Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Sentimental/Romanesque
Lyn : Stella
 Publié le 25/11/11  -  10 commentaires  -  10529 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

L'histoire d'une liaison étrange entre deux femmes.


Stella


Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles !

Il n'est plus de nuits, il n'est plus de jours ;

Dors, en attendant venir toutes celles

Qui disaient : Jamais ! Qui disaient : Toujours !



Vous pourriez m’appeler Eliza, bien que je préférerais Eli. Cela n’a aucune importance au demeurant. Tout ce qui compte c’est elle. Elle est un monde à part entière. Mon monde.

Il y a mille choses à dire sur elle, il y en aurait même mille de plus. Il n’y en aura peut-être bientôt plus. J’ai beau pleurer, il ne reste qu’à attendre. Je sais attendre, elle disait toujours que je faisais ça très bien, l’attendre. Alors tu vois, je t’attends encore.


***



J’ai froid. Et faim aussi. Sortir les mains de mes poches pour ouvrir la porte de la clinique est un calvaire. De la buée s’échappe d’entre mes lèvres jusque dans le hall, je remets mes mains dans mes poches. Tout est blanc ici, une légère odeur d’antiseptique flotte dans l’air, un hôpital comme on en trouve partout. Un hôpital particulier. Elle est ici. Je sens sa présence qui semble s’insinuer partout.

Je souris à l’infirmière de l’accueil, elle me connaît maintenant.

Chambre 23, Stella Lemoine. Coma profond depuis deux mois.

Je viens tous les jours depuis deux mois. Deux mois. Il me semble que cet endroit est devenu ma seconde maison. Je connais les médecins et les infirmières de garde qui ne sont relevées qu’à huit heures le matin. Je connais la décoration des chambres, du hall et des salles d’attente par cœur. Je connais la vieille qui agonise chambre 22 et je connais la chambre 24 où j’allais pleurer au début. Plus que tout je connais la 23.

J’y entre justement dans la chambre 23. Et comme tous les jours, elle est là, paisible. Si différente de celle que je connais et pourtant identique. Elle est partout dans la chambre et nulle part dans son corps. Stella a toujours donné l’impression de remplir les pièces où elle se trouvait de façon démesurée. J’étais la seule à voir le petit bout d’espace qu’elle laissait vide. Incapable d’être comblée, elle se projetait autour d’elle-même pour exister.

Je l’ai regardée et j’ai souri, la voir m’apaisait. Sa présence efface mes doutes, tant qu’elle dure.

Je sais que si j’avais été à sa place, sur ce lit, blanche et faible, pleine de fils et vulnérable, je sais ce qu’elle aurait fait. Elle serait entrée comme un coup de vent, une folle bourrasque jacassante. Elle se serait assise sur le lit près de moi et aurait mis des écouteurs dans mes oreilles. Et alors, si jamais j’en étais capable dans cet état, aurait résonné dans mes oreilles alternativement un Impromptu de Schubert et un des morceaux de musique électronique qu’elle aimait tant. Elle me parlerait en même temps, rirait avec les infirmières et les médecins et forte de son optimisme à déplacer le mont Fuji réconforterait le monde entier.

Moi, je suis une ombre matinale dans le service des soins intensifs, les infirmières me reconnaissent au bout de deux mois, les médecins ont pitié de mon acharnement.

Moi, je rentre dans sa chambre sans faire de bruit, par peur de la déranger, comme avant. Je me contente de m’asseoir sagement sur une chaise près de son lit et d’amener des fleurs. J’ai bien pensé à emmener de la musique aussi, les médecins m’ont dit qu’elle pourrait peut-être l’entendre. Sait-on jamais ? Disent-ils. Mais je sais qu’elle aurait ri. Les gens dans le coma n’entendent sûrement pas, et si nous leur parlons n’est-ce pas pour nous rassurer nous-mêmes ?


Elle est un oiseau de nuit, un moineau avec des serres d’aigle et une voix de mésange. Et parce qu’elle est si douce et se sert bien peu de ses griffes, je la suivais partout. Depuis que je connais Stella, il n’y a pas un vendredi soir où nous ne sommes pas sorties. Toutes les deux. Elle devant avec sa démarche chaloupée et ses microshorts en jeans, moi derrière, la regardant valser avec les lampadaires et sautiller entre les flaques. Je la connais depuis toujours. Sa tenue de soirée est sa tenue. Celle qui lui va le mieux, qu’elle met trois ans à choisir alors que c’est toujours la même. Mais qui n’a jamais vu Stella habillée pour aller danser, n’a jamais vu la femme dans ce qu’elle a de plus explicite, de plus désirable, de plus vrai. À moitié nue, elle errait dans les rues, mon ombre sur ses talons. Ses shorts étaient tellement courts qu’elle ne pouvait en fermer la braguette et les boutons. C’est comme ça qu’elle les préférait. Par dessus, toujours, une fine résille noire sur un soutien-gorge noir. Presque rien. Un quadrillage ébène pour enfermer la blanche colombe.

Stella se donnait à la nuit et habitait les rues et les clubs. Ils étaient son terrain d’expression privilégié. Elle entrait dans un sourire et le frôlement de ses cheveux blonds, et comme j’étais avec elle, je rentrais aussi. Les flashs et les raies de lumière semblaient jouer avec sa peau et ses yeux pour l’envoyer dans une autre dimension. Stella était une particule en mouvement dans le flot des danseurs. Une fois à l’intérieur, elle devenait lascive. Abandonnant chacune des limites que j’avais, elle les laissait tomber à terre, une par une, à mes pieds, et je la regardais faire. Elle courait sur les podiums, offrait sa poitrine et ses jambes. On lui aurait proposé de faire une danse autour des barres où officiaient les strip-teaseuses, elle ne se serait pas fait prier. Mais les barmans se contentaient de la regarder de loin. Tous ces moments faisaient partie d’un univers où elle savait comment se comporter. Sur scène elle pouvait se trémousser à la limite de la décence, à moitié dénudée et offerte, haranguant la foule sur ses talons de dix centimètres. Au milieu de la foule, elle passait de bouche en bouche, de torse en bras, la langue avide, désirable et insaisissable. Certains avaient bien essayé de la retenir, mais le regard de Stella sur la main qui enserrait son bras semblait dire « tu ne connais pas mon prix ». Alors ses lèvres qui avaient été si promptes à prodiguer des baisers enflammés se paraient d’un sourire glacial et tous la regardaient partir. Stella n’avait pas le temps pour les amuse-bouches, elle vous considérait et jugeait. Étiez-vous capable de combler son corps ? Étiez-vous capable de remplir le vide entre ses reins ? Et celui dans lequel elle baignait constamment, dans le bleu grisâtre de ses yeux ?


La couleur de ses yeux me manquait à présent. Le soupçon de chaleur qui les réchauffait quand elle parlait de voyages, de sorties ou quand elle m’écoutait parler de livres, une pointe envieuse dans le regard.

Je regarde ses joues blanches et j’ai peur. Si je ne revoyais jamais ses yeux briller dans la lumière opaque de la nuit ?

Je m’approche du lit et lisse le drap d’une main inutile. Depuis qu’elle n’est plus près de moi, le monde s’écroule. Je suffoque dans chacun des lieux où nous avions nos habitudes, j’étouffe quand, à la radio, passe une des chansons qu’elle aimait tant et qui la faisaient danser dans la voiture. Je ne peux plus conduire sans pleurer au souvenir des nuits que nous y avons passées, des soirs où j’ai dû l’y consoler. Je la regarde encore. Depuis qu’elle n’est plus là, je me nourris de son visage tranquille. Ses paupières sont veinées d’un bleu pâle, on dirait qu’elle y a mis du fard. Elle qui ouvre toujours si grand les yeux pour ne rien rater de ce qui se passe autour. Elle qui ne se pose jamais de peur de s’ennuyer à nouveau, de peur d’être seule avec elle-même, qui ne fixe jamais son regard, la voilà enfermée en son propre corps. Comme un enfant qu’on punirait.



Quand je suis chez moi, je ne dors plus. Je pense à elle. À tout ce que nous nous sommes dit et à tout ce que nous avons omis de dire. Je la vois dans cette chambre qui est la mienne, et chaque mouvement qu’elle y fait la rend sienne. Un clignement de ses paupières, le bruissement de sa queue-de-cheval, le frottement de ses cuisses comme elle décroise les jambes. Stella est un monde dans lequel je me prélasse. Mais souvent j’ai perçu la détresse du monde dépeuplé qu’elle est. Au détour d’un sourire, à cette façon qu’elle a de toucher ses poignets ou sa nuque. Stella est un monde replié sur lui-même. Et si elle m’autorise à poser les yeux sur son désastre intérieur, c’est parce que je sais. Je sais que Stella n’aime rien, n’aime personne. Je sais son vide et sa solitude. Je sais pourquoi les drogues ne sont jamais assez dures et les amants jamais assez nombreux.

Quand je suis dans mon lit, je ne dors pas. Les yeux écarquillés, je fixe le plafond, témoin de mes jouissances indiscrètes. Il se souvient, de mon plaisir à dormir avec elle, à la toucher, à la respirer. À la sentir s’accrocher à moi pour exister. Il sait aussi mes souffrances quand je rentrais épuisée et vaincue de nos escapades nocturnes. Quand il avait fallu la retrouver à l’autre bout de la ville, tremblante et ivre morte. Quand il fallait la faire vomir parce qu’elle ne se souvenait plus de ce qu’elle avait pris, ou que la police appelait à 4 h du matin parce que les cellules de dégrisement étaient pleines. Mais Stella est la sœur que je n’ai jamais eue, alors dans la nuit déchaînée, je me levais. Pour elle. Et quand je la ramenais dans mon lit, c’est elle qui berçait mon angoisse pour que je m’endorme, terrifiée à l’idée de la perdre un jour.

Quand je suis chez moi, plus rien n’a d’importance dans son absence. Je suis seule et j’ai peur.



Le temps passe mais rien ne change. On ne rattrape pas le temps perdu. Je dors à l’hôpital maintenant, une infirmière m’a installé un lit de camp dans la chambre de Stella. Je ne vais plus en cours, je suis là, et je la regarde. J’attends. Je me lève le matin et je m’approche du lit pour lisser les draps et toucher sa blondeur. J’ouvre la fenêtre pour laisser entrer l’air frais et me défroisser de la nuit. Maintenant que je suis ici, je dors mieux. Elle est là. Pourtant je me réveille en sursaut au milieu de la nuit, le regard fou. Je rêve souvent qu’à mon réveil, elle n’est plus là. Les médecins chuchotent. Je sais que j’ai l’air complètement à côté de la plaque, à errer et à la dévorer du regard, mais j’entends ce qu’ils murmurent. Mort clinique. Je ne les laisserai pas la prendre. Nous avons survécu à une voiture lancée à pleine vitesse, un samedi au petit matin. Nous avons survécu. Je suis là et je n’ai rien. Et elle est là, dans son lit, endormie comme pour une sieste. Elle va se réveiller malgré leurs médisances et ensemble nous peuplerons son monde solitaire. Stella et moi, ensemble. Stella. Maman.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
25/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau portrait, de la mère et aussi, en creux, de la fille écrasée par cette personnalité flamboyante. Je dois dire que je ne m'attendais pas du tout au dernier mot ! D'ordinaire, je supporte mal les textes au ton trop ouvertement tragique, mais là ça a fonctionné pour moi. Le texte m'a captivée, une vraie réussite à mon avis.

"un moineau avec des serres d’aigle et une voix de mésange" : joli !

Edit pour remplacer "et creux" par "en creux".

   Anonyme   
9/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Ce portrait de Stella me semble assez réussi mais ne me plait guère, je le dis tout net. Cette femme vide, sans consistance, qui se vautre dans une vie futile, qui s’offre aux uns et aux autres sans, finalement, rien donner, cette femme dénuée de sentiment, cigale qui chante et danse, le cerveau vide, il fallait bien être Eliza pour l’aimer à ce point !
Mais le fait que le personnage ne me plaise pas n’entre en rien dans mon appréciation qui est bonne.
Et c’est la chute qui a inversé mes sentiments.
Avant cette chute, j’étais écoeuré par cette Stella vide, même pas parvenue à l’âge adulte, qui ne pense qu’à sortir vêtue de manière à paraître quasi nue, à tortiller des fesses, à allumer les hommes dans les boîtes, à boire et à se droguer !
Mais les derniers mots, sans pour autant me faire changer d’avis sur Stella, ont fait basculer mon point de vision vers Eliza qui parle si peu d’elle-même et qui, pourtant, est sublime.

Comme, par ailleurs, ce texte est bien écrit, dans une expression française de bonne qualité, je puis dire que je suis heureux de l’avoir lu.

   widjet   
18/11/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Pas envie de rentrer dans les détails, mais là encore, l’écriture ne me va pas. L’intention, la sincérité de celle-ci est indéniable, mais la forme, la façon de raconter ne me séduit pas. Des répétitions (inutile de répéter la période des deux mois), des emplois de temps (passé puis à la suite présent) est étrange (« Je l’ai regardé et j’ai souri, la voir m’apaisait. Sa présence efface mes doutes, tant qu’elle dure »), des rajouts dispensables (« Quand il fallait la faire vomir le reste « parce qu’elle ne se souvenait plus de ce qu’elle avait pris » n’apporte rien de plus et alourdit idem pour le « ou que la police appelait à 4h du matin parce que les cellules de dégrisement étaient pleines »). Je n’ai pas compris cette phrase pas claire : « Incapable d’être comblée, elle se projetait autour d’elle-même pour exister ».

Le dernier mot est parachuté comme ça, la duperie est trop maladroite et décrédibilise toute la narration. La seule originalité vient du fait que les rôles mère-fille semblent inversés, à ce la s’ajoute l’ombre de l’inceste, mais le traitement est trop grossier, ça manque de raffinement et de profondeur. Tout est trop dit, trop écrit. Absence de maturité dans le propos.

Enfin, Stella m’apparait comme quelqu’un d’antipathique, d’égoïste et de narcissique.

Je passe mon tour.

Widjet

   Pascal31   
25/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui, au niveau de l'écriture, n'est pas exempt de défauts, mais qui possède une qualité essentielle à mes yeux : l'émotion.
Vous avez su m'émouvoir par ce portrait douloureux d'une mère immature s'autodétruisant sous le regard impuissant de sa fille.
Leur relation ambigüe est bien décrite et l'effet de surprise du dernier mot, bien amené. Le genre de récit que l'on relit deux fois, avec deux visions différentes...
Au rayon maladresses, quelques détails comme des virgules manquantes ou des approximations sur la conjugaison, qui rendent parfois la lecture peu aisée.
Mais au final, rien de rédhibitoire et, surtout, ce goût amer en fin de lecture, ce petit pincement au cœur qui me prouve que l'auteur a atteint son but.

   Anonyme   
25/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte et deux errances. Une comateuse et l'autre tout autant, bien qu"éveillée. Un texte beau et fort. J'ai relevé quelques phrases :
- Incapable d’être comblée, elle se projetait autour d’elle-même pour exister.
- Elle est un oiseau de nuit, un moineau avec des serres d’aigle et une voix de mésange.
- Je m’approche du lit et lisse le drap d’une main inutile.
Et d'autres encore qui témoignent d'une grande sensibilité. On peut certes gloser dessus, néanmoins il s'agit d'un texte à lire avec le coeur et non avec les yeux. Il faut savoir laisser la sensibilité l'emporter sur le cérébral.

   Anonyme   
25/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui débute très bien et qui donne au lecteur le goût d'aller plus loin...de savoir.
La souffrance est palpable et d'une intense sensibilité. J'y ai cru avec beaucoup d'émotion.
Le mot de la toute fin:``maman`` m'a déstabilisée et j'ai dû me repositionner, relire et m'ajuster. Probablement que c'était voulu mais pour moi le texte a perdu un peu de sa crédibilité surtout à ces deux paragraphes commençant par:
--Elle est un oiseau de nuit, etc.
Pour une copine, une grande amie, cela m'allait mais pour une mère, c'est trop...Enfin! c'est mon ressenti.
J'ai cependant apprécié la fluidité de ces deux lectures qu'il faut interpréter avec les yeux du coeur...

   macaron   
25/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une écriture sincère pour un monologue chargé d'émotion. La lecture est agréable et l'on imagine facilement ce duo, un peu classique, de deux caractères diamétralement opposés. Tout se passe bien jusqu'au dernier mot que j'ai relu plusieurs fois, un peu déçu. Pourquoi ce choix de la mère? Il me semble plus incongru qu'original, surprenant.

   rmfl   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
quand on commence à lire , on croit comprendre, en ressent beaucoup d'émotions, parce que le texte en donne beaucoup, on palpite avec, on s'imagine savoir et on découvre qu'il n'en est rien...on ne savait rien!
"Maman" et soudain toute la compréhension du texte est remise à zéro!

Je trouve ce texte bien construit avec beaucoup de finesse et de sensibilité. En fait il n'y a que peu de mots en trop!
L'ensemble fait oublier certaines maladresses que l' on pardonne volontiers à l'auteur

   Anonyme   
28/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
En principe je n'aime pas ces textes dont on se demande toujours si ce n'est pas le récit d'un drame personnel et si on ne va pas gaffer en le commentant et je n'aime pas trop le pathos non plus.
Mais là, il est écrit de telle façon que j'ai pu le lire comme une oeuvre d'écrivain avant tout. Si Stella est décrite sans complaisance, il y a de la pudeur dans la description des sentiments de l'auteur ce qui rend le récit léger et dénué de pathos malgré la douleur exprimée.
Je ne sais pas si le fait qu'il s'agisse d'une mère et de sa fille ajoute quelque chose au texte. Je l'ai presque regretté, j'aurais préféré rester dans le flou de cette relation entre deux femmes. Cependant, je reconnais que ça éclaire certains aspect du récit.
Voilà, mais ce n'est que mon avis.

   Palimpseste   
29/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas trop aimé quelques paragraphes. L'emploi de l'imparfait dans la longue description de la mère en short trop court alourdit la lecture inutilement. Les phrases gagneraient à être plus courtes et l'accumulation de détails lasse.

Sans doute ne suis-je pas trop réceptif à ce type de texte, mais je suis assez d'accord pour trouver qu'il y a un brin trop de pathos. La mère est antipathique et sans doute aurions nous préféré une mère un peu fofolle mais sympathique. Du coup l'attachement de la fille ressemble à une soumission canine plus qu'à un amour filial. Du coup, l'émotion qui résulte (chez moi) n'est pas très empathique mais plutôt "au s'cours! le genre de femmes à fuir!".

(j'espère que je ne suis pas en train de piétiner un texte intime de l'histoire de son auteur - si c'est le cas, j'en suis désolé).


Oniris Copyright © 2007-2020