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Policier/Noir/Thriller
Menvussa : La mamie et le commissaire
 Publié le 19/10/08  -  15 commentaires  -  11983 caractères  -  37 lectures    Autres textes du même auteur

Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps ! (Georges Brassens)


La mamie et le commissaire


Ce matin-là, le commissaire Martin arriva au commissariat, la mine renfrognée, celle des mauvais jours qui souvent font suite à de mauvaises nuits. Dès son arrivée on le prévint qu’une petite vieille l’attendait dans son bureau. Une petite vieille, dans son bureau ! Il ne faut pas pousser tout de même, pensa-t-il.


- Commissaire, c’est une petite vieille presque centenaire, il fallait bien l’asseoir le plus confortablement possible. Je lui ai préparé un thé, mais je vous attendais pour servir.

- Bon, OK ! Mettez-moi un café, bien serré.


Martin se demandait parfois s’il ne rêvait pas tout éveillé, c’était quoi au juste ici, un commissariat ou un hospice !

Il pénétra dans son bureau et se surprit à frapper à la porte vitrée en apercevant le petit chignon blanc qui dépassait du grand fauteuil de cuir beige. Son fauteuil que l’on avait déplacé côté visiteur pour qu’elle ait un minimum de confort. Il s'approcha d’elle pour la saluer, mais elle dormait. Martin ne savait trop quoi faire, il toussota. Elle avait l’air si paisible dans son sommeil, sa petite mine chiffonnée, ses membres recroquevillés, il se laissa attendrir.

Elle eut un petit sursaut, fit des efforts pour se redresser en le voyant, prit la main qu’il lui tendait. Il ne sentit même pas la pression de ses doigts, ce fut juste un effleurement.


- Vous êtes le commissaire ?

- Oui, madame.

- Vous êtes joli garçon et je m’y connais, vous savez !


Le commissaire fit mine de ne rien avoir entendu et réprima un petit sourire en regagnant sa place. Joséphine, l’agent de faction, tout sourire, l’avait suivi avec le thé, les petits gâteaux et le café. Elle fit le service et sortit.

Une fois seul avec la petite vieille, Martin classa quelques papiers alors qu’elle buvait son thé. Puis, se levant, il fit quelques pas dans le bureau, sa tasse de café à la main. Il y avait eu, deux jours auparavant, l’attaque d’une banque dans son quartier, une fusillade, un mort du côté des truands, les trois autres s’étant échappés avec un butin imposant de presque deux millions d’Euros, côté police un blessé léger, un jeune de son commissariat.

Les morts ne parlent pas, celui-ci n’avait aucun papier sur lui et n’était apparemment pas fiché. L’enquête à peine débutée piétinait déjà. Tous ses hommes étaient sur le coup, ce qui expliquait que, ce matin, il était seul avec Joséphine au commissariat.


- Commissaire ?

- Oui, madame !

- Pourrais-je avoir encore une goutte de votre excellent thé, avec un petit morceau de sucre ?

- Mais, bien entendu, chère madame.


Le commissaire était un homme affable et cette petite vieille lui rappelait sa grand-mère qu’il avait malheureusement peu connue, mais dont il avait un souvenir très précis, comme un tableau accroché quelque part, là, dans sa mémoire. Il posa sa tasse de café sur le plateau où la petite mamie avait reposé sa tasse vide. Il la servit. Pas de sucre, il n’y avait pas de sucrier sur le plateau. Bien sûr, il ne prenait jamais de sucre et Joséphine avait l’habitude de lui servir tous les matins, son café non sucré, pourquoi aurait-elle pensé à mettre du sucre, y avait-il au moins un sucrier dans le commissariat ?


- Je vais vous chercher du sucre, dit-il à la petite vieille.


Il sortit précipitamment du bureau. Trois minutes plus tard, il était de retour avec trois morceaux de sucre emballés sur une petite soucoupe. Il n’y avait effectivement pas de sucrier dans ce commissariat.

Il reprit sa tasse de café, retourna derrière son bureau pour y lire un courrier que Joséphine venait de lui transmettre, pendant que la petite grand-mère terminait son thé. Il but son café en esquissant une petite grimace. Il le trouvait amer et plus très chaud.

La mamie ayant terminé son thé il s’inquiéta du pourquoi de sa visite.


- Que puis-je pour votre service ? chère madame !


Elle le regardait avec deux grands yeux bleus, abrités derrière de petites lunettes avec deux verres tout ronds. Elle semblait chercher par où commencer.


- Voilà commissaire, c’est pour mon mari, le Raymond, il est mort.


Le commissaire, imaginant la scène de cette pauvre mamie découvrant son mari décédé, eut un pincement au cœur.


- Madame, vous m’en voyez profondément désolé !

- Oh, vous savez, il ne m’aimait plus beaucoup le Raymond, alors je l’ai tué.


La tasse du commissaire était vide et sa dernière gorgée de café était bel et bien avalée ; heureusement, sinon c’eût été le drame, les papiers, les dossiers, sa chemise, son pantalon, tout ce petit environnement aurait goûté au café tiède.


- Vous l’avez quoi ?

- Je l’ai tué commissaire.

- Mais ça s’est passé où et quand ?


Il lui fallait une adresse pour envoyer des secours, sait-on jamais ! Il y avait peut-être encore une vie à sauver.


- Chez moi, à Marseille. Oui, à l’époque nous habitions Marseille. Le 11 juin 1937.


Encore un peu et le commissaire se serait mis à rire de bon cœur. Mais il se ressaisit rapidement et demanda à Irène Chaulier, c’est ainsi que s’appelait la petite vieille, les circonstances du drame.


- Oh vous savez monsieur le commissaire, c’était un bon à rien, il avait hérité la fortune de son père mais ne pensait qu’à boire et courir les jupons.

- Mais vous n’avez pas été inquiétée ? demanda Martin.

- Oh non ! monsieur le commissaire, tout le monde a cru à un accident.


Le commissaire Martin avait déjà eu à faire avec de faux coupables, de ceux qui s’accusent de crimes qu’ils n’ont pas commis pour paraître dans les journaux. Le pire, c’est que parfois, ils sont sincères, persuadés d’avoir réellement commis le crime en question.


- Madame, vous devriez en parler à votre médecin, ou à un prêtre.

- Mon médecin ! Mais je ne suis pas malade ! Et j’ai horreur des curés. Non, c’est à vous que je veux en parler.


Martin regarda sa montre, dix minutes pas plus, c’est le temps qu’il s’octroyait pour en terminer avec Irène Chaulier.


- Écoutez, madame, je ne veux pas en savoir plus, les faits remontent à soixante-dix ans, il y a prescription. Si vous…

- Oh, mais ce n’est pas tout commissaire !

- Comment cela ce n’est pas tout !

- Je me suis remariée, commissaire, avec Gaston, commissaire. Gaston ce fut l’homme de ma vie, un bien bel homme, tendre, généreux, toujours prêt à rendre service. Nous nous sommes mariés le 27 avril 1941 et nous avons eu un fils. Germain, que nous l’avons appelé notre fils, monsieur le commissaire.


Le commissaire se demandait si sa fonction l’obligeait vraiment à écouter toute cette litanie. Il lui semblait qu’Irène ressemblait un peu moins à sa grand-mère maintenant. Bien sûr, il ne croyait pas à son histoire de meurtre, mais elle était sûrement un peu fêlée, le temps passait, il avait autre chose à faire. En plus de tout cela, il ne se sentait pas très bien, il avait mal dormi et son ulcère se rappelait à son bon souvenir.


- Le Gaston, il est mort à la guerre monsieur le commissaire. J’ai élevé mon fils Germain toute seule, heureusement que cet imbécile de Raymond avait de la fortune. Et en 1949 j’ai rencontré Hubert. Un brave type Hubert, pas très malin mais gentil. Tout allait bien jusqu’à ce qu’il rencontre cette pouffiasse, cette grue, cette putain…

- Doucement madame, calmez-vous.


Il pensa tout bas, y manquerait plus qu’elle me fasse un arrêt cardiaque la vieille. Pour sûr, elle ne ressemblait plus à sa grand-mère.


- Avec Hubert, on s’est mariés en 1951 le 27 juin, en 57 il voulait divorcer pour partir avec l’autre. Alors je l’ai tué.

- Encore ! Et vous avez fait passer ça pour un accident, je suppose !

- Bien sûr, tout le monde n’y a vu que du feu. J’étais rodée. Et puis, vous savez monsieur le commissaire, je suis in-tel-li-gente !

- Mais je n’en doute pas madame, ceci étant vous ne seriez pas un peu affabulatrice ?

- Vous ne me croyez pas ? Mais c’est un monde ! Jeune homme, vous pourriez avoir un peu de respect.


Ça faisait longtemps que l’on n’avait pas traité le commissaire de jeune homme. Un point pour la vieille, se dit-il en souriant intérieurement. Il y avait dans cette situation, quelque chose de cocasse. Il était assis en face d’une mamie présumée serial-killer, qui lui avouait tous ses méfaits ou supposés tels, et lui, avait bien envie de rire si ce n’est qu’il avait de plus en plus mal au ventre et que son enquête mal emmanchée jetait une ombre sur le tableau.


- Bon madame, les faits remontent à cinquante ans, là aussi, il y a prescription, autre chose ? Je vous reconduis ?

- Je me suis remariée en 1965 commissaire. Mon Germain avait vingt-quatre ans et il est parti vivre sa vie. Je ne pouvais pas rester seule, alors je me suis mariée avec Denis. Nous sommes restés mariés pendant vingt ans.

Vingt ans à me demander ce qu’il avait dans la cervelle, heureusement qu’il en avait dans la culotte.

- Madame, je vous en prie, l’interrompit le commissaire qui se sentait de plus en plus mal.

- Alors vous l’avez tué lui aussi ?

- Évidemment, autrement je ne vous en parlerais même pas ! Vos méthodes ont évolué. Mais j’ai toujours été plus maligne que la police. Je l’ai tué lui aussi, une mort lente douloureuse, atroce. Je l’ai regardé mourir. Ce salaud.


Le commissaire se ressaisit, son mal de ventre devenait insupportable, il fallait vraiment virer la vieille maintenant.


- Bon vous avez fini maintenant, à quatre-vingt-quatorze ans on ne va pas vous faire un procès, bien que le dernier ne soit pas très ancien. Un crime commis en 1985 si je sais compter.

- 1986 commissaire, 13 janvier 1986, je m’y vois encore, quel plaisir de le contempler se tordre de douleur à mes pieds, me suppliant, bavant… bref il est mort en 1986, commissaire. Mais il en reste encore un.

- Comment ça ! encore un ? vous vous êtes remariée à soixante-treize ans ?

- Mais j’aurais pu, commissaire, j’étais encore belle femme et puis je n’avais encore que soixante-douze ans. C’est de Julien qu’il s’agit ce coup-ci, commissaire, Julien le fils de Germain, mon petit-fils.

- Votre petit-fils ! Vous n’avez quand même pas tué votre petit-fils !

- Non ! commissaire, d’autres s’en sont chargé.


Elle fit une pause. Elle était terriblement affectée par la mort de son petit-fils, Martin le voyait bien. À cet instant, il aurait voulu la prendre dans ses bras et la consoler, cette petite grand-mère terriblement atypique. Mais la douleur l’empêchait maintenant de faire quoi que ce soit. Il était parcouru de frissons et avait des hauts le cœur.


- Madame ! dit-il aussi clairement et calmement que possible.

- Ne vous en faites pas pour moi, commissaire, je termine et je vous laisse. Julien n’a pas eu de chance dans sa vie, il s’est battu pour y arriver, mais peut-être pas du bon côté. Vos hommes, commissaire, vos hommes et peut-être vous-même, l’ont abattu quand il sortait de la banque, il y a deux jours. Alors voyez-vous commissaire, c’est vous que j’ai tué. Et comme vous pouvez le constater, je suis toujours plus maligne que la police.


Martin, à ce moment, aurait voulu crier mais ne le pouvait plus, paralysé par le poison qu’Irène avait eu tout le loisir de verser dans son café. Mourir à cause d’un sucrier qui n’était pas là. Décidément, Irène ne ressemblait en rien à sa grand-mère.


Irène Chaulier se leva, se dirigea lentement vers la porte du bureau, l’ouvrit.


- Au revoir, monsieur le commissaire.


Elle avait poussé sa voix autant que possible, qu’on puisse l’entendre. Joséphine était en train de téléphoner lorsqu'Irène passa devant elle. Elle posa le combiné après avoir mis en attente son interlocuteur.


- Attendez madame, je vous ouvre la porte.


Irène attendit que Joséphine fasse le tour du comptoir pour venir lui ouvrir.


- Le commissaire ne vous a pas raccompagnée !

- Eh non, ma petite, il est, je crois, très occupé.

- Le mufle ! au revoir madame.

- Au revoir et merci ma petite.


Irène tourna le coin du pâté de maisons sous l’œil attendri et protecteur de Joséphine.

Puis elle monta dans une voiture qui l’attendait là.


 
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   Anonyme   
19/10/2008
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je suis assez dérouté. La fin est très prévisible (trop), le style assez classique ne m'a pas tenu en haleine, et pourtant j'ai apprécié cette histoire.

Peut être parce que c'est un classique du genre dans le roman noir: l'arroseur arrosé.

Mais tu gagnerais à étoffer tes personnages, à laisser planr un peu plus le suspens....

Bref c'est loin d'être mauvais, mais c'est trop classique, trop évident.

   Flupke   
20/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Intéressante la mamie, mais je me demande s’il ne serait pas possible de faire claquer la fin plus rapidement.
Peut-être ai-je trop eu la puce à l’oreille avant la fin, mais si le lectorat était informé à la fin de la raison de la vengeance (petit fils mort pendant le hold up) ça y gagnerait en surprise.
On suppute bien sûr une mamie encanaillée avec les malfrats (voiture qui l’attend dehors) alors pourquoi ne pas la faire devenir organisatrice du hold up . (à quoi ça sert que j’organise des hold-ups minutieux si vous venez tout foutre en l’air ?)
Remarque : dans la phrase elle fit le service et sortit, le verbe faire gagnerait à être supprimé : elle servit les boissons et sortit.
Autrement j’ai trouvé l’histoire originale, bien écrite et bien construite.

   widjet   
20/10/2008
 a aimé ce texte 
Pas
Oui bon, mais non. Désolé, mais ça donne l'impression d'avoir été écrit en dix minutes. Tout est survolé, l'intrigue (une succession de faits énumérés sans panache), les personnages sans "ossature", les dialogues approximatifs....

Le fait que ce soit cousu de fil blanc n'est pas gênant en soi, mais le style est à mon sens faiblard et la forme trop convenue. Il aurait fallu démarquer cette histoire avec un ton plus vif, un humour plus subtil, des descriptions plus travaillées...
Après quelques lignes, l'ennui pointe le bout de son nez...Et ne nous lâche plus, jusqu'à son final... prévisible.

Désolé

Widjet

   victhis0   
20/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est très très classique...J'ai eu du mal à m'intéresser aux personnages : serait-ce l'absence de description psychologique du commissaire ? peut être. J'ai trouvé aussi que le styel manquait de personnalité, quant à l'abondance des morts , elle m'a parue sans intérêt. J'aurais préféré deux récits d'assassinats bien trempés et que le mal au ventre du commissaire ne vienne pas me vendre la mèche trop tôt...

   Anonyme   
22/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Roooooo bon almors d'abord on dit pas une petite vieille, non mais!
Ensuite je souligne l'imagination de l'histoire, le coté Agatha christiesque (afficionada) ...

Le commissaire qui arriva au commissariat...
La petite vieille... le bureau...
Le commissariat...
Le sucre... le thé...
Rooo je hais les redondances, moi ça me gêne à la lecture.

Ensuite, je ne comprends pas bien le rythme que tu as voulu donner à ton récit.
Parfois lent, parfois rapide, comme dans les dialogues...
J'aime la prise de distance, j'aime l'énumération rapide de faits... mais je n'ai pas eu le temps pour l'empathie, le sarcasme, le cynisme, l'humour noir...

Trop peu de détails tuent la cohérence, même si je le répète, j'ai aimé le coté froid et calculateur,sans fioritures de la mamie (mon Dieu, une petite vieille, une mamie, tu aurais pu y aller de l'ancètre, de la rabougrie, de la momie... bref, j'aime pas petite vieille...grrr)... par opposition au commissaire que j'ai trouvé idiot au possible... un rien trop carricatural.
Désolée///

PS: EDIT : je surseois à l'avis de je ne sais pas qui (pardon...REEDIT : Flupke voilà!) tu aurais du la Ma'Daltoniser un peu peut-être, ta centenaire...
Et je +1te aussi sur mon opinion sur le commissaire...

   Anonyme   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La fin est excellente et nous fait oublier le style moyen de la littérature noire qui est employé ici.

   marogne   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je n'ai pas aimé le terme "petite vieille", et sa répétition, au lieu de nous en faire un personnage attachant, ou à part entière, il nous en éloigne. je n'ai pas beaucoup aimé non plus le commissaire, caricutarua, mais au mauvais sens du terme.

Par contre je n'avais pas vu venir la fin, et ça, ça m'a plu.

de manière globale, et au delà de l'idée base de l'intrigue, j'ai eu la sensation d'une scène un peu artificielle, sans vraiment d'âme.

   Anonyme   
28/10/2008
Le style adopté est celui du polar. Soit on aime, soit on n'aime pas. Mais on ne peut pas reprocher à l'auteur de l'avoir respecté.

   Bidis   
2/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve l'intrigue bien amenée et j'entre dans l'histoire avec amusement.
Mais :
- « Son fauteuil que l’on avait déplacé côté visiteur pour qu’elle ait un minimum de confort. » Comme le sujet de la proposition qui précède ce possessif est le commissaire, j’imagine donc qu’on a glissé son fauteuil à lui de l’autre côté du bureau pour y installer la vieille dame (« côté visiteur » me conforte d’ailleurs dans cette image). Mais plus loin, le voilà « regagnant sa place », là où je ne voyais plus rien, même pas une chaise… J’essaie de redéménager les meubles, puis je renonce en me promettant de me plaindre amèrement auprès de l’auteur.
- « Tous ses hommes étaient sur le coup, ce qui expliquait que, ce matin, il était seul avec Joséphine au commissariat. » : bien sûr, l’on sait qu’il s’agit du commissaire. Mais le possessif et l’impersonnel se rapportent syntaxiquement au dernier sujet de la proposition précédente, donc ici le truand, et si ce passage ne heurte pas dans la compréhension, il choque tout de même par une incorrection grammaticale.
- « et demanda à Irène Chaulier, c’est ainsi que s’appelait la petite vieille, les circonstances du drame. » : l’on est avec les personnages et ce « c’est ainsi que s’appelait la petite vieille » est une intervention malvenue de l’auteur. C’eût été beaucoup plus naturel que le nom de la vieille dame ait été donné par la secrétaire : « une certaine Irène Chaulier vous attend… » ou que la petite vieille se soit présentée elle-même.
Nonobstant le style que je trouve extrêmement perfectible, j'ai lu l’intrigue avec amusement sinon grand intérêt et, même si je l'avais anticipée en partie, je ne m’attendais tout de même pas à la chute.
Le plus que j'ajoute à mon "bien" est un encouragement parce que cet auteur a, je trouve, "quelque chose" qui promet beaucoup.

   Anonyme   
14/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Etant parfaitement incapable d'en écrire autant, et me sentant incompétente à donner des conseils, je dirai simplement à l'auteur que j'ai lu sa nouvelle avec plaisir et intérêt, et que j'ai passé un bon moment avec cette vieille dame indigne!!!

Vive les histoires cousues de fil blanc! On ne peut pas être génial tous les jours! Non, mais!

   Anonyme   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Histoire bien construite et chute réussie, c'est vrai.
Pour être totalement honnête le style me laisse plus sceptique.
Quoi qu'il en soit , je ne regrette pas d'avoir lu cette histoire.
J'ai passé un bon moment.

   masdau   
12/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Le coup du commissariat-confessionnal n'est pas mal trouvé, mais je partage un peu l'avis de Widjet. C'est écrit trop vite, comme un synopsis, pas comme une nouvelle. Peut-être en faire une pièce de théâtre et amener l'énumération des crimes plus lentement. Faire trépasser le commissaire après le départ de la mamie, je ne sais pas, étoffer un peu l'intrigue. Toujours est-il que le thème est plaisant, j'ai lu jusqu'au bout.

   Papaye   
14/1/2009
Je l'avais déjà lue ailleurs sans laisser de commentaire et j'avais alors beaucoup aimé.Je m'étais laissée prendre au jeu et j'ai retrouvé le même plaisir, alors, tout simplement, merci.

Papaye

   jensairien   
15/1/2009
l'écriture n'y est pas, dans les descriptions, les dialogues, le style fait est loin d'être parfait.
Cependant j'ai bien aimé la fin. Évidemment on se doute qu'elle a un rapport avec le hold-up mais pas forcement celui-là.
Parmi les approximations de l'écriture, je retiens "l'enquête qui piétine à peine débutée"
Pour piétiner faudrait déjà que ce soit passé un certain bout de temps.
En tout cas je lirai d'autres de tes nouvelles

   Anonyme   
28/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Le style y est, les personnages sont là mais la tite vieille je sais pas pourquoi, elle ne passe pas. Et face à elle, le commissaire parait lourd et stupide. Je ne parviens pas à le "visualiser".
Une landru (e) oui pourquoi pas, mais dans ce cas, il aurait fallut traiter la nouvelle autrement et carrément faire dans le Noir. le mesquin, le petit, l'affreux quoi. Le méchant.
Je ne sais pas, en fait j'en sais rien. Cette nouvelle je l'ai relue plusieurs fois et à chaque fois même impression : ça manque de... quelque chose. Il est trop gentil le commissaire. C'est peut-être ça.


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