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| GLOEL
4/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour,
Entre naturalisme et satire sociale, votre texte se distingue par une immersion brute dans l'univers du collège, capturant avec une fidélité presque dérangeante la violence verbale et les rapports de force qui régissent l'adolescence. La structure en deux "jours" permet de croiser les perspectives, offrant un contraste saisissant entre la quête de virilité toxique de Charles et la quête d'identité subtile de Bich Trâm. Le récit est percutant. L'utilisation du présent de l'indicatif et le rythme rapide des dialogues créent une tension constante qui culmine dans une chute physique et symbolique particulièrement satisfaisante pour le lecteur. Charles est un anti-héros réussi ; il suscite autant de mépris que de pitié, ce qui témoigne d'une écriture nuancée. Le personnage de Marine, bien qu'en retrait, apporte une dimension de "vengeance silencieuse" très efficace. Le choix d'une langue familière, voire vulgaire, sert le réalisme du propos. Cependant, cette force peut aussi etre une limite. Points forts Le récit brille par son réalisme social et sa peinture crue, presque naturaliste, de l’univers scolaire (langage, hiérarchies, cruauté). La narration est dynamique, portée par un ton acerbe et cynique qui évite tout idéalisme. Le personnage de Charles est particulièrement bien brossé : sa psychologie de "victime-agresseur" cherchant une validation virile est pathétique et cohérente. L'ironie dramatique fonctionne bien, notamment lors de la chute finale où la "vengeance" vient de l'ombre (Marine). Points faibles : Le texte souffre d'une écriture parfois trop brute, accumulant les insultes et les clichés (les "durs", la déléguée "suce-boules") au risque de flirter avec la caricature. Certaines répétitions ("sale prof", "abruti") alourdissent le style. La transition entre le premier et le deuxième jour est un peu abrupte, et le personnage de Bich Trâm, bien que touchant dans sa quête d'identité, mériterait un lien plus organique avec l'intrigue de Charles pour éviter l'effet de "deux histoires juxtaposées". Ce texte possède un réel potentiel, notamment dans le cadre de recueils de nouvelles noires ou de littérature "Young Adult" sans concession. Pour optimiser sa version finale, il serait intéressant de resserrer encore davantage les liens entre les deux protagonistes pour transformer ces deux tranches de vie en une mécanique implacable. J'aime bien cette chronique sociale acerbe et cruelle, dont la noirceur est rachetée par une ironie finale mordante : fragment du aujourd'hui ! Bonne continuation ... |
| plumette
10/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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2 personnages principaux ( Charles et Biche Tram) et beaucoup de satellites, un peu trop de monde pour moi dans cette courte nouvelle.
Sur le fond, j'ai eu du mal à croire au personnage de Charles, tandis que celui de jeune fille m'a plus convaincue. l'écriture sert bien le propos, elle est fluide, adaptée à cet univers qui ne cherche pas à se montrer sympathique ! Je réalise que dans mon " je n'aime pas" il y a mon malaise face à la violence gratuite. Bonne continuation. |
| Cyrill
13/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'aime bien le côté amoral de ce récit. La violence verbale est atténuée par un ton bénin, en discret surplomb, qui culmine dans la chute. On change de focale en permanence. Le narrateur épouse la perception de chaque personnage, avec leur vocabulaire, leurs obsessions, mais en même temps il y a une forme de décalage, presque ironique, qui ne commente jamais directement mais qui se glisse dans certains choix de formulation. Par exemple la manière dont Charles s’espère « craint des autres » alors que tout ce qu’on voit le contredit.
C’est que le narrateur se hisse au-dessus de la mêlée sans quitter les personnages : il ne corrige pas leur vision, il la laisse s’exprimer dans l’agencement des scènes, des conséquences, des regards croisés, et ça suffit à produire une lecture critique, par laquelle je comprend ce que les personnages ne comprennent pas d’eux-mêmes. Par exemple l’illusion de puissance de Charles, sans arrêt en butte au réel. Ou encore le jeu de miroirs entre les points de vue : Charles vu par lui-même versus vu par Bich Trâm. Enfin l’absence de jugement explicite, remplacée par des situations qui parlent d’elles-mêmes. Il y a un équilibre assez bien tenu entre immersion et distance, mais il me semble qu’il gagnerait encore en crédibilité en privilégiant les situations plutôt que la surenchère langagière. Merci pour le partage. |
| Lariviere
18/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonjour Laurent-Paul,
Une thématique qui suit une logique de série, si j'en crois les précédents textes publiés qui traitent déjà sur fond et forme d'autres portraits du même genre. L'écriture est bonne et votre nouvelle se lit aisément. J'ai trouvé pour ma part, comme dans les textes précédents que le ton et le développement très appuyés de ses portraits notamment dans l'emploi d'un langage assez brut, voire grossier mais aussi dans cette volonté de ne livrer aucun élément psychologique qui pourraient expliquer les comportements des personnages, donnent un aspect un peu caricatural à l'ensemble. C'est un choix de traitement, qui donne une certaine force au récit et nous confrontent à un certain constat froid, presque neutre, nous laissant ainsi libre cours à nos extrapolations, mais personnellement je préfère quand les choses, les postures et les agissements sont un peu plus fouillées. Merci pour cette lecture et bonne continuation. |
| LeChevalier
18/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J'ai lu ce texte avec beaucoup de curiosité. Malgré l'absence voulue de toute beauté, c'est intéressant, en tant que lecteur j'ai été entraîné dans le quotidien de tous ces collégiens frustrés et souvent vulgaires. Vous êtes sans doute doté d'un sens de l'observation très développé et vous avez la formule juste, claire, percutante pour exprimer ce que vous voulez.
D'un point de vue formel, j'ai trouvé le texte intéressant car il développe deux jours, chacun centré sur un personnage différent, mais à la fin tout se rejoint et se lie organiquement. Le seul élément qui me laisse un peu perplexe, c'est que je n'arrive pas à cerner la visée du texte. |
| Passant75
18/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Cette nouvelle m’a laissé une impression mitigée. L’écriture est efficace et plutôt visuelle, le langage adolescent paraît crédible et certaines scènes frappent par leur réalisme brutal. L’auteur décrit bien la violence quotidienne du collège, les humiliations, les rapports de domination et le besoin d’être accepté par les autres.
Cependant, ce texte m'a plutôt laissé à distance, surtout à cause de l’accumulation d’insultes et de vulgarité. Cette violence permanente finit par écraser le reste et rend certains personnages difficiles à apprécier ou même à comprendre. Charles, notamment, apparaît surtout comme agressif et pathétique, sans que le récit apporte assez de recul sur son comportement. En revanche, j’ai trouvé intéressant le personnage de Bich Trâm, dont le malaise identitaire est plus nuancé et touchant. La deuxième partie apporte un peu plus de profondeur au récit. Au final, la nouvelle est écrite dans un style réaliste, mais son ton très cru et provocateur peut limiter l’émotion ou l’attachement aux personnages. Et je reconnais ne pas avoir été intéressé par savoir ce qui aurait pu éventuellement se passer ... au troisième jour ! |
| Malitorne
19/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Une vision très sombre de l'adolescence, qui correspond à ce que nous balance les médias à tour de bras mais pas forcément l’exact reflet de la réalité. À vous lire, les jeunes ados masculins n’existent que dans des rapports de domination, de violence, et restent obsédés par « pécho de la meuf ». Charmant… Tandis que leurs consœurs, dans le cas présent issues de l’immigration, se débattent avec des problèmes identitaires. Manquent le harcèlement scolaire, la baisse de niveau, l’addiction aux smartphones, la consommation de protoxyde d’azote, et puisque vous semblez vous inscrire dans les grandes villes, le port du voile aussi. Bref, nos jeunes sont malades et votre texte renforce ce message. On les enfonce, toujours plus...
Hormis l’aspect caricatural, rabâché, ce qui me frappe c’est la dichotomie de deux France. Dans ma campagne béarnaise aux odeurs de bouses, constituée de petites villes aux pieds des montagnes, beaucoup de garçons ou de filles jouent au rugby, au hand, l’hiver font du ski, les grands participent aux comités des fêtes, l’été s’amusent aux fêtes de Bayonne ou autres férias du Sud-Ouest. La densité du tissu social, un cadre familial fort et un personnel éducatif respecté me donnent l’impression d’une jeunesse moins à la dérive. J’apprécie donc peu votre texte qui ne rend pas service aux enfants en continuant de leur attacher une image générale dégradée. Quant au style, il va avec cette tonalité sans finesse. |




