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Sentimental/Romanesque
macaron : Mon ami, mon ennemi
 Publié le 06/05/15  -  6 commentaires  -  14770 caractères  -  74 lectures    Autres textes du même auteur

Un drame à trois personnages.


Mon ami, mon ennemi


Son ennemi s’était endormi. Il prit son manteau, un vieux caban, auquel il joignait les jours humides ou froids un bonnet pour protéger sa tête toujours un peu ensommeillée. Il n’avait que quelques rues à traverser pour arriver chez moi. Il venait le soir, après le désordre ou la tempête. Il n’aimait plus cette ville. Depuis que Lucile était partie, tout lui semblait indifférent. Il ne voyait dans cette urbanisation qu’un labyrinthe grouillant de vivants désaxés ; il se sentait prisonnier d’un monde non désiré. Il avait peur du bruit de ses pas sur la chaussée.


***


Je savais certains jours s’il venait ou pas. Un ciel bas, une bruine tenace, un soleil blafard, j’attendais les trois petits coups sur ma porte. Je préparais du thé, un Earl Grey affiné, celui qu’il préférait. Il ne me parlait pas de ses problèmes, de son adversaire infatigable. Il ne disait rien ou il dissertait sur un sujet de reportage vu à la télé, les idées d’un débat entendu à la radio. Dernièrement, il s’inquiétait d’une possible réincarnation. Il trouvait ce concept absolument terrifiant, heureusement sans pour autant y croire. Quelquefois nous parlions d’elle, Lucile.


***


Il travaillait alors au guichet d’une grande banque nationale. Il se produisit, le jour où il la vit pour la première fois, comme une implosion dans sa tête. Toutes ces couleurs, ce tourbillon de vie avec ses gestes gracieux, la musique de sa voix cathédrale : il voulut de suite être son public à lui tout seul. Elle avait, Lucile, quelques petites difficultés financières, rien de grave, il arrangerait cela, il était à son service. Il me raconta l’émotion le jour où il suivit, au fond de la salle, la répétition de la pièce dans un théâtre de banlieue. Il comprit ce jour-là qu’il était possible de s’oublier, d’être quelqu’un d’autre. Elle avait d’abord hésité, elle ne voulait pas qu’il vienne, mais sa présence la rassurait.


– Vous auriez dû alors vous installer ensemble, il y a de la place chez toi il me semble, lui disais-je pour la énième fois.

– C’est une artiste Fred, elle aime sa liberté avant tout. Et puis, nous n’étions pas si proches…


C’était bien là son problème à Tristan, cette espèce d’idéalisation qui se retournait contre lui. Elle était son exacte opposée, personne ne dira le contraire, mais de se négliger à ce point, de compter si peu, encore moins que l’obscur employé de banque qu’il était...


– J’étais dingue d’elle, maintenant… je suis dingue tout simplement.


Je plissai les lèvres dans un sourire compatissant.


– Tu vas t’en sortir, il te faut un peu de temps.

– Jamais elle ne reviendra, tu le sais mieux que moi.


J’étais très mal à l’aise pour lui répondre. En général, la discussion s’arrêtait sur le non-retour de Lucile. Il prenait alors une attitude butée, puis il baissait la tête et fixait ses chaussures sans dire le moindre mot. Après un moment, il enfilait son caban et son bonnet, gagnait la porte d’entrée. J’avais juste le temps d’attraper son épaule, d’y exercer une pression amicale tout en lui soufflant un dernier encouragement.


***


J’ai reçu ce matin un avis négatif concernant la publication d’un recueil de nouvelles. Il n’y a que le roman qui compte, me dit en substance mon éditeur, ou alors il faut avoir les reins solides, une jolie réputation. Et ce n’est pas mon cas. Je ne peux donc pas lui en vouloir et je ne vais pas me plaindre. D’autant qu’une de mes pièces de théâtre a été publiée il y a deux ans avec un petit succès d’estime. Elle me permet de vivoter, d’écrire. Cette pièce a été jouée dans un théâtre de banlieue par une troupe semi-professionnelle. Dès la première répétition, Lucile jeta son dévolu sur moi.


***


J’étais assis à côté du metteur en scène, un type étrangement calme et peu disert. Pour jouer « Frissons au clair de lune », j’avais exigé qu’on respecte les didascalies du texte à propos de l’héroïne de l’histoire : Solange, une prostituée. Elle devait être grande et mince, extravertie. Lucile convenait précisément. Sur la scène, je ne voyais plus que ses longues jambes admirablement galbées. Sous la minijupe, elles fusionnaient avec un fessier haut et rebondi, un assemblage parfait. Dès les premières répliques par contre, sa voix rauque et chargée d’une chaleur un rien incommodante me déplut quelque peu. Le texte allait disparaître à force d’être surjoué. Le metteur en scène eut le même sentiment que moi, il lui en fit la remarque, elle prit un air étonné, la partie était loin d’être gagnée. À la fin de la répétition, elle vint me voir avec un sourire exalté, une voix de petite fille pour me demander :


– Vous êtes l’auteur de « Frissons au clair de lune ». Très heureuse de vous rencontrer, je trouve votre pièce d’une grande originalité. Merci pour ce rôle, si un jour on m’avait dit que je jouerais une prostituée…

– C’est un rôle difficile je le reconnais. Solange a choisi de se prostituer ; malgré tout elle est une victime de la société, de par ses origines modestes, sa condition de femme. Toute l’ambiguïté se perçoit entre la légèreté et l’âpreté du propos. Vous saisissez ?


Mais déjà elle ne m’écoutait plus. Elle avait levé le bras pour faire un geste de salut ; je me retournai et vis au fond de la salle un homme qui se soulevait de son siège. Il hésitait comme un enfant pris en flagrant délit dans un lieu interdit. Je me fis la remarque de ne pas l’avoir vu, ni même avoir senti sa présence de toute la répétition.


– C’est un ami, me dit Lucile. Un admirateur. Viens, n’aie pas peur ! Personne ne te veut de mal… Ce qu’il est empoté !


Puis, après avoir agrippé ma veste, s’être frottée négligemment contre moi.


– On pourrait se voir à l’extérieur, dans un bar, chez moi. Je crois que je vais avoir besoin de conseils pour ce rôle. Vous ne trouvez pas ?


Elle avait des yeux verts sans attrait particulier. Ses cheveux en broussaille tendaient vers un roux frelaté à force de colorations. Sa bouche savait donner des baisers, ses seins d’une taille moyenne pouvaient me contenter. À vrai dire, seules ses jambes m’attiraient, ses jambes et sa hauteur.


***


Après un premier rendez-vous dans un café bondé et bruyant, j’allai chez elle. J’espérai qu’elle ne serait pas absente, la ponctualité ne semblait pas être son fort. J’avais poireauté dans le bar une bonne demi-heure, et quand elle apparut dans une tenue aux couleurs criardes, je fis une croix sur une autre de mes marottes : la discrétion.

Elle était chez elle, et les choses n’ont pas traîné. Très vite elle se déshabilla, ne me laissant pas le choix, pressée, affolée peut-être d’un refus possible. J’arrivai rapidement entre ses longues jambes que je caressais religieusement. Je croyais dur comme fer y découvrir un mystère ou ressentir un vertige. Un peu en dessous de la taille moyenne pour un homme, toutes mes conquêtes étaient petites. Il m’était venu un jour, subitement, ce désir, ce fantasme de faire l’amour avec une grande femme.

Lucile embrassait avec la passion d’une vraie amoureuse. Sa poitrine, peu mise en valeur, se révéla plus abondante et d’une fermeté surprenante pour ce tempérament rêveur. En reprenant son souffle, elle commença à me murmurer des mots câlins et flatteurs, et je souris intérieurement à son jeu de comédienne parfaitement maîtrisé. Puis, mes mains, pleines de ses fesses, la soumirent ensuite, de toute leur vigueur, à une danse saccadée et immémoriale. Elle commença à gémir avec cette voix chaude et rauque à éloigner les anges. J’étais un peu déçu, son grand corps ne m’avait pas apporté l’excitation supposée de sa possession. À peine un instant, un sentiment de puissance, et tout était redevenu calme, ordinaire, après la jouissance éclair.

Elle dormait ou faisait semblant de dormir. J’en étais persuadé à ce moment : elle ne pouvait pas être Solange.


***


J’allai encore voir Lucile chez elle ; elle m’aimait, me disait-elle. Il était difficile de ne pas faire l’amour, ce n’était pas désagréable pour autant. Malgré mes conseils pour nuancer sa voix, éteindre des intonations grotesques ou vulgaires, elle ne progressait pas. Herbert, le metteur en scène, pourtant d’un calme prodigieux, commença à perdre patience. Je lui donnai rendez-vous dans un bar en retrait de la grande avenue, plus propice à la tranquillité.


– Tu n’y arriveras pas, l’attaquai-je par surprise. Nous avons perdu trop de temps, la générale est dans quinze jours exactement. Je ne te cache pas qu’Herbert a quelqu’un d’autre en vue.

– Fred, Fred, vous ne pouvez pas me faire ça. Toi, mon amour, tu crois en moi. J’ai écouté tes conseils, ma voix n’a plus cet accent faubourien… caricatural. Non ?

– Tu n’y es pas Lucile. Il n’y a pas que ta voix. Solange est une révolutionnaire, elle tue son mac, pas parce que c’est un salaud, Antonio est plutôt bon bougre, mais pour ce qu’il représente. Tu n’es…


Un type nous observait quelques tables plus loin. Je n’y avais pas fait attention jusqu’à ce que sa tête me revienne. L’admirateur de Lucile, celui de la répétition.


– Ton ami est venu avec toi ?

– Non, quel ami ?


À mon hochement de tête, elle se retourna.


– Ah, Tristan ! Il me suit maintenant. Il est gentil… et très utile pour mes fins de mois difficiles. Il est employé de banque, et très amoureux de moi. Sérieusement Fred, vous n’allez pas me retirer le rôle ?

– Je ne sais pas. Herbert décidera.


***


Herbert opta pour une brune énergique au tempérament affirmé pour remplacer Lucile. Le texte, avec elle, révéla toute sa puissance ; un petit reproche quand même, de temps en temps un soupçon de masculinité parasitait sa verve.

Je n’avais plus de nouvelles de Lucile. Elle devait se cacher, blessée, j’étais le premier à le comprendre. Je comptais par la même occasion que s’éteigne ce feu à mon égard, feu dont j’émettais quelques doutes sur la sincérité. Je me trompais lourdement, elle m’appela en sanglots, se promettant une fin violente et rapide si je ne venais pas lui parler. J’étais bien décidé à ne pas me laisser prendre dans sa toile, à régler la fin de cette aventure une bonne fois pour toutes. Elle m’ouvrit, vêtue d’une tunique violette, un turban dans la jungle de ses cheveux. Elle avait beaucoup pleuré, ses yeux gonflés disaient le désenchantement, la cruauté de la vie. Son appartement en désordre laissait craindre une folie ou une fuite dans l’intemporalité. Elle s’accrocha à moi, de toutes ses forces.


– Espèce de salaud, tu n’as pas levé le petit doigt pour sauver ma tête. Même pas bonne pour un rôle de pute ! De nos baises à nous, tu en dis quoi ?

– Arrête Lucile, tu mélanges tout ! Ce rôle ne te convenait pas voilà tout, ton talent n’est pas remis en cause.

– Tu ne sais pas comme je galère dans ce métier, comme il est difficile d’en vivre. Et puis…


Soudain, elles s’arrêta de parler, des larmes embuèrent son regard, elle baissa la tête, honteuse. Puis, son grand corps se plia en deux, un gémissement en sortit accompagné de borborygmes sonores et suspects. Sa vulnérabilité, à défaut de m’attendrir, me révulsa. Je n’allai pas contre ce sentiment dénué d’empathie. Je la revis sur scène la première fois, plus que tentante, titulaire d’une promesse qu’elle n’avait pas tenue. Je décidai de porter l’estocade :


– Pour nous deux… ne nous voilons pas la face… il vaut mieux en rester là.


***


J’écoutai les explications de ce journaliste à la télévision, à propos d’un fait divers terrible. Une famille entière – le père, la mère, les enfants adultes, une fille et un garçon – avait été retrouvée morte dans leur maison aux volets fermés. Un suicide collectif. Rien ne présageait un tel drame, ni du côté financier, ni sur le plan de la sociabilité. Un mystère. Encore plus énigmatique avec ces quelques mots écrits par le père : « Maintenant les conneries, ça suffit ! »

Je réfléchissais sur la signification possible de cet impératif curieux quand on sonna. Une fois. Puis deux longues pressions, enfin des coups dans la porte. Par le judas je vis un grand type, dégingandé, l’ami de Lucile, Tristan. J’ouvris, il entra, nerveux, mal à l’aise. Il fit quelques pas dans le salon et pointa un doigt accusateur sur moi.


– Elle est morte… elle s’est noyée dans le fleuve, et c’est à cause de toi. Salopard ! Tu t’es bien foutu d’elle.

– Du calme monsieur… Tristan. On peut discuter. Que s’est-il passé réellement ? Asseyez-vous… là… un fauteuil.


Il ne m’écoutait pas, il chercha à sortir d’une de ses poches de son caban un objet. Il tremblait, sa main, coincée dans la fente n’arrivait pas à se libérer. Soudain, dans un geste brusque, il dévoila un couteau replié, un genre d’Opinel d’un format médian.


– Je vais te crever, essaya-t-il d’hurler. Mais sa voix resta sans force, son tremblement s’accentua, une bave épaisse apparut au coin de sa bouche. Il lâcha le couteau. Je m’approchai de lui, le fit asseoir dans le fauteuil. J’appelai le SAMU.


***


Dès lors, il devint mon ami. Je partis avec les pompiers, puis je réglai cette affaire avec la police qui avait été prévenue. Je lui achetai un peu de nécessaires, et surtout je l’approvisionnai, le temps de son séjour à l’hôpital psychiatrique, en cigarettes indispensables. À sa sortie, je le ramenai chez lui.

Il se trompait à propos de Lucile. Nous en discutions longuement lorsque je venais le visiter à l’hôpital. J’avais signalé sa disparition à la police et rien n’indiquait qu’elle se fût jetée à l’eau. Pour eux, par expérience, elle avait disparu, volontairement. C’était souvent la seule alternative au suicide. Après, tout pouvait arriver, la personne réapparaissait ou alors, même quand la police avait retrouvé sa trace, elle désirait ne pas renouer.

Ce soir, en me quittant, il me boxe l’épaule d’un léger coup de poing. Il va mieux. C’est son amour sans condition pour Lucile qui me le rend admirable. Moi, je ne peux pas. De nos solitudes, nous avons tissé un lien fragile, d’une histoire commune, d’un drame au fond plutôt banal. Notre amitié résistera-t-elle au temps ?

Bientôt, il arrêtera son traitement médicamenteux, ce paravent de la folie. Son ennemi est parti, celui qui le persécutait dans sa tête, à confondre des voix, à jouer à cache-cache avec sa conscience, à tester sa lucidité. Au grand jour, un autre lui apparaîtra peut-être, celui qu’il devait supprimer un soir de détresse, après la disparition de Lucile.

Il m’appellera un soir très tard. Il me demandera de venir chez lui. Je ne suis jamais allé chez lui. Ce ne sera pas avec un couteau ou un poignard, je l’en crois incapable. Il se sera procuré une arme à feu, il n’aura qu’à appuyer une fois sur la détente.



 
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   Neojamin   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Un texte très bien écrit, bien emmené, je n'ai rien à redire sur sa réalisation. J'ai lu d'une traite, sans m'ennuyer, presque captivé...ce genre d'histoire me laisse plutôt froid en temps normaux.
D'un point de vue technique donc, c'est très bon.

Mon ressenti personnel est moins enthousiaste, j'ai le sentiment que le narrateur est un poil trop détaché, il raconte le tout comme s'il n'avait pas de sentiments, j'ai eu du mal à vraiment ressentir les personnages. Selon moi, ça manque un peu de folie, c'est trop lisse, le scénario n'a rien d'exaltant...Je n'en garderai pas un grand souvenir.

Question de point de vue, belle écriture et je vous souhaite de publier ce recueil de nouvelles... :)

   Asrya   
10/4/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La forme est particulière, nombreux sauts dans le temps, nombreuses saccades ( les *** ) ; cela peut avoir son charme.
Je ne suis pas fan du début de votre nouvelle. Je trouve que c'est un peu plat, un peu lent, que cela manque de substance pour être attrayant.
Qui plus est, au final, ce début est assez déconnecté du reste du récit.
Peut-être aurait-il fallu davantage insister sur les relations entre les deux hommes, ou sur les relations entre Lucile et Tristan. Tristan est trop absent, trop pour avoir de l'intérêt.
La relation entre Fred et Lucile est plutôt banale mais a le mérite d'être bien racontée.
L'amitié entre Fred et Tristan en revanche, je n'y ai pas cru une seconde. C'est trop brut. Vous nous la livrez, comme ça, sans raison apparente.
Comment ces deux hommes se sont-ils liés d'amitié ? Pourquoi Fred va-t-il rendre visite à Tristan à l’hôpital ? Se sent-il responsable de la "disparition" de Lucile ?
Hum, mouais, ça n'a pas pris.
Nourrir cette amitié me paraît indispensable pour qu'elle prenne.

Dans l'ensemble, votre texte est bien écrit, la forme est particulière (il faut aimer), seul le fond (pour moi) manque de cohérence, de liant.
Les relations entre les différents personnages sont floues ; cela manque de clarté et de précisions (pour moi en tout cas).

Merci pour ce partage,
Au plaisir de vous lire,
A bientôt,

Asrya.

   bigornette   
6/5/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est une bonne histoire. Deux solitaires qui se trouvent un point commun : la solitude. L'un des deux rend d'ailleurs l'autre responsable de son malheur. Mais, provisoirement, son ennemi est son ami. J'ai bon ?

J'aime bien cette idée "grise" : mon ami peut être mon ennemi.

Par contre, même si je souscrits à l'amitié de l'un pour l'autre, je n'ai pas ressenti l'amour de Tristan, ni la solitude du narrateur, pour vivre cette histoire à 100%. Celle-ci gagnerait à être affûtée, je crois. Que Tristan soit vraiment fou de Lucile, que Fred se sente terriblement seul, que les deux s'empoignent violemment, avant de se rapprocher à la fin. Contrastez leurs sentiments, et le lecteur vivra cette histoire davantage avec ses tripes qu'en essayant de deviner où l'auteur veut en venir.

Ou votre intention était-elle d'installer l'ambiance humide et froide qui caractérise le narrateur ? Alors d'accord. Cependant, même remarque que précédemment. Je n'ai pas ressenti la froideur du narrateur, ni la passion de Tristan. En revanche, comme dit Asrya, la relation entre Fred et Lucile est bien claire.

Augmentez les contrastes entre les différents protagonistes, cette histoire n'en sera que meilleure. Elle le mérite. Merci.

   Valmont   
7/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai bien aimé le fond et la forme. Le style est simple, agréable, efficace. Je vous ai suivi sans problème jusqu’à la fin : les personnages et les évènements sont crédibles, et vous laissez assez de liberté à mon imagination pour que je puisse m’approprier l’histoire. L’avant-dernier paragraphe a momentanément jeté le trouble dans mon esprit ; j’ai failli m’égarer avec le suicide collectif de cette famille et la supposée noyade de Lucile, mais j’ai repris pied avant la fin.

   hersen   
13/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Mon impression générale est plutôt bonne, j'ai bien aimé suivre ces personnages. J'ai cependant eu quelquefois du mal à m'y retrouver.
Je n'ai rien compris à la famille de suicidés dont le père laisse un message " maintenant les conneries ça suffit ! "
Un peu plus de travail sur Tristan, peut-être, aurait accentué le côté dramatique.
Des bricoles:
Une de ses poches de son caban : un seul possessif est nécessaire ici. L'une des poches de son caban/d'une de ses poches de caban.
Je ne comprends pas "venait" dans la première phrase. Est-ce que ce ne serait pas plutôt " viendrait" ?
Il me semble que " à défaut" ne s'emploie pas dans un sens antinomique : sa vulnérabilité, plutôt que de m'attendrir, me révulsa. ( ou "au lieu"...) En utilisant à défaut, je resterais dans des sentiments ou idées moins opposés. Par ex: sa vulnérabilité, à défaut de m'attendrir, m'apitoya.
Merci Macaron

   bikass   
22/5/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Très belle oeuvre.Cette histoire m'a fait voyagé avec les personnage et l'auteur, dans les amours de Fred et de Lucile et dans l'amitié et l'inimitié de Fred et de Tristan.
La forme est belle mais pour le fond,la nouvelle serait peut-être la plus belle si elle commençait par le quetrième paragraphe;et renvoyait les tois premiers paragraphes le dernier.Merci!


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