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Sentimental/Romanesque
gorgonzola : Chronique de la pitié (Fragment sans position) - ou comment attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde !
 Publié le 29/05/08  -  6 commentaires  -  3719 caractères  -  4 lectures    Autres textes du même auteur

Il n'est pas important de savoir à quel niveau de l'histoire se situe ce chapitre, et de même il est inutile d'avoir lu les précédents chapitres pour pouvoir lire celui-ci...


Chronique de la pitié (Fragment sans position) - ou comment attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde !


Deux mains s’enlacent et se dispersent. Deux lèvres s’embrassent et se caressent. Deux cœurs s’unissent dans l’ivresse d’un instant d’égarement. Deux mondes fusionnent dans la détresse et se confondent dans des yeux qui rêvent de centaines d’illusions. Deux corps se frôlent et se délaissent dans les flammes de l’action. Deux langues se marient et se dessèchent en glorifiant le dieu-passion. Deux âmes s’unissent sur le fond d’une fresque des grands soirs. Et au reflet d’une lune rageuse battent le vent, battent la terre. Remuent le ciel et les enfers.


Torride !


Plus rien ne compte, plus rien ne vaut. Plus rien d’autre ne vit que ce corps qui chevauche et se soumet.


Plongé ! Ces yeux m’emportent. Ces yeux me noient. Ces yeux retiennent mon souffle, retiennent mon âme.


Rupture ! Déchirure ! Éclatement ! Tremblement ! Vie ! Gloire !


Oui, gloire !


Les lumières du monde s’éteignent. La Terre ne tourne plus. Suis-je encore un homme ? Qu’est devenu mon corps ? Il est là ! Elle me le fait sentir. Chaud. Palpitant. Vif. Elle sait mon corps. Elle le connaît. Elle ne l’a jamais vu, mais elle le connaît. Elle sait ses moindres recoins. Elle les visite. Je visite les siens. Sans invitation, j’y pénètre. L’accueil est chaleureux, ardent, incandescent.


Accalmie.


Tempête ! Secousses !


Le sommier couine. Quelques ressorts ou quelques vis –peu importe- feignent de lâcher. Tant pis. Je suis dans les vapes. Elle aussi. Je ne vois rien. Seulement la nuit. Si, je vois quelque chose : elle sourit. La vitre tremble. Mon corps aussi. Le sien, également.


La virilité ne fait pas l’homme, jamais ! La passion, si.

Elle empoigne ma virilité. Enlace ma passion.

Elle me tient la main. Je la prends. Le mouvement est le même, comme une danse. Je valse à travers la sueur, à travers la chaleur, à travers la nuit, à travers le plaisir, à travers son sourire. Sa peau est douce. Humide. Je pense trop. Je réfléchis trop. Je n’en profite pas assez.


Le drap est froid. L’air chaud. Suffit !


Je l’empoigne. Elle se soumet. L’artillerie décoche ses plus beaux tirs alors que la cavalerie se fait sérieusement secouer. Elle ne lâche pas prise, courage ! Elle fait honneur à…

L’infanterie déroule sur le champ. Tout est passé au crible fin. Les soldats se réjouissent.

L’artillerie s’épuise. La cavalerie est à terre. Les soldats rentrent au bercail.


Une masse s’affale sur une autre. Rien de magique ? Si. L’amour. Les lèvres en veulent encore. Elles refusent de se séparer. Elles se côtoient, se chatouillent. La lune est en extase. Elle n’est pas la seule.


Son cœur bat. Le mien encore plus. C’est donc cela la vie ? Elle écoute la sérénade du mien. Je ne le maîtrise pas, il est fou ! Il gémit, non il crie. Il hurle ! Calme-toi. Reprends-la, me dit-il, elle en veut encore, encore !


Exténué. Je n’en peux plus. L’Himalaya n’est rien. La Femme est la montagne la plus inaccessible et la plus hostile de l’univers, mais qui la dompte et la gravit se sent maître du cosmos. Je le suis. Si tu ne la prends pas encore tout de suite, tu seras le bouffon du roi et rien de plus, vas-y !


Elle m’embrasse et me repousse délicatement. Elle respire, étend les bras et écarte les jambes. Elle sourit. Fiotte, tapette ! Silence.


- Merci, chuchote-t-elle.


Le monde explose. Ma vie se déroule en un long ruban insignifiant. Voilà, ce qui lui donne du sens. Je pense à la blonde. Elle ne m’a pas dit merci. Tant pis. Le ciel s’illumine d’un feu d’artifice de mille et une couleurs qui me donne des frissons, me hérisse les poils. Un spectacle que moi seul vois à travers la fenêtre, dans le ciel.

Quelques petites choses. Un je t’aime échangé et je m’endors.



 
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   Anonyme   
29/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Excellent. Je l'ai lu rapidement, peut-être un peu trop de pathos. "Oui gloire", je ne le sens pas par exemple. "L'himalaya n'est rien" me semble redondant. Et la fin est en retrait. Mais plein d'esprit et de verve sur un sujet où c'est particulièrement difficile... Et sans cynisme. Chapeau.

   Anonyme   
29/5/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je comprends que tu utilises une écriture hachurée, mais je trouve qu'il y a là trop de virgules, de répétitions, de point.

"Ah l'amour explosif ! Intense ! et pourtant ça suffit ! dégage ! je t'ai aimais il y a 5 secondes, c'est vrai, je respecte notre acte, mais déage, je t'en prie."

C'est ce que je vois ici.

ça part dans tous les sens et je plains les draps !

J'aurais aimé plus d'humour qui remplace à merveille les virgules
et les points. car dans la vie qu'on s'éclate de rire, on ne pense pas à faire de pause. C'est pareil en littérature. Plus d'humour aurait évité les répéitions ma foi pompeuses et inutiles comme :
"...
Je valse à travers la sueur, à travers la chaleur, à travers la nuit, à travers le plaisir, à travers son sourire."

Voilà pour moi, pas déçu car je ne t'ai jamais lu auparavant ! donc je reviendrai lire d'autres detes nouvelles !

   Anonyme   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'adoooore !!
Je sais, c'est minimaliste comme commentaire ! Mais franchement je ne me vois pas te donner tel ou tel conseil pour améliorer ce qui, pour ma part me semble juste parfait !! - Qu'est-ce-que tu veux que je vous dise monsieur ! continuez, continuez à nous donner des complexes... Continuez à nous démontrer qu'écrire quand c'est bien fait, c'est l'évidence... Le talent pour moi cela ne se discute pas... cela se vit, cela se "prend dans la tronche"... Je suis sonnée, merci !

   Fattorius   
3/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une manière originale de voir la chose, et c'est déjà beaucoup. Mais (peut-être suis-je benêt?) quel rapport avec le titre? Cela dit, merci pour ce beau texte.

   Ariumette   
4/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une parenthèse dans ta nouvelle... Pourquoi pas. L'écriture est fluide, un brin macho à mon goût mais fluide ! Et la chose est joliment décrite... Par contre ton personnage perd un peu le côté pitoyable pour le coup !

   Anonyme   
14/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bon pas mal. J'ai été attiré par le titre qui en fait ne correspond pas au texte. Mais n'empêche que c'est beau, et vrai.


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