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Fantastique/Merveilleux
Malo : D'ici ou d'ailleurs
 Publié le 02/10/16  -  10 commentaires  -  10046 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Du fond de l'univers, un point lumineux aborde la Terre : une bulle qui accouche d'un enfant de lumière…


D'ici ou d'ailleurs


Du fond de l’univers, surfant sur des orages stellaires, un point lumineux aborde la Terre : une bulle qui satellite, puis défie l’atmosphère pour caresser la peau de la planète bleue, une bulle qui accouche enfin d’un enfant de lumière.


Je suis un petit Terrien. Du moins c’est ce que tout le monde croit autour de moi. J’ai des parents, des frères et des sœurs. Je viens d’avoir cinq ans. En fait, il y a cinq ans que j’ai atterri ici. Je me souviens très bien de tout. Je me rappelle comment j’ai été recueilli, soigné, comment on m’a aidé à m’adapter à mon nouveau milieu. Surtout elle. Je dis maman, mais ce n’est pas ma mère. Ma vraie mère n’est pas d’ici. Elle vit loin, très loin de ce monde. Elle m’attend avec mon père et tous les miens.


De temps en temps, des souvenirs d’avant la bulle me reviennent. Tout cela est encore très confus, mais je ne perds pas l’espoir de recouvrer entièrement la mémoire. Pour l’instant je cherche à m’adapter au mieux à cette famille qui m’a recueilli, à son environnement, à ses rites. Ainsi depuis peu, chaque jour, je dois me rendre dans un lieu qu’ils appellent l’école. Je dois avouer que j’ai beaucoup de mal à m’y habituer. C’est un endroit où se rassemblent plein d’enfants sous la tutelle de quelques adultes. Jusqu’ici, comme enfants, je ne devais supporter que mon frère et mes deux sœurs. C’était pour moi déjà bien suffisant. À l’école ils sont une trentaine qui tournent, crient, pleurent. Certains essaient de s’approcher de moi. Ils veulent que je devienne leur ami. Il y en a même qui tentent de m’embrasser. C’est dégoûtant. Je les fuis. Et puis de toute façon je ne parle pas. Je n’ai jamais parlé. J’aurais pu. Ce n’est pas bien difficile. Mais j’ai toujours refusé d’essayer, pour qu’on me fiche la paix. Je sais qu’en agissant ainsi je fais du mal à ceux qui prétendent être mes parents, mais j’ai tant besoin de solitude, de silence. Je pense souvent à la bulle, à ma vie à son bord, à ce bien-être qui m’habitait.


Les années ont passé. Je sais maintenant ce que je fais ici, dans ce monde qui n’est pas le mien. Mon esprit s’est ouvert grâce à la « Voix ». Au début je l’entendais à peine. Je savais qu’elle était là. Je la sentais. Et puis elle est devenue de plus en plus forte, de plus en plus claire. J’ai eu peur, même, que d’autres puissent l’entendre. Mais non, j’en ai eu la preuve hier avec mon pseudo-frère. La voix me parle. Je suis concentré. Lui, m’aborde, je ne sais plus pourquoi. Comme je l’ignore, il me secoue en me tenant l’épaule. Je dois le gifler et le repousser pour qu’il me laisse tranquille. En tout cas, je sais maintenant que personne d’autre que moi ne peut entendre la Voix. C’est très important, car elle est un lien entre mon univers et celui-ci. Si d’autres pouvaient l’écouter, cela pourrait me trahir.


Je suis en mission sur cette planète. Je ne suis pas tombé ici par hasard. Je suis fils de notable, en initiation. C’est une tradition dans mon peuple. Les fils de dignitaires doivent se frotter à une autre communauté vivant dans l’espace avant de rentrer chez eux pour assurer leur charge. Si on m’a retiré mes souvenirs, au moins maintenant, je ne suis plus livré à moi-même. La Voix m’instruit. Je dois, m’enseigne-t-elle, le mieux possible, singer ceux qui m’entourent, leur ressembler. L’idéal serait qu’ils me considèrent totalement comme l’un des leurs. Je sais que ce n’est pas le cas. Mes pseudo-parents pensent que je suis malade. Le fait que je ne parle pas les inquiète énormément. Ma violence également. S’ils pouvaient comprendre que je n’aspire qu’à une chose, qu’on me laisse seul, tout serait plus simple. Ils me font rencontrer de temps en temps une jeune femme douce. Elle ne me veut que du bien, mais elle me dérange, elle m’agace.


La voix m’a annoncé que de mon attitude, dépendait la bonne marche de ma nation. Des erreurs de ma part, pour ne pas dire des fautes, peuvent provoquer des orages meurtriers, par exemple ou la maladie d’une personne qui m’est chère là-bas, sinon sa mort. Donc, plus de bêtises, il me faut devenir transparent. D’abord, leur montrer que je peux parler. Pas trop vite, un mot par-ci, une phrase par-là, qu’ils sentent que je progresse. Cela ne sera pas facile. J’ai peur qu’ils finissent par m’envahir. J’ai peur, dans ce cas-là, d’être obligé de me défendre, d’user de violence, ce qui m’est, à partir de maintenant, interdit.


Ça y est, j’ai franchi le pas. Je parle. En fait, je me contente de répondre aux questions qu’on me pose, pas plus.À l’école, j’essaie de ne pas en faire trop. Ce qui est enseigné me paraît si facile. Je pourrais aller beaucoup plus vite, sauter des classes certainement. Mais alors on se pencherait de nouveau sur mon cas, ce que je ne souhaite pas.


J’ai toujours énormément de difficultés à tisser des liens avec mes camarades. La Voix me le reproche. Je n’y peux rien. Cela reste au-dessus de mes forces. Je suis ouvert avec tous, mais je me fais le plus discret possible. Je trouve les garçons bruyants, brutaux. Ils ont vite fait de pénétrer dans mon espace vital. Les filles sont plus douces. Elles cherchent à comprendre. Leurs approches sont plus délicates. Mais elles ont toujours besoin de contacts physiques : se tenir par la main, s’embrasser, même. Ça, je ne le peux pas. Alors je passe pour un poseur. Peu importe. Je ne souhaite vraiment pas me faire d’amis.


C’est étrange ce besoin qu’ont les habitants de cette planète de toujours se toucher. Et ceci dès le premier âge. Le bébé respire littéralement sa mère et la mère son bébé. Avec leurs familiers, ils usent de baisers, de caresses. Avec les autres, ils se plient à cette drôle de coutume qui consiste à se serrer la main. Leur rite de procréation me stupéfie. J’ai du mal à imaginer le mâle pénétrant la femelle. Cette partie d’eux-mêmes si étroitement mêlée qu’ils ne font plus qu’un. En plus ils aiment cela. Ils ne le font pas uniquement pour se reproduire, ce que je pourrais accepter à la limite comme une nécessité imposée par la nature. Non, ils en raffolent. Toute leur vie semble tourner autour de cela.


Chez nous on ne se touche pas. Ce ne serait même pas envisageable. Chacun conserve autour de lui une aura spatiale infranchissable par les autres. On entre en relation grâce à différents fluides subtils que celui que l’on côtoie perçoit dans tout son corps. C’est assez difficile à expliquer. Un peu comme des odeurs, sauf que c’est tout notre être qui perçoit ces parfums. Ces contacts sont très agréables. Quant à la procréation, elle se fait en usant d’un regard particulier. Une onde visuelle est émise par le mâle. La femelle l’accepte ou la refuse. C’est elle qui dans son corps portera la lumière. Nous sommes tous des enfants de lumière.


C’est la Voix qui m’apprend tout cela. En tombant ici, j’ai tout oublié. Lorsque ma mémoire m’aura été complètement rendue et que j’arriverai à me comporter comme ceux qui m’entourent, je pourrai repartir chez moi. La Voix me l’a promis.


Elle est nouvelle dans la classe. Elle s’appelle Marie. On l’assoit à côté de moi. Elle se glisse sur son siège, sans bruit. Elle me regarde. Pas de sourire d’approche. Juste son regard qui, en un éclair, me dit tout d’elle. C’est ma sœur de là-bas.

On ne se parle pas ou très peu. Je pense qu’on communique comme les nôtres. En tout cas on n’a pas besoin des mots pour se comprendre. On passe de longs moments dans ma chambre. On ne fait rien, on se regarde.


L’autre jour, elle me prend la main. J’ai d’abord un mouvement de recul, puis, étrangement, je la laisse faire. Je me dis qu’elle veut m’aider à m’immerger dans les coutumes des gens d’ici. Étonnamment, je trouve cela plutôt agréable. Maintenant, nous nous tenons souvent ainsi. Je n’aurais jamais cru que je prendrais goût à ce genre de contact. Je pense que c’est parce qu’elle est ma sœur de là-bas. En tout cas la Voix est ravie. Elle me dit que je progresse à grands pas.


C’est incroyable, mais j’ai embrassé Marie. Rien que le fait d’écrire ces mots me met mal à l’aise. Et pourtant je l’ai fait. On est dans ma chambre. Elle feuillette un magazine. Je regarde son visage, si pur dans la finesse de son ovale. Le petit menton volontaire, le nez droit ouvert sur deux narines délicates. Il me semble voir l’air qu’elles aspirent puis rejettent ; le même air dont mes poumons viennent se nourrir. C’est comme si nous mâchions le même aliment et que nous l’échangions. (Comment puis-je avoir ces pensées. Il y a encore peu de temps, je les aurais rejetées comme dégoûtantes.) Je la regarde, et mes yeux se posent sur ses lèvres, charnues, sensuelles ? Je peux dire, sensuelles ? Ses lèvres où s’est glissé un bout de langue. Je me lève, j’embrasse sa joue chaude, une bonne odeur de savon. Elle me regarde, surprise puis attendrie. Elle approche son visage tout contre le mien et sa bouche se pose sur la mienne. Je sens d’abord comme des fourmillements. Je veux fuir ce contact trop précis. Mais mon corps ne veut pas. Je ne comprends plus. Mon corps possède sa propre vie indépendamment de mon esprit. Mes lèvres frémissent. Ma bouche s’entrouvre. Je sens son souffle pénétrer dans ma gorge. Puis sa langue épouse la mienne, avec sa salive ; un goût fade au début jusqu’à ce qu’elle prenne le goût de ma propre salive, puis un autre goût, unique celui-là et qui me grise. J’ai vite trop chaud, je me recule. Elle me sourit, puis elle reprend son magazine. Mais je vois bien qu’elle ne lit pas. À intervalles réguliers elle me regarde en coin, attentivement.


Ce baiser m’obsède. Au lycée, j’ai changé de place. Finalement, je ne crois pas que Marie soit une enfant de là-bas. J’ai interrogé la Voix. Pas de réponse.


Tout s’écroule autour de moi. J’ai l’impression d’avoir échoué dans ma mission, d’avoir trahi.


Voilà trois jours que je reste enfermé dans ma chambre. J’ouvre seulement quand on apporte mes repas. Je ne fais rien. Je reste assis sur mon lit. J’attends qu’ils viennent me chercher, ceux de chez moi. La Voix s’est définitivement tue.


Je suis tout seul. J’ai peur.


 
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   Brume   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Malo,
Juste pour chipoter:
"-J’ai des parents, des frères et des sœurs" - ici "frères" est au pluriel, alors que plus loin vous dites: " je ne devais supporter que mon frère et mes deux sœurs" - mon frère, donc il n'a qu'un frère.

L'enfant venu d'un autre monde est asocial, en total incapacité de s'intégrer, d'aimer, et d'adopter les coutumes des humains. Un comportement que je qualifierais d'autistique.
Son attitude vers la fin démontre bien comment il a échoué dans sa mission. Les phrases courtes accentuent le caractère froid de cet adolescent.
L'écriture est simple, il est vrai qu'il ne se passe pas grand chose, tout est centré sur la psychologie du héros, pas ennuyeux pour autant car cet adolescent est intriguant, antipathique plus dans sa manière de juger la façon de vivre des gens qui l'entoure que dans ses actes, et le simple fait de savoir si il va réussir sa mission reste un bon suspens.

   molitec   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai trouvé cette lecture agréable et elle incite inévitablement à la réflexion, ce qui n’est pas pour me déplaire.
J’ai aussi aimé ce croisement entre ces deux cadres, celui de la psychologie de l’enfant et celui fantastique de son origine lointaine dans l’univers, sa mission.
Son échec est-il une réussite dont il n’est pas conscient finalement ?ou bien une réussite qu’il n’aime pas, qui n’est pas celle de sa mission, telle qu’il la voyait.
La voix qui s’est éteinte, signifie la fin de la mission, réussie peut être ; sa promesse est-elle tenue? Est-il chez lui désormais ? La voix de son doute, permis jusque-là, sur la réalité de son monde n’a plus de raison d’exister. Enfin je ne suis pas sûr de mon interprétation, mais j’ai aimé cette nouvelle.
Merci.

   Anthyme   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Rien à dire concernant la facture du texte à laquelle j’attribue un « bien ↑ », dont j’apprécie la simplicité et la fluidité, et donc la suggestion efficace d'images mentales.

Mes remarques ne concernent que le ‘fond’.

… … … …

Ce qui selon moi distingue un « enfant des étoiles » des « autres » n’est pas qu’il sache « qui » il est, mais contrairement à eux de savoir d’« où » il vient ; cette simple connaissance suffisant à alimenter les difficultés relationnelles à surmonter, ce qui tout naturellement le conduit à faire correctement son boulot de chien d’aveugle.

De ce fait, j’ai été très réceptif à votre texte jusqu’à arriver au paragraphe 4 « …/… je sais maintenant ce que je fais ici … / … » et surtout le §5 « Je suis en mission sur cette planète …etc. …fils de notable … etc. … fils de dignitaires qui doit etc. … » ; c'est-à-dire se « sachant-être » d’une élite dominante.

J’ignore d’« où » vient cet enfant, mais l’anthropomorphisme de sa condition dominante me suggère de le voir issu du cloaque de Gaïa plutôt que des étoiles d’Éros ; dit autrement, il me semble impropre au service de la moindre Agapē !

En effet, un digne « enfant des étoiles » ne peut que souverainement s’offrir en tant que serviteur présent ; mais en aucun cas se vouloir serviteur d’un souverain absent.

… … … …

Ce petit démon a peur en attendant dans sa solitude ?
Bien fait pour lui !

C’est pourquoi je lui ferme en prime la lumière : « Clic ! »

   Alphekka   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Avant toute chose, quand j'ai lu la première ligne de ce texte, j'ai eu la chanson "Starman" de David Bowie coincée dans la tête pendant les trois prochaines heures ! Merci pour ça.

Je le trouve un peu arrogant cet enfant des étoiles, à ne pas vouloir se mélanger aux autres qui l'ennuient terriblement... Mais bon, savoir qu'on vient d'une race supérieure ne doit pas aider à la modestie je suppose. N’empêche je n'ai pas pu m'attacher à ce personnage.

Et puis qu'est ce que Marie a de différent des autres ? Comment sait-il qu'elle est de sa race ?

Enfin la chute me laisse sur ma faim. L'histoire s'arrête brusquement sans vraiment de conclusion satisfaisante : toutes les questions que se pose le lecteur sur l'identité de la Voix et de celle de Marie restent sans réponse, et c'est dommage. J'ai eu l'impression de regarder un épisode de la série "métal hurlant" : un début d'histoire intéressant mais qui s'arrête brusquement lorsque l'intrigue semblait enfin démarrer. (Si vous ne connaissez pas cette série je ne vous la recommande pas, c'est bien trop frustrant à regarder)

   plumette   
3/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Malo,

Le narrateur nous dit d'emblée qu'il vient d'une autre planète. mais est-ce à prendre au premier degré, comme un élément de réalité propre au genre fantastique? ou est-ce une métaphore pour parler de la différence?

je me suis posée la question tout au long du texte et j'ai plus pensé à un enfant "différent", autiste ou atteint d'une autre pathologie ( syndrome d'asperger?) qui s'invente un monde, ce monde étant à un moment incarné dans la " Voix" qui est son délire.

Cette lecture m'a permis de ne pas "juger" le narrateur et sa froideur, et d'être touchée par cette rencontre avec Marie qui a surmonté la différence et a éveillé dans cet être dont le relationnel est handicapé un sentiment qu'il ne sait pas nommer mais qu'il a envie d'explorer, jusqu'à un certain point...

l'écriture est de qualité. Je trouve simplement que le langage de cet " extra terrestre " de 5 ans et son analyse de la situation sont trop élaborés et que cela nuit un peu à la crédibilité.

Votre sujet ( selon mon interprétation!) n'était pas simple, mais vous vous en sortez bien!

Plumette

   MissNeko   
3/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir

Sur la forme rien à dire. Votre plume est vraiment belle et soignée.

Le fond : j y ai vu davantage les réflexions d un enfant autiste, enfermé dans son monde où le contact avec l'autre est difficile.
Il se sent si différent qu il s invente une naissance extraterrestre
Marie semble être la seule à avoir percé sa bulle et donc son cœur et son esprit. Il a peur désormais car il est acculé à ce qu est la vraie vie, celle chargée d'émotions, de sentiments et de socialisation
Ce n est que ma vision des choses. J ai peut être tout faux ! À vous de m'éclairer !

   Solal   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Une fois n'est pas coutume j'ai lu les commentaires précédents.
Moi, l'idée de l'autisme ne m'est pas venu à l'esprit durant la lecture de votre nouvelle. (Il faut dire que j'en connais long sur ce domaine, je ne rentre pas de le détail)
Pour moi, l'enfant "lumière" est tout simplement l'enfant différent, celui qui préfère se nourrir dans son imaginaire que dans ses relations sociales.
Ce type psyché relève-t'elle du pathologique ? Peut être uniquement quand s'insinue la peur et la solitude. Vous me posez la question et j'aime ça.

Du point de vue technique, votre style (sa petite touche enfantine) colle très bien au sujet.

Merci pour cette lecture bien agréable.

Solal

   Anonyme   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Malo,
Votre texte m'a immédiatement touchée, quel sujet ! Un vrai bonheur de le rencontrer. Vos lignes sont d'une sensibilité extrême, vous parlez si bien de la détresse. Moi je l'aime ce courageux petit garçon. Il a fait un énorme premier pas... Et Marie, comme elle est jolie...
Merci pour cette merveilleuse, sérieuse et importante histoire sur le soi, sur l'autre.
Le style coule, se lit très vite et imprègne.
J'ai passé un excellent moment.

   Charivari   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour. Un gamin autiste qui se réinvente une vie ? (mais je n'en suis pas sûr, et c'est justement ça qui me chiffonne un peu, à vrai dire)
J'ai trouvé ça assez touchant, bien écrit (disons: en accord avec ce qu'est censé être le narrateur), je crois que vous auriez pu trancher un peu plus, à la fin, sur cet autisme qu'on imagine, pour donner un peu plus de pistes au lecteur, là on reste un peu dans le vaporeux, dans l'indécision et c'est dommage

   Ora   
6/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Votre nouvelle m'évoque cette difficulté que beaucoup (tous à certains moment de nos vies?) rencontrent à se sentir réellement appartenir à la famille humaine que nous sommes. Autiste, extraterrestre peu importe pour moi.
Je regrette juste dans votre histoire que cet enfant de lumière ne soit pas plus lumineux justement dans ce qu'il vient faire sur Terre. En dehors de Marie (prénom anodin?), nous ne voyons que ses errances, j'aurais aimé le voir aussi partager sa richesse. Mais peut-être faudra t'il pour cela attendre qu'il grandisse? ;)

Votre texte me fait penser à cette citation (je ne sais plus de qui) : "nous ne sommes pas des êtres humains qui vivons une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine". Si ça vous tente, je vous renvoie à la lecture de mon poème "A l'aube" qui sera accessible le 12 oct prochain.


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