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kamel : Un retraité pas comme les autres
 Publié le 12/05/10  -  21 commentaires  -  5838 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

Le savoir n'a pas d'âge, même le retraité à un certain moment de sa vie éprouve le besoin de se cultiver...


Un retraité pas comme les autres


Mon regard se projette dans cet immense univers, lorsque le soleil apparaît au lever du jour pour l’enluminer de ses rayons écarlates. Je me réjouis encore plus de voir les retraités mobiliser leur force d’esprit pour combattre l’inactivité. Les uns prennent un aspect différent, triste et mélancolique. Les autres continuent à chercher le bonheur, une façon de se libérer de la solitude.

Souvent, on se demande comment le temps a pu s’évaporer dans un silence aussi subtil. Un silence dans lequel toute une carrière se dissout.


De plus en plus, les années s’écoulent lentement, pareilles à l’eau qui avance tranquille dans les rivières. Elles marquent le passage éphémère du temps qui modèle en douceur l’apparence physique des êtres humains. Hélas, à ce stade, le changement inéluctable de l’être annonce l’immobilité d’action, au bout de son chemin.

Mais un jour, l’un d’eux parvient à éprouver une sorte de vertige lorsqu’il s’immerge dans son état actuel, définitivement statique. Un bref instant de soulagement l’enveloppe aux seules réminiscences de son passé. Il se rappelle aussi les anciens collègues qui ont eu, comme lui, la chance d’être maître d’école à cette époque lointaine et la perte de temps qui le scandalise : celui qu’il n’a pas pu passer à étudier.


Il se remet en action et conjugue ses efforts à entreprendre cet objectif avec ardeur. Combien de gens ont-ils opté pour cette passion des études ? Et combien d’encres ont-elles été versées à définir l’âge de la sagesse et de la grandeur, multipliées par la force de la raison de l’ancienne génération.


Voir, dans le miroir, son corps se mutiler, lui donne fermement la volonté de poursuivre cette action et de parvenir à ses fins c’est-à-dire parier sur la réussite. Il s’agit en effet d’un projet réalisable dans l’avenir qui constitue un bref soulagement d’esprit joint à un désir profond d’affirmer son existence.


Je le vois au milieu de cette jeunesse en train de renaître pour se surpasser. Signe révélateur d’un bon éducateur. Il fournit chaque jour des efforts considérables pour arriver à mener à bien son idée, ce qui est en quelque sorte une façon de retrouver ses vingt ans. Il essaie de ressusciter l’homme d’hier en se défiant lui-même, en mettant au point sa reprise des études supérieures. Mais se décider est difficile. Son âge ne sera-t-il pas une barrière ? Il s’interroge longuement puis se décide enfin et se lance dans sa conquête. Il rejoint donc les bancs de l’université. Son acte peut paraître étrange. Pourtant, ce défi lui donne force et vigueur pour atteindre l’idéal qu’il s’est fixé ; son point de vue sera modifié, élargi, en triomphant dans son entreprise et en étant reçu parmi les « grands ».


Dès lors, mon regard ne cesse de se pointer sur lui pour le suivre de près, de façon à imiter sa démarche identique à celle des grands chevaliers qui ne perdent pas la bataille. Combien de fois a-t-il pensé que le sort en était jeté ? Doit-il se résigner ou affronter cet obstacle des études qu’il recommence ? Croire ou ne pas croire à ces instants qui lui redonnent vie et espoir ?

Je le vois se poser une multitude de questions avant même de s’engager dans cette absurdité. Le formateur de tant de générations alimente son esprit avec cette idée. Et, en attendant la lumière de ces jours qui deviendront merveilleux, il revêt la peau de l’étudiant ; un possible changement spectaculaire s’offre à lui au milieu de cet espace universitaire : une manière de marquer son époque par l’octroi d’un titre. Il prend le chemin de l’aventure et entame ce parcours commun à tous les étudiants : tout semble inédit à ses yeux. C’est pour lui la découverte d’un autre monde, d’un autre futur. Sa grande différence avec les autres étudiants, son aspect impénétrable et réservé, font de lui une vedette dans la salle où il s’installe au premier rang, catégorique, ferme, insouciant. Il profite de ces instants ultimes pour s’instruire et montre sa capacité à s’adapter à ce nouvel environnement dans lequel il s’insère aisément. Des regards furtifs mais contrôlés s’échangent dans ce lieu plein d’animation où le retraité se distingue des autres par son comportement unique. Attiré davantage par la connaissance, il se nourrit du langage des jeunes qui expriment souvent leur envie de rester avec lui. Ils redécouvrent par leurs échanges une manière fondamentale d’apprendre à partir de l’autre. Ces contacts développent chez eux un nouvel esprit né de l’actualité des temps modernes.

Finalement, la solidarité entre les générations a provoqué un changement sur la vision de l’homme dans ce milieu où le savoir demeure le seul objectif de chaque étudiant. Par leur apport mutuel qui les enrichit, ils acceptent la différence de l’âge pour réussir ce pari fou.

Dans ce lieu où bâtiments et jardins offrent aux étudiants un cadre agréable, la vie reprend du souffle dans l’acte d’aimer les études. Le retraité ressent avec plus d’intensité la valeur et l’intérêt des études littéraires et de plus, il éprouve un sentiment un peu romanesque Cette vision claire parfume les derniers instants de sa vie. Je me rapproche de lui et m’immerge dans l’immensité de son savoir : j’enrichis mon vocabulaire et j’acquiers de nouvelles compétences. Subjugué, passionné, je m’identifie à lui et je m’attribue son propre regard sur le monde de la littérature.


Dans ces petits rapprochements favorisés par les études, j’achève mon cursus universitaire. J’obtiens ma licence en langue française avec tous les honneurs en ayant un sentiment de bonheur qui m’envahit à l’idée d’avoir réalisé mon rêve. Mon passage dans la vie aura laissé une marque.


Ce soir et tous les autres soirs, je revêts la propre nature de l’étudiant qui n’est pas comme les autres et je pourrai m’endormir fier de moi d’avoir accompli ce parcours avec amour.



 
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   Flupke   
5/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
Le mode de narration est original, distancié.
Certaines phrases sont bien écrites, d'autres me semblent imprécises : la vie reprend du souffle dans l’acte d’aimer les études (acte d'aimer ? est-ce vraiment un acte ?)
D'avoir accompli ce parcours avec amour (avec passion, me semblerait plus adéquat).
L'argumentation gagnerait à être plus clairement structurée, même si après 2 lectures, tout semble plus clair.
Le thème évoqué est intéressant. (Et si c'est autobiographique, bravo !)

   placebo   
5/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
''Étudiants'' répété trop de fois dans le gros paragraphe;

''Attiré davantage par la connaissance, il se nourrit du langage des jeunes qui expriment souvent leur envie de rester avec lui. Ils redécouvrent par leurs échanges une manière fondamentale d’apprendre à partir de l’autre. Ces contacts développent chez eux un nouvel esprit né de l’actualité des temps modernes''

extrêmement court et peu probable : il faudrait détailler plus à mon avis.

C'est le problème de tout le texte en fait. Il est bien écrit, un peu poétique même dans ses tournures, mais on ne sort jamais de ces phrases vagues, qui ne détaillent rien. Finalement, il obtient son diplôme, tout le monde est content... un peu léger je trouve.

La phase du questionnement du début est pas mal, mais on n'a rien de concret : tout reste dans le suggéré, là encore, et c'est dommage.

la narration à la première personne ne m'a pas convaincu du tout, je pense qu'il aurait été beaucoup plus simple et compréhensible d'utiliser la troisième.

Le thème est sympa sinon, mais son traitement est trop superficiel.

Bonne continuation.

   Anonyme   
7/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne suis pas certaine d'avoir tout saisi. La fin surtout. En gros, il s'agit de l'histoire d'un homme qui reprend ses études une fois arrivé à l'âge de la retraite. Bon d'accord. Mais, j'ai envie de dire : et après ? Pourquoi être resté aussi superficiel, ne pas être entré davantage dans le pourquoi, le comment ? Je reste un peu sur ma faim à ce niveau là.

Pour ce qui est de l'écriture, j'ai noté beaucoup trop de répétitions des certains mots, cela a arrêté à plusieurs reprises ma lecture. Un petit épurement permettrait au texte de gagner en clarté (ce n'est que mon avis, bien sûr)

Bonne continuation à l'auteur.

   widjet   
12/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je commence avec deux trois chipouilles :
« Mon regard se projette ». Un regard ne se projette pas selon moi.
Pas fan non plus du verbe « enluminer » et la phrase « pareilles à l’eau qui avance tranquille dans les rivières » me semble un peu trop scolaire.

Sinon, c’est un texte hommage à nos seniors, je crois. Vision assez idéaliste (j’allais dire chevaleresque même) ou très enjolivée (« Par leur apport mutuel qui les enrichit, ils acceptent la différence de l’âge pour réussir ce pari fou » Ouais, bon, je pense que beaucoup se moqueraient, mais peut-être suis-je trop cynique). Attention, car le comique (involontaire) n'est jamais bien loin.

Ici le retraité est presque qualifié d’héroïque et d’une certaine façon je comprend assez ce point de vue, car du courage il en faut pour affronter ce monde étudiant après avoir fait son temps.

La forme se veut très appliquée et par moment elle est, mais souvent ce style - trop précieux, je trouve - fait artificiel.

Dans l'ensemble, le texte est quelquefois trop bavard et un peu confus.

Original, mais bancal.

W

   florilange   
12/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Encore un texte que j'ai déjà lu mais cette version me semble plus courte que la précédente.
L'idée de base est sympa et bravo si elle est autobiographique.
Mais selon moi c'est une vue dépassée du retraité. Tous ceux que je connais sont débordés. Bien sûr, ils font souvent ce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire dans leur vie active et retournent souvent aux études, mais pas seulement.

"De plus en plus, les années s’écoulent lentement" : faux! Plus on avance en âge, plus les années passent vite. Contrairement aux années de la jeunesse qui semblent parfois s'éterniser.

"Voir, dans le miroir, son corps se mutiler" : vrai et faux! Bien sûr qu'avec l'âge le physique ne rajeunit pas. Pourtant, à part les vrais malades, jamais les retraités n'ont été aussi actifs; jamais il n'ont autant pris soin de leur forme physique, ils font du sport, voyagent, surveillent leur alimentation, etc.

"s’immerge dans son état actuel, définitivement statique" : faux! Bien au contraire, la plupart des retraités, enfin débarrassés des contraintes de la carrière, se précipitent dans de nombreuses activités, cultivent leur jardin, font de la peinture, écrivent, etc. J'en connais aussi qui, comprenant que leurs enfants n'ont pas de temps libre, s'occupent activement, presque à plein temps, de leurs petit-enfants, créant de merveilleux liens. Ceux-là ne sont pas loin du tout du monde des "jeunes"...

Je crois que ce texte partait d'une bonne intention mais qu'il se fonde sur un exemple qui n'est pas du tout représentatif de sa génération.

Sur la forme, rien de spécial à dire. Le style est scolaire mais bon ce n'est pas très grave.
florilange.

   littlej   
12/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je dirais d'abord : un gros manque de clarté.

Il m'a fallut relire à plusieurs reprises certains paragraphe pour bien saisir l'idée.

Le traitement quant à lui est plutôt correcte, rien de transcendant mais rien de mauvais non plus. Je regrette toutefois quelques métaphores usitées :

"De plus en plus, les années s’écoulent lentement, pareilles à l’eau qui avance tranquille dans les rivières. Elles marquent le passage éphémère du temps qui modèle en douceur l’apparence physique des êtres humains. Hélas, à ce stade, le changement inéluctable de l’être annonce l’immobilité d’action, au bout de son chemin."

Dommage franchement que l'auteur soit resté ici dans les métaphores du chemin et de la rivière tranquille. J'aurais apprécié un d'affranchissement de ces images trop conventionnelles. Affaire de goût.

Finalement, la morale est assez gentillette et aussi peu claire à mon avis. C'est en tout cas mon principal reproche : le manque de clarté...

Voilà ce que je pouvais en dire. Il y a cependant un aspect qui me séduit dans le traitement, une sorte de poésie assez subtile.

J'attends la prochaine nouvelle de l'auteur pour confirmer mon ressentie.

j

   Anonyme   
12/5/2010
Cette histoire qui expose avec une sorte de détachement le parcours d'un retraité qui décide de s'offrir une seconde jeunesse, et une seconde chance en allant à l'Université et en y obtenant un diplôme n'a rien d'extraordinaire en elle-même, je trouve.
Il se dégage une confusion du texte, mais finalement, c'est cela qui m'a le plus interpellé et plu.
J'ai perçu le lourd labeur de réflexion, de remue méninges à chaque virgule et à chaque détour de phrase pour donner du riche, du beau, et de l'intelligent au texte, et j'ai trouvé cette tentative presque "enfiévrée", assez émouvante et belle.
Quelque part, on en est tous là... Comment "écrire unique" ? ou trouver le "bon" mot ? est-ce que quelqu'un remarquera à quel point j'ai mis toute mon "âme" dans ce texte ?
Même si mon honnêteté me pousse à vous dire, Kamel, que votre texte n'est pas exceptionnel, c'est avec la même honnêteté que je vous dis que votre envie d'écrire, de nous dire des choses et de donner du sens encore plus que le sens ^^ aux mots, elle, est vraiment très très belle...
(je ne note pas, là, pour moi, ça n'aurait pas de sens^^)

   belaid63   
12/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
un texte sur la persévérance et l'abnégation. court mais concentré. j'ai bien aimé le dernier paragraphe avec ce bon vieil étudiant qui s'endort avec le sourire de la réussite.
mais il y'a ces répétitions et quelques lourdeurs qui ont gênés ma lecture.
un assez bonne impression au final.

   marogne   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai été assez gêné des passages de la première personne à la troisième, sans vraiment, vu de moi, de raison évidente.

Si l'histoire est sympathique, je comprends mal pourquoi en faire tant, cela devient un peu verbeux tout en étant naïf, et in fine, pousse à sourire alors que ce ne devait certainement pas être le but.

Quelques passages ont été travaillés pour dégager des images poétiques, mais celles-ci sont parfois si "communes" que l'effet m'en semble très atténué, et encore une fois conférer à l'ensemble une tonalité assez bancale.

Quelques détails:
* "aspect différent": différent de quoi?
* "silence subtil"??
* "il se rappelle les anciens collègues...", on passe tout d'un coup, au milieu d'un paragraphe de considérations générales à un cas particulier... singulier!

   Farfalino   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'aime bien l'idée et admire le courage nécessaire pour reprendre des études car même si un retraité peut trouver le temps nécessaire, l'esprit n'est plus aussi agile et perméable. Si le fait est plausible, même aujourd'hui, je trouve que le personnage (?) manque de profondeur et aucune de ses motivations ne sont réellement décrites.

Sinon comme les autres, j'ai trouvé cela un peu lourd, pompeux parfois, et très gentillet. Ca manque de force.

   Faolan   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Un style que j'ai trouvé alambiqué - on sent la recherche du bon mot, mais cela frise parfois l'artificiel - et qui, sans être vraiment mauvais, ne correspond simplement pas à ce que j'apprécie.

Le thème est intéressant mais je trouve que cela manque de profondeur, pas dans la réflexion générale, mais dans les motivations personnelles du personnage principal. Finalement, oui, c'est un peu impersonnel : cela pourrait être un retraité pas comme les autres parmis tant d'autres... retraités pas comme les autres.

Cordialement.

   Anonyme   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un récit simple et touchant je trouve. Certes, le français utilisé est parfois un peu lourd, presque maladroit, comme si l'auteur avaez voulu trop s'appliquer, être très (trop?) scolaire.

Mais me vient une question, qui peut être est déplacée, Kamel ne serait il pas cet étudiant retraité? Auquel cas je lui tire mon chapeau.

Bref, malgré le style un peu lourd, j'ai aimé ce récit simple.

   Anonyme   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour kamel
J'avais lu en espace lecture la première version de ce texte et je me permets de saluer les changements apportés.
Il reste quelques phrases un peu lourdes, du fait du choix du vocabulaire et de la construction mais ce texte ci - pour avoir lu le premier - a vraiment été travaillé, creusé et élagué.
merci pour ça.
Le sujet ne m'a pas emballée mais j'ai trouvé le regard porté sur ce retraité très doux.
Bon courage pour la suite et bonne route !

   Anonyme   
16/5/2010
J'avais lu ce texte en espace lecture lors de la première tentative de publication. Je dois avouer que ma réaction avait été plutôt vive et négative. Je pense qu'elle a été modérée et c'est tant mieux. Depuis, un travail de réécriture louable a été entrepris.

Que reste-t-il à revoir pour le rendre tout à fait acceptable (de mon point de vue, vous n'êtes pas obligé de le partager) ? Je ne parlerai pas de l'histoire en elle même qui véhicule un certain nombre de clichés. Là dessus tout a été dit.

Avant tout voici la liste des outils que j'utilise :

http://www.cnrtl.fr : vocabulaire, définitions, synonymes, plusieurs dictionnaires, etc... mon préféré.
http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Page_d%27accueil
http://fr.wikipedia.org connu
http://leconjugueur.com/
http://www.la-ponctuation.com/ et http://www.etudes-litteraires.com/regles-de-ponctuation.php
http://membres.multimania.fr/clo7/grammaire/accordmots.htm
http://www.etudes-litteraires.com/pluriel-noms-composes.php

La forme donc phrase par phrase :

« Mon regard se projette dans cet immense univers, lorsque le soleil apparaît au lever du jour pour l’enluminer de ses rayons écarlates. » : projeter dans le sens de « jeter loin en avant, avec force » est acceptable mais n'est peut-être pas le mot le plus approprié. Enluminer (Rendre lumineux, éclairer d'une vive lumière) me semble excessif, illuminer ou éclairer eut été plus adéquat. (http://www.cnrtl.fr/synonymie/enluminer)

« Je me réjouis encore plus de voir les retraités mobiliser leur force d’esprit pour combattre l’inactivité. » : « mobiliser leur force d'esprit » alors que se mobiliser ou mobiliser leurs facultés intellectuelles. Combattre l'inactivité ou ne pas rester inactif.

«les uns prennent un aspect différent, triste et mélancolique. » là vous aviez presque tous les mots : sombrer dans la mélancolie est une expression courante et acceptée.

« Souvent, on se demande comment le temps a pu s’évaporer dans un silence aussi subtil. Un silence dans lequel toute une carrière se dissout. » : le sens de la phrase m'échappe mais il y a une tentative louable de rendre poétique cette évanescence et ce passage du temps ainsi que la solitude que parfois certains vivent lors de leur retraite.

« De plus en plus, les années s’écoulent lentement, pareilles à l’eau qui avance tranquille dans les rivières. » à moins que ce soit de l'eau stagnante ce qui n'est pas le propre d'une rivière, l'eau avance et pour ce qui est des rivières, elle avance tranquillement. Donc de la redondance. C'est un des défaut majeur de ce texte : trop d'adjectifs qui signifient à peu prêt la même chose.

« Hélas, à ce stade, le changement inéluctable de l’être annonce l’immobilité d’action, au bout de son chemin. » : l'immobilité d'action me semble très curieux parce que l'action est souvent associée au mouvement. Au bout de son chemin : la mort donc, et là l'immobilité est de rigueur.

« Mais un jour, l’un d’eux parvient à éprouver une sorte de vertige lorsqu’il s’immerge dans son état actuel, définitivement statique. » très lourd. On perçoit l'idée d'introspection. De plus, l'essentiel est dit en ce qui concerne « l'immobilité » dans la phrase précédente, donc le statique ne sert à rien.

« Il se remet en action et conjugue ses efforts à entreprendre cet objectif avec ardeur » : il se mobilise ou il mobilise son énergie etc...

« Combien de gens ont-ils opté pour cette passion des études ? Et combien d’encres ont-elles été versées à définir l’âge de la sagesse et de la grandeur, multipliées par la force de la raison de l’ancienne génération. » ont-ils opté n'est pas approprié. Je ne comprends pas la phrase suivante.

« Voir, dans le miroir, son corps se mutiler, » mutiler voir http://www.cnrtl.fr/definition/mutiler et synonymes comme abimer ou se dégrader ou autre.

« Il s’agit en effet d’un projet réalisable dans l’avenir qui constitue un bref soulagement d’esprit joint à un désir profond d’affirmer son existence. » ici aussi à trop vouloir en dire : un projet se réalise (ou non d'ailleurs) toujours dans l'avenir. Soulagement d'esprit : voir http://www.cnrtl.fr/synonymie/soulagement

« pour arriver à mener à bien son idée » : concrétiser peut-être ? Ou autre http://www.cnrtl.fr/synonymie/concrétiser

« et se lance dans sa conquête. » et se lance.

« Dès lors, mon regard ne cesse de se pointer sur lui pour le suivre de près, de façon à imiter sa démarche identique à celle des grands chevaliers qui ne perdent pas la bataille.: de le suivre ou de l'accompagner. Quant à comparer l'entreprise qui consiste à reprendre des études à celle de chevaliers !

« Doit-il se résigner ou affronter cet obstacle des études qu’il recommence ? » on sait qu'il s'agit de reprise des études. Pourquoi le répéter. Donc : Doit-il se résigner ou affronter ?

« de s’engager dans cette absurdité. » absurdité, mais non ! C'est beau au contraire, rien d'absurde donc.

« Il prend le chemin de l’aventure » il se lance tout simplement.

« son aspect impénétrable et réservé » : dans réservé il y a une part d'impénétrable.

« catégorique, ferme, insouciant. » catégorique : http://www.cnrtl.fr/synonymie/catégorique ; insouciant contredit les propos précédents.

« Des regards furtifs mais contrôlés » furtifs est suffisant.

« des autres par son comportement unique » unique est en trop.

« Ces contacts développent chez eux un nouvel esprit né de l’actualité des temps modernes. » je ne vois pas bien qu'elle est l'idée sous-jacente.

« Finalement, la solidarité entre les générations a provoqué un changement sur la vision de l’homme dans ce milieu où le savoir demeure le seul objectif de chaque étudiant. Par leur apport mutuel qui les enrichit, ils acceptent la différence de l’âge pour réussir ce pari fou. » : en trop : « sur la vision de l’homme dans ce milieu où » puis virgule ou point virgule. Supprimer également « pour réussir ce pari fou ».

« Cette vision claire parfume les derniers instants de sa vie. » parfume ? Embellir oui.

«Je pourrai m’endormir fier de moi d’avoir accompli ce parcours avec amour. » : oui car reprendre des études à cet âge est effectivement un défi.

Du boulot donc et de la persévérance. Vous prenez ce que vous voulez ou rien dans mes suggestions. Après tout, c'est vous l'auteur donc ne vous formalisez pas. Et puis, tout cela est tellement subjectif. Comme le disait Pierre Desproges : "la seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute".

Meilleurs vœux de succès.

   Marite   
14/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce "retraité pas comme les autres" est effet en décalage avec l'image qui prévaut actuellement: toujours en mouvement, se lançant dans des activités multiples, soucieux de se prouver que ça va encore... Ici, nous avons un retraité calme, tranquille, qui a pleinement conscience de l'étape qu'il entame. Je pense qu'il doit en exister.

Il ne se disperse pas et s'est fixé un seul objectif: reprendre des études. Il est vrai que les études supérieures ont été un peu banalisées mais pour lui, qui n'a sans doute pas eu l'opportunité d'y accéder, sa démarche représente un challenge important. C'est un sujet qui vaut le détour et mérite qu'on s'y arrête.

En ce qui concerne l'écriture, j'ai eu parfois du mal avec certaines phrases trop statiques. Il y manque de la légèreté et du dynamisme. La séparation des paragraphes ne permet pas non plus de saisir aisément et pleinement l'évolution de la réflexion.

Cela dit, j'ai beaucoup apprécié ces deux phrases: " Souvent, on se demande comment le temps a pu s’évaporer dans un silence aussi subtil. Un silence dans lequel toute une carrière se dissout."

Tous mes encouragements à l'auteur.

   patapapier   
16/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte symphatique qui demanderait à être retravaillé . Comme d'autres, c'est la phrase "Souvent, on se demande comment le temps a pu s’évaporer dans un silence aussi subtil. Un silence dans lequel toute une carrière se dissout." qui a attiré mon attention . Elle mériterait d'être la première ou la dernière du texte afin de mettre sa qualité en valeur. Pour alimenter votre réflexion, je vous soumets la traduction d'une citation d'un auteur classique italien (son nom ne me revient pas sur le moment) :
"L'étude n'est pas un travail, c'est une forme supérieure de jeu."

   Selenim   
18/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un texte avec un vrai sujet mais qui sombre à cause d'une écriture trop hermétique.

Le postulat introductif était alléchant, traiter de la vieillesse en la confrontant à un nouveau départ. L'auteur s'est posé les bonnes questions mais je pense qu'il n'a pas utilisé le bon vecteur pour y répondre.


J'ai eu beaucoup de gêne à saisir le texte dans son ensemble tant le style est hermétique. Par moment, le récit prend des airs de thèse, avec ces interrogations à répétitions. Ca manque de clarté, comme si l'auteur n'arrivait pas lui-même à trouver de réponses aux questions que se posent son narrateur.

C'est un récit froid, scientifique, amputé de toute émotion. Il apporte vraiment une réflexion sans pour autant guider le lecteur sur une piste.

Certaines phrases sont très énigmatiques et plusieurs lectures n'ont pas réussi à en percer le sens.

Selenim

   shanne   
19/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
La retraite signifie souvent l'inactivité, en tout cas, l'âge de quitter son activité professionnelle, ce qui entraine une perte des points de repères et un manque de stimulation.
Cette nouvelle peut nous donner une image d'espoir, en profiter pour réaliser un vieux rêve, ici, de reprendre des études Un texte bien écrit, sympa, je peux bien imaginer la joie d'avoir eu le courage d'entreprendre cette démarche.
Merci à vous

   framato   
22/5/2010
Salam alékoum, Kamel

Une nouvelle que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire. J'y ai trouvé un regard tendre, sans compassion, et très jusqu'au boutiste.
J'y ai trouvé quelques défauts aussi, mais qui pourraient s'arranger facilement : il me manque, pour un plaisir complet, quelques anecdotes, quelques moments vécus un peu plus qu'évoqués en une ligne, autour de la rencontre entre ce vieux monsieur et ces jeunes qui finissent par l'accepter.

Au-delà de quelques maladresses, j'ai apprécié le mélange du Il et du Je, cette impression de dédoublement. J'ai trouvé une langue poétique, pas toujours réaliste, mais poétique. Parfois surprenante, mais riche.
Elle souffre, il me semble, de quelques mots de trop, elle semble parfois un peu tortueuse, mais, par moment, elle est surprenante et belle.

"...on se demande comment le temps a pu s’évaporer dans un silence aussi subtil. Un silence dans lequel toute une carrière se dissout." J'aime beaucoup.

Par contre celle-ci est plus difficile :" Il se remet en action et conjugue ses efforts à entreprendre cet objectif avec ardeur."

J'aime aussi beaucoup celle-ci : "Et combien d’encres ont-elles été versées à définir l’âge de la sagesse et de la grandeur".

Je pense que vous auriez pu prendre un peu plus de risque, quitter l'aspect "démonstratif" ou réflexion pour vous lancer réellement dans une histoire.
Il reste que c'est votre choix d'écriture, et que votre réflexion m'a plu.

   Anonyme   
24/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Kamel,

Je vais essayer de faire court. Une nouvelle dans la catégorie "réflexions/dissertations" ; m'a interpellée : Un retraité pas comme les autres, quand j'ai lu le texte j'aurai plutôt écrit : "un retraité parmi tant d'autres". "Le savoir n'a pas d'âge", (effectivement Il y a les curieux, les passionnés, les autodidactes et cela n'a rien à voir avec l'âge).

Grâce aux avancés de la médecine les être humains vivent plus longtemps en forme et certains souhaitent se réaliser par eux-mêmes s'ils sont conscients de la limite de leur vie. Les êtres humains n'arrêteront pas le temps qui passe alors autant arriver à 80 ans sans regret après avoir finalisé un, voire plusieurs objectifs ou rêves.

La retraite ce n'est pas des vacances sur une chaise longue, c'est une autre vie dans laquelle la plupart des retraités vont s'investir ou se réaliser. Je pense que le sujet de cette nouvelle n'est pas la "découverte" d'un retraité pas comme les autres (ce n'est pas un élu) mais son combat, ses questionnements, ses doutes sur ses capacités et son intégration au sein d'une université. J'aurai aimé connaître davantage ce retraité, personnalité et son vécu qui auraient peut être été la clé de sa motivation. En ce qui concerne l'écrit ; l'ensemble est parfois poétique mais les mots ne sont pas toujours appropriés. Ex. : son corps se mutiler… et certaines phrases sont assez alambiquées.

La complicité entre le retraité et le narrateur est intéressante mais leur fusion, à la fin, m'a laissée perplexe. Une conclusion un peu rapide avec un manque de précisions pour ma part.

Je ressens dans ce texte à la fois du vécu et de l'espoir en la vie. Kamel a certainement encore beaucoup de choses à écrire.

   in-flight   
31/8/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
On dit souvent que la retraite est une forme de deuil, on n'a plus l'utilité sociale qui guidait nos journées. .
C'est finalement un récit sur la transmission et le respect de l'ancienneté. Votre intention est louable mais je me suis senti un peu loin de votre petit vieux, et même du narrateur. Quelque chose n'a pas fonctionné.


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