Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Sentimental/Romanesque
lala : Les napperons de l'amour [concours]
 Publié le 20/02/16  -  16 commentaires  -  13581 caractères  -  118 lectures    Autres textes du même auteur

C'est une nouvelle dans la catégorie Noir/Humour/Horreur/Aventure/Sentimental… J'ai pas trouvé…
La Saint-Valentin... Toute une aventure !


Les napperons de l'amour [concours]


Ce texte est une participation au concours n°20 : Larcin Valentin ! (informations sur ce concours).




Maryse et Paulette habitent la même zone pavillonnaire depuis plus de trente ans, elles ont vécu beaucoup d'épisodes de vie en commun, depuis les gardes d'enfants partagées jusqu'aux matchs de basket du samedi. Maintenant, les enfants ont quitté le nid familial, ont trouvé travail et conjoint, alors la vie quotidienne est moins mouvementée. Quand elles se retrouvent chez l'une ou chez l'autre, c'est souvent à l'heure du thé pour se rappeler les souvenirs avant qu'ils s'effacent, pour une partie de rami ou pour organiser les prochaines sorties.


– Dis, Paulette, tu n'as pas oublié que c'est la Saint-Valentin samedi dans une semaine ?

– J'ai pas oublié mais j'ai pas pensé non plus, c'est devenu trop commercial, tu crois qu'on la fête encore cette année ?

– C'est une coutume, un petit plaisir de l'hiver, rien que pour nous et nos hommes… Moi, ça me fait plaisir de maintenir la commémoration, enfin, j'veux dire, la célébration de nos amours…

– Bon, d'accord, alors, on fera ça chez toi pour changer, si tu veux bien.

– Avec plaisir, ma Paulette ! Tiens, je te pose une bise !

– Ta bise, Maryse, elle me fait autant de plaisir qu'une soirée de Saint Valentin !

– Bah, Paulette, tu me laisses sans voix… Et tu sais, je mangerais bien des huîtres…


Le menu se dessine, les deux amies sont fines cuisinières et très gourmandes aussi.

Maryse profite de l'occasion et de la semaine pour faire un ménage de printemps avant l'heure. Le plumeau dépoussière tous les meubles et bibelots, les chiffons cirent, les serpillières frottent, l'eau de Javel parfume les pièces d'une odeur de propre et d'hygiénique.

Elle est chargée du dessert, elle a commandé un fraisier en forme de cœur avec un glaçage rouge vif, pour quatre personnes. Elle préparera une viande, elle se décidera le jour du marché qui a lieu la veille, et elle fera un gratin dauphinois, ça plaît toujours, et c'est sa spécialité. Paulette s'occupera de l'apéritif, des vins et des huîtres. Il faudra voir si on prévoit du fromage, et qui achète le pain. On installera les hommes ensemble, et les femmes côté cuisine pour l'aspect pratique, et aussi pour être tranquilles et bavarder de ce qui nous plaît. La politique et l'argent, ça finit toujours mal.


Le jeudi, sur le chemin de la Poste, Maryse croise Félicie, une amie de longue date, qui a déménagé à la sortie de la commune, alors elles ne se voient plus souvent.


– Oh là, Maryse, comme tu es dynamique et bien vêtue ! Je suis contente de te voir.

– Bonjour Félicie, tu vas bien toi aussi ? Tu as l'air pressé…

– Écoute Maryse, j'ai pas oublié l'argent que je te dois. J'ai beaucoup de dettes et je gagne pas grand-chose, alors, tu vas prendre ce lapin de mon clapier !

– Mais non, Félicie, je ne saurai pas m'occuper d'un lapin, et je peux attendre.

– Tu n'as pas à t'en occuper, il est tout bon à être cuisiné, bien gras, mais pas trop, tendre et naturel, tu peux le faire dès ce soir. Je t'assure, tu me soulageras en acceptant et on ne parlera plus de cette dette. Allez, prends !


Et c'est ainsi que le lapin, enfermé dans une caissette, se retrouve dans les mains de Maryse.


– Félicie, je vais le préparer ton lapin, mais on va le manger ensemble, alors ! Je fais la Saint-Valentin avec Paulette samedi soir. Vous êtes invités ! Et là, je file parce que je ne veux pas arriver en retard à la poste. Je te téléphonerai.


Et Maryse allonge le pas en faisant un signe de sa main libre à Félicie qui n'a pas le temps de remercier ou de refuser.


Une fois rentrée chez elle, Maryse regarde le lapin droit dans les yeux. Elle n'a jamais cuisiné un lapin vivant, mais elle n'a pas osé l'avouer à Félicie. Comment s'y prendre ? Faut-il enlever les poils d'abord ? Faut-il l'ébouillanter comme un homard ? Il y a controverse, certains déposent le homard vivant dans l'eau bouillante, d'autres dans l'eau froide, d'autres encore lui fracassent la tête avant de le faire cuire. Elle réfléchit et se souvient que le volailler présente les lapins sans poils. Elle va appeler Paulette pour avoir un conseil avisé, Paulette a vécu dans la ferme de ses grands-parents, elle doit savoir comment on prépare un lapin.


– Allô, c'est Maryse. Dis-moi, j'ai rencontré Félicie en route, elle m'a donné un lapin et je l'ai invitée samedi soir.

– C'est déjà beaucoup moins romantique comme soirée, elle radote la Félicie, et en plus, ça fait bien longtemps que je ne l'ai pas vue, ça n'a pas dû s'arranger.

– On verra bien, elle était normale ce matin. Mais c'est le lapin qui m'ennuie. Tu en ferais quoi, toi ?

– Les lapins, c'est facile à cuisiner, avec des tomates, des champignons, un peu de vin blanc, ou bien aux pruneaux, à la moutarde ou même…

– Paulette, j't'arrête… Pour l'instant il mange des carottes le lapin, et il fait des crottes sur mon tapis de bains.

– Elle t'a donné un lapin vivant ? Quand je te dis qu'elle n'a plus toute sa tête !

– Alors, Paulette, à l'aide ! Comment ça se prépare un lapin ?

– Écoute, je n'ai jamais fait ça…

– Quoi ?

– Ben… Tuer un lapin, tiens !

– Il faut tuer le lapin !!!

– Maryse ? Tu m'inquiètes toi aussi, il est vivant et tu veux le mettre dans nos assiettes samedi… Bon, j'arrive pour t'aider mais je ne suis pas du tout la spécialiste que tu imaginais.

– Merci ma Paulette. On t'attend, Lapinou et moi.


Paulette attrape son manteau et sa toque de, de, de… de lapin, et file chez son amie.


– Viens voir Paulette comme il est mignon ce joli lapin tout gris.

– Il faut surtout pas s'attacher, c'est un objet, il mérite un peu moins qu'une peluche, voilà. Alors il va falloir une longue ficelle bien solide pour lui tordre le cou, et ensuite tu pourras le pendre la tête en bas dans ta douche. Et tu lui crèveras un œil pour que le sang dégouline, il doit être vidé de son sang.

– Paulette, je pourrai pas, je vais te donner tout le matériel mais c'est toi qui fais les opérations, c'est toi le chirurgien, d'accord ?

– Ne recommence pas, c'est une sous-peluche, ça ne s'opère pas, et on veut lui retirer la vie, pas le réparer. Va chercher la ficelle et un couteau très pointu et très effilé. Et fais vite parce que je commence à me sentir mal dans ta petite salle de bains sans fenêtre avec les odeurs de crottes, et les poils qui me réveillent les allergies, c'est comme avec les chats.

– Tu as déjà pendu des chats, Paulette ?

– Mais non, voyons, je parle des allergies aux poils de chats.

– D'accord, je reviens avec la ficelle et le couteau.


Paulette sent des suées recouvrir ses tempes puis son front. Sa tête tourne, elle est écœurée par des nausées, ses oreilles bourdonnent, elle a chaud, elle se sent faible. Elle veut éviter la chute mais en se cramponnant à la petite armoire, elle fait basculer des étagères et reçoit des flacons sur le crâne. Il n'en faut pas plus pour l'assommer, elle perd connaissance et se fracasse le nez sur le rebord de la baignoire.

Maryse apparaît avec son matériel, et reste sidérée sur le pas de la porte. Des débris de verre et de porcelaine, englués dans des flaques de crèmes grasses, recouvrent le carrelage. Des odeurs de parfums agressent la gorge. Du sang a giclé, recouvrant la baignoire toute blanche de longues traînées rouges. Un ruisseau de gouttelettes s'est formé et suinte depuis le nez violet de Paulette. Le lapin ne semble pas inquiet, il continue à grignoter une carotte tandis que le sang dégouline maintenant jusqu'à ses pattes.

Maryse lâche la ficelle et le couteau et secoue timidement Paulette. Il lui vient l'idée d'utiliser le sèche-cheveux à froid pour la réanimer. Le souffle vif s'accompagne d'un bruit fort et strident qui affole le lapin, il émet soudain des petits grognements de plus en plus aigus, il se recule, s'agite, griffe le tapis et découvre ses dents. Il a peur et montre bien qu'il ne se laissera pas faire. Paulette ouvre enfin les yeux, mais elle est blanche comme un cadavre, avec un navet en guise de nez. Maryse est un peu débordée par la tournure des événements, elle veut faire un peu de nettoyage et ouvre le robinet de la baignoire. Elle a oublié le lapin encore plus furibond avec ce jet d'eau froide qui lui lisse soudain le poil. Ses grognements s'intensifient, il saute, se secoue, crache et siffle, tout à la fois agressif et terrorisé. Elle sait qu'elles ne pourront pas l'attraper et encore moins lui nouer une ficelle autour du cou, alors elle va chercher la caissette, dépose une belle feuille de salade au fond et tente ensuite de rassurer son amie.

– Paulette, tu as mal quelque part ?

– Pas trop, je me sens très faible, je transpire du front mais je grelotte aussi.

– Tu te sens capable de te lever ?

– Oui, je vais aller prendre l'air, j'étouffe dans cette pièce…

– D'accord… Prends ton temps, repose-toi. Tiens, je te donne un gant humide pour te rafraîchir et te nettoyer un peu. Je range ici et je te rejoins.


Maryse a surtout envie de clore au plus vite cette mauvaise idée de cuisiner un lapin vivant.

Ouf, il est entré dans sa caisse, Maryse a juste besoin de lâcher le clapet pour la fermer.

Elle a décidé de libérer le lapin. Paulette somnole sur une chaise longue devant la maison. Autour de son nez, le sang forme des croûtes sombres mais l'écoulement est maîtrisé. Maryse dépose la caissette sur la pelouse et l'ouvre sans bruit. Le lapin qui devait attendre ce moment détale à vive allure. Le portillon est resté ouvert au bas du jardin, il le franchit sans hésiter, le plus vite que ses courtes pattes lui permettent, mais heurte de plein fouet un scooter blanc, flambant neuf, lancé à grande vitesse devant la maison. Le lapin est propulsé dans une gerbe de sang vers la pelouse, et atterrit sur le crâne fatigué de Paulette. Maryse reste bouche bée.

Paulette n'a pas bougé, sans doute en état de choc, et la dépouille du lapin dégouline et la recouvre goutte à goutte d'une guirlande de perles rouges. Maryse est prise d'un haut-le-cœur et se retourne pour vomir de la bile au pied du massif de rosiers dont elle est si fière. Elle se souvient qu'elle n'a rien mangé depuis son café du matin, mais l'odeur du sang s'incruste dans ses narines et continue de lui soulever le cœur. La vision de Paulette inconsciente avec le lapin mort sur la tête, les chairs éclatées, les tripes visibles, la hante déjà. Le motocycliste arrive, un peu dépité par l'accident, sauvé par son casque, mais le bras en sang, la peau arrachée du coude jusqu'aux doigts.

Maryse reprend enfin ses esprits et appelle les secours.

Les pompiers et la police arrivent rapidement sur les lieux. Un médecin et une infirmière prennent en charge les blessés. Rien de cassé ! Une fois nettoyées les peaux sanguinolentes, Paulette et le motard sont même capables d'échanger un sourire.

Maryse réfléchit tout en décapant et en aérant la salle de bains. Pas de lapin au menu, et pas de viande saignante non plus. Elle va faire des papillotes de saumon aux tomates séchées, ou plutôt de cabillaud à l'ail et aux champignons. Il y aura déjà un dessert tout rouge, ça suffit, vive le blanc ! Avec un bon chablis, ce sera un vrai repas de fête.

Elle doit rappeler Félicie, pas un mot sur le lapin, elle lui dira d'apporter le pain et le fromage.

C'est le jour J ! Maryse décore deux tables en privilégiant les couleurs claires. Le gratin est déjà dans le four et les papillotes attendent leur tour.

Félicie arrive la première, essoufflée… J'ai failli partir sans Yvon !

La sonnette annonce maintenant l'arrivée de Paulette. Elle a enfermé tout son avant-bras dans un sac en plastique. Avant même de dire bonjour, elle se précipite sur un fauteuil, épuisée, et tout énervée.


– Figurez-vous que la dernière, elle m'a bien eue ! Quelle poisse !

– Mais Paulette, de quoi tu parles et pourquoi tu caches ton bras ?

– Les huîtres, toutes impeccables, et la dernière, une vraie saleté ! Pas moyen !

– C'est pas clair ton histoire…

– Elle a pas voulu s'ouvrir ! J'ai dû forcer, et là, bingo, j'ai entaillé tout mon poignet… Un peu plus, je finissais comme une suicidée, les veines à l'air… Y avait du sang partout, et comme je suis sous aspirine, ça coulait tout seul, tout liquide, un beau rouge clair ! J'ai eu la peur de ma vie ! Alors j'ai entouré mon poignet d'un grand torchon propre bien serré et je me suis assise dessus pour stopper l'hémorragie. Ben, j'ai réussi !


Félicie vient la soutenir, elle lui caresse le dos, lui propose son aide. Elle lui offre un regard de compassion et serre sa main libre. Maryse esquisse un sourire. Que de complications cette année pour organiser un repas de fête !

– J'ai sorti les napperons en dentelle, ceux de ma grand-mère, brodés main. C'est pour vos maris. Je vous laisse les installer. Je vais chercher mon Gilbert, je lui ai tricoté un fourreau dans une laine très fine gris perle. C'est pour cacher l'usure.


Paulette a disposé l'urne de Raoul en bout de table.


– C'est la fête des Sans-Valentin pour nous, les filles ! Je suis contente de vous avoir, mais avec Raoul, sûr que j'aurais pas eu besoin de me blesser !


Félicie acquiesce, « mon Yvon, il était pas toujours de bonne humeur, mais il ramenait de l'argent, j'ai du mal depuis que je suis seule… ».

Maryse ne sait pas comment enchaîner, elle sent que l'ambiance vire à la nostalgie.


– Levons nos verres à la mémoire de nos hommes ! Ils n'auraient pas craché sur ce p'tit mousseux pour commencer ! Et vive la Saint-Valentin !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   carbona   
6/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ben alors il y a à boire et à manger ici :).

Bon j'ai trouvé le début vraiment excellent, le dialogue Paulette -Maryse très réaliste et bien mené. J'avais le sourire vraiment. J'ai ri à l'idée de faire une Saint-Valentin en couples, c'était grotesque et la chute n'en est que plus savoureuse. La surprise est bien gardée, ça c'est réussi. J'ai un peu tiqué à la rencontre Félicie-Maryse dont le dialogue est moins bien amené, la mention de la dette d'argent semble forcée. Un passage un peu maladroit. J'ai continué à me régaler jusqu'à ce que Paulette se retrouve assommée par les flacons car là je sens qu'on va partir dans un festival et c'est le cas. La surenchère des péripéties m'a moins séduite (la course au lapin,le scooter, les huîtres...), il y en a trop et le texte perd du coup en humour, en intérêt et en subtilité, ça fait trop gag sur gag. J'apprécie à nouveau la toute fin, le retour à l'apaisement et la chute bien pensée !

L'idée de départ du lapin à "cuire" est excellente et je pense que le texte se serait mieux tenu si vous étiez resté campé sur cela.

Écriture maîtrisée très agréable !

Merci pour cette lecture sympathique,

Carbona

   Anonyme   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Vous forcez un peu trop sur l'humour. Par exemple cette phrase ("Merci ma Paulette. On t'attend, Lapinou et moi.") n'est pas logique puisque juste avant elle avait l'air horrifié de devoir le tuer.
Ensuite pareil pour le lapin percuté, qui tombe pile-poil sur la tête de Paulette ! Vous ne reculez devant rien on dirait...(sourire)
Le coup de la blessure avec l'huître parachève le tout, du genre repas catastrophe.
Globalement c'est amusant mais quand même très exagéré, j'aurais apprécié davantage de subtilité dans les situations. Par exemple l'urne du défunt mari qui trône sur la table, ça c'est bien trouvé !

   Anonyme   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une nouvelle qui m'a tenu en haleine un bon moment, jusqu'à ce que le lapin heurte un scooter blanc (sans doute par opposition au rouge écarlate du sang de Paulette suite à la scène de la baignoire), se retrouvant, je cite, "propulsé dans une gerbe de sang [...] avant d'atterrir sur le crâne fatigué de Paulette". Cette scène fait cliché (on dirait un dessin animé), et reste tout à fait improbable. Dommage, car mis à part ce petit désagrément, la tension est palpable du fait de la chute, qui demeure incertaine avant les toutes dernières phrases. Du reste, cette dernière fait froid dans le dos lorsque l'on comprend que cette Saint-Valentin n'aura lieu qu'entre femmes, puisque les hommes sont morts. Ils ne sont représentés que par des urnes disposées de part et d'autre de la table, et l'on imagine aisément, de part cette action, que ces femmes sont un peu folles, car qui disposeraient des urnes sur une table, que ce soit à l'occasion de la Saint-Valentin ou pour toute autre raison ?!?

Bien à vous,

Wall-E

   hersen   
11/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La Saint-Valentin aux urnes funéraires est indéniablement originale.

D'abord le moins bien :

Quand au début de l'histoire l'auteur parle des maris, et qu'une soirée se passe mieux quand les hommes sont d'un côté et les femmes de l'autre, j'aurais aimé que ce soit tourné de façon plus crédible afin que, quand on découvre qu'ils sont en cendre, cette scène reflète une réalité. Or il n'en est rien.
Puis le lapin. J'éprouve quand même de la pitié pour lui.

Puis le plus :

Sinon, l'histoire est gaie, les deux vieilles copines bien campées.
Félicie qui s'invite, oui, bien sûr, surtout si le "sien" aussi est en cendre. Elle l'a d'ailleurs oublié, le pauvre. N'était bon qu'à rapporter de l'argent...

Il y a un côté "veuve joyeuse" assez marrant et les napperons nous laissent à imaginer un décor suranné.

Merci pour cette lecture.

   Bidis   
20/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oh que c’est dommage ! J’ai pensé un moment que le lapin allait finir, tondu (une idée comme ça qui serait venue aux deux cuisinières), dans un beau clapier tout neuf parce que je me souviens d’un petit film autour d’un dindon de Noël rescapé du four, qui avait terminé ses jours au bout d’une laisse, à demi plumé, comme animal de compagnie d’un apprenti cuisinier aussi doué que les héroïnes de cette nouvelle. Donc, la chute me déçoit un peu, elle est moins originale que ce que j’en attendais. Mais sinon, et malgré des outrances superflues, cette lecture m’a beaucoup amusée. L’écriture, très enlevée, n’est pas vraiment percutante mais la mienne non plus alors foin des critiques, j'ai quand même passé un bon petit moment.

   veldar   
20/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour lala

Une saint-Valentin très gaie, très imagée, loufoque, avec juste ce qu'il faut de sang et de suspens. Des péripéties, un sourire qui ne m'a pas quitté, de la surenchère, du gag. Il est évident que l'auteur s'est fait plaisir, qu'il a écrit sous la dictée d'images très précises C'est assumé, léger, et très plaisant.
Des amies comme celles-ci, ça doit certainement se mériter.
Merci

   papipoete   
21/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour lala ; voici donc la raison de votre silence, depuis bien longtemps ; vous écriviez une " nouvelle " !
Je ne commente pas dans le cadre du concours ( le thème me déplaît ), mais celui de votre histoire à dormir debout !
On sourit, on rit, on s'interroge sur le sort du lapin ( pourvu qu'il ne finisse pas vif, dans l'eau bouillante ) !
Et puis les catastrophes arrivent, dans la salle de bain ; dans la rue alors que déboule un scooter ; l'autre qui faillit se saigner en ouvrant ses huitres !
Et pour finir, la mise en place des convives, dont le mari à l'étroit dans son urne, pour fêter la St Valentin !
Ce n'est pas un récit, mais une cascade, un Niagara d'événements rocambolesques !
Bonne chance à Vous, lala
Edition ; j'ai oublié ma " note "

   Pepito   
20/2/2016
Hello Lala !

On va passer sur trucs de lecture habituels et de kriture. La description du vol de lapin est pas au top, par exemple...

Mais, putaingue, je ne me rappelle pas m’être gondolé comme ça une seule fois depuis que je lis des trucs sur Oniris ! Un vrai bonheur !

Les pieds nickelés de la ménagère de +ou- 50 ans ! Du grand délire façon San-A ! Si c'est pas un compliment ça !

Merciiiiiiiiiiiiiii !

Au fait, c'est une histoire vraie ? Haaaargh !

Quel affreux ce Pepito ;=)

Pepito

   telurb   
20/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'ensemble est vivant. On est avec ces trois mamies. Les péripéties peut-être trop forcées mais souvent la réalité dépasse la fiction, alors...
La fin est gaie et émouvante, inattendue. Un beau récit, agréable et enlevé. Un bon moment de lecture.

   Ananas   
20/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J'ai compris votre petit mot de présentation en finissant de vous lire... je comprends votre désarroi à classer votre nouvelle qui part un peu dans tous les sens !
Je l'aurais classée en humour/détente, personnellement, parce que c'est tout de même assez grand guignolesque comme récit.

J'ai trouvé l'ensemble un peu fouillis, mais assez drôle, même si pas mal de choses déjà soulevées en commentaire ou non m'ont dérangées. Il y a parfois un peu de décalage entre ce qui est dit et ce que les personnages font.

Sinon l'histoire m'a bien plu. La chute aurait pu être plus troublante, si le suspense avait été mieux mené, mais dans l'ensemble un texte agréable à lire.

Et le titre est bien sympathique.

Merci
Bonne chance pour le concours !

   macaron   
21/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une comédie sanglante avec en final une petite surprise. C'est déjà pas mal! On sourit, on prie pour ce pauvre lapinou, on partage une dernière pensée avec ces dames. Une St-Valentin bien remplie!

   Shepard   
22/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lala,

Je dois admettre que le virage qu'à prit le récit à sa moitié m'a surprit, dans le bon sens. Les noms des personnages à eux seuls m'ont fait sourire (désolé si il y en a dans la salle, ce n'est pas méchant =)) et l'écriture est bien menée.


Le texte navigue dans l'absurde et l'humour décalé que j'aime bien, donc j'y suis sensible. Au final mon principal regret est cette fin très, très sage. Je m'attendais à une escalade des évènements de plus en plus improbables et gores, de la surenchère, avec pourquoi pas, la mort de l'ensemble des personnages - sans pitié - mais la folie repart.

Bien sûr c'est votre choix tout à vous mais j'en voulais plus...!

   Pouet   
24/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Vraiment pas d'bol pour le lapin et vraiment vraiment pas d'bol pour Paulette alors... :) Un lapin voltigeur jusque sur son crâne...

J'ai lu sans déplaisir, j'ai bien aimé les dialogues notamment.

J'ai lu le thème du concours et me demande toutefois si c'est bien assez "gore" même si y a aussi le coup de la pôvre Paulette qui se casse la binette dans la salle de bain...

Bien aimé la fin aussi avec les urnes... Du coup on peut dire que c'est "noir" à défaut d'être gore.

Ca me rappelle une vieille dame qui était venue à l'école soit disant pour chercher un enfant dont elle ne se souvenait ni de la classe... Ni du nom... Elle tenait des propos incohérents et se plaignait de son frère et de sa soeur qui lui causaient bien du souci, qui n'arrêtaient pas de se plaindre... D'ailleurs y 'avait qu'à regarder, ils étaient là, sur la banquette arrière de sa voiture... Et sur les places arrières il y avait deux stèles... La vieille dame a été cordialement escortée par la police jusqu'à chez elle, je n'en sais pas plus.
Histoire vécue.

   Anonyme   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
« Elle est chargée du dessert, elle a commandé un fraisier en forme de cœur avec un glaçage rouge vif, pour quatre personnes. Elle préparera une viande, elle se décidera le jour du marché qui a lieu la veille, et elle fera un gratin dauphinois, ça plaît toujours, et c'est sa spécialité. Paulette s'occupera de l'apéritif, des vins et des huîtres. Il faudra voir si on prévoit du fromage, et qui achète le pain. » :

Mon Dieu, mais qui achètera le café ? Le suspense est insoutenable.

« qui a lieu la veille » -> « qui aura lieu la veille » je crois

« On installera les hommes ensemble, et les femmes côté cuisine pour l'aspect pratique, et aussi pour être tranquilles et bavarder de ce qui nous plaît. » :
L’utilisation du « nous » est curieuse alors que tout le reste de la phrase est sous une forme impersonnelle. Le pluriel de « tranquilles » aussi.

« Je t'assure, tu me soulageras en acceptant et on ne parlera plus de cette dette. » :
Moi aussi, je me sens soulagé. Une dette de la valeur d’un lapin, ça devait être quelque chose de vraiment terrible.

« Et c'est ainsi que le lapin, enfermé dans une caissette, se retrouve dans les mains de Maryse. » :
C’est donc la caissette qui se retrouve dans les mains de Maryse, pas le lapin.

« Elle n'a jamais cuisiné un lapin vivant » :
Moi non plus. Vous êtes certaine que ça n’était pas plutôt un homard ?
« Faut-il l'ébouillanter comme un homard ? » :
Ah, voilà ! Elle est chouette, Maryse.

« Bon, j'arrive pour t'aider mais je ne suis pas du tout la spécialiste que tu imaginais. » :
C’était une ferme un peu particulière, la ferme à Paulette, quand même.
« Alors il va falloir une longue ficelle bien solide pour lui tordre le cou, et ensuite tu pourras le pendre la tête en bas dans ta douche. Et tu lui crèveras un œil pour que le sang dégouline, il doit être vidé de son sang. » :
Ouf ! Paulette a recouvré la mémoire.

« Elle sait qu'elles ne pourront pas l'attraper et encore moins lui nouer une ficelle autour du cou, alors elle va chercher la caissette, dépose une belle feuille de salade au fond et tente ensuite de rassurer son amie. » :
Diantre, mais on ignore qui a acheté la salade. Maryse avec le fraisier ou Paulette avec les huîtres ?

Bon, je vous avoue que j’ai lu la suite en diagonale.

Les dialogues sont… surprenants. D’une platitude absolue et aussi inutiles que presque toute la narration. Ils pourraient faire un bon sketche, peut-être, au second degré.

Mon Dieu, que cette lecture fut longue ! Mais, d’une certaine façon, je n’ai pas passé un si mauvais moment que ça. Vous avez un don évident pour le comique qu’il vous faut absolument exploiter.

   lala   
28/2/2016
Commentaire modéré

   lala   
1/3/2016

   Anonyme   
23/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Votre histoire m'a fait rire. La fin m'a totalement prise au dépourvu car je ne voyais pas du tout ou vous vouliez en venir. Voici d'ailleurs son défaut : nous n'avons pas de fil à tenir. Pas d'ambiance dans laquelle nous pourrions confortablement attendre l'intrigue ; pas de fil de suspens qui nous guiderait dans une ambiance assez décousue.
Mais malgré tout j'ai ri alors tout va bien !
Josèphe


Oniris Copyright © 2007-2020