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Sentimental/Romanesque
Marco : Bassin d'orage
 Publié le 06/06/15  -  6 commentaires  -  8734 caractères  -  50 lectures    Autres textes du même auteur

Un soir d'orage, un pêcheur pris dans la tempête tente de rejoindre l'autre côté de la rivière, pendant qu'un couple enlacé regarde par la fenêtre.


Bassin d'orage


La pluie tomberait sans tarder. Dans la chambre, Yvan était appuyé sur le rebord de la fenêtre ouverte. On voyait de gros nuages noirs, gonflés comme des baudruches au-dessus de la rivière. Il se tourna vers le miroir. Il était posé sur une commode à deux tiroirs, peinte en blanc. Alexandra avait glissé des photos tout autour du cadre de plâtre qui avait été blanc, puis avait jauni. Le miroir était tacheté à plusieurs endroits. À gauche et au milieu, il y avait la photo noir et blanc du grand-père cheminot, portant moustache, dont elle avait hérité les yeux gris. Au-dessus, une carte postale qui venait de Corse. Au dos, elle racontait, en quelques lignes penchées, les églises et les villages, les places où l'on cherchait l’ombre, un soleil de plomb, comme les choses se passaient bien pendant le séjour. Sur la droite, un faire-part de naissance beige et rose, qui venait de sa sœur, qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps. Puis dessous une photo de sa sœur, le menton carré et les cheveux noirs tirés en arrière, autre héritage du grand-père. La fille de sa sœur, sur la même photo, la nièce d’Alexandra, portait un ballon de basket sous le bras. Sa mère tenait un trophée, une coupe à la main, tout sourire. Des visages enjoués, que rien ne pouvait détourner d’un valeureux destin, qui ne trahissaient aucun doute, aucun malheur à venir. D’autres photos de famille où l’on se penchait franchement vers l’objectif, et d’autres encore où les plus timides grimaçaient, étaient posées en tas sur le meuble. Il y avait aussi la carte postale qu’ils avaient rapportée de Lisbonne et le billet de la dernière exposition qu’ils avaient vue. Celle d'un artiste qui tapisse les plafonds d'épaisses tentures que l'on regarde le nez en l'air, comme lors d'une cérémonie, jusqu’à ce qu’une douleur à la nuque vous rappelle à la raison. Au-dessus du miroir, était accroché un masque à tête d'éléphant, un masque de bronze qui venait d'Inde, qui ne demandait rien, qui ne savait ce que nous faisons dans l'univers, ce que nous sommes, qui ne répondait rien, qui était bien ici, à regarder Alexandra quand elle brossait ses longs cheveux noirs, épais comme du crin, avec des mouvements secs au départ, pleins d’énergie, puis plus lents ensuite, un peu comme si elle dressait un animal sauvage chaque matin. Yvan prit une photo entre deux doigts, laissant son esprit s’y promener un moment puis la remit à sa place. Par la fenêtre ouverte, pénétrait l’air qui sent la pluie à venir. Il entendit la porte de la salle de bain s’ouvrir, et la vit dans le couloir en peignoir gris, le teint pâle. Elle s’avança vers lui, il ouvrit les bras et elle posa sa tête contre son torse. Elle lui demanda doucement de fermer la fenêtre. Ce qu’il fit. Il flottait l’odeur d’Alexandra maintenant. Une odeur de lait, d’amande, d’agrumes aussi, une odeur tiède et douce. Ils s’enlacèrent se tournant de concert vers la fenêtre, vers le ciel zébré d’éclairs. Elle désigna du doigt le ciel et ses lumières. Il approuva du menton puis on entendit les premières gouttes s’écraser sur le Velux, en rafales. On devinait une barque sur la rivière, une plate, et un pêcheur pris par l’orage, giflé par la pluie. Elle passa sa main dans son dos, il lui caressa les cheveux. Le vent formait des vagues sur la rivière, la fenêtre ruisselait sous le déluge. Alexandra sentit de l’air frais qui s’infiltrait. Yvan tendit un bras et alluma le lampadaire.

Il se pencha, collant son nez dans les cheveux humides, le parfum s’effaça, et revint, fugace. Elle replaça ses cheveux d’un geste lent, le dévisagea et le serra fort à la taille. Le ciel virait au bleu marine, les nuages jaunissaient. Sur l’autre rive, quelques lumières s’allumaient aux fenêtres, derrière certaines on devinait des silhouettes qui goûtaient au spectacle, à l’abri, des silhouettes un peu floues. Ils avaient souhaité tous les deux un appartement avec vue sur la rivière, un paysage en mouvements, comme elle disait. Yvan sourit en y repensant. Il y en avait du mouvement, ce soir. Il se détacha d’elle et s’assit sur le bord du lit en l’attirant à lui. Elle était tout près, ses yeux dans les siens, il l’embrassa à pleine bouche pendant que la pluie redoublait. Elle se colla à lui caressant sa nuque. De l’autre côté du mur, l’autre chambre avait ses murs peints de couleur bleue, un bleu pâle, sans coulures. Yvan s’était appliqué, prenant son temps pour la préparation de la pièce. Elle donnait sur la rue. Un ruisseau de pluie la dévalait ce soir, débordant des caniveaux, inondant les trottoirs par endroits. La première fois, après les saignements et les contractions, ils s’étaient retrouvés main dans la main dans l’ambulance, en direction des urgences. Des voix aux timbres posés les accompagnaient, des voix qui rassuraient, qui étaient là pour ça, dans l’ambulance. Puis les lumières crues des néons et l’odeur blanche de l’hôpital. À la deuxième fausse couche, quand Yvan avait tenté d’embrasser Alexandra, la semaine qui avait suivi, elle l’avait menacé d’un couteau. Elle tenait une salade dans l’autre main. Il avait retiré la main de sa taille, avait reculé d’un pas et s’était retrouvé assis sur une chaise. On voyait briller la lame du couteau et l’anneau à son doigt. Ensuite ils avaient ramassé ensemble quelques épluchures qu’ils avaient mis à la poubelle, et passé un coup d’éponge. La chambre bleu clair était meublée d’un lit blanc à barreaux et d’une armoire bleue et blanche, les murs vierges.

Par la fenêtre, on voyait quelques arbres affolés dans la tempête, et un ciel qui menaçait de tomber. Alexandra se leva du lit et s’assit face au miroir. Yvan regardait le dos de sa femme, sa nuque, quand elle dégagea ses cheveux d’un geste lent. La foudre claqua et le lampadaire s’éteignit. Ils essayèrent de distinguer leurs silhouettes dans la pénombre et se retrouvèrent à tâtons face à la fenêtre. C’était une coupure générale, la ville était dans le noir. Yvan posa une main sur la hanche d’Alexandra. Elle cala sa tête au creux de son épaule et il laissa la douce odeur de la crème de nuit l’envahir. Dans les tourbillons de la rivière, le pêcheur luttait toujours pour gagner la rive, depuis le milieu, avec tous ces gens derrière leurs fenêtres tout autour. On apercevait quelques lumières jaunes qui dansaient dans les pièces, on avait sorti les bougies, les ombres longues léchaient les plafonds. Devant, à droite, à gauche, la barque était encerclée par les tourbillons, brinquebalée, le vent se jouait de l’embarcation. Dans ce vacarme, le pêcheur avait ses mains accrochées aux rames, son corps recroquevillé, son corps qui faisait corps. Yvan et Alexandra étaient blottis l’un contre l’autre, et pour l’autre, dans la barque, ils étaient avec lui, pour peu ils monteraient un club de supporters, avec ceux d’en face, derrière leurs fenêtres, toujours plus nombreux, la tribune d’en face.


– Quelqu’un a sans doute appelé à l’aide, téléphoné aux pompiers, dit-elle.


Il opina.


Mais en réalité, chacun s’était fait la même réflexion, de ce côté-ci, dans le camp d’en face, de chaque côté de la rive, où l’on partageait les mêmes réflexions à la lumière des bougies : « Quelqu’un a sans doute appelé les pompiers ». Chacun pariant sur le civisme de l’autre, chacun ayant posé son téléphone dans un coin. Et les pompiers ne viendraient pas aider cet homme à revenir à quai, aucun téléphone n’avait sonné ou vibré, aucun appel au secours n’avait été lancé, aucune bouteille n’avait été jetée. Des hommes casqués ne viendraient pas lui tendre une corde, un grappin, lui jeter une bouée. Des voitures et des camions ne débouleraient pas sirènes hurlantes, fendant l’obscurité dense, dans ces rues traversées par des chats et leur dextérité nocturne de chats, à la chasse aux ordures, aux poubelles renversées. Il était bel et bien livré à cette rivière de quelques kilomètres de long, un morceau de rivière enfanté par deux autres, avant qu’elle ne se dilue dans le fleuve, quelques kilomètres plus loin, et qu’il ne l’engloutisse. D’ailleurs, elle ne portait d’autre nom que la Trois Rivière, elle était trop courte pour qu’on la nomma autrement. Elle courait au milieu de la ville, n’était que de passage, pas ici pour s’encombrer de qui que ce soit ; elle souleva une lame de fond et projeta d’un coup la barque sur le quai et en éjecta le pêcheur.

Depuis les fenêtres, sous les nuages sombres, on devinait la forme humaine, elle se dépliait lentement, puis se mit à marcher, titubant vers un arbre, s’y collant, l’entourant de ses bras, dans une longue étreinte, pendant que tous les nez, les fronts, étaient collés aux fenêtres, les mains essuyant la buée, pour le clou du spectacle.


– Je suis enceinte mon amour, murmura Alexandra.


 
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   Neojamin   
12/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

C'est un peu compact comme présentation, dommage...c'est lourd et, sur un écran, d'autant plus difficile à lire. Sur la forme, c'est mon seul commentaire, le style est soigné, quelques petits accrocs ci et là mais rien de bien méchant, juste des expressions qui me paraissent mal placées ou maladroites comme "se tournant de concert" ou "gonflés comme des baudruches" (je n'arrive pas à me les imaginer ces nuages en baudruches...)

C'est sur le fond que ça coince pour moi. Des petits détails qui m'ont fait tiquer. Les nuages qui jaunissent en pleine tempête, l'obscurité mais ils arrivent à voir les mains du pêcheur, ce pêcheur qui est "pris dans la tempête" au milieu d'une rivière ? Je ne m'imagine pas la scène, c'est décrit comme s'il était en pleine mer...Je n'y ai pas cru.

Sinon, une belle émotion dans vos mots, le début est un peu lent, trop descriptif à mon goût et je pense que vous pouvez faire une meilleure introduction. Le texte m'a touché, c'est l'essentiel.
Bonne continuation!

   Shepard   
21/5/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Un peu d'aération ne ferait pas de mal au texte, le format bloc est difficile à aborder...

Autrement, il y a aussi beaucoup de lourdeurs, l'histoire gagnerait à être élaguée, certaines formulations sont obscures. Je pense notamment à :

"Au-dessus du miroir, était accroché un masque à tête d'éléphant, un masque de bronze qui venait d'Inde, qui ne demandait rien, qui ne savait ce que nous faisons dans l'univers, ce que nous sommes, qui ne répondait rien, qui était bien ici, à regarder Alexandra quand elle brossait ses longs cheveux noirs, épais comme du crin, avec des mouvements secs au départ, pleins d’énergie, puis plus lents ensuite, un peu comme si elle dressait un animal sauvage chaque matin."

Ouf ! Le début est incompréhensible "qui ne savait ce que nous faisons" ? suivit de virgules haletantes interminables. Plus de simplicité rend les choses plus poétiques.

La première phrase est aussi assez déstabilisante : "La pluie tomberait sans tarder" C'est tarabiscoté. Pourquoi ne pas simplement dire "Il allait pleuvoir" ou "La pluie allait tomber" ?

"Il était posé sur une commode à deux tiroirs, peinte en blanc. Alexandra avait glissée des photos tout autour du cadre de plâtre qui avait été blanc, puis avait jauni."

Pareil, pourquoi ce double "avait" "qui avait été blanc, puis avait" au lieu de "du cadre de plâtre blanc qui avait jauni" ou du "plâtre jaunissant" (car après tout, le plâtre est blanc, inutile de le préciser, et en plus on évite la répétition avec la commande blanche juste avant).

"Par la fenêtre ouverte, pénétrait l’air qui sent la pluie à venir"

J'ai du relire plusieurs fois pour comprendre. Pourquoi ce temps ? "l'air qui sentait la pluie à venir" plutôt non ? Sinon, simplement, "l'air humide" ou "l'air de pluie". Bref je ne vais pas relever toutes les tournures étranges, pour moi c'est trop de circonvolutions, peut-être pour donner un air poétique, mais je trouve que c'est raté dans ce cas.

En parlant de poésie, j'ai trouvé plusieurs image pas forcément heureuses :

"On voyait de gros nuages noirs, gonflés comme des baudruches" je ne vois pas des "baudruches" pour des nuages, c'est cotonneux, diffus, pas délimité et net comme un ballon. A la rigueur une éponge...

"son corps recroquevillé, son corps qui faisait corps" Je ne vois pas trop où vous voulez en venir.

"Yvan et Alexandra étaient blottis l’un contre l’autre, et pour l’autre, dans la barque, ils étaient avec lui, pour peu ils monteraient un club de supporters" J'ai trouvé l'image un peu maladroite, pas forcément en accord avec l'ambiance générale du récit.

"Mais en réalité, chacun s’était fait la même réflexion, [...] réflexions à la lumière des bougie" Répétition de "réflexions"

Sur le fond du texte, j'avoue ne pas être trop convaincu... Une lame de fond sur une rivière...? Ça n'existe pas ! Au pire, avec beaucoup de pluie on peut faire entre le courant en crue, mais pas d'immenses vagues ! Bref, pourquoi ne pas avoir choisit la mer simplement ?

Après il y a une douceur générale qui ressort du texte, on ressent bien l'amour ainsi que le malaise des fausses-couches, mais tout est gâché pour moi par des formulations trop alambiquées. Je pense que ce texte mériterait d'être écrit avec plus de simplicité.

   Perle-Hingaud   
24/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps utilisé dans la première phrase m'étonne. Dommage... J'aime beaucoup la suite de votre texte. Le parallèle entre l'homme ballotté dans les flots et le couple malmené par la vie est réussi. L'ambiance pèse, les mots choisis me parlent. Le cadre, le masque... vos personnages ont une vie en dehors de ces lignes. La chambre peinte en bleu casse un peu le suspens: tel que décrit, on comprend qu'il y a quelque chose en rapport avec un bébé, on craint le drame. Peut-être ce bleu est-il de trop, une chambre vide, repeinte, aurait suffit, surtout que la suite explique ? Détail, après tout.
Pas grand chose à dire de plus: j'ai été séduite, merci pour cette lecture.

   bigornette   
6/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Marco,

Un récit en trois temps, je dirais.

D'abord l'exposition. Je ne vois pas vraiment l'utilité de la description pointilleuse des photos, soit dit en passant, à part trier entre les lecteurs patients et les autres.
Quelques expressions un peu triviales par rapport au reste : "baudruche", "lampadaire", "pleine bouche"...

Ensuite, le pêcheur qui lutte avec les flots. J'aurais aimé lire quelques phrases sur cette lutte, non pas en négatif, avec les spectateurs à leurs fenêtres qui n'ont pas appelé les pompiers, mais en positif, avec ce pauvre type qui risque d'y passer si sa barque se renverse. D'ailleurs il manque un peu de violence aux flots de cette rivière, laquelle arrive quand même à soulever d'un coup une barque, comme une bête furieuse. Il manque aussi le fracas des éclairs, je trouve. J'intensifierais les éléments pour faire redouter le pire au lecteur, le mettre dans une situation où il ne peut plus s'arrêter de lire.
D'autre part, de temps en temps, une tournure dénote avec la poésie du texte. Par exemple : "pour peu ils monteraient un club de supporters"...
Cela étant dit, j'ai trouvé très intéressante cette irruption de l'aventure dans ce récit intimiste, cette tragédie qui se joue sous les yeux de ce couple, qui joue pour lui une scène. Joli coup.

Enfin, la dernière phrase, qui résout ce mini-drame de façon heureuse. On espère.

Bref, en trois temps, trois mouvements, vous avez écrit quelque chose d'assez fort qui mérite d'être retravaillé. Merci.

P.S. : Le conditionnel du premier verbe est frappé au coin du mystère. Je suis encore sous le charme de cette incongruité. Gardez-la.

   Automnale   
7/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Bassin d'orage" décrit, ni plus ni moins, le décor d'un appartement, une soirée intimiste chez un homme et une femme, la difficulté, pour cette dernière, de devenir mère... Dehors, la tempête souffle. Un pêcheur, que les riverains observent de leurs fenêtres, se démène, seul, sur une rivière déchaînée. Arrivera-t-il à s'en sortir ?

Pour rendre la lecture plus agréable, il conviendrait d'aérer le texte, de créer des paragraphes (certains commentateurs l'ont déjà souligné).

Les petits points négatifs :
-Le tout début du récit - les huit premières lignes - abonde des verbes "être" et "avoir" (Yvan était... il était posé sur... qui avait été blanc... avait jauni... était tacheté... il y avait la photo noir et blanc... elle avait hérité)... Dans le même ordre d'idée, nous remarquons, un tout petit peu plus loin et de façon rapprochée, trois fois le mot "sœur" (qui venait de sa sœur... photo de sa sœur... la fille de sa sœur...).
- La phrase "Yvan et Alexandra étaient blottis l'un contre l'autre, et pour l'autre, dans la barque, ils étaient avec lui...", demanderait une amélioration.
- Pour une nouvelle aussi brève, le narrateur s'attarde beaucoup sur les photos de famille (à partir de "D'autres photos de famille où l'on se penchait...").
- Par la fenêtre ouverte, pénétrait l'air qui sent la pluie ("qui sentait la pluie" ou bien "l'air sentant la pluie" serait préférable).

Le point positif est que l'atmosphère de ce soir de tempête est plutôt bien rendue... Cependant, j'ai du mal à imaginer que personne - absolument personne -, voyant un homme risquer sa vie, n'appelle les secours... Certes, il est possible que Yvan et Alexandra, beaucoup trop soucieux d'eux-mêmes, ne le fassent pas. Mais les autres ? Non, non, rassurez-moi, ils n'essuient pas tous la buée des fenêtres pour profiter du "clou du spectacle"...

Le malheureux pêcheur étant, en définitive, sauvé, se mettant à marcher, se collant contre un arbre, sans doute faut-il voir là, pour Alexandra, un signe prometteur, à savoir celui d'une grossesse qui, cette fois, sera menée à bien... Je le lui souhaite. Mais est-ce bien le message - ou un des messages - que l'auteur voulait faire passer ?

En conclusion, ce couple égoïste, pas très sain, empêtré dans sa propre histoire, n'est guère (à mes yeux) sympathique. Ce qui fait que la lectrice que je suis le quitte un peu en colère, amère... Si c'était le but que vous vouliez atteindre, Marco, vous avez gagné ! Mais je ne sais pas...

   hersen   
7/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Il ne manque pas grand-chose pour que j'accroche complètement. Peut-être que nous sommes trop dans cet appartement où le couple vit ses difficiles expériences et pas assez dans le bateau à lutter avec le marin en péril. Néanmoins, je trouve que l'idée est bonne.
Toutes ces photos de famille au début du texte sont là justement pour renforcer le fait que ce couple jusque-là n'a pu avoir d'enfant ?
Pour moi ça se tient, c'est juste un peu long, un peu lourd.
Le club de supporters m'a semblé tout à fait incongru !
Je vous lirai de nouveau avec plaisir.
Merci pour cette lecture


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