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Sentimental/Romanesque
Merome : La boîte jaune
 Publié le 31/01/10  -  21 commentaires  -  6100 caractères  -  124 lectures    Autres textes du même auteur

La vie d'un facteur qui subit l'évolution de la société depuis sa campagne isolée.


La boîte jaune


Gabriel était facteur. Il avait passé le concours des Postes et l'avait réussi. Après plusieurs années dans la capitale à apprendre le métier, il était revenu dans sa province natale, en Dordogne. Affecté dans un petit bureau de poste d'une dizaine d'employés, il effectuait la même tournée depuis vingt ans, chevauchant par tous les temps un vélo aux sacoches lourdes de bonnes et de moins bonnes nouvelles.

Sur sa tournée se trouvait la ferme de son père, auquel il rendait visite, de fait, très régulièrement. Il lui apportait son courrier quotidien et une ou deux fois par semaine, acceptait une bière fraîche avant de repartir. Son père était veuf, à la retraite. Il habitait un hameau reculé composé de quelques maisons seulement, comme il y en avait plusieurs sur la tournée de Gabriel.


Partout où il passait, Gabriel s'efforçait d'apporter un contact chaleureux et convivial aux habitants. L'uniforme, le vélo, le fait d'apporter des nouvelles dans ces zones hors du temps, lui donnaient une prestance et un rôle social qui allait bien au-delà du service public qu'il rendait. C'était une figure. On attendait son passage. On s'inquiétait de ses retards, qui étaient pourtant réguliers et inévitables : la distribution des lettres n'est jamais régulière.


Gréviste encarté CGT, puis SUD, il fut pendant toute sa carrière l'objet des moqueries de ses frères et ses sœurs, tous partis à la ville travailler dans le privé, ou artisans à leur compte. Une famille qu'il voyait au demeurant assez peu, depuis que sa mère était décédée. Un repas familial traditionnel et annuel, l'occasion de voir comme ses neveux et nièces ont grandi, et de se balancer des slogans à la figure, entre la poire et le dessert, quand les idées ne sont plus tout à fait en place, et la retenue plus tout à fait de mise.


Dans les années 90, son vélo fut remplacé par une mobylette. Il troqua sa casquette contre un casque beaucoup moins classe, et gagna quelques patelins supplémentaires à desservir en cartes postales et factures diverses.

Sa mobylette tombait régulièrement en panne, et il partait de plus en plus tard du bureau de poste, suite à une réorganisation des tournées qui défavorisa nettement les zones non denses. Parallèlement, les habitants devinrent de plus en plus exigeants, notamment sur les horaires et les délais. Il avait beau leur expliquer qu'il n'était pas à l'origine des erreurs de tri, ni responsable des pannes moteur, il perdit petit à petit la confiance des gens et leur contact amical.


Lorsqu'il prit sa retraite, la peau usée par les intempéries et le sommeil déréglé par trente-sept ans de réveille-matin strident, il fut remplacé par un jeune contractuel, en voiture, qui resta quelques mois. Puis un autre, pour l'été, et encore un autre ensuite... Les petits jeunes étaient très appréciés des habitants, pour leur ponctualité et leur dynamisme. Et puis, ils distribuaient même les colis.


Le père de Gabriel mourut peu de temps après. Son enterrement fut la dernière occasion pour lui de voir ses frères et ses sœurs, et de s'engueuler avec une dernière fois. La politique...


Un jour, profitant des beaux jours et de sa retraite, il enfourcha son vieux vélo de postier que les collègues lui avaient offert à son pot de départ. Il refit sa tournée d'antan, et constata à quel point les choses avaient changé. Les vieux hameaux jadis à l'abandon s'étaient enrichis de lotissements pleins de maisons neuves accueillant des familles trop pauvres pour habiter à la ville, mais trop riches pour rester en location. La vieille ferme de son père avait été retapée avec un total mauvais goût, son nouveau propriétaire mettait la dernière main à une véranda dont il semblait particulièrement fier. Les champs où il jouait, petit, avec ses frangins, aux cow-boys et à la guerre, avaient été investis par une salle des fêtes et un terrain de tennis, visiblement peu utilisés.


Au détour d'une ruelle peu fréquentée, il retrouva une vieille "boîte jaune" qu'il avait si souvent relevée dans sa carrière. Elle était d'un autre âge, toute rouillée, comme lui, se dit-il en se plaignant de ses articulations. Il s'approcha de la boîte, qui l'intriguait, et mit machinalement la main à sa poche, qui était vide. Il fouilla alors au fond des sacoches de son vélo, et en extirpa une clé. Délicatement, il ouvrit la boîte, comme on ouvre un trésor, et à sa grande surprise, y découvrit une dizaine de lettres. Il regarda l'heure sur sa montre, puis l'heure de la levée sur la boîte, qui était encore à peine lisible.

Machinalement encore, il effeuilla doucement les enveloppes, et s'aperçut que certaines d'entre elles étaient affranchies avec des timbres de son époque, ceux que l'on collait avec la langue. Sur l'une d'elles, même, il put lire son adresse... et l'écriture de son père.


La boîte n'avait visiblement pas été relevée depuis des années. Oubliée là, peut-être depuis qu'il était parti en retraite ? Il mit les lettres dans sa sacoche, en se promettant d'aller les porter à la poste dès que possible, puis il s'assit dans l'herbe et observa cette enveloppe qui lui était adressée.

C'était bien l'écriture de son père. Il n'y avait que quelques lignes, mais qui suffirent à arracher des larmes au vieux postier. Peu de temps avant sa mort, son père avait tenu à le remercier de ses visites quotidiennes, alors qu'il faisait sa tournée. Il déplorait l'attitude de ses autres enfants, dont il n'avait, lui non plus que très peu de nouvelles. Il lui demandait aussi, à demi-mot, s'il pouvait passer de temps à autre pour boire une bière comme dans le temps parce qu'il ne voyait plus personne.


Le facteur resta immobile quelques instants, il regarda autour de lui des arbres qui l'avaient vu grandir, certains qui avaient vu grandir son père, sans doute. Il se souvint de ce jour où son père prit le temps, pour la première fois, de jouer avec lui au ballon dans la cour. Il avait quinze ans, son père venait juste de prendre sa retraite. Il se dit que le temps passait décidément trop vite et que les pères n'en avaient que trop peu à consacrer à leurs enfants.


 
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   Maëlle   
20/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Petite chronique mélancolique - presque politique - écrite vraiment agréablement.

   Anonyme   
26/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une belle histoire, agréable à lire.
Certes le style est assez classique, mais loin d'être mauvais.
Il manque cependant un petit quelque chose pour rendre ce texte plus poignant, plus humain.

Le narrateur me semble trop éloigné de son personnage.

Peut être mettre quelques anecdotes, quelques histoires en plus dans la narration.

Ce n'est pas un mauvais texte, il n'est simplement pas assez aboutit à mon sens.

   ANIMAL   
26/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau moment de nostalgie. Il faut avoir connu ce temps là (les années 60-70 d'après la chronologie), lorsque le téléphone fixe était un luxe, la télé à ses balbutiements et internet inexistant, pour se laisser imprégner totalement de l'atmosphère de cette nouvelle. Dans certains endroits, les facteurs étaient les seuls liens ou presque avec le reste du monde.

L'écriture est claire et précise. Le texte se lit aisément et mène à sa conclusion sans heurt. Un vague parfum de regret en émane, mais sans amertume.

Une vie de labeur résumée en quelques lignes.

   Anonyme   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup. L'écriture est jolie, tranquille comme un fleuve. L'histoire, doucement émouvante, m'a plu dans sa simplicité. Il n'y a rien à retrancher, rien à ajouter. Ce récit atteint (avec moi) parfaitement son but tel qu'il est là.

Merci.

   Bellaeva   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte est très touchant: nostalgique et mélancolique..Par l'intermédiaire de ce facteur, il montre bien l'évolution de notre société qui grâce (à cause?) à la technologie va de plus en plus vite (du vélo à la voiture) mais en même temps éloigne de plus en plus les gens des uns des autres...
L'évolution des métiers aussi : ce facteur des origines était "une figure" car il avait un rôle noble de messager, faisait des liens, et rompait l'isolement des solitaires ...
La boite jaune est une jolie trouvaille, boite au trésor d'un passé disparu...C'est aussi une forme d'.intrigue qui vient soutenir la narration. Elle arrive au bon moment. Plus longue la narration aurait pu me paraitre ennuyeuse.Car le texte est très descriptif.Cela manque peut être de quelques dialogues bien situés, pour nous faire encore plus rentrer dans le contexte, et nous faire vivre davantage ou revivre les diffèrentes époques.
Le texte est bien écrit, simple, clair et adapté au sujet.
Bonne continuation

   Anonyme   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Intimiste, humble, un récit simple servi par une écriture aboutie et des plus agréable. Chronique d'une vie commune, tout ce que j'apprécie. Court, idéal pour lire sur un écran.

   feexlin   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Court mais touchant.

L'écriture est simple, le style fluide, et convient tout à fait à ce genre d'histoire.
Il y' a juste une phrase qui m'a laissée perplexe : "Un jour, profitant des beaux jours" ; je trouve assez lourde la répétition du "jour".

Bonne continuation.

   florilange   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve que le style présente de nombreuses petites imperfections & pourtant, le texte se lit aisément. Oui, il fait remonter le temps.
C'est très agréable & court.
Le fait que la boîte n'ait + été ouverte, probablement depuis que le facteur a pris sa retraite, montre bien que quelque chose a pris fin. Pour lui comme pour nous tous. Des tranches de vies.
Merci de cette lecture,
Florilange.

   Automnale   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voilà un texte qui se lit bien facilement. Il me semble, en effet, ainsi que l'a fait remarquer un commentateur précédent, que la vie des facteurs - ou des préposés aux Postes - doit fourmiller d'anecdotes. Et là, malheureusement, il n'y en a guère.

J'ai noté des petits soucis de ponctuation. J'aurais mis une virgule après "sur sa tournée" - J'aurais placé entre virgules "et, une ou deux fois par semaine," ainsi que ", lui non plus,"...

Je lis : "une famille qu'il voyait..." et, la ligne après, "comme ses neveux et nièces ont grandi". Je propose : "avaient grandi".

En fait, je suis désolée, Merome, je ne relève là que des détails. Peut-être, justement, parce que le texte n'a pas assez suscité mon intérêt. Je continue quand même... "Et de s'engueuler avec". J'aurais ajouté "avec eux". Et puis, dès lors qu'il est question de la famille, de divers frères et soeurs, pourquoi ne pas écrire "depuis que LA mère était décédée" (et non pas "sa").

J'ai vraiment conscience de chipoter... J'ai relevé, dans ce bref récit, cinq fois (peut-être en ai-je oublié) le mot "retraite" ! Je comprends, alors, que Gabriel était encarté CGT, puis SUD !

Enfin, pour ce qui concerne la lettre trouvée dans la boîte jaune, je partage l'émotion de l'ancien facteur. Mais, pour ajouter un plus au récit, est-ce que cela n'aurait pas été mieux de proposer cette correspondance, dans son intégralité, au lecteur ?

Merci, cependant, pour cet aperçu de la vie professionnelle d'un fonctionnaire des Postes dans une petite ville de Dordogne.

   Anonyme   
1/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte fait démentir mes goûts habituels. Je suis d'ordinaire sensible à la forme avant de l'être au fond.
J'ai trouvé d'abord que le style était assez faible. Ensuite, je me suis dit qu'après tout je préfère la retenue à la surenchère. Finalement, je trouve que la forme ne fait que s'effacer derrière le fond.
Sur le fond donc... J'ai d'abord retrouvé cette très jolie région où j'ai passé mes dernières vacances. Ensuite, j'ai apprécié le contraste entre "l'ancien" et le "nouveau", qui n'est d'ailleurs pas simpliste mais fait bien apparaître tout ce que l'on gagne grâce à l'évolution des choses avant de prendre conscience de tout ce que l'on y a perdu. Et puis, finalement, et surtout, la relation père-fils, ce père d'une très grande pudeur par rapport à ses propres attentes, qui s'efface en quelque sorte devant la vie de son fils.
Décidément, tout ici n'est qu'effacement et, au final, on peut considérer que l'effacement du style ne fait que participer à l'effacement global.
Le but est donc parfaitement atteint. Je confierais même que si le but était d'arracher quelques larmes, c'est plutôt bien vu !

   Anonyme   
1/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
superbe nouvelle, en la lisant j'ai vu dans ma tête les images de cette histoire.

Je trouve aussi très bien de ne pas rentrer trop dans les détails sa permet vraiment de cerner le fond et de s'accaparer cette belle nouvelle.

   jamesbebeart   
2/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli texte très bien écrit où l'émotion est palpable. Les avatars de la distribution du courrier donnent à voir l'évolution du paysage français, de la société française, comment les moeurs ont évolué, ce qui rend le récit forcément nostalgique. Merci pour cette lecture d'une nouvelle diablement efficace, mais qui manque peut-être un peu de surprise.

   Anacreodes   
2/2/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je vais me faire remarquer mais je trouve cette nouvelle émouvante et vraie. Bien loin de toutes ces histoires à dormir debout qui sont à la mode. J'ai lu sur le forum qu'elle avait été écrite d'un seul jet, c'est la meilleure façon de réussir une telle histoire.
Une première partie descriptive bien utile pour la suite, j'ai suivi ce brave facteur dans sa tournée, sur son vélo et ensuite sur un engin à moteur, comme lui j'ai constaté l'évolution des mentalités, il fut un temps où le facteur était un ami, un homme précieux et, au fil du temps il ne devenait qu'un fonctionnaire à qui l'on pouvait faire des reproches.
L'environnement, la famille moqueuse, le vieux père veuf...
Et puis cette seconde partie où le retraité revient sur les lieux de son travail qu'il ne reconnait plus, l'amertume, la tristesse... Et cette boite jaune abadonnée qui renferme un trésor.
Merci Merome, j'ai eu les larmes aux yeux en te lisant.

   widjet   
2/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une vie passée en accélérée (pas fan des ellipses en général), écrite dans un style simple, sans fioriture avec humilité à l’image de son modeste antihéros. Rien de renversant, mais rien de déplaisant non plus, au contraire. Une petite répétition (« régulier ») et un final tantinet larmoyant, mais pas de quoi non plus crier au scandale.

Parfois, ce genre de texte, ça fait du bien.

W

   Mistinguette   
2/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une chronique rurale qui nous plonge avec nostalgie dans le passé.
Histoire simple, mais efficace !

   kamel   
3/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Merome

Le thème basé sur le style narratif semble contenir un souvenir de la jeunesse ou Gabriel faisait ses rondes à "vélo".
Ce passage montre cette évidence d'une réalité amère à travers notre parcours dans le temps."un souvenir d'antan"des mots qui justifient une présence momentanée de l'être"Son pére est mort".Une boîte jaune est mise en situation pour que le facteur se souvienne de ces lieux, jadis,habités par ses parents.
Tous ces signes sont porteurs de sens à la bonne compréhension d'une lecture ,certes,linéaire et sans aucun obstacle de tournures métaphoriques qui puissent la ralentir.
sur le plan de la forme,le pronom personnel "il"domine la structure.(+de 38 fois).
Kamel

   Bidis   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mon impression première rejoint celle des commentateurs précédents : voici une histoire simple, écrite avec clarté, porteuse de nostalgie. Mais rien de transcendant.
L’auteur dit dans un forum ne pas pouvoir réécrire ses textes. Mais il n’est pas besoin de réécrire un texte commenté dans l’instant. Peut-être, dans quelques années, reprendra-t-il son texte, et le réécrira-t-il à la lumière aussi des commentaires reçus…
Dans cet espoir, je vais préciser ici ce « pourquoi rien de transcendant » tout en sachant que l’on voit toujours mieux ce qui « cloche » chez l’autre que ce qui ne va pas chez nous-mêmes. A savoir : je ne prétends pas du tout mieux écrire, au contraire.

Dans le premier paragraphe, soit 67 mots, nous avons dix informations différentes :
- « Gabriel était facteur.
- Il avait passé le concours des Postes
- et l'avait réussi.
- Après plusieurs années dans la capitale à apprendre le métier,
- il était revenu dans sa province natale,
- en Dordogne.
- Affecté dans un petit bureau de poste
- d'une dizaine d'employés,
- il effectuait la même tournée depuis vingt ans,
- chevauchant par tous les temps un vélo aux sacoches lourdes de bonnes et de moins bonnes nouvelles. »
On entre dans une histoire simple et grâce à cette simplicité, ce n’est pas vraiment un pavé qui nous tombe sur la tête. Mais tout de même, ces informations auraient pu être un tantinet étoffées.

De même, la tournée aurait pu être rendue plus vivante par l’une ou l’autre anecdote, par des dialogues sentant bon le terroir, par un paysage racontant cette jolie Dordogne, etc…

Le paragraphe « Partout où il passait, […] la distribution des lettres n'est jamais régulière. » me semble bien parfait.
Puis le texte coule à la suite sans problèmes. J’y relève en passant « entre la poire et le dessert », il me semble que l’expression consacrée est « entre la poire et le fromage ». Pour « s’engueuler avec », je rejoins Automnale, « avec eux » me semblerait plus correct. De plus, moi, j’aurais dit « s’enguirlander », plus poli.

- « son vieux vélo de postier que les collègues lui avaient offert à son pot de départ. » : pas logique. Le vieux vélo, c’est normalement celui avec lequel il faisait les tournées. Celui qu’ont offert les collègues pour le pot de départ devrait au contraire être presque flambant neuf.

Et, toujours à l’instar d’Automnale, j’aurais trouvé le texte plus vivant et plus riche si l’on avait donné l’intégralité de la correspondance.

La chute n’est pas originale mais s’inscrit dans la ligne d’un texte sans prétention. Par contre, j’ai trouvé la dernière phrase géniale parce que, loin de prétendre nous apprendre quelque chose et nous surprendre, elle contient comme en résumé, l’absolue non prétention du texte

   costic   
6/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle histoire, humaine avant tout. Une vie en racccourci, un panoramique un peu triste toutefois. Il y a sûrement eu quelques rires aussi...Ils manquent un peu. J'ai beaucoup aimé cette vieille boîte jaune qui recélait des trésors du passé. Et si la lettre avec l'écriture de son père n'avait pas été adressée à Gabriel mais à quelqu'un d'autre, l'aurait-il ouverte?

   Anonyme   
9/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Touchante histoire vraiment, mais qui est par endroit à deux doigts de glisser vers le registre: "ancien combattant" ou du "tout fout le camp ma brave dame!"
Peut être solliciter davantage l'imaginaire du lecteur. Le moment où l'on ouvre la boite oubliée par exemple est très fort, à mes yeux l'image métaphorique de ce petit récit.

Très plaisant en tout cette sincérité qui sent le vécu.


ps J'ai bien sur fait le rapprochement avec "Jour de fête" de Jacques Tati, à tort ?

   Anonyme   
16/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Cette vie repassée en revue dans ses grandes largeurs, est touchante. Mais on a l'impression qu'elle a été écrite à la va-vite, du moins c'est mon ressenti.

"Le père de Gabriel mourut peu de temps après. Son enterrement fut la dernière occasion pour lui de voir ses frères et ses sœurs, et de s'engueuler avec une dernière fois. La politique..." est trop ramassée sur elle-même, on reste à la surface des mots sans approfondir.

Je dirai que le fond de l'histoire est intéressante, mais qu'hélas on effleure que la partie supérieure sans en connaître l'intérieur, la substance.

   jaimme   
21/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas fan de ce genre de texte j'ai pourtant été touché à plusieurs reprises. Le rythme est bon et c'est une qualité.
On sent qu'il aurait fallu le travailler à nouveau, j'ai buté quelques fois. C'est dommage car de cette gangue de qualité aurait pu sortir un petit bijou.
La fin, pour éviter le larmoyant facile, aurait pu être plus suggérée.
Auteur à suivre à mon avis.

jaimme


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