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Sentimental/Romanesque
solidane : Un tout petit mot
 Publié le 02/03/09  -  15 commentaires  -  3308 caractères  -  128 lectures    Autres textes du même auteur

Cinq petites lettres, parfois si nécessaires...


Un tout petit mot


Je l’ai posé doucement à la tête de mon lit après en avoir ôté l’oreiller avec nettement moins d’aménité. C’est un tout petit mot de cinq lettres, guère originales, si courantes dans la langue française. Je me suis allongé, j’ai posé ma tête sur ces cinq petits caractères et j’ai tenté de m’assoupir. Il m’a fallu quelque peu tordre ce petit vocable afin qu’il épouse au mieux le cintre de ma joue, l’empreinte de mon menton, le creux de mon cou. La position me fut alors idéale.


Je l’ai senti s’agiter, probablement devait-il également trouver une position acceptable. La première pourtant semblait à l’aise, elle émettait déjà un doux ronflement, mais ce fut la troisième lettre qui se mit à protester vigoureusement. Elle se lança dans un long monologue adressé tout autant à ses congénères qu’à moi-même. Elle ne s’embarrassa pas de faire des vers, tout devait s’enchaîner dans un mécontentement manifeste. Elle ponctua ce long paragraphe d’un bruit sonore et dégoûtant. Je n’y prêtai guère d’attention. Le velouté des courbes de chacune de ces petites lettres me conduisait à rêver. Le voyage fut mon premier compagnon onirique, les vagues de l’océan m'emmenaient d’îles ensoleillées à des reliefs plus abrupts à l’instar des chemins divers que portaient ces cinq petits graphismes. La longue tirade mécontente de la troisième avait exaspéré seconde qui la chassa pour un temps et réorganisa la disposition des quatre restantes. Seconde m’emmena alors sur des trajets plus enflammés ; ta présence m’enserrait totalement, ce furent de doux et virulents ébats.


L’harmonie indispensable que nécessitait la survie de ce mot premier amena le retour de troisième un peu calmée et résolue à une attitude plus conciliante. Je bougeai légèrement mon chef afin de lui faire une place plus accommodante. Elle semblait regretter son mouvement d’humeur, s’essaya à quelques vers de consolation mais décidément ce n’était pas son registre. Allongé dans ce lit, jamais je ne connus telle douceur. Cinquième s’étirait en longues spirales, enlaçait ses consœurs, et se tortillait jusqu’à me chatouiller l’oreille. Je souris à cette queue de souris importune.


Quatrième plus discrète avait adopté l’ovale de ton visage, petit cadeau qu’elle me faisait. J’admirais sa timidité, la pudeur qui nourrissait son dessein, l’originalité de son dessin. N’eût été la crainte des colères de troisième et le bruit régulier du ronronnement de première, peut-être eut-elle tenté me faire connaître de vive voix qu’elle me faisait ce modeste présent. Savait-elle à quel point sa rondeur candide m’en disait plus que tout autre discours ?


Le calme se fit alors au creux de ce lit, chacune d’entre elles semblait avoir trouvé sa propre sérénité, nul soubresaut ne les agitait plus. Elles se tenaient collées l’une à l’autre, s’alignaient afin de rendre ce charmant vocable plus lisible. L'ensemble enfin rassuré dispersait de temps en temps un nuage de fines particules jaunes qui s'accrochaient à mon ciel toujours plus étoilé. Dans cette nuit éclairée, ton prénom enfin s'affichait.


Malgré cela, j’étais encore incapable de trouver le sens de ce simple mot et me contentais d’en explorer le confort. Je m’y essaierais plus tard, et en attendant d’à nouveau y regarder, je décidai de, tout simplement, trouver le… repos.


 
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   Anonyme   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Alors non, désolée...

Vouloir garder le suspense est une chose, mais nous perdre dans les premiers, deuxièmes, troisièmes mots...

Moi la lecture m'a été franchement pénible, difficile. Et même l'usage d'un vocabulaire (peut-être trop) fourni n'a pas rattrapé ce fouillis indescriptible.

Désolée mais une fois de plus, je n'accroche pas à ce que tu fais.

Bon, paraitrait qu'on serait partiaux, alors je vais développer ce qui m'a dérangé pour ne pas froisser d'autres égos...

-Petit... dans le premier paragraphe on le retrouve 3 fois à la suite. Minimalisme voulu ou juste manque de relecture, c'est désagréable à la lecture. Surtout que ça revient dans tous les paragraphes. OK les lettres sont petites et mignones, on a fini par le comprendre.

- Fin du 1er paragraphe sur position, début du 2è sur Position...redondance inutile...

- Premier, deuxième, troisième... euh OK une énumération reste une énumération mais ça fait perdre le fil surtout dans le 2nd paragraphe.

- Adverbes... profusion ne fait pas loi, je pense qu'ils sont trop nombreux. Le style est déjà alourdi par les énumérations, par l'affluence de vocabulaire varié et riche mais en plus par tous ces adverbes...doucement, lentement, probablement, pourtant, simplement, gentiment... et y en a partouuuuut...

- "je souris à cette queue de souris importune"... oui bof. à l'image d'autres phrases ou rimes approximatives.

- Malgré une envie de rendre tout cela très poétique, et bien que je ne m'y connaisse pas en poésie, les images doivent couler à la lecture. Ici ça coule pas, ça bute.

Voilà, si on y retrouve de la subjectivité, qu'on me MPise je défend mon point de vue envers et contre tous.
(après une 4ème lecture)

   widjet   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Cette fois solidane, je te suis pas.

Forme, phrasé, images...tout m'a semblé bouffi, boursouflé, presque douloureux à lire. Ca fait vachement "je me la joue écrivain".

Un texte court, mais interminable.

Désolé de ma franchise

Widjet

   Nongag   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Mouais... Pas évident ce texte. Un gros effort pour produire du style... qui tombe à plat.

C'est tout court et ça parait long...

Désolé.

   Faolan   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Navré mais je suis d'accord avec les commentaires précédemment postés.
Je me suis perdu dans ma lecture, j'ai trouvé ça long et... je n'ai pas compris où l'auteur voulait m'emmener.
La forme ne rehausse pas l'ensemble.
Désolé.

   Menvussa   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Texte court qui autorise une relecture aisée et facilite la critique.

"Je l’ai posé doucement à la tête de mon lit après en avoir ôté l’oreiller..." L'oreiller de qui ? l'oreiller de quoi ? Du lit, bien sûr ! la raison prévaut ; mais la construction pourrait laisser croire qu'il appartient à ce l' dont on ignore encore la nature.

"La première pourtant semblait à l’aise..." On ne pense pas tout de suite à lettre car on vient de lire "position" et l'effet est surprenant.

De la poésie, de l'humour, de petits jeux de mots, que dis-je, de lettres.

Je n'ai pas tout de suite pensé, je dois bien l'avouer, à ces cinq lettres-là, et j'ai rejoins d'emblée la troisième sans le savoir. Puis un autre mot m'est venu à l'esprit. Il n'était pas le bon quoi que en rapport avec celui qui est apparu après le renvoi de la seconde. Bref j'ai découvert ce mot, pourtant évident, solution passagère à nos maux.

Mon nom est P'son dit le éros solitaire.

   Anonyme   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai pensé à aimer, j'ai pensé a dmree, à marre.
J'ai pas pensé au mot choisi par l'auteur. Me suis laissée balader par les phrases, longues et les images.
J'ai aimé l'idée de prendre un mot au pied de la lettre, de lui imaginer une forme matérielle, de le modeler avec les mains et de le ranger où on veut, d'en faire ce qu'on veut.

   Anonyme   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Cela aurait pu être un joli texte, un prénom dans tous les rêves. Mais. Le texte ne dit pas grand chose, il est somme toute verbeux. Dommage car il aurait pu ouvrir sur une jolie fantasmagorie.

   Anonyme   
2/3/2009
Un texte qui provoque l'ennui. On se demande bien où veut en venir l'auteur. Toutes ces phrases alambiquées et pénibles à lire. Pour quelle chute ? Et ..... comme dirait Cambronne !

   Anonyme   
2/3/2009
Je n'ai pas trouvé ce mot, enfin il y en a un ou deux auxquels je pense mais je ne suis pas sûr. Le fait est que tu ne nous facilite pas la tâche. C'est bien écrit mais un peu confus tout de même.

   xuanvincent   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée de cette nouvelle m'a intéressée. Toutefois, les lettres m'ont paru vivantes, j'aurais presque vu plutôt ce récit dans le "Fantastique-merveilleux"...

L'auteur ne dit pas quel est ce tout petit mot mais je trouve que c'est mieux ainsi (de laisser la liberté d'imagination au lecteur).

Le récit, qui m'a semblé assez bien écrit, m'a simplement paru finir un peu vite.

   marogne   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Et bien quelle volée, malgré l'ovale parfait.

Un petit exercice amusant, et assez agréable à lire, et même les jeux de mot (... pour W).

Je pense que le "e" aurait gagné à être mieux considéré?

En tout cas, un belle référence à Philemon (dont je veux toujours m'acheter la collection, mais j'oublie à chaque fois que je vais à la FNAC - je vais peut être essayer amazon;..).

   David   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Solidane,

"Un tout petit mot" serait le tout dernier de la nouvelle :
R= "elle émettait déjà un doux ronflement"
E= "Seconde m’emmena alors sur des trajets plus enflammés "
P= "Elle ponctua ce long paragraphe d’un bruit sonore et dégoûtant"
O= "Quatrième plus discrète avait adopté l’ovale de ton visage"
S= "Cinquième s’étirait en longues spirales"

J'ai cherché les définitions en me disant qu'elle devait correspondre à ce mot de la fin. Ça ressemble à un petit jeu onirique pour trouver le sommeil, comme de compter les moutons : épeler la sensation recherchée.

   Anonyme   
2/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pas désagréable à lire, même si parfois le style est un peu mourd (phrases trop longues, alambiquées), mais le jeu pour nous amener à un mot tout simple est très agréable.

Je regrette un peu les circonvolutions pour aboutir à ça, mais c'est à mon sens une nouvelle qui vaut le détour.

Peut être alléger un peu la prochaine fois, mais j'aime le style.

   Selenim   
5/3/2009
Le concept est intéressant et, en effet, la lecture invite au repos.

Les phrases pèsent une tonne, j'ai vraiment eu du mal à m'en dépêtrer. Contradictoire, quand le but à atteindre est le sommeil, d'employer des tournures aussi plombées alors que tout invite à la légèreté.

Je suis d'autant plus déçu que le concept me plaisait mais que la réalisation n'est pas à la hauteur.

Pas glop.

   beth   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai aimé cette prose toute Oulipienne dans laquelle Eros semble trouver enfin le repos, le secret demeure sur le prénom qui ne peut être Rose? Mais la clé des songes ne permet pas d'ouvrir la porte étroite du rêve, porte dissimulée dans ce que l'âme a de plus obscur et de plus intime...


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