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Sentimental/Romanesque
juloin : Bribes d'enfance
 Publié le 11/02/09  -  6 commentaires  -  2648 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Juloin, môme déluré des campagnes, reçoit Pascal dans son enfance pour lui faire passer une pilule...


Bribes d'enfance


L'heure des bilans sonne et on n'a toujours pas trié les papiers,

bureau assailli par les histoires de grandes personnes.


Alors je t'emmène dans mon coin de mes dix ans.

Ferme les yeux !


Nous avons dix ans et vivons dans un village provençal où la liberté est flambeau.

Nous avons dix ans, des billes dans les poches, des pétards dans des petits pochons qui claquent jetés au sol,

un couteau suisse.

Nous avons dix ans et on s'est donné rendez-vous "aux Allées", qui est la frontière du village, bordée de platanes tricentenaires, où passe le Cauron, cours d'eau où nous traînons souvent, pour pêcher d'abord, puis les champs longent ce bras, et on y pique de sacrés melons d'eau, bien jaunes, bien sucrés !


Nous sommes en "bécane" bien sûr, sur la roue arrière une carte téléphonique scotchée, qui fait "clac-clac-clac-clac", des "Harleys" nos vélos !


Bon toi tu galères, les autres se foutent de toi, nous les autres ils nous emmerdent, ils font que des conneries sans goût...

Les nôtres !

Ah les nôtres elles valent le coup !

Bref faut pédaler parce que ça grimpe pis le soleil d'août pèse, et toi t'es un peu lent ; mais je t'attends – on est potes !


Arrivés en cet endroit (gardé secret ici), on se cale en haut d'une série de rochers énormes, aiguisés comme des scalpels (les fameux scalpels !), pis tout en haut un pin parasol a réussi à pousser là, énorme, seul Roi !


Un héron cendré niche pas loin, la rivière est en contrebas, serpentant dans une roche calcaire éventrée et on devine facilement que ce vallon fut le lit d'une rivière bien plus importante.

Les stigmates d'érosion en haut des falaises attestent de grandes crues ; les vestiges troglodytes également.


Nous trouvons quelques ammonites, vieilles de quelques millions d'années...

En les coupant par leur tranche, en les polissant, l'on découvre une spirale minérale ornée de cristaux de quartz...

De fantastiques bijoux...

Pour des muses imaginaires, quelques hydres des eaux ; seules témoins de ces cours d'eau où la magie des mystères de l'histoire a su réunir les hommes par la divine nature.

Chuchotent alors, les ondines aux seins aiguisés, scalpels qui dévisagent tant leur beauté irradie l'espace-autour.


On se cale là !

Je sors une boutanche piquée dans une grange ou cave d'un vieux du village, te tends un bout de paille ; nous fumons !


Puis, là, au calme de l'été, bercés par les cigales, on tchatche de nos rêves de gamins, on se fait tourner la bouteille.


Regarde cette vue !

Écoute ce calme

Sens le soleil

Le goût de la paille dans ta bouche

La gnôle qui t'enivre


La vie !

L'amitié !


 
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   Anonyme   
11/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau texte qui se lit comme on dévale une sente à toute allure.
Qui parle bien des joies de l'enfance-bulles de gomme ou de savon. Avec nos Tann's su'l dos.
On perçoit une vraie sensibilité qui se cache derrière ces mots.
Merci et bravo
B

Parties de billes acharnées,
Pèr’ Noël dans les cheminées,
Cache-cache, petits chevaux,
Bonbons à la fraise, esquimaux
Qui couliez sur notre chemise,
Où êtes-vous? Et toi, Maryse,
Qui me donnas un vrai baiser
En faisant ta langue tourner
Comme une toupie affolée,
Où donc es-tu, petite fée?

Petite fée, où donc es-tu?
Turlututu chapeau pointu
Le temps de l’enfance est perdu.

   Nongag   
11/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ça sent le vécu, je trouve. Il y a la, en petites touches descriptives, une belle enfilade de détails.

C'est personnel mais on pénètre quand même dans la scène. On y est d'ailleurs invité, dès le départ.

C'est une anecdote purement descriptive. Comme une photo retrouvée dans un grenier qui éveille de vieux souvenirs. En ce sens c'est assez juste. Et passablement nostalgique.

Quelques phrases moins jolies:" Alors je t'emmène dans mon coin de mes dix ans". Mon et mes ça fait brusque un peu. Et l'introduction ("L'heure des bilans...") que je trouve un peu courte.

Au total c’est une lecture agréable.

Et pour le Québécois que je suis, C'est quoi ça "tchatcher"?

   Anonyme   
11/2/2009
J'ai dix ans, je sais que c'est pas vrai, mais...
C'est la première fois que je reproche à un texte d'avoir trop de virgules...
Ca se lit bien - en enlevant une bonne douzaine de virgules - c'est une chouette photo pleine de souvenirs, retrouvée dans un carton ou échappée d'un livre où elle s'était planquée... Mais tant qu'à se souvenir de ses dix ans, autant le faire jusqu'au bout et chasser ce vieux, là, qui mate et qui veille sur hier comme sur la plume qui conduit le texte.
Impression à chaud, première lecture, c'est pas mauvais, mais... rien n'est à moi dans le texte. Je ne me l'approprie pas. Ce ne sont pas mes souvenirs.
Pourtant Souchon est arrivé à me faire croire que j'ai aimé mes dix ans...
Au plaisir de lire autre chose de ta main.

   Menvussa   
13/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Que de jolis souvenirs !

Un texte bien agréable à lire, une petite parenthèse avant de reprendre le travail.

Merci

   Raoul   
23/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des souvenirs offrandes, le soleil, la pureté des images, la fraternité, les moments inoubliables peuplés de riens…
Des phrases au fil de la pensée, simples, généreuses, (incroyables aussi… parce qu'on a tous été capable d'oublier des moments suspendus comme ceux là…)
Un texte vraiment débordant de vie, tout simplement!
On y est!

   jaimme   
26/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Sympa, surtout pour l'auteur je pense.
Ce qui m'a le plus gêné c'est le mélange des styles: parlé et gamin avec du soutenu et érudit/soutenu.
Dommage, ce texte a des qualités, mais trop disparates. Il aurait fallu choisir.

jaimme


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