garde l’espoir du retour. Mais la mort prend tout. Nos pensées sont les dernières choses qu’elle ne pourra pas lui voler : toute l'histoire est là. Merci pour cette découverte d'écriture. |
| Passant75
5/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ils étaient deux amis de fac. La vie les avait séparés. L’un avait été envoyé en Métropole par son père pharmacien pour étudier la médecine. Un pharmacien est tenu par son fonds de commerce, il est bloqué ! Un médecin, lui, est libre d’exercer ici comme ailleurs. Être libre, c’est pouvoir partir. Même si l’on souffre de quitter le soleil pour la grisaille !
La mort du père réunit les deux amis. Happé par la tradition du fils du défunt, voici l’autre qui doit demander pardon, pardon d’être toujours en vie ! Et ce seul fait rend plus vivant qu’il ne l’a jamais été celui qui prononce ce mot. On ne prend vraiment conscience de son existence qu’au contact de la mort. Cela m’a rappelé le silence, pendant des décennies, de ceux qui sont, après la deuxième guerre mondiale, revenus vivants des camps de la mort. Il leur a fallu beaucoup de temps pour pouvoir en parler. Pourquoi eux vivaient encore alors que la plupart de ceux qu’ils côtoyaient étaient partis ? Un quasi sentiment de culpabilité s’était alors développé. Pardon, il faut demander pardon d’être toujours en vie. Face au cercueil, ils ont déposé une pierre, pas une dalle, un simple petit caillou. Façon d’honorer la mémoire. Façon aussi de protéger le corps du défunt, souvenir symbolique de très anciennes traditions pour marquer la place de la tombe. Un texte limpide et beau pour parler du déracinement et faire prendre conscience de cette chance merveilleuse qu’est la vie. Même si le soleil a laissé place à la grisaille ! |




