Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réflexions/Dissertations
melonels : Le mal du siècle [concours]
 Publié le 08/01/09  -  17 commentaires  -  5053 caractères  -  107 lectures    Autres textes du même auteur

La vie est un long fleuve tranquille...


Le mal du siècle [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



Ma plus tendre enfance a été choyée auprès de mes grands-parents dans une maison près d'une rivière. Mon imagination précoce faisait de cette maison un navire, à la fenêtre de la porte, perché sur une chaise j'étais à la proue de mon bateau imaginaire. Bâbord toute ! et me voici à gauche. Capitaine, fleur au bord des lèvres, un Robin des bois des mers. Je naviguais sur des eaux lisses, un beurre qui ne me faisait pas tanguer. Le cours de l'eau était le cours de ma vie, calme, sans remous. Son rythme était une douce mélodie rassurante qui pouvait me bercer jusqu'à l'ensommeillement. Qu'il était bon de prendre le large, de faire signe à ceux qui restaient au port, de garder le front haut et avoir les yeux au plus près du ciel pour rêver plus fort à de nouvelles aventures... puis j'ai trébuché de ma chaise, j'ai bu la tasse, je m'étranglais de l'eau de ma mer de songe, elle n'était plus à mon goût, je la voulais salée, je voulais la vraie. Je voulais me faire gifler par le vent du large, pleurer des larmes d'océan, je ne voulais plus rêver je voulais vivre et nager.


Le cours de l'eau était le cours de ma vie, descendu de ma chaise je ne regardais plus l'eau de loin, je flottais, nageais, me noyais, puis remontais à la surface. La route était périlleuse, l'eau n'était ni mon ami ni mon ennemi, elle était mon chemin. Ses vagues me rappelaient qu'il me fallait combattre pour vivre, qu'un souffle a un prix, celui de la volonté. Ma vie valait l'envie de parcourir le temps, de franchir le Pacifique. Loin des fleuves tranquilles, je voulais être de ceux qui bravent les eaux les plus folles, celles qui vous rassurent pour mieux vous surprendre et vous emporter par grand vent. L'eau te laisse l'illusion que tu ne pèses rien, ni toi, ni ton baluchon, l'eau masque tes larmes et je ne savais plus si j'avais mal ou si j'avais fait d'elle ma seconde peau. Perdu dans cette mer immense dont je croyais voir chaque jour la fin, au loin toujours un bout de terre m'attendait, mais l'appel de ce liquide vicieux m'entraînait une fois de plus à plonger plus loin encore, qu'importe la destination, aller loin.


Sans air, les poumons agonisants, il me fallait redevenir mammifère et poser pied sur terre.


Dans mon océan, je n'avais pas de destination précise, dès que j'approchais la terre je finissais mon voyage, c'est pour cela que je nageais loin, plus loin encore. . .


Un pas après l'autre, j'apprenais à être moi-même, un Homme. J'avais entendu dire qu'un Homme ne devait pas tourner le dos face à ses responsabilités, j'avais longtemps navigué sur les eaux calmes de l'enfance et prolongé le voyage, en tant que clandestin adolescent attardé, mais aujourd'hui aux yeux de tous et de moi-même devant mon miroir qui me faisait souffrir de tant de balafres du temps et de poils blanchis au soleil assassin de la vie, je ne pouvais plus échapper au temps. Je devais me résoudre à être celui que j'avais toujours fui. Un Homme.


Je me posais sur cette terre qui avait remplacé l'eau par le sable pour oublier du mieux que je pouvais cette eau qui était ma liberté. Ce sable, cette terre de cristal qui glissait dans mes mains comme en un sablier, ce sable qui m'échappait comme le sens de ma vie.


J'étais un Homme, face à la vie et ses insupportables réalités, dans ce monde sans eau, où il fallait oublier d'avoir soif, je manquais de tout. Ma liberté était au-delà des dunes, et ma survie n'avait le prix que d'un verre d'eau. Quel était ce monde des Hommes où l'on se noie ou on s'assèche ?


Fuir !


Je débarquais là où les eaux avaient témoigné de leur force et de leur supériorité. Elle avait tout dévasté, détruit les toits faits de bric et de broc, le rien que ces Hommes possédaient à peine. Les eaux croupissantes et les immondices qui s'amoncelaient dégageaient une odeur qui vous nouait les entrailles. Dans ce monde où on ne possédait rien que le sourire, je ne savais pas comment réagir. Qu'est-ce qu'ils savaient du bonheur ceux qui n'avaient rien, pourquoi me laissaient-ils voir leurs dents quand une mort précoce les attendait ? Ce qui se dégageait d'eux me frappait au torse. J'avais tout, j'avais tout refusé, j'étais un enfant de l'occident où l'on vit mieux les poches pleines.


J'avais compris que je n'échapperais jamais à moi-même, je n'étais capable que de barboter dans un petit bassin avec une bouée.

Les yeux dans les profondeurs d'une mer artificielle, un verre d'eau et quelques pilules. Je ne grimpe plus sur ma chaise, j'y pose mon derrière et grâce aux psychotropes je retrouve cet enfant que j'étais, qui me fait naviguer dans un ailleurs que l'on s'invente chaque jour.


Voyage immobile aux frais de l'assurance sociale. Mal du siècle, oui il fait mal ce siècle... Nous sommes des poissons, ni d'eau douce, ni d'eau de mer, des poissons sans eaux adaptées à nos branchies.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
8/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
oulàlà... Bon, difficile d'être le premier commentaire sur ce genre de texte.
D'abord, j'ai trouvé que le langage était recherché, les phrasers parfois un peu alourdis par le foisonnement de métaphores et images aqueuses?
Ensuite, je trouve, et je me permets, que c'est un peu trop "professoral" pour être honnête...
En gros, j'ai eu l'impression d'assister à un cours d'Antropogéographie... en amphy avec Mr Abrassart... et je m'endormais un peu aux cours de Mr Abrassart. Qui nous racontait des choses ma foi fort intéressantes, mais d'une façon soporifique.
Bon, je n'irai pas jusqu'à dire que tu m'as endormie, mais j'ai pas tout saisi??? Sauf si le but était de me faire réfléchir sur mes ascendances sous marines (et vu ma façon de nager je n'avais aucun doute...)... et basta.
Ah, c'était peut être ça... mais ça manquait un peu d'émotion tout ça... le mal du siècle.
Le manque d'émotion?
Désolée j'ai pas accroché du tout, même si je me dois de reconnaitre que la contrainte principale du concours est bien exploitée...
Voilà, encore pardon, je sors sur la pointe des pieds.

   widjet   
8/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un peu (beaucoup ?) nébuleuse cette histoire, mais je retiendrais cette fois-ci la forme, pas désagréable, certes, mais souffrant d'une "surcharge pondérale", je dirais. En effet, le style est trop chargé, le vocabulaire trop dense, cette complexité nuit un peu à la lecture. Plus de simplicité eut été bienvenue, mais néanmoins je reconnais que le plaisir prit par l'auteur (qui s'est donné du mal)à nous conter cette histoire très imagée est par instants contagieux et le rôle prédominant de l'eau est tout à fait justifié.

Mitigé, oui, mais pas totalement hermétique à la poésie de l'ensemble.

Widjet

   Claude   
8/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
On sent le plaisir pris par l'auteur à façonner ses phrases, à rechercher le terme exact. Mais l'ensemble donne une impression de lourdeur dont je n'ai pu me dégager. Désolé...

   dude   
8/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Le texte m'a paru maîtrisé et en dépit d'une écriture parfois grandiloquente, la lecture reste agréable. Certaines métaphores sont bien choisies, mais avec un tel foisonnement, elles perdent de leur force. L'intrigue est bien contenue dans les 5000 caractères.
Sur le fond, l'histoire ne m'a pas emballé plus que ça. Le thème enfance/passage à l'âge adulte est assez éculé et peut-être ceci explique cela.

   Ephemere   
9/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour, je me suis forcé à finir ; je ne me suis pas passionné.
Orthographe : l'eau n'était ni mon amie ni mon ennemie (?)
Le style : beaucoup d'auxilliaires, devoir, faire
Je ne sais pas si une nouvelle doit être une histoire ; cette histoire est stagnante, une histoire de mare...
Je n'inverserai pas les derniers mots.
FMR

   Anonyme   
9/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve ce texte bien construit et plutôt bien ciselé.
Ce foisonnement d'images ne me dérange pas du tout. Ces images d'ailleurs beaucoup plus présentes dans la première partie du texte, celle de l'enfance, où l'imagination est souvent plus frétillante.
Le coté désabusé de la seconde moitié du texte contraste plutôt bien avec le début.
Pour moi c'est réussi.

   Bidis   
9/1/2009
On glisse des souvenirs d’enfance à la métaphore d’une façon à peine perceptible et j’ai trouvé cela très bien. Pas passionnant, passionnant, et on me demanderait de résumer ce que l'auteur a voulu dire, au fond, je serais bien incapable de répondre, mais c'est agréable à lire.

   Anonyme   
11/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé le style même si parfois il est trop chargé, j'ai aussi aimé la partie où l'auteur parle de l'enfance mais après j'ai décroché Un peu trop philosophique peut être Trop de recul, pas assez d'implication? Je ne sais pas mais je suis passé à côté.

   guanaco   
11/1/2009
Pour moi un texte qui est réussi.
Les différents défauts relevés par les autres confortent mon idée: après tout, le narrateur est sous l'effet de psychotropes, antidépresseurs et autres, aussi la vision qu'il peut avoir de la réalité - passée, présente ou future- est quelque peu déformée et ne s'appuie que sur des fondements très fragiles que l'on pourrait assimiler ici avec la chaise.
Cette nouvelle est dans la catégorie "réflexion/dissertation", c'est donc une pensée spontanée plus ou moins réflechie que nous propose le narrateur à un instant "T" de son délire dépressif.
En revanche, j'émets quelques doutes quant au rôle réel de l'eau dans cette histoire.

Merci.
Guanaco

   Anonyme   
13/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Le voyage immobile... quel contraste entre les rêves et la réalité, jusque dans le style des dernières phrases du textes (par ailleurs magnifiques ces deux dernière lignes).

Pendant toute ma lecture je me demandais dans quoi j'étais embarqué... où cela allait-il nous mener. Un réelle impression de tourner en rond...jusqu'à la fin que j'ai adoré (comment? je l'ai déjà dit ? Ah bon !)

Pour Guanaco: le rôle de l'eau est ici crucial: il fait passer la pilule (^I^)

   Menvussa   
13/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Il y a une idée, mais le texte n'est pas très agréable à lire. trop de lourdeurs.

" Ma plus tendre enfance a été choyée auprès de mes grands-parents dans une maison près d'une rivière. " Maladroit

" Bâbord toute ! et me voici à gauche. " Pourquoi le préciser.

Beaucoup de répétitions aussi.

" Sans air, les poumons agonisants, il me fallait redevenir mammifère et poser pied sur terre." Ça ne veut rien dire, en tout cas, pas dans le bon sens, "mammifère" tu n'as pas cessé de l'être sinon tu te serais plu au fond de l'eau, le terme n'apporte rien ni en compréhension ni en poésie.

   Faolan   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Texte travaillé. Trop parfois. J'ai trouvé que cela rendait la lecture difficile. Je n'ai pas saisi le message que tu voulais faire passer, désolé, mais le thème du concours est plus que respecté ! J'ai bien aimé la dernière phrase.

Merci.

   Nongag   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Des phrases interminables qui finissent pas nous endormir. Coupez! Tout peut se dire plus simplement. Pas besoin de vouloir faire un chef-d'œuvre de chaque phrase. Dommage, vous savez écrire mais vous ne savez pas endiguer votre enthousiasme...

   fisoag   
24/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas adhérée à cette nouvelle. Des phrases longues et ennuyeuses. On nage péniblement dans cette mer de mots sans atteindre de rivage et je m'y suis noyée.

   marogne   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n’ai pas compris grand-chose à ce texte. Peut être par un a priori contre les poncifs sur la critique de notre monde, peut être parce que le fil conducteur manque, peut être parce que le thème n’est pas sauvé par l’humour et le détachement.

Distanciation ! Parfois outil, parfois complément, parfois nécessaire !

   David   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Melonels,

Unne histoire ambitieuse, ce mal du siècle, cette sècheresse, je ne devine pas bien les mots à mettre sur les blancs laissés par le récit.

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : He ben en fait je suis déçu de ne pas avoir eu "d'histoire" à proprement parler ! J'aime mon petit confort lol !
Je crois que ce texte devrait être très raccourcis et pourrait faire un très joli poème en prose ! J'aime l'image de la dernière phrase.

Pas de notation cause concours


Oniris Copyright © 2007-2019