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Réflexions/Dissertations
masdau : Jour de pluie [concours]
 Publié le 14/01/09  -  18 commentaires  -  4134 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Sous forme de réflexion générale sur l'existence de l'eau et de la nécessité de préserver ce bien précieux et essentiel à la vie. Sorte de nouvelle poétique, bobo écolo.


Jour de pluie [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



Comment fait-il dehors ?

Il pleut, on entend les gouttes qui sautillent sur le toit comme autant de petits coups de bec d’une multitude d’oiseaux malicieux.

Vite, il faut sortir, sauter à pieds joints dans les flaques en essayant de se faufiler entre les gouttes. C’est difficile.

On se mouille les cheveux qui partent en mèches éparses sur le visage, donnant un petit air d’aventurier.

C’est une pluie de printemps, celle qui apporte les prémices des belles journées d’été.

On court, on rit, on lève la figure pour goûter la fraîche piqûre des gouttes.

Celui qui reste le plus longtemps les yeux ouverts face au ciel gagne le rire pétillant des autres.


L'eau du ciel est la seule eau qui ne dépend de personne. Elle est à toi, elle est à moi tant qu'elle n'a pas touché la terre. Après elle ruisselle, elle se tord en une multitude de filets désordonnés, comme une souffrance, pour gagner le fond de la vallée où une rivière l'avalera, l'obligeant à charrier toutes sortes de choses. Des choses arrachées à la nature ou des choses que les hommes ne veulent plus, la chargeant du transport jusqu'à la mer où elle pourra se reposer et se dissoudre dans le sel jusqu'à ce que le soleil l'attire à lui, la libérant de cette gangue saline. Elle retrouvera des gouttes venues d'ailleurs et, ensemble elles voyageront avec la complicité du vent, jusqu'à ce que l'envie de venir sautiller sur les toits la reprenne. Peut-être, cette fois-ci, réussira-t-elle à s'infiltrer dans la terre où elle trouvera une radicelle qui aura besoin d'elle pour désaltérer le corps d'une plante, récupérer sa force et sa douceur et grandir un peu plus, donner quelques beaux fruits juteux dont se délecteront les oiseaux ou les enfants, ceux-là mêmes qui jouaient sous la pluie.


Depuis sept jours tu ne cesses de tomber, le froid de l'humidité est venu pétrifier les herbes folles, imprégner les murs, soulever les dalles, emporter les arbres, bousculer les balustrades, noyer les plaines et les champs, gonfler les ventres des cadavres et transformer les beaux paysages en océan de désolation. Les enfants ne jouent plus, ils sont terrorisés.

Petite goutte fine, inoffensive et joyeuse, essentielle à la pétillance de la vie, à la propreté des corps et des esprits quand tu es seule ou en petit nombre, bien rangée dans des bouteilles, eau neuve de nos cellules, et soudain monstre destructeur quand tu te mets en bandes organisées.


Tu es l'eau, tu es la vie, tout t'appartient, tout te succombe ou resplendit.

Une gorgée sous le soleil sauve ma vie, tu me souris, me rajeunis et puis, d'un coup, tu m'asphyxies. Tu es la mort, aussi. La terreur et la joie des marins partis glisser sur le dos des océans pour le plaisir de vaincre l'inutile. Toute cette eau qui inonde la terre sur des milliers de kilomètres de hauteur. Pourquoi tant de volume et de fonds inconnus qui ne servent à rien ni à personne ?


Égoïste ! disait le professeur, les grands fonds inconnus ont leur utilité dont nous ne savons rien. Que serions-nous sans eux ? Il est à parier que dans la grande fosse, des cadavres rouillés, vestige de la guerre que se font les humains, soient couchés sur le flanc attendant patiemment la grande évaporation pour devenir des musées de mémoire, des aboutissements à des pèlerinages, des interrogations pour les chercheurs lointains, supposé que, sans eau, ils réussissent à vivre.


Mais là il n'est question que d'eau liquide. Qu’en serait-il, si jamais le monde devenait froid, si froid que l'eau deviendrait glace ? La pluie serait de grêle, les rivières glaciers ; les océans, les mers, les lacs, de vastes étendues où l'on pourrait construire, se promener à pied. La planète serait appelée blanche. Quelle horrible vision pour les gens que nous sommes, habitués à l'eau sous sa version limpide !

Malgré les catastrophes et les pluies diluviennes c'est bon d'être sur terre avec toute cette eau. Pourvu qu'elle soit propre.


 
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   Filipo   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le texte en lui-même est assez bien écrit, et se lit facilement. Mais je ne retiens de ce texte qu'une mise en perspective un peu naïve (bienfaits, catastrophes liés à l'eau), qui emploient certes quelques jolies phrases mais a du mal à emporter vraiment le lecteur... Une définition poétique, imagée. Mais bon, rien de nouveau sous le parapluie...

   Menvussa   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ode à l'eau, couleur menthe à l'eau.

Un texte rafraichissant qui ne manque pas de piquant.

J'ai bien aimé :

" Petite goutte fine, inoffensive et joyeuse... et soudain monstre destructeur quand tu te mets en bandes organisées. "

   melonels   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est sans doute le texte qui suit le plus la contrainte imposée du coucours, ici on parle d'eau.
Le texte est bien écrit, il est fluide (comme l'eau...). C'est en effet une ode à l'eau avec réalisme. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte et les pointes de poésie ne sont pas là pour me déplaire.
Bravo.

   Anonyme   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Avec un pseud'eau pareil (masse d'eau)
on peut dire que le thème allait bien.
L'ambivalence de l'eau qui crée et qui détruit.
Un peu déçu par la dernière partie et le "pourvu qu'elle soit propre." de la fin.

   victhis0   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est une application du sujet au sens propre, limite scolaire. Si l'écriture est déliée, le fond ma semblé sans intérêt ni point de vue original. Puor moi, ça manque profondément d'implication et de quelque chose de neuf, le seul intérêt, finalement, de lire...
Déception

   Bidis   
14/2/2009
Réflexions pleines d’images… ruisselantes. J’ai trouvé que ce n’était pas mal du tout, quoique fort peu passionnant.
Le "pourvu qu'elle soit propre" ne m'a pas semblé dénué de sens : la pollution est un thème majeur.

   dude   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une succession d'images tour à tour drôles ou poétiques accompagnée de jolies trouvailles ici et là.
Bien que le thème soit respecté, l'eau sous toutes ses formes comme seul fil conducteur est un peu limité. Comme cela a déjà été souligné, l'intérêt réside surtout dans le style et la fluidité de l'ensemble.

   Anonyme   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Oui il y a de jolies choses, de belles phrases et une certaine envie de nous sensibiliser... à l'eau?

Mais au delà de ça, je ne vois rien de vraiment original ou captivant dans ce texte.
Ni sur le rythme, la forme ou l'histoire, ni sur l'émotion qui est pratiquement absente...

En fait, j'ai l'impression d'assister à la première du film d'Al Gore, et ton texte en serait l'introduction.
Un rien professoral, moralisateur, sans réelle existance propre, prélude à quelque chose...
Pas de rebonds, pas de vagues (haha) mais de belles images, ça oui!

Désolée...

   guanaco   
14/1/2009
L'eau sous toutes ses formes ou presque.
C'est quand même bien mieux dit qu'une définition dans le dictionnaire ou dans wiki!

Merci
Guanaco

   macada   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
trop lisse. trop naïf. simple.
comme de l'eau...plate.

   Ephemere   
15/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour, quelques images poétiques, quelques phrases maladroites (celle qui apporte les prémices), des banalités sur l'eau mais pas d'histoire. Que donne l'eau mélangée d'un peu de terre . J'avais préféré la grenouille qui aurait pu venir tremper une patte ici !
FMR

   masdau   
15/1/2009
J'ai l'impression que les commentateurs ne savent pas lire, ou qu'ils lisent en diagonale avec leurs pieds. Il est dit:
2.3 De plus, cette eau doit jouer un rôle significatif au sein du récit. En d'autres termes, le récit ne pourrait exister sans cette présence de l'eau.
J'applique le règlement à la lettre, c'est tout.

   marogne   
15/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Mes pieds sur la table du salon (c'est pas bien et il faudra laver à grande eau), l'ordinateur sur les genoux, Beethoven en boucle (fontaine sans fin de textes), la tisane à coté (tient de l'eau sale..), et la pluie dehors (non ça c'est pas vrai), je ne sais pas avec quoi j'ai lu, mais je sais que je n'ai pas été emballé par ce texte. oui on parle d'eau, mais est-elle réellemment un personnage, je ne lui trouve pas de présence, celà semble une description sur des brochures d'école primaire sur les diffrentes formes de l'eau sur la terre, ....


En tout cas les gouttes qui sautiillent, ça j'ai bien aim2;

   Faolan   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une bonne idée qui m'avait effleuré l'esprit également.
Du bon et du moins bon dans ce texte dont la lecture ne m'a pas rebuté pour autant !
Merci.

   Nongag   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Un texte naïf et scolaire. Tout a déjà été dit à propos de cette nouvelle peu inspirée. Un effort d'écriture sincère mais un peu trop appuyé, forcé.

Peut-être un sujet que ne vous allait pas?

Meilleure chance la prochaine fois!

   widjet   
25/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il se dégage une certaine sensibilité chez cet auteur qui interpelle. Le texte n'est pas parfait, (parfois c'est écrit trop vite, c'est un peu désordonné) mais j'aime certaines idées comme Celui qui reste le plus longtemps les yeux ouverts face au ciel gagne le rire pétillant des autres et quelques phrases plutot jolies. Avec un style plus peaufiné et une écriture plus rigoureuse, masdau pourrait surprendre. Attendons...

Widjet

   David   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Masdau,

Pourvu qu'elle soit douce, non, pourvu qu'elle soit vive ? Enfin, pour dire cette impression de trop peu que j'ai eu, je salue l'aventure en "réflexion/dissertation" quand même.

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : J'ai été pas mal déçu par la fin, un style moins joli, une conclusion décousue. Pourtant le début étais réussi, poétique... Peut-être faudrait-il reprendre ce texte, l'allongé, l'étirer, le presser et en retirer son essence, son huile essentielle. Peut-être que sans contrainte de temps et d'espace cette eau réfléchie pourrait être plus belle.

Je ne note pas cause concours.


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