Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Fantastique/Merveilleux
Menvussa : Chassé-croisé
 Publié le 27/02/09  -  16 commentaires  -  9366 caractères  -  58 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps qui sépare et insidieusement rapproche les êtres qui s'aiment.


Chassé-croisé


Je la regarde, les yeux embués. J’ai la gorge serrée, deux sentiments coexistent en moi en cet instant. Un sentiment de bonheur car je la vois avec cet espoir que je pourrai enfin la rejoindre… espoir vain. Un sentiment de désespoir et d’impuissance, car cette scène se répète à l’infini. Nos regards se croisent, nos doigts cherchent à toucher l’autre mais la barrière impalpable nous sépare implacablement.


C’est arrivé le 31 décembre 2007, au onzième coup de minuit, il y a une éternité. Je me suis trouvé comme éjecté de ma réalité, projeté dans un no man’s land, quelque part entre deux probabilités. C’est là que je l’ai vue pour la première fois. Elle avait l’air perdue, tout comme moi. Je l’ai regardée évoluer, jusqu’à ce qu’elle m’aperçoive elle aussi. Elle est restée immobile, un court instant et j’ai lu comme un air de reproche dans son regard. Sans doute a-t-elle cru alors que j’étais responsable de sa mésaventure. Mais rapidement elle s’est rendu compte que, tout comme elle, j’évoluais en terre inconnue dans ce continuum discontinu, coupé de nos réalités respectives.


Nous avons mis le temps, curieuse façon de parler, pour communiquer. Nous nous sommes rapprochés presque à nous toucher, mais, dans cette pseudodimension intangible, nul contact ne nous est permis, nul son ne franchit le seuil de nos lèvres. Nous gesticulons chacun d’un côté de cette glace virtuelle qui nous sépare. Nous nous voyons et nous communiquons comme nous le pouvons, par signes.


Notre première rencontre m’a semblé durer plusieurs heures. C’est notre tentative désespérée pour nous toucher qui me semble avoir été l’élément déclencheur du phénomène qui nous a rapatriés dans nos univers.


De retour parmi les miens, dans mon espace-temps, je me suis rendu compte que mon absence avait duré l’instant d’un battement de paupière.

Nous étions alors le 1er janvier et il était 0 heure, 0 minute et quelques secondes. C’est le lendemain en écoutant la radio que j’ai eu mon second choc, lorsque la speakerine annonça la date : « Le 1er janvier 2007 ».


Cette nouvelle année 2007, dont j’étais seul à savoir qu’elle se répétait fut un vrai cauchemar. Les évènements se déroulaient sans que je puisse faire quoi que ce soit pour les modifier. Là où je m’étais tordu le pied, je me le retordais. Mes gamins redoublaient tous leur classe, j’en étais seul conscient. Parfois, souvent même, j’avais des réflexions déplacées, se rapportant à des faits futurs dont j’étais seul à avoir connaissance. À aucun moment je ne réussis à mettre à profit cette caractéristique fantastique qui faisait de moi une sorte d’étranger à mon propre monde. La femme que j’avais aperçue s’estompait de mes souvenirs, me revenant parfois en songe. Elle me parlait alors, je l’entendais distinctement mais ne pouvais la toucher.


Arriva le 31 décembre 2007, le second de mon existence.


En famille, nous décomptons les dernières secondes qui nous séparent de la nouvelle année. Je ferme les yeux. Une sensation étrange, comme une dématérialisation. J’ouvre les yeux.


Elle est là, devant moi, à quelques centimètres. Elle me sourit, me souhaite une très bonne année. Je souris à mon tour mais je lis toute l’ironie de la situation dans son regard. Aucun son ne m’est parvenu mais j’ai lu sur ses lèvres. Elle a articulé lentement et me l’a dit en anglais, en espagnol et en français… Et là, je lui ai fait signe, pour qu’elle comprenne que le français était ma langue, et elle a souri, me faisant comprendre que c’est la sienne également.


Notre seconde entrevue ne m’a pas semblé durer plus longtemps que la première, je n’ai rien remarqué de particulier et me suis retrouvé parmi les miens pour crier bonne année, mais je n’ai rien dit, je suis resté prostré pendant dix bonnes secondes. Je me rappelais qu’elle m’avait tant bien que mal communiqué des éléments pour la retrouver, son adresse, un numéro de téléphone, mais de même que les éléments d’un rêve s’estompent souvent dans les secondes qui suivent le réveil, je ne conserve d’elle que les traits de son visage. J’ai pris deux résolutions pour cette troisième année 2007, apprendre le langage des signes et acquérir les techniques qui permettent de se souvenir de ses rêves.


Ma vie devient un calvaire. Mes relations avec mes proches se détériorent. Comment se passionner pour ce que l’on revit pour la troisième fois, alors que pour les autres tout semble nouveau. Je suis déphasé, au sens littéral du terme.


J’ouvre les yeux, elle est là et me sourit. Nous communiquons par signes maintenant. C’est notre septième entrevue. Je lui explique que cette année, ça me fait tout drôle de parler ainsi, car dans la vie réelle, celle qui s’écoule, je l’ai rencontrée à plusieurs reprises. Elle sourit. Je lui avoue, presque à contre-cœur, qu’elle ne m’a pas reconnu, que le 22 décembre je l’ai même franchement abordée, essayant de lui faire comprendre que nous nous connaissions dans un autre « espace-temps » mais qu’elle m’a pris pour un fou et m’a chassé sans ménagement. Elle rit, elle ne se moque pas de moi, elle rit tendrement. Au fait, elle s’appelle Delphine.


De nouveau je me retrouve chez moi. Elle n’a pas eu le temps de me donner la moindre explication. Cette nouvelle, ancienne année se déroule sans rien de bien remarquable. Je la vois régulièrement mais sans plus oser l’aborder, je ne comprends pas. Elle semble vivre le parfait amour, sa vie semble se dérouler normalement.


J’ai constaté un élément qui jusqu’alors était passé inaperçu. Je vieillis. Le phénomène est étrange. Le premier janvier, c’est la continuité avec le 31 décembre, mais après, tout s’accélère. Cette année je vais prendre huit ans en douze mois, et ça n’ira qu’en empirant. On dirait que le temps veut rattraper une erreur, ce doit être sa façon à lui de gommer un « Bug ». Ma femme commence à s’inquiéter d’autant que mon caractère devient, lui, de plus en plus difficile à supporter. Mais cette prise de conscience n’apparaissant encore qu’en fin d’année, elle n’a pas le temps de réagir que les pendules se remettent à zéro.


Vous êtes-vous déjà endormi en lisant un livre ? Vous vous réveillez en sursaut, vous essayez de reprendre votre lecture, vous vous rendez compte au bout de trois lignes que vous avez déjà lu ce passage. Pour moi, c’est un peu ce qui se passe. Je lis la bande dessinée de ma vie, mais je suis incapable de tourner la page et je relis indéfiniment les mêmes planches, pire, je ne me contente pas de les relire, je les revis.


J’ouvre à peine les yeux qu’elle me fait déjà des signes. Elle me demande sur quelle année je suis bloqué. La question me semble incongrue tellement il est évident que ça ne peut être que 2007. Tout à coup je comprends où elle veut en venir, je lui réponds donc avec une crainte naissante. À ma réponse je vois son visage qui s’assombrit soudain. Elle, c’est 2008 qu’elle revit inlassablement. Pas étonnant qu’elle ne puisse se souvenir de moi lorsque je la rencontre. Nous sommes donc condamnés à un chassé-croisé surréaliste.


J’ai perdu tout espoir de sortir de ce piège temporel, l’année se passe, lui succède la même année. Une question m’assaille, question que je ne m’étais pas encore vraiment posée. En 2008, où suis-je ? La bande dessinée ne s’arrête pas au 31 décembre 2007 d’après ce que m’a dit Delphine.

Mais elle peut me le dire, elle, ce que je suis en 2008.


Delphine me regarde, des larmes coulent sur ces joues. Cette question, elle la redoutait, cela fait déjà longtemps qu’elle a la réponse mais elle ne voulait pas m’en parler. En 2008, je n’existe pas, en fait je suis mort dans cette fameuse nuit du Nouvel An. Finalement ce piège me donne une espèce de sursis, un avant-goût d’éternité.


Éternité, tout est relatif, je vieillis de plus en plus vite. Cette année je vais vieillir de 40 ans. Autant dire qu’à partir de mars, ma femme va vraiment s’inquiéter et en octobre, pour sûr, je deviendrai gâteux. Heureusement ma rencontre avec Delphine, si on peut appeler cela une rencontre se passe en début d’année soit avant que de commencer à vieillir.


J’ouvre les yeux, je suis seul. Delphine n’est pas là. C’est la cinquième fois que je me retrouve ainsi, seul. Évidemment, tout comme moi, elle vieillissait de manière accélérée. D’une façon ou d’une autre, elle n’a pas supporté. Au début je n’ai pas voulu y croire, au cours de l’année, la seule qui me reste, je l’oublie de plus en plus vite. Ce n’est que le 31 décembre que je retrouve ma lucidité. Cette année je vais prendre soixante-douze ans. En août, au plus tard, je serai à l’hôpital et avec un peu de chance en décembre ça se terminera. La dernière fois ils m’ont récupéré de justesse, les cons !


Et voilà, je suis mort le 26 décembre à 22 heures 31. C’est précis. Il paraît que je faisais au moins 130 ans. Comme si quelqu’un pouvait savoir comment on est à cet âge-là. Terminé l’éternel 2007, me voici libéré. Pourtant je me retrouve encore dans ce demi-bocal intemporel, sans Delphine. Je ne sais comment elle a fait pour échapper à ce sort. L’absence de temps passe, je semble bloqué comme une goutte d’eau suspendue à une aspérité et qui ne saurait s’en détacher.


Ce n’est ni l’ennui ni le désespoir, je n’ai pas le temps pour cela, c’est le néant, une éternité instantanée, la perte des repères, l’horrible impression de tomber sans cesse. L’enfer.



 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   widjet   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les histoires sur les espace-temps, c’est souvent passionnant, mais nécessite pour moi une concentration maximum. Peut-être ne l’étais-je pas, car cela m’a semblé pour le moins confus. J’avoue avoir décrocher souvent en me demandant où j’en étais. Mais ce n’est pas si important que ça et l’histoire fonctionne relativement bien à sa façon, c'est-à-dire en maintenant un suspense assez diffus. Alors que l’auteur prenait son temps pour dérouler son récit, on a l’impression que lui-même s’impatiente, et traite la dernière partie un peu vite.

Quelques remarques en passant :
Euh sinon et elle a souri, me faisant comprendre que c’est la sienne également …que c’était la sienne non ?
Le verbe « toucher » est répété trop souvent

Bref, une histoire non dénuée d’intérêt (je salue aussi l'audace de Menvussa et sa volonté de tenter autre chose), mais un poil trop nébuleuse dans son traitement, ce qui explique cette évaluation (un peu c'est vrai) sévère.

W

   Flupke   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Première constatation : sans vouloir te vexer, on est à des années lumières de Divine tentation et Matez ma tique.
J’ai trouvé ce texte plutôt bien construit. Une belle métaphore sur l’action du temps qui effectivement peut séparer ou rapprocher selon l’usage que l’on en fait ou la manière de percevoir les choses, les événements. Le thème est plutôt bien exploité (je te recommande les pièces de JB Priestley dans le même registre) et si l’on fait abstraction de l’élément fantastique, c’est narré de manière crédible. J’aime bien l’idée de devenir le spectateur plutôt que l’acteur (toujours la même scène).
Chipotage : « cette caractéristique FANTASTIQUE », le fait d’utiliser un tel adjectif dans un texte qui l’est déjà, brise un peu le charme. Un peu comme défoncer un joli rêve à coups de marteau piqueur.
En tout cas j’ai bien apprécié l’originalité. Bravo !

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien sûr, j'ai tout de suite pensé au "Jour sans fin".
Mais l'auteur se démarque très vite. L'écriture est au service de l'intrigue. le lecteur se prend à espérer un dénouement heureux, comme dans le film. Mais l'auteur est impitoyable.
Du bon boulot.

   ROBERTO   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Idée étonnante que ce défi temporel. Plusieurs belles images aussi viennent éclairer cette histoire marquée du sceau du désespoir.
Mérite une bonne appréciation.

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Quand un auteur m'emmène dans les mondes parallèles, me fait voyager dans le continuum espace-temps, j'aiguise mon attention afin de bien le suivre parce que ces histoires là sont compliquées et toujours passionnantes.

Je te conseille fortement de lire (NON je ne gagne pas de sous si je supplie les gens que la question intéressent de lire cet auteur ! lol) mais vraiment, lis si tu as le temps, le pavé de Thilliez : Le Ruban de Moebius)

C'est parce que j'ai pensé à lui en re et relisant ton texte que j'ai compris ce que je ne comprenais pas dans ta nouvelle : Ton héros ne fait que subir les choses ! Il ne réagit pas, il se contente d'attendre, il change d'humeur soit, j'imagine que c'est le strict minimum, mais il est complètement inerte.

Puisqu'il sait que le 24 avril à 16 heures 17 (j'invente) il va arriver quelque chose de précis, pourquoi ne réagit-il pas ? Pourquoi ne se dit-il pas qu'il va faire quelque chose afin d'influer sur le temps et peut-être... ?

J'ai du mal aussi avec le fait que le héros se prenne des années en sus. Je ne comprends pas trop. Mais ça,même si c'est déroutant, c'est autre chose, ce que je veux dire c'est que ça touche à quelque chose qui appartient à ton idée de départ sauf que moi, lectrice, je ne la ressens pas cette idée de départ. Je ne sais pas où tu veux m'emmener et en ce sens, la fin est décevante.

Tu ne veux pas faire comme les autres, tu ne veux pas entrer dans ce film "une journée interminable" ou quelque chose comme ça, tu veux, c'est visible et c'est parfait, te démarquer, ça me convient absolument, n'empêche, je ne vois pas où tu veux en venir.

Une histoire d'amour ? Est-ce de l'amour qu'inspire Delphine à ton héros ? Autre chose ? Je ne sais pas.
De plus le héros n'est pas seul, mais Delphine non plus ne réagit pas. Ne cherche pas à lutter.

J'ai vraiment du mal à conceptualiser cette apathie parce que c'est impossible, quiconque se voit pris dans une toile comme celle-ci a envie de... faire quelque chose pour s'en dépêtrer.

Quoi qu'il en soit, félicitations Menvussa. Tu changes radicalement de registre et de ton. Bravo pour cette volonté de faire autre chose et bonne, excellente continuation.

   Ariumette   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aime l'irrealite de ce texte, l'histoire... J'aime aussi beaucoup ta conclusion qui est a l'oppose de ce qu'on voit generalement (plenitude, infini = paradis). Maintenant je trouve que parfois ton texte manque de clarte mais sans doute est-ce voulu (ou c'est moi qui suis neuneu, tres possible aussi). Par exemple : "La femme que j’avais aperçue s’estompait de mes souvenirs, me revenant parfois en songe. Elle me parlait alors, je l’entendais distinctement mais ne pouvais la toucher." Qui est cette femme ? Delphine ? Il semble logique que ce soit elle mais a ce moment la pourquoi ne s'en souvient-il pas alors que dans tous le texte, si !
Autre chose qui m'a interpelle : a 2 reprises, tu parles de moments difficiles. Tu emploies "cauchemard", "calvaire". Pourtant le ton du narrateur me semble beaucoup plus proche de la lassitude, de l'acceptation que de la panique ou de la revolte, enfin que quelque chose de plus fort.
Enfin je suis pas fan de l'idee du vieillissement, j'aurais plus vu une espece de desintegration progressive vers le stade atomique... Mais ceci est une question de gout !

Felicitation pour ce texte qui m'a fait plane dans un autre espace temps !

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour le fond cette nouvelle me parle beaucoup plus que les précédentes plus légères de l'auteur. (Matez ma tique et Divine tentation) Mais c'est peut être le genre qui me convient mieux.

Je me retrouve avec énormément de questions à le fin ce qui n'ets pas non plus pour me déplaire. Pourquoi vieillit il Pourquoi ne peut il agir autrement et est il comme enfermé dans sa bulle alors qu'il peut apprendre le langage des signes.

Sinon j'ai beaucoup aimé la dernière phrase

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
cette histoire singulière m'a vraiment intéressé. Mais je refuse l'idée que le narrateur ne fasse rien pour changer le cours des évènements. Ne serait-ce le fait qu'il sait qu'il va se faire une entorse. Ne contrôle t-il absolument plus ses mouvements ?
C'est cet aspect de son histoire sans fin qui me dérange.
Pour le reste c'est très bien écrit et l'idée est bonne.

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien vu Menvussa ! Un nouveau registre qui me plait bien même si, comme d'habitude, moi le terre à terre, j'ai quelque mal à trouver mes repaires dans cet espace temps. Merci pour cette sortie intemporelle qui casse la routine du quotidien...

   Faolan   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un récit assez original et bien écrit, au style fluide, malgré quelques répétitions ci et là...Dommage, oui, que le personnage reste assez inactif face à ce qui lui arrive mais...l'histoire et l'auteur le voulaient ainsi :D
Merci.

   Anonyme   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que de commentateurs et trices qui refusent la liberté de l'auteur et de son personnage de ne se dépétrer de rien ! Mais de quoi je me mêle ? -;) Oui, parce que je le rappelle, celui qui écrit a le pouvoir :) Evidemment, il expose et s'expose ensuite, en retour...

Ma digression est inutile, moi j'aime. J'aime cette façon toute simple qu'a Menvussa de décliner les histoires entre rêve et réalité. Et j'y crois à ses histoires, je les trouve plausible, celle-là aussi.

Dites, et si c'était vrai ?

   Marite   
28/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Menvussa
J’ai lu avec curiosité et plaisir cette incursion dans le monde de « l’invisible » . Elle m’a fait penser à une personne atteinte de ce que l’on appelle aujourd’hui la maladie d’Alzheimer. Fantastique et merveilleux, nous en avons tous besoin n’est-ce pas ? Marité

   solidane   
28/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé tout simlement ce texte. L'dée des boucles du temps mais ici à des rythmes différents pour les personnages qu'on sent par ailleurs si proches. L'enchevêtrement de plus en plus complexe servi par une écriture "efficace" (???, ces point ne s'adressent pas à Menvussa). La mise en place lente du début est à mon sens une qualité. Enfin la curiosité pour moi, qui n'ai pas encore décidé de commencer à vieillir, de voir les effets du temps "malgré lui" sur le héros.

   Nongag   
28/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonne idée insuffisamment développée.

C'est comme si l'auteur ne s'intéressait qu'a sa bonne idée et qu'il ne soignait pas son récit afin de rendre crédible la répétition des années. Je ne peux m'imaginer cet homme continuant de vivre la même vie, avec le même travail, répétant les mêmes gestes... Le texte semble suggérer qu'il n'a pas le choix... Il a perdu son libre arbitre? Pas clair, et du coup invraisemblable. Même dans le fantastique, il faut une cohérence. Dans l'espace temporelle ou ils se rencontrent, tout est permis ou presque. Mais dans la réalité... pas vraiment.

Ainsi, la répétition des années devient de plus en plus lourde à mesure que le récit se déroule.

Dommage.

Au niveau de l’écriture petit détail : espoir 2 fois et désespoir dans la ligne suivante au début.

Sinon c’est assez bien écrit.

P.S. Je ne sais pas si tu connais "Le jour de la marmotte", une amusante comédie sur un homme prisonnier de la même journée. Sinon, essais de le voir, c'est très savoureux.

   Togna   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà qui confirme bien que l’éternité c’est surtout long vers la fin !
Le thème, toujours difficile à traiter, est exprimé clairement. J’ai trouvé l’écriture un peu linéaire, pas monotone, mais un peu plus de variété dans les constructions et les types de phrases ne nuirait pas. Mais ce n’est pas du tout déplaisant à lire, bien au contraire, bravo Menvussa.

   Malka   
5/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé cette nouvelle étrange. J'ai suivi le fil de l'histoire avec plaisir et la fin est bien trouvée: l'enfer d'un néant éternel, cela fait froid dans le dos.
Le style est fluide, agréable à lire et le récit bien mené.


Oniris Copyright © 2007-2019