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Humour/Détente
kullab : Sans issue
 Publié le 12/08/09  -  11 commentaires  -  9949 caractères  -  55 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit train peut en cacher un gros.


Sans issue


C’était encore une de ces journées qui commençaient mal. Luc-Alphonse pourtant, en sa qualité de podologue, avait toujours su de quel pied se lever. Enfin, il était tout de même parvenu à grimper dans ce train, malgré les remontrances du contrôleur, et c’était tout ce qui comptait. C’était un tout petit train d’ailleurs, trop petit sans doute, même pour un podologue habitué à courber l’échine à longueur de journée pour ausculter ses patients. Tant mieux. N’était-ce pas pour cela qu’il l’avait choisi ?


Maintenant, Luc-Alphonse regardait la mer et le ciel bleu par la fenêtre de gauche tandis que tout à l’heure il regardait à droite, par la fenêtre qui donnait sur les montagnes, toutes proches, vertes d’arbres et de buissons, et blanches de neige aussi, dans le lointain, au sommet. Dans le wagon, Luc-Alphonse était seul et pour cause : il n’y avait qu’une seule place dans ce wagon, une place ridiculement minuscule, même pour un train si odieusement petit. C’était le tout dernier wagon de la rame mais, pour ce que Luc-Alphonse en savait, ceux qui lui faisaient tête n’étaient pas plus gros pour autant.


Le train grimpait doucement dans les montagnes, tout en continuant de longer la mer, si bien qu’on pourrait affirmer sans trop exagérer que c’étaient plutôt les montagnes qui venaient à lui, en se rapprochant ainsi du bord de mer, l’obligeant à fournir un effort supplémentaire pour se hisser le long de la voie ferrée qui montait en pente raide à présent. Que le petit train puisse éprouver quelque animosité à l’égard de la montagne, cela importait peu à Luc-Alphonse qui l’attendait, lui, avec impatience et même avec angoisse, car il avait ouï-dire que la frontière interdite s’y tenait justement cachée.


Luc-Alphonse sortit son chronographe de la poche de son veston et contempla l’heure géométrique avec nervosité. Il souhaita que les aiguilles tournassent plus vite. Peut-être, pensa-t-il, que lorsque les aiguilles se croiseront de nouveau après le prochain angle droit… Mais la porte du wagon s’ouvrit brutalement et laissa apparaître le contrôleur, encore lui ! Plié en deux, son calepin à la main, sa casquette sur la tête, il leva cette dernière et resta interdit avant de lancer sur un ton accusateur un :


- Vous !

- Moi ? s’étonna Luc-Alphonse qui regarda à droite et à gauche afin de s’assurer qu’il s’agissait bien d’une erreur mais ne trouva rien d’autre que la mer et les montagnes en mouvement.

- Qui d’autre ? rugit le contrôleur.


Mais Luc-Alphonse, interloqué tout d’abord, retrouva son aplomb :


- Ce ne peut être moi : vous m’avez abandonné à la gare tout à l’heure !


Un instant, le contrôleur sembla perdre contenance, et Luc-Alphonse voulut profiter de la situation pour s’échapper par derrière, mais il se remémora juste à temps qu’il avait stupidement pris place à bord du dernier wagon. Ouf, pensa-t-il. Mais déjà, le contrôleur revenait à la charge : il était fait.


- Pourquoi vous ? hurla le contrôleur à l’adresse de Luc-Alphonse qui cette fois savait pertinemment que c’était bel et bien de lui qu’il s’agissait et jugea que cette clairvoyance lui donnait un avantage décisif sur le contrôleur.

- Je déteste mon travail ! vociféra Luc-Alphonse en retour et, comme Luc-Alphonse ne s’y attendait pas, le contrôleur ne sembla pas du tout désarçonné par cette attaque perfide et subite :

- Moi aussi ! s’insurgea-t-il, sifflant de rage et de dégoût pour Luc-Alphonse, crachant à terre même, mais est-ce que pour autant j’essaie de passer la frontière ?

- Traître ! Tu la franchis chaque jour !


Cette fois, c’en était trop, et le contrôleur voulut se saisir de la matraque qu’il portait à la ceinture mais il fut gêné dans son geste par l’étroitesse de l’embrasure de la porte dans laquelle il se tenait pour garder Luc-Alphonse à l’œil, peut-être par crainte que ce dernier ne tente de s’échapper par la porte de derrière.


Luc-Alphonse profita de cette diversion inattendue pour passer son pied sous le gros clou métallique qui frétillait au-dessus des rails et hop, d’un coup de phalanges expert, il le désengagea. Ah ! Le contrôleur rouge brique hurlait de colère à gorge déployée mais le train s’éloignait de plus en plus du wagon de Luc-Alphonse à présent désolidarisé. Celui-ci levait les bras au ciel par chacune des fenêtres latérales et semblait prêt à crier sa joie quand il réalisa soudain que le wagon, après avoir ralenti, repartait déjà vers le bas de la pente, dans l’autre sens, sans même qu’il eût le temps de se préparer à cette éventualité.


Ainsi, le monde entier est contre moi, s’indigna-t-il, et il se prépara à abandonner son wagon quand il se souvint, in extremis, que l’on ne pouvait franchir la frontière interdite qu’à l’unique condition de voyager à bord d’un train, ce qui lui sembla d’une cohérence implacable étant donné que seule la voie ferrée coupait la frontière interdite et rien d’autre, absolument rien – du moins était-ce ce qu’il avait entendu dire.


Luc-Alphonse s’élança sur les rails depuis l’arrière du wagon et stoppa net celui-ci dans sa course, puis il entreprit de le pousser jusqu’au sommet qu’il apercevait plus haut. Tout de même, Luc-Alphonse réalisa que c’était finalement une bonne chose que ce train soit si petit, et cette pensée l’embarrassa. Était-ce bien pour cela qu’il l’avait choisi ? Et si oui, cela signifiait-il qu’il avait prévu que le contrôleur le retrouverait, que toute fuite en arrière serait impossible et qu’il n’aurait d’autre choix que de s’enfuir à bord du wagon ? Et puis, cette frontière interdite existait-elle vraiment ? Tu penses trop, se dit-il enfin et il poussa encore le wagon.


Il lui sembla que le wagon devenait de plus en plus lourd au fur et à mesure qu’il avançait mais il se rendit compte qu’en réalité c’était la montagne qui approchait et qu’elle était bien raide et il eut une pensée pour le train. Je sais ce que tu as enduré, petit train, pensa Luc-Alphonse puis : reprends-toi voyons, reprends-toi.

Il jeta un coup d’œil à gauche et la mer était très loin, tout en bas ; sur sa droite s’élevaient toujours les montagnes verdoyantes et quand il regarda enfin devant lui, il constata qu’il était parvenu en haut de la pente bien que le soleil qui lui tapait derrière la tête lui donna la nausée. Il était impatient de s’installer dans l’ombre du petit train et de se laisser porter mais il fut soudain submergé par une vision d’horreur : à quelques mètres à peine en dessous de lui la voie ferrée se séparait en deux, d’un côté en longeant la mer, de l’autre en remontant vers les montagnes.


Luc-Alphonse, dépité, songea un instant à faire machine arrière, à retourner à la gare. Après tout, peut-être le contrôleur n’était-il pas si mauvais bougre qu’il en avait l’air et qu’il ne le signalerait pas, peut-être même le laisserait-on reprendre son travail, bien qu’il eût ouvertement avoué qu’il le détestait. À ce sujet, Luc-Alphonse se sentit passablement rassuré : le contrôleur n’avait-il pas lui-même laissé entendre qu’il ne raffolait pas de son travail ? Ah ! Il le tenait ! Mais si Luc-Alphonse devait en arriver au chantage, qui croirait-on ? Un podologue déserteur ou un contrôleur gradé et obstiné ? Et d’ailleurs, podologue, était-ce seulement un métier véritable ? Non, décidément, Luc-Alphonse n’avait pas le choix : il fallait qu’il continue, coûte que coûte.


Il pensa que puisque le train l’avait précédé de quelques minutes seulement il était fort probable que l’aiguillage ait été maintenu dans la même position. Il monta à bord du wagon et se laissa porter, la voiture s’engagea finalement sur la gauche et Luc-Alphonse fut soulagé de voir la montagne s’éloigner tandis qu’il dévalait la pente à toute allure, longeant la mer, les cheveux au vent car il avait gardé la porte de devant grande ouverte pour mieux contempler la route. Il entendit un bruit sourd. On tapait sur la vitre avec obstination.


- Stop ! Stop !

- Comment ? demanda Luc-Alphonse.

- Tire la manette !


Luc-Alphonse s’exécuta et le wagon s’immobilisa dans la pente. Un homme incroyablement petit, vêtu d’une culotte verte, d’une veste de velours rouge boutonnée de bas en haut et d’un haut-de-forme en colimaçon sauta du toit et s’adressa à lui d’une voix grinçante :


- Tout s’est passé comme prévu ?

- Comment ?

- Passez-moi le rapport d’intervention.

- Enfin, qui êtes-vous ?

- Vous n’êtes pas Luc-Alphonse ?

- Si.

- Vous devriez déjà être parmi les montagnes, vous faites fausse route.

- Vraiment ?

- Oui, c’est regrettable : vous êtes fichu.


Un désespoir infini s’empara alors de Luc-Alphonse : ainsi, ils savaient tout, depuis le début probablement. Il était fait, depuis toujours, jamais il n’avait eu aucune chance !


- Où mène la route des montagnes, demanda-t-il au petit homme avec résignation, à la frontière interdite ?

- Non, nulle part.

- Nulle part ? Allons, comment cela est-ce possible, s’interrogea Luc-Alphonse, et cette route-ci, où mène-t-elle ?

- À la route des montagnes.

- Mais… alors… où sommes-nous ?

- Nulle part.

- C’est impossible.

- Vraiment ? Regardez.


Un sifflement énorme emplit l’air et résonna jusque dans les montagnes. C’était le petit train qui revenait déjà, longeant la mer par la voie sur laquelle s’était engagé Luc-Alphonse mais dans l’autre sens, à pleine vitesse. Cédant à la panique, Luc-Alphonse voulut s’extirper au plus vite de la cage métallique mais, tremblant, tressautant, vociférant, il se coinça le pied sous la porte, le bras dans le coffre à bagages, la cheville sous la banquette et le train approchait, grondant, fumant, sifflant. Il grossissait à vue d’œil, le tout petit train, le train minuscule, et il devint bientôt si énorme qu’il bouchait l’horizon, masquant la mer et dépassant les montagnes, et Luc-Alphonse se recroquevilla dans sa cage, puisque c’était la seule chose à faire, jusqu’à ce qu’il n’y eût plus rien.

Le lendemain, de bonne heure, il déposait sa démission.


 
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   florilange   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Cette nouvelle n'est pas désagréable à lire & m'a parue bien écrite, sauf quelques détails :
- de colère à gorge déployée (je croyais que la gorge se déployait pour rire?)
- bien que le soleil... lui donna (concordance des temps!) la nausée
- cela est-ce possible? (cela est-il possible?)
Ce texte ressemble à la relation d'1 rêve absurde (les rêves le sont souvent) sinon je ne comprends pas le rapport entre le métier de podologue, sa démission, pourquoi le train minuscule devient grand et de quelle frontière il s'agit.
Est-ce moi qui n'ai rien compris? Navrée, kullab. Amicalement,
Florilange.

   Anonyme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour kullab,

Ce n'est pas le texte que tu as écrit que je préfère.
L'écriture a un certain charme, le rythme est bon et va parfaitement avec l'histoire, mais ce texte n'a rien à voir avec ce que tu nous proposes d'ordinaire.

J'ai relevé une tournure de phrase maladroite :
"mais le train s’éloignait de plus en plus du wagon de Luc-Alphonse à présent désolidarisé." (Luc Alphonse désolidarisé)
Des points d'exclamations manquants (je ne suis pas fan des ponctuations excessives mais là, ça manque à mon avis) :
"Ainsi, le monde entier est contre moi ! s’indigna-t-il,"
"reprends-toi voyons ! reprends-toi !"

En ce qui concerne l'histoire, je n'ai rien compris, ou pas grand chose.
Cependant, j'ai trouvé cette lecture très amusante et surtout très visuelle. Le ton est charmant, les images, vivantes.
J'ai eu l'impression de me balader dans une peinture d'art naïf, et j'ai particulièrement aimé le "chapeau en colimaçon", qui à mon avis, donne un cachet très particulier à ce texte absurde mais très agréable à lire ou à raconter à un enfant.

Néanmoins je pense à tes autres nouvelles, prenantes, captivantes même, et j'ai du mal à noter celle-ci parce qu'elle me déçoit un peu. L'impression que ; soit tu ne t'es pas foulé, soit tu n'avais pas d'idée précise mais seulement envie d'écrire et de nous faire partager un texte, agréable, certes, mais sans plus.
En bref, je ne sors pas de cette lecture enthousiasmée et c'est bien ça qui me déçoit le plus.

Au plaisir de te lire et surtout, bonne continuation.

   Anonyme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'ai trouvé l'idée sympathique, même si j'ai été un peu déçu par la fin que je trouve un brin facile : cette idée de retomber sur ses pieds (oups !) dans une histoire surréaliste en faisant intervenir le rêve, franchement c'est un peu moyen non ? Même à donner à ce rêve des vertus métaphoriques et permettre au héros de changer de vie.
Sinon, j'ai été embarqué par ce train absurdement petit à place unique par wagon et par le style, assez pointilleux, très descriptif, presque tâtillon parfois, je trouve que ça va bien avec le personnage. Je me suis vu dans un dessin animé, c'était très sympathique.
Je ne sais pas si c'est dû à la période des vacances, voyages etc, mais les trains sont très courus en ce moment dans les nouvelles..Enfin, bon ça c'est une réflexion qui n'intéresse personne...

pour le "donna", il faut le mettre au subjonctif me semble-t-il "donnât".
Une lecture sympathique pour résumer, j'aurais préféré une autre issue, je crois pour ma part que je serais resté sur l'image très visuelle du petit train, si petit, si minuscule, qui devient soudain énorme...

   prisca   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Trés beau texte.
Mais tu as le même problème que moi... Tu mets des virgules où il n'en faut pas.
L'idée est vraiment bonne mais je trouve la fin un peu précipitée.

   LeRenard   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon bon, je m'essaye aux commentaires, je n'ai pas l'habitude, on verra...

J'ai le même problème pour les virgules et l'abus de "et", je ne dirai donc rien à ce propos (même si certaine phrases en pâtissent peut-être un peu)...

Ce texte est peut-être un peu court, il a comme une accélération (si ‘ai bien saisi). A mon sens un développent plus ample au début aurait donné plus de "cinétique", pour ensuite se resserrer sur l’action.

L'idée du "podologue déserteur" est amusante et pleine de sens, me fait penser (toutes proportions gardées) à une texte de Viktor Pelevine, la "flèche jaune" à propos d'un train également (roman très onirique et plein de sens).

Au sujet du rêve, je suis assez d'accord. Il y a dans un essai de Tolkien un passage à ce sujet (il reproche à ce genre de chutes d'appauvrir la portée des textes si je me souviens bien).

Je vais lire les autres textes de cet auteur, j'espère ne pas avoir fait de contresens :)

   jaimme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Sur l'histoire: j'ai bien aimé l'idée générale. Et même ce racisme-antipodologue, je dois l'avouer...
Pourquoi donne-t-il sa démission? Pourquoi pas, mais il fallait l'expliciter différemment.
C'est, pour moi, un univers à la Lewis Carroll que j'affectionne.
Des expressions curieuses quand même: des wagons " qui lui faisaient tête", par exemple.
Quelques phrases entières assez pénibles à lire, comme celle-ci: "...regardait la mer et le ciel bleu par la fenêtre de gauche tandis que tout à l’heure il regardait à droite, par la fenêtre qui donnait sur les montagnes, toutes proches, vertes d’arbres et de buissons, et blanches de neige aussi, dans le lointain, au sommet."
Donc une atmosphère à laquelle j'adhère volontiers, mais une forme à travailler.
Merci à toi pour cette lecture!

   ANIMAL   
13/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un récit délirant qui me fait penser à un dessin animé de Tex Avery. De l'absurde, des têtes à queue sans queue ni tête, de la disproportion... le titre est adapté au contenu ! En fait, dans ce type de texte, on se laisse porter sans s'attarder à la vraisemblance.

Quelques phrases un rien longues auraient gagné à être scindées.

Juste une remarque pour les puristes du transport ferroviaire : les wagons sont pour les bestiaux, les voyageurs on les fait monter dans des voitures (mais la confusion ne me gêne pas personnellement).

C'est en tous cas charmant à lire.

   NICOLE   
15/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Brouillon, décousu, mais en tout cas pas suffisamment délirant et absurde pour jouer dans cette cour là, dommage.
J'ai eu beau essayer, je n'ai pas réussi à monter dans ce train ! Surement une prochaine fois.

   leon   
16/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Finalement, c'est l'histoire d'un mauvais rêve, donc une histoire vue et revue...

Donc, une chûte que l'on a vue dix fois, le genre d'histoire que l'on écrit lorsqu'on débute dans la "littérature".

Pour ce qui est de la facture, le style est fluide : donc, plutôt bien fait.

Au total, donc, je trouve cela simplement moyen, mais l'auteur, moyennant un peu plus d'imagination, pourrait nous étonner à l'avenir, qui sait...

   Anonyme   
14/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La discussion entre le podologue et ce damné contrôleur m'a bien plu. Même remarque pour les allusions à la petitesse de la cabine au début.
Dommage que la fin survienne de manière si brutale ; le décor était planté, j'espérais quelque chose de plus à me mettre sous la dent.

   noway   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis plutôt mitigé. J'hésite entre l'adhésion à cet univers loufoque et parfois terriblement bien imagé ou la déconvenue d'une lecture dont je n'ai rien compris. La chute, cela a été largement explicitée, me parait trop brutale mais j'ai bien accroché à cette échange verbal un peu barré entre le podologue et le contrôleur aigri. Je pense qu'il faut lire ce texte avec des yeux d'enfants et ne pas essayer de rationaliser les faits. En résumé, une lecture agréable avec un petit goût d'amertume.


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