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Myndie
6/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le conte est parfait de noirceur et l'auteur en joue avec rouerie pour en mieux récolter les effets. Le monde est loin derrière nous, on est en pleine science-fiction mais le ton est désinvolte et les personnages font les frais d'un fantastique distancié, voire inconscient puisqu'il est leur réalité.
La stratégie narrative est de mettre le lecteur en condition, de lui faire accepter l'imaginaire, ce que pour ma part, je n'ai eu aucun mal à faire. Cette nouvelle n'est pas simple écriture d'un fantasme , elle est questionnement. Un questionnement qui se noue autour d'un futur incertain, angoissant, soumis aux désirs irraisonnés de certais fous au pouvoir, et promis aux dérives des nouvelles technologies et de la redoutable IA . Un questionnement qui pourrait se résumer à une seule interrogation : « Et si ? ». L'imaginaire pousse le réel jusqu'au vertige mais heureusement arrive le mois de janvier 2042 et sa haute valeur ironique, contradictoire, un décalage salvateur avec le despotisme dystopique de la société qui nous est décrite. J'aime beaucoup, bravo. |
Salima
14/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Sourire...
Belle écriture maîtrisée, claire, simple, propre. Il y a quelque chose de la naïveté enfantine, une impression d'acceptation des choses aberrantes qui suivent. Mais c'est un leurre. Une formulation m'a gênée : "mais en étais-je seulement capable ? Je n’en suis pas sûr" répétition du verbe être à la première personne du singulier, et puis la prononciation n'est pas aisée. Peut-être un "mais en étais-je seulement capable ? Pas sûr" aurait été préférable. L'Auteur créé un univers absurde. Ou plutôt il voit le monde actuel absurde et le traduit par une situation absurde. Perso, je ne crois pas que la majorité des femmes accepterait, pour des raisons de style et de coiffure. Se faire trouer le haut de la tête, ça vous fout en l'air toutes les coiffures standard. La chute était inattendue pour moi, mais excellente. C'est bien sûr elle qui donne du sens à l'absurde. Ce texte aurait-il été écrit suite à un mouvement d'exaspération devant les masses rivées aux écrans ? |
Donaldo75
14/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Purée d'nous autres ! dirait le célèbre commissaire Navarro, dire que je suis passé à côté de ce petit bijou est un p*** d'euphémisme. C'est fort de chez puissant, avec un format court qui évite de se prendre la courge tellement le propos est dense et d'actualité. Et que dire de la chute ? Elle m'a troué le c** !
Bon, je ne vais pas rédiger un commentaire composé de premier de la classe parce que mine de rien je ne voudrais pas rater les dernières vidéos hilarantes de mon réseau social favori - Ding Dong - sur mon smartphone à deux mille euros même qu'il fait des photos, des vidéos encore plus belles que les films de Kev Adams et pleins d'autres trucs que je vais apprendre sur des tutos dans le RER. Bravo ! |
Luz
14/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laz,
Bien vu cette parodie de la société actuelle et ses smartphones. On peut y rajouter les jeux du cirque romains, les religions, le football, le Tour de France, le vin rouge et le pastis. On commence à être pas mal troué au bout des siècles, les bonnes idées entrent sans difficulté vu la porosité ambiante. J’ai pensé à Boris Vian en lisant cette nouvelle, et à Brassens : « Les braves gens n’aiment pas que... » Tant qu’il y aura des gens qui refuseront de se laisser trouer le crâne, il y aura encore de l’espoir. Bon, je vais regarder l’étape du Mont-Dore du Tour de France, c’est mon pays après tout... |
Provencao
14/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laz,
Très original et nécessaire désordre, le noir, le troué du vivant...Belle imagination des idoles de l'art troué où s'offre l'imaginerie d'une période déjà morte... Au plaisir de vous lire , Cordialement |
Dimou
14/7/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Dérive sécuritaire du "tout sous contrôle" poussée à son paroxysme dans cette dystopie.
Nous nous trouvons pas loin de la vérité, avec leurs puces qu'ils veulent nous greffer sous la peau. [ Gates, livre 1, chapitre 3 : Et vous livrerez votre chair aux gafam. ] Je trouve que cette écriture déploie le talent de la simplicité. Il faut savoir l'être. Pourquoi donc chercher à recracher le dico ? Claire est la forme, sombre est le fond. Belle brève |
papipoete
15/7/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour Laz
Rien que pour la ligne finale, ce texte mérite qu'on le reprenne depuis le début du récit ! Il était une fois, où tout humain à ses vingt ans, recevait non point sa première montre, ou autre missel que les curés à la tonsure crânienne purent nous céder, après notre BAC Es Betharram. Il fallait montrer tempe blanche, et s'avancer recevoir ce graal passe-partout. Et ça put payer, mais au bout de 4 ans on en revint au bon vieux smartphone, beaucoup plus sûr... NB De tous temps, on pratiqua sur les corps d'enfants ( qui ne pouvaient dire non ) nombre de marques de contrôle, où tout est en règle - vous pouvez circuler ! scarifications en tout genre, ablation clitoridienne et autre castration, plus dramatiques les unes que les autres mais... un trou dans le crâne recouvert d'un plastique bleu, qui pourrait laisser entrer les mauvaises idées, mais pas les mauvaises ?? l'idée n'était mauvaise au demeurant... Las, fallait-il que ce ne soit pas très probant, pour arriver à rendre aux têtes farcies, ce merveilleux " objet du désir ", sa majesté Samsung, Huawaï... Bon, je dois clore mon commentaire là, mon Galaxy vient de m'envoyer une notif ! |
Laz
20/7/2025
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Pour les remerciements troués, c'est par ici:
http://www.oniris.be/forum/remerciements-troues-t32493s0.html#forumpost480637 |
Cyrill
23/7/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Une parodie bien sympathique qui évoque les dérives sécuritaires que la science sans conscience permet. Mais on atteint le sommet avec cette idée de rafistolage à base de film plastique et scotch versus la technologie de pointe. C’est saugrenu et loufoque à souhait. Un peu comme la javel pour soigner le covid.
Des démiurges amateurs aux bricoleurs du dimanche, chacun y va de son idée et se creuse la tête pour parfaire ou défaire le système. Quoi qu’il en soit et tant mieux pour nous, la perfection n’est pas de ce monde. Restons humains ! Bravo pour ce petit délire très inspiré et très certainement sorti d’un trou en haut de crâne, rendons grâce à la porosité du film bleu ! |
Lau
28/7/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Un texte saisissant par sa façon de montrer la porosité de nos cerveaux toujours influencés, pétris par des idées en provenance de l'extérieur. L'homme serait incapable de penser par lui-même, aliéné aux théories des maîtres, manipulé dans son intériorité dépendante des autres. Reste à distinguer les bonnes idées des mauvaises, binarité ou machiavélisme né d'une morale elle aussi imposée. Finalement, la mention au smartphone traduit à nouveau l'intervention d'une intelligence supérieure sans laquelle l'homme est incapable de produire une idée.
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